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  • : JULIEN CHAMPAGNE
  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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16 avril 2006 7 16 /04 /avril /2006 16:38

SV.champagne

 

C'est, comme Jules Boucher, un personnage controversé que celui de Serge Voronoff. Nous l'avons déjà rencontré lorsque nous avons évoqué une de ses épouses, Louise Barbe, qui fut peut-être un modèle de Julien Champagne.

Nous avons déjà en effet rapporté cet épisode où, selon Geneviève Dubois, qui elle-même semble s'en remettre à l'opinion de Robert Ambelain, Julien Champagne, pour éteindre la jalousie du mari, dont la femme avait il est vrai posé nue, s'efforça de le convaincre de son grand âge, en excipant de la carte d'identité de son père, Alphonse Hubert Champagne, né en 1853, carte qu'il aurait maquillée.

Né en fait en 1877, Julien Champagne, toujours d'après le livre "Fulcanelli dévoilé", en aurait profité pour déclarer à son interlocuteur que son apparence juvénile, en cet an de grâce 1910 ou environ, était due à ses recherches sur la chrysopée, autrement dit la pierre philosophale.

Affirmation qui a pu, selon nous, à la fois laisser perplexe, mais aussi intriguer le "bon docteur" Voronoff.

En effet, Serge Voronoff (1866-1951), d'origine juive russe, et naturalisé français en 1895, entreprit à la faculté de médecine de Paris des études qui l'ont fait passé à la postérité pour des raisons bien...particulières.

Dans les années 1920, il fut un des pionniers des xénogreffes, proposant à ses patients de leur adjoindre des testicules de singe, ou de leur en injecter des hormones, pour régénérer leurs forces physiques et leurs "capacités atténuées par l'âge"!

C'est le Prix Nobel français Alexis Carrel (1873-1944), médecin récompensé en 1912, qui l'aurait initié à la transplantation d'organes.

Loin d'être considéré comme un escroc dangereux, il devint, assure Geneviève Dubois, directeur de laboratoire au Collège de France.


Il écrivit plusieurs ouvrages, dont Etude sur la vieillesse et le rajeunissement par la greffe (1926),
La conquète de la vie (1928)...

Il en inspira d'autres, tel "The grafts" d'Emily Chesley (1927) et de Félicien Champsaur, "Nora, la guenon devenue femme" (1929).

Pour en terminer, provisoirement peut-être, avec Serge Voronoff, et pour revenir non loin de Julien Champagne, notons que ce précurseur des dons d'organe a exercé ses talents, que se disputait une clientèle aisée,  en divers endroits de la région parisienne, et ce jusque dans les années 1930 au moins: une clinique privée d'Auteuil, la Villa Molière, l'hopital Ambroise Paré de Neuilly, et...une clinique d'accouchement de la rue Montaigne.

Après la mort accidentelle de Louise Barbe, son époux se remaria; sa seconde femme, Marguerite Voronoff, était une initiée de l'ordre rosicrucien de "L'aube dorée" de McGregor Mathers, et s'intéressa de près à l'alchimie, jusqu'à son décès en 1929.

C'est sans doute par son entremise que Serge Voronoff semble avoir soigné le poète William Butler Yeats (1865-1939), une des célébrités de la Golden Dawn, et auteur de Rosa Alchemica.


Un site récent ouvert par un des petits neveux de Serge Voronoff nous permettra sans doute d'en savoir plus sur cette personnalité méconnue:

http://voronoff.wordpress.com/

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-et-serge-voronoff-35787891.html





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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 23:13




Revenons à Notre-Dame de Paris, mais quittons le porche du Sauveur, pour aborder le porche central, objet de la planche V du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, illustré par Julien Champagne.

Les sujets hermétiques du stylobate, explique Fulcanelli, se développent sur deux rangs superposés, à droite et à gauche du porche.

Le rang inférieur comporte douze médaillons, et le rang supérieur douze figures. Ces dernières représentent des personnages assis sur des socles ornés de cannelures à profil tantôt concave, tantôt angulaire, et placés dans les entre-colonnements d'arcades trilobées.

Toutes présentent des disques garnis d'emblèmes variés ayant trait au labeur alchimique.

"Si nous commençons par le rang supérieur, côté gauche, le premier bas-relief nous montrera l'image du corbeau, symbole de la couleur noire. La femme qui le tient sur ses genoux symbolise la Putréfaction."


Tel est en effet le titre de cette partie de la planche considérée: Porche central - Le Corbeau - Putréfaction. Et Fucanelli de nous proposer de nous arrêter un instant, en sa compagnie et en celle de Julien Champagne, sur l'hiéroglyphe du Corbeau:

"Il exprime en effet, dans la cuisson du Rebis philosophal, la couleur noire, première apparence de la décomposition consécutive à la mixtion parfaite des matières de l'Oeuf.

C'est, au dire des Philosophes, la marque certaine du succès futur, le signe évident de l'exacte préparation du compost.

Le Corbeau est, en quelque sorte, le sceau canonique de l'OEuvre, comme l'étoile est la signature du sujet initial."

Fulcanelli rapporte un peu plus loin dans son livre que, principale figure du blason hermétique, le corbeau de Notre Dame avait, de tout temps, exercé une attraction très vive sur la tourbe des souffleurs.

"Une vieille légende le désignait comme l'unique repère d'un dépot sacré. On raconte, en effet, que Guillaume de Paris, "lequel, dit Victor Hugo, a sans doute été damné pour avoir attaché un si infernal frontispice au saint poème que chante éternellement le reste de l'édifice", aurait caché la pierre philosophale dans un des piliers de l'immense nef.

Et le point exact de cette logette mystérieuse se trouvait précisément déterminé par l'angle visuel du corbeau..."


Le second bas-relief, poursuit Fulcanelli, nous offre l'effigie du Mercure philosophique: un serpent enroulé sur la verge d'or. Cette partie de la planche est en effet intitulée: Le Mercure Philosophique.

"Le serpent indique la nature incisive et dissolvante du Mercure, qui absorbe avidement le soufre métallique et le retient si fort que la cohésion n'en peut être ultérieurement vaincue...

Ce reptile est le type du Mercure dans son premier état, et la verge d'or, le soufre corporel qui lui est ajouté...

Le corps résultant, homogène et parfaitement préparé, conserve le nom de Mercure philosophique et l'image du caducée."

Est-il permis de remarquer qu'ultérieurement le caducée d'Hermès se dédoublera?

http://midgardh.canalblog.com/images/mercurius.jpg

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-au-porche-central-35787747.html



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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 16:52



furuscouv.champagne




En mémoire cette fois de Frédéric Nietzsche et de ses Considérations inactuelles, voici un autre dessin de Julien Champagne, plus ancien je pense que celui de Walter Grosse que nous avons récemment reproduit, et qui est, lui, daté de 1979.

Il a été réalisé lui aussi à partir de l'aquarelle déjà citée d'Eugène Canseliet (Canseliet peint Julien Champagne) et son auteur, qui l'a signée KRJ, n'est autre que Kenneth Rayner Johnson, l'auteur de la première biographie en anglais qui ait été consacrée à Fulcanelli.

Publiée en 1980 à Jersey par Neville Spearman, elle n'a pas été traduite en français; à l'inverse, elle l'a été récemment en russe (Aenigma, Moscou, 2009), mais d'abord en espagnol (El misterio Fulcanelli, Martinez Roca, Barcelone, 1981), édition hispanique dans laquelle on retrouve le portrait ci-dessus de Julien Champagne, et dont la jaquette de couverture comporte la curieuse question suivante:

?Està vivo Fulcanelli? Cette question est sans doute motivée par la relation que donne l'auteur du fameux voyage en Espagne d'Eugène Canseliet, dans les années 1950, au cours duquel Canseliet aurait rencontré un Fulcanelli vivant, plus que centenaire à l'état-civil, et pourtant rajeuni.

Dans son ouvrage, Kenneth Rayner Johnson développe surtout, et longuement, la thèse de Robert Ambelain dans Les cahiers de la tour Saint Jacques  (Dossier Fulcanelli: Fulcanelli, alias Julien Champagne). Il la préfère visiblement à la thèse inverse, défendue par Eugène Canseliet.

Sur Julien Champagne, il n'apporte que peu de notations personnelles , relevant toutefois que Jules Boucher (voir notre post précédent sur cette relation de Julien) aurait dit à Robert Ambelain que Champagne avait horreur de l'occultisme "de la main gauche" - entendez de la magie noire,
pour faire simple, - et l'aurait fréquemment averti de rester à l'écart des groupes pratiquant ce type d'ésotérisme.

KRJ commente aussi son dessin en trouvant une certaine ressemblance entre son modèle et le jeune Salvador Dali, ce qui est plutôt flatteur...pour Dali.

Il mentionne également, toujours à propos d'Ambelain, le fameux traineau à hélice, précisant: "He was eventually presented to Nicholas II." Ceci pour répondre à une question qui m'a été posée.

Au total, un livre intéressant, en dépit de sa sinistre couverture, et qui a précédé d'une bonne vingtaine d'années la traduction en anglais d'une autre biographie de Fulcanelli, celle de Geneviève Dubois, qui vient de paraître début 2006 (Fulcanelli and the alchemical revival, Destiny Books).

Il est vrai que le livre de Dubois, lui, paru chez Dervy en 1992, avait déjà reparu antérieurement, mais en italien (Fulcanelli, Mediterranee, 1996).


Ne quittons pas Kenneth Rayner Johnson sans mentionner, finalement, que sur sa page de titre intérieure il n'hésite pas à transcrire le nom de Fulcanelli en utilisant l'écriture même de Julien Champagne:

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-inactualite-de-julien-champagne-35787687.html

 

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 14:03

pl 4.champagne


Revenons maintenant au Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, et à son édition originale de 1926 (Jean Schemit). La planche IV due aux dessins de Julien Champagne en est intitulée: Notre Dame de Paris- Portail du Jugement.

Le stylobate de la façade, qui se développe et s'étend sous les trois porches, nous explique Fulcanelli, est tout entier consacré à la science alchimique.

Sur les faces latérales des contreforts qui limitent le grand portail, nous trouvons, à hauteur de l'oeil, deux petits bas-reliefs encastrés chacun dans une ogive.

Ces bas-reliefs constituent les motifs de notre planche, qui comprend deux médaillons, dont le premier, celui du pilier gauche, s'appelle: La Fontaine mystérieuse au pied du Vieux Chêne.

Il nous présente, commente Fulcanelli, la Fontaine mystérieuse que le Trévisan décrit dans la Parabole finale de son livre sur la Philosophie naturelle des Métaux:

"L'artiste a cheminé longtemps; il a erré par les voies fausses et le chemins douteux; mais sa joie
éclate enfin! Le ruisseau d'eau vive coule à ses pieds; il sourd, en bouillonnant, du vieux chêne creux."

Et Fulcanelli d'ajouter, charitablement, en note de pied ou de bas de page:

"Note ce chêne", dit simplement Flamel au Livre des Figures Hiéroglyphiques."

Et de conclure:

"Notre Adepte a frappé le but. Aussi, dédaignant l'arc et les flèches avec lesquelles, à l'instar de Cadmus, il transperça le dragon, il regarde ondoyer la source limpide dont la vertu dissolvante et l'essence volatile lui sont attestées par un oiseau perché sur l'arbre."

En face du motif sculpté traduisant les propriétés et la nature de l'agent secret, nous allons maintenant assister, sur le contrefort opposé, à la cuisson du compost philosophal.


L'artiste, cette fois, veille sur le produit de son labeur:

"Revêtu de l'armure, les jambes bardées de grèves et l'écu au bras, notre chevalier est campé sur la terrasse d'une forteresse, si  nous en jugeons par les créneaux qui l'entourent.

Dans un mouvement défensif, il menace du javelot une forme imprécise (quelque rayon? une gerbe de flammes?), qu'il est malheureusement impossible d'identifier...

Derrière le combattant, un petit édifice bizarre, formé d'un soubassement cintré, crénelé et porté sur quatre piliers, est recouvert d'un dôme segmenté à clef sphérique.

Sous la voûte inférieure, une masse aculéiforme et flammée vient en préciser la destination." Et Fulcanelli nous dévoile alors l'interprétation qu'il propose de cette dernière:

"Ce curieux donjon, burg en miniature, c'est l'instrument du Grand-OEuvre, l'Athanor, l'occulte four aux deux flammes, - potentielle et virtuelle, - que tous les disciples connaissent et que nombre  de descriptions, de gravures ont contribué à vulgariser."


Le titre de cette partie de la planche est effectivement: L'Alchimiste protège l'Athanor contre les influences  extérieures.

Et, de fait, elle nous rappelle fortement l'emblème XX de l'Atalante Fugitive de Michel Maier:

http://hdelboy.club.fr/embleme_20.jpg

reproduit et commenté par Eugène Canseliet dans ses Trois anciens traités d'alchimie, déjà mentionnés (Planche III).

Pour donner enfin à Julien Champagne une compagnie digne de lui, et de Fulcanelli et Canseliet,, j'ai pensé qu'il pourrait vous être agréable de contempler finalement à cette occasion cette oeuvre de Maximilien Luce sur Notre-Dame de Paris.

Datée de 1901, elle se trouve actuellement au Musée d'Orsay. Elle est intitulée Le quai Saint-Michel et Notre Dame de Paris:

http://www.insecula.com/oeuvre/O0015729.html

Maximilien Luce (1858-1941) est généralement considéré comme un peintre néo-impressioniste; de tendance anarchiste, ce qui aurait sans doute plu à Julien Champagne comme à Eugène Canseliet, et pourquoi pas, aussi à Fulcanelli; il fut un élève de Camille Pissaro, avant de devenir un proche, notamment, de Georges Seurat et Paul  Signac.

Sur son tableau, les trois porches de la cathédrale sont nettement visibles.

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-au-portail-du-jugement-35787657.html



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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 21:43


Julien Champagne une actualité? Mais oui, et j'espère bien que cette actualité, qui n'entache pas son éternité, ne fait que débuter.

J'ouvre donc ce soir cette rubrique en escomptant la rouvrir bientôt, et je vous recommande le site dont est extrait le dessin ci-dessus, visiblement repris, en tout cas telle est mon impression, du portrait qu'Eugène Canseliet fit de son ami, comme déjà mentionné (voir le post: Eugène Canseliet peint Julien Champagne).

Ce site est récent puisqu'il a été ouvert le 08 avril 2006 par Walter Grosse, l'auteur du dessin, et en voici la page idoine, datée du 11 avril:

http://www.fulgrosse.com/article-2407245.html

Intitulé Fulcanelli et le peintre Julien Champagne, ce post donne en particulier des informations sur les premières rencontres entre Canseliet, Champagne et Fulcanelli, dans les années 1914-1915.

Dans les autres posts, vous trouverez notamment nombre d'indications sur Julien Champagne et sa famille, et puis sur Fulcanelli et son identité.

Rien d'étonnant à cela, puisque je me suis laissé dire que Walter Grosse prépare un nouveau livre sur Fulcanelli.

Pour quand? Bientôt. Pour paraître où? En Amérique, et puis en Europe. Donc la publication d'un deuxième ouvrage sur Julien Champagne, après celui déjà cité d'Evelyne Segaud, ne semble pas imminente, mais qui sait?

Et si cela vous dit, n'hésitez pas à lui poster des commentaires, à Walter, il est comme Archer, il n'attend que cela.

J'ai essayé, mais pour une raison que j'ignore, mes envois ne sont pas enregistrés. Peut-être aurez vous plus de succès?

Walter Grosse, je vous salue quoi qu'il en soit, et je vous souhaite la bienvenue dans le club des amis de Julien Champagne.

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-actualite-de-julien-champagne-35787634.html



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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 22:18


L'emblème XXII du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli illustré par Julien Champagne est - tarot quand tu nous tiens - encore consacré à la cathédrale d'Amiens.

Mais quel est ce feu de roue au portail du Sauveur? Fulcanelli affirme d'emblée que le philosophe, ou alchimiste, assis et accoudé sur le genou droit, paraît méditer et veiller.

"Notre personnage, ajoute-t-il, a les yeux ouverts...tandis que s'exerce auprès le lui la lente action du feu de roue..."

"Les pénibles travaux d'Hercule  achevés, son labeur se réduit au ludus puerorum des textes, c'est-à-dire à l'entretien du feu...

En fait, la coction linéaire et continue exige la double rotation d'une même roue, mouvement impossible à traduire sur la pierre et qui a justifié la nécessité des deux roues enchevêtrées de manière à n'en former qu'une.

La première roue correspond à la phase humide de l'opération, - dénommée élixation, - où le composé demeure fondu, jusqu'à la formation d'une pellicule légère, laquelle, augmentant peu à peu d'épaisseur, gagne en profondeur.

La seconde période, caractérisée par la sécheresse, -ou assation, - commence alors, par un second tour de roue, lorsque le contenu de l'oeuf, calciné, apparaît granuleux ou pulvérulent, en forme de cristaux, de sablon ou de cendre."

Dans le même ouvrage, Fulcanelli précise que la roue est l'hiéroglyphe de la coction de la matière philosophale, et par suite de la coction elle-même. La rapprochant de la rose centrale des porches des cathédrales, qui se nommait rota, il explique en outre:

"Le feu soutenu, constant et égal que l'artiste entretient nuit et jour au cours de cette opération, est appelé, pour cette raison, feu de roue."

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-au-feu-de-roue-35787607.html



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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 21:34


Comme nous l'avons déjà souligné et en tout cas constaté à propos de la deuxième édition des oeuvres de Fulcanelli par l'Omnium Littéraire, Julien Champagne figure en couverture des deux ouvrages du Maître, en 1957 pour le Mystère des Cathédrales, et en 1960 pour les Demeures Philosophales.

Qu'en est-il des autres éditions? Je commence ce soir par celle du Mystère. Voici un cliché de son édition originale par Schemit: Relevons que les noms de Julien Champagne et E. (Eugène) Canseliet y sont pratiquement traités à égalité.

Je rappelle également que cette édition est rarissime, puisque son tirage doit sauf erreur avoisiner les 300 exemplaires. On pourra à ce propos se reporter à nouveau au remarquable ouvrage de Bernard Allieu (Index Fulcanelli), déjà mentionné.

En outre, je me souviens avoir lu sur l'excellent site du forum de La Librairie du Merveilleux:

htpp://50340.aceboard.net/i-50340.htm

que les exemplaires des éditions originales des deux livres de Fulcanelli  fournis au titre du dépot légal et au nom de Julien Champagne auraient disparu de la Bibliothèque Nationale.

Sur la troisième édition du Mystère des Cathédrales, réalisée par Jean-Jacques Pauvert en 1964, le patronyme de Julien Champagne figure encore, du moins en ce qui concerne l'édition brochée
(il n'en est pas de même de l'édition reliée ou si on veut cartonnée).

Mais seul le frontispice de notre artiste justifie maintenant cette mention, puisque ses dessins ont été remplacés par Pauvert,  qui leur a préféré des clichés d'un photographe bien connu par ailleurs, Pierre Jahan.

Je reviendrai si Dieu veut un jour prochain sur les couvertures des éditions correspondantes des Demeures Philosophales.

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-en-couverture-35787587.html



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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 20:07



Toujours muni des Demeures Philosophales de Fulcanelli, accompagnons de nouveau Julien
Champagne dans la capitale britannique.

Nous voici à l'église saint Barthélémy de Londres, dite "la grande" pour la distinguer des ses homonymes.

Cette église a été édifiée au XIIème siècle. Elle fut fondée en 1123 par Rahere, en prieuré, et assortie d'un hospice ou hopital. Le monarque d'alors n'était autre que le fils de Guillaume le
Conquérant, Henri Ier.

Le saint serait apparu en rêve à Rahere, lui promettant que toute prière qui serait faite en ce lieu serait entendue.

Sur cette légende ou plutôt ce mythe fondateur, et sur l'histoire et l'iconographie de cette église,
je vous renvoie au très beau site qui lui est consacré:

http://www.precision-guesswork.com/St-Bartholomew-Great/

L'hopital de St Bart existe toujours et, maintenu par les chanoines augustiniens au cours des siècles, est même un des plus réputés de la capitale.

Après la dissolution des monastères lors de la rupture avec Rome, le prieuré fut tout de même converti en étable puis en manufacture...Il fut rétabli dans sa destination d'origine au XIXème siècle. Il a récemment servi pour le tournage du film Shakespeare in love...

Pour en arriver à Julien Champagne, son dessin constitue la planche III de l'édition Omnium
Littéraire des Demeures Philosophales; elle est intitulée: Londres - église saint Barthélémy -
triforium - la grande fenêtre du prieur Bolton.

William Bolton (prieur, 1505 à 1539) la fit construire pour pouvoir assister aux offices de façon privative et méditer de la même façon sur le tombeau de Rehere, qui se trouve ou se trouvait dans
l'église.

Cette construction est en particulier restée célèbre pour le motif du tonneau percé d'une flèche qu'on peut y voir. Il autorise un jeu de mots qui permet de retrouver le nom du prieur, en associant les vocables anglais bolt (flèche) et tun (tonneau).

C'est exactement ce que retient le commentateur de notre photo couleur sur le site ci-dessus:

"The symbol of a barrel pierced by an arrow represents Bolton ( a bolt plus a tun, an old word for barrel and cask ). This type of blazon is called a canting or a punning arm, since it's a visual pun on
the owner's name."

La leçon de Fulcanelli n'est guère différente:

"Un parvenu...supérieur du monastère de saint Barthélémy, à Londres, le prieur Bolton, - qui occupa la charge de 1532 à 1539, - avait fait sculpter ses armes sur le bow-window du triforium, d'où il surveillait les pieux exercices des moines.

On y voit une flèche (bolt) traversant un petit baril (tun), d'où Bolton."

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-et-saint-barthelemy-35787558.html


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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 18:28

 mascocB.champagne




Nous avons déjà évoqué dans un post précédent les relations entre René Schwaller et Julien Champagne.

Ce dernier fut à plusieurs reprises invités par "Aor" et sa femme à séjourner dans leur propriété
du Plan de Grasse, dans les Alpes Maritimes. Voici, empruntées à l'édition italienne du livre de Geneviève Dubois (Fulcanelli dévoilé), deux clichés de cette propriété, appelée Le Mas de Cocagne (en provençal Mas de Coucagno).

Le mas ici n'est pas le mât, mais signifie plutôt la maison de campagne ( campagna); même si comme le mat du tarot, ses occupants cherchaient à atteindre le pays richissime...

Cette demeure revint ensuite au fils d'Isha Schwaller, le docteur en médecine Jean Lamy, dont la région a longtemps gardé le souvenir des bonnes oeuvres.

En mémoire des visites de Julien Champagne, à ce que l'on dit, René Schwaller appela à la fin des années 1920 l'allée principale d'accès à son Mas "allée des philosophes", autrement dit des alchimistes (clichés ci-dessus).



Peut-être René et Julien ont-ils travaillé ensemble dans le laboratoire photographié ci-dessous, avec un spectromètre appartenant à Aor et du mobilier que le couple avait ramené d'un séjour précédent à Majorque, dans les Baléares espagnoles.

Le rédacteur de l'entretien déjà mentionné avec Geneviève Dubois, paru dans la revue Arcadia (numéro spécial 2002), et intitulé Fulcanelli, précise en note à la fin du volume avoir eu l'occasion de rencontrer un an avant son décès Anne-Marie Beigu (1908-2000), qui fut durant des décennies la gouvernante et la confidente de la famille Schwaller.

"Si je suis encore ici, c'est pour garder tout ça", disait-elle quelques semaines avant son départ.

En effet, du laboratoire alchimique, de la très belle bibliothèque, du lustre réalisé à partir des expérimentations sur les bleus et les rouges de Chartres notamment, elle était la gardienne tutélaire.

"Anne-Marie, ajoute finalement notre interviewer, était la dernière personne en vie à avoir très bien connu Julien Champagne."




D'après une information non confirmée à ce stade, les notes de laboratoire de René Schwaller auraient été acquises, relativement récemment, par une importante société pharmaceutique.

 

Le nom de Boiron, firme spécialisée dans les produits homéopathiques, comme chacun sait, est avancé ici ou là. Plusieurs vidéos sur le labo d'AOR et sur Schwaller en général sont désormais disponibles en ligne:

 

http://fr.youtube.com/profile?user=Ijnuhbes&view=videos

 

 

 

Mais au fait, la coopération au laboratoire entre Julien Champagne et René Schwaller n'a-t-elle pas commencé très tôt, dès Suhalia?

 

"Concernant les laboratoires Suhalia, m'écrit-on, Julien fait état du paiement en billets suisses de 6000 francs au titre d'indemnité pour frais d'étude lors de son entrée en fonction comme directeur technique des laboratoires Suhalia. Il devait également recevoir comme complément de sa participation aux travaux et recherches cent actions de mille  francs mais devant l'insuccès de la propagande commerciale il n'a pas cru devoir les réclamer, sachant d'ailleurs qu'elles avaient perdu toute valeur."

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-au-mas-de-cocagne-35787525.html

 

mascocA.champagne

 

 

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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 13:57

beauvaiscolor.champagne



Quittons pour un instant l'alchimie stricto sensu, et retrouvons Julien Champagne en Beauvaisis.

Le Beauvaisis, cher à Eugène Canseliet tout de même (sa maison de Savignies par exemple se situe dans cette région), voisin également du berceau de la famille de Julien, et avec Amiens
de celle de la famille des Devaux, alliés à sa soeur Renée: Nous restons donc en pays de connaissance...

Prévue pour être une des plus grandes cathédrales du monde, commencée en 1225 par l'évèque Milon de Nanteuil, et consacrée en 1260, la cathédrale saint-Pierre de Beauvais est restée une des plus inachevées. Son choeur est effectivement le plus élevé. Mais en 1284, une partie des voutes s'en effondra.

Achevée en 1567, sa flèche de 153 mètres s'effondra à son tour en 1573...la nef ne fut jamais achevée, malgré la reprise des travaux en 1600.

La planche I de l'édition Omnium Littéraire des Demeures Philosophales de Fulcanelli, signée Julien Champagne et ci-dessus reproduite, est ainsi intitulée: Archivolte du porche septentrional - L'homme poussant une brouette.

C'est pour Fulcanelli l'occasion de dénoncer le mythe de l'invention par Blaise Pascal (1623-1662) de cet ustensile:

"Parmi les motifs décorant une archivolte du porche septentrional de la cathédrale de Beauvais, un vieux rustique du XVème siècle y est représenté poussant sa brouette, brouette de modèle semblable à celles que nous utilisons actuellement."

Et à propos du génial mathématicien et philosophe chrétien, Fulcanelli ajoute quelques pages plus loin:

"Pascal a-t-il été alchimiste? Rien ne nous autorise à le prétendre. Ce qui est plus sûr, c'est qu'il a dû réaliser lui-même la transmutation, à moins qu'il ne l'eût vue s'accomplir sous ses yeux, dans le laboratoire d'un Adepte.

C'est ce qui ressort d'un curieux document autographe sur papier, rédigé en style mystique, et que l'on trouva cousu dans son habit, lors de son ensevelissement. En voici le début, qui en est aussi la partie essentielle:

                                                                                +
                                                                 L'an de grâce 1654,
                                    Lundi 23 novembre, jour de saint Clément, pape et martyr,
                                                               et autres au martyrologe,
                                           Veille de saint Chrysogone, martyr, et autres,
                                   Depuis environ dix heures et demie du soir jusques environ
                                                                    minuit de demi,
                                                                               FEU
                                               Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob,
                                                  Non des philosophes et des Savans,
                                                 Certitude, Certitude, Sentiment, Joie, Paix...

La mort, qui emporte d'ordinaire le secret des hommes, devait livrer celui de Pascal,  philosophus
per ignem."

Dans un article de 1952 paru dans L'Oise Libérée, article reproduit en 2007 dans son ouvrage posthume Alchimie, nouvelles études diverses (Trédaniel), Eugène Canseliet précisera qu'Eugène Viollet-le-Duc, en son Dictionnaire raisonné du mobilier français (1872) avait déjà mentionné un manuscrit de la fin du XIIIème siècle donnant une brouette absolument semblable à celle qu'on utilise aujourd'hui.

Ce manuscrit dû à Robert de Borron n'est autre que l'Histoire du Saint Graal.

 

On trouvera d'autres illustrations de brouettes médiévales (XIIIème et XVème siècles), représentées en tant que faisant partie de l'outillage des chantiers gothiques, dans le livre que Roland Bechmann a signé sur Les racines des cathédrales (Payot & Rivages, 1981 et 1996).

 

bechmann.champagne



http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-nel-beauvaisis-35787510.html

 

beauvais66.champagne



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