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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 12:23





D'après Axel Brücker (Fulcanelli et le Mystère de la Croix d'Hendaye, Séguier, 2005, http://site.voila.fr/fulcanelli), le modèle de Julien Champagne pour le tableau reproduit ci-dessous du Vaisseau du Grand OEuvre, et reproduit aussi dans son livre,  aurait  été Louise Barbe.

Cette chimiste rencontrée par Champagne dans les salons des de Lesseps était aussi alchimiste à ses heures et mourut selon certaines sources en 1910 dans l'explosion de son laboratoire, selon d'autres en 1919.

Champagne, le tableau ayant fait sensation, dut s'employer à rassurer le mari de Louise Barbe, Serge Voronoff, du Collège de France, épousé en 1897.

Louise Barbe fréquentait chez  Irène Hillel-Erlanger (1878-1920) et apparaîtrait dans le roman à clefs de cette dernière,  Voyages en kaléidoscope (1919), dont l'hermétisme attira l'attention de Fulcanelli et Canseliet.

Sur son site référencé ci-dessus, Brücker reproduit également des dessins de Julien Champagne,
réalisés pour Fulcanelli sur la croix cyclique d'Hendaye.


Constatant comme d'autres que l'origine de cette croix reste inconnue, Axel affirme tout de même qu'elle fut probablement déplacée vers 1855 puis 1930, et que lors de ce dernier voyage elle aurait été retournée.

Il ne cite pas en référence de son étude le Guide des Pyrénées mystérieuses de Bernard Duhourcau (Tchou, 1973) qui cependant aborde le sujet de l'histoire de la croix d'Hendaye, comme l'a récemment souligné un bloggeur hispanophone, Julio Arrieta:

http://blogs.elcorreodigital.com/gabinetesecreto/tags/fulcanelli

"Dans la ville, une grande croix de pierre se dresse contre l'église; elle est plantée sur un dé dont les quatre faces sont sculptées de symboles mystérieux. Sur trois de ses faces, on voit une étoile, un croissant de lune, une tête solaire; sur la quatrième, quatre A.

La représentation du soleil et de la lune se rapporte, d'après la tradition chrétienne, aux phénomènes astronomiques qui accompagnèrent la mort du Christ sur la croix. Et dans l'imagerie basque, ce thème est l'un des plus fréquents: on peut y voir un lien secret entre le christianisme qu'ils pratiquent aujourd'hui et leurs anciennes croyances astrales."


Sans doute notre auteur a-t-il considéré que cette indication était trop vague. A l'inverse il cite volontiers l'ouvrage de l'abbé Manolo Michelena, Hendaye, son histoire (Haize Garbia, 1987) pour qui:

"La religion antique des Basques était une religion naturaliste: culte du feu, du soleil, de la lune. Le père Labayru dit textuellement que "le soleil fut pour les Basques le père et le dieu et que la lune eut aussi son culte."

L'abbé est  d'ailleurs assez disert, finalement, sur la croix d'Hendaye, en reproduisant notamment une peinture par P.G. Tillaud, dont l'original ne doit pas manquer d'intérêt. Il cite également à son propos le manuscrit de l'histoire d'Hendaye de G. Olphe-Galliard:

"Du côté extérieur de l'église, près de l'entrée latérale, on peut voir la célèbre croix de pierre, avec ses signes astraux, que d'aucuns, à tort ou à raison, qualifient de cabalistiques." (Michelena)

"Les bras, aux extrémités dentelées, portent l'expression O CRUX AVE SPES UNICA. La croix est placée sur un socle. Sur la face antérieure est représenté un soleil dont le cercle enferme une tête de monstre et est cantonné par quatre étoiles. Sur la face latérale de droite, un cercle partagé de quatre cantons, dont chacun porte un A, initiale de Andaye. Sur la face latérale de gauche, un croissant de lune à profil humain." (Olphe-Galliard)

Et Michelena de poursuivre: "Cette croix provient du cimetière communal. Elle fut transportée près de l'église en 1842. Son origine est inconnue; peut-être fin du 17ème siècle ou début du 18e. Elle fait partie des traditions ésotériques de l'antique philosophie d'Hermès. Curieusement, l'Eglise ne l'a jamais condamnée. Pourquoi?"

Puis il nous présente une interprétation du symbolisme du monument, due semble-t-il à une demoiselle Ph. Mollères, dont il reconnaît explicitement qu'elle s'inspire de celle du "grand savant" qu'est Fulcanelli:

"Face 1: le soleil, symbole du principe actif et chaud.
 Face 2: la lune, symbole du principe passif et froid. Soleil et lune ne peuvent être dissociés.
 Face 3: l'étoile, symbole de la lumière spirituelle.
 Face 4: la plus ésotérique...C'est un siple cadre de deux diamètres en forme de croix, partagé en quatre secteurs,  avec la lettre A, qui les désignent comme les quatre âges du monde: or, argent, bronze et feu, qui reviennent périodiquement. Le cercle, c'est le monde, et la croix, c'est sa rédemption.

Au Moyen Age, les quatre A étaient représentés par les quatre évangélistes entourant le Christ, figure humaine et vivante de la croix rédemptrice."


http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-28341651.html

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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 17:54

Je viens de trouver une version couleur sur la toile, dont la provenance est incertaine.

La voici cependant, à toutes fins utiles. Et voici le lien correspondant:

http://www.student.yorku.ca/~infinity/www.html

Je n'ai pas eu accès au contexte, mais ce site est en construction.

A suivre donc.

Pourquoi ai je appelé successivement  Champagne  Jean,  puis  Jean  Julien, puis Jean Julien Hubert?

Parce que tous ces prénoms sont les siens à l'état-civil, toutefois il semble qu'il se soit fait appeler tantôt Jean Julien,
tantôt Julien.

 

 

 

 

 

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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 16:12

              
                                                                                      























Voici un auto-portrait de Jean-Julien Champagne jeune, qui figure dans le livre de Geneviève Dubois, Fulcanelli dévoilé (Dervy, 1996).

D'après Dubois, le peintre a alors vingt-cinq ans. Elle  ajoute qu'au dos du tableau, est inscrite la date du 6 mai 1902, et qu'on y trouve également un numéro (136), avec un sceau rouge portant la mention: "Julien Champagne, artiste
peintre, Paris."

Je ne connais hélas pas de reproduction en  couleurs de ce tableau,  à propos  duquel  je ne dispose  pas  non plus d'informations complémentaires.

Il est à noter que sur l'oeuvre peinte, dessinée ou autre de Champagne, les sources sont minces, et à ma connaissance se limitent pour l'essentiel à ce travail de Dubois, ainsi qu'aux écrits de Canseliet et Fulcanelli.




















Je ne crois pas que Geneviève ait jamais publié d'image du "sceau rouge", qui me semble être plutôt une sorte de tampon encreur.

La voici donc pour la première fois, comme on dit inédite. Enjoy!

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-28046124.html

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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 14:55



Suite à mon précédent article sur Champagne, je voudrais apporter quelques compléments d'informations sur cette oeuvre du peintre, intitulée Le vaisseau du Grand Oeuvre.

Elle a été à mon sens la propriété de l'alchimiste et écrivain français Eugène Canseliet (1899-1982).

Il s'agit selon lui d'une peinture à l'huile exécutée sur toile et mesurant 57 sur 81 centimètres. Canseliet l'a fait reproduire dans l'édition Pauvert de ses Deux logis alchimiques (1979).

Il la date approximativement: "L'allégorique tableau duquel Fulcanelli ordonna la pensée, et Julien Champagne fut le réalisateur fidèle et prestigieux, aura bientôt soixante dix années."

On peut donc tabler sur une réalisation vers 1908-1909.

Le modèle du peintre, pour cette toile, aurait appartenu à la meilleure société, Canseliet dixit, et fréquentait chez Mme Erlanger. Elle était proche du poète Eugène Grindel (alias Paul Eluard, notre photo).



La photographie de Louise Barbe en costume de ville (1913) figure pour sa part dans le livre déjà cité.

L'histoire du tableau en question a été mouvementée, puisque, sis au domicile de Canseliet, pillé par la soldatesque allemande en 1940, il y a subi des déprédations dont des amis du propriétaire, Michel et Catherine Binda, ont réussi à venir à bout après guerre.

Pour Canseliet, l'allégorie de la toile a une dimension alchimique: "L'exquise et pure création qu'incarne cette jeune femme, c'est-à-dire la pierre ou la médecine philosophales, prend naissance, se dégage et s'élève de la masse vitreuse qui est le matras de la coction finale, selon les adeptes inscrits en lettres d'or, sur deux colonnes, à l'intérieur et de chaque côté de la composition."

Jean Laplace, disciple d'Eugène Canseliet, évoque ce tableau, vu chez son maître, à Savignies, dans un article de la revue La Tourbe des Philosophes (N°8, 1979): Les mystères de Paris et des hommes.

Selon lui, il se trouvait accroché au mur de gauche, en entrant, où se trouvait auparavant un portrait de Julien Champagne.

"Ce portrait, huile de Julien Champagne, représente une femme exprimant le contenu d'un matras. Ce ne fut pas exactement le symbolisme qui retint mon attention à ce moment, ce fut le titre de noblesse que portait la femme qui servit de modèle à Julien Champagne."

Quoi qu'il en soit, Paul Eluard (1895-1952) aurait très bien pu assister, en dépit de son jeune âge,  à une des séances de pose réalisées par le modèle de Julien Champagne pour son tableau, lui qui sans doute bien plus tard (il semble que ce fut vers 1942) se fit photographier tenant dans ses bras une femme nue.

Cette mystérieuse photo de tirage argentique fut longtemps sa propriété, comme en témoigne une mention autographe figurant...à son verso, et qui fut rédigée lorsqu'il offrit ce cliché alors inédit à un(e) ami(e). Elle fut reproduite dans le recueil Visages d'Eluard publié en 1995 par le musée de Saint-Denis.


D'après Danielle Bodard, dans le numéro ci-dessus de la revue Atlantis, consacré au centenaire de la naissance d'Eugène Canseliet (1899), ce tableau "dont Fulcanelli avait ordonné la pensée" se trouvait dans la salle à manger d'Eugène, à Savignies.

"Elle se trouvait à gauche de la grande fenêtre. Chaque fois que je la voyais, elle m'interpellait et j'admirais beaucoup l'élégance de sa composition, la beauté harmonieuse de ses formes irisées et le mystère qui s'en dégageait.

Cette superbe toile représentait de face une belle et jeune femme nue, portant au front une radiante étoile à six branches ou sceau de Salomon, debout dans la transparence d'un vase philosophal.

C'était l'image de la pierre philosophale ou médecine universelle qui s'élabore et s'élève, au sein de vapeurs multicolores, au sein du matras de la coction finale, selon les Adeptes dont les noms étaient inscrits, en lettres dorées, sur deux colonnes de chaque côté du sujet principal."

Pour en revenir à Eluard, je doute que le modèle de Julien Champagne puisse être reconnu en Nusch, sa deuxième compagne connue:


nusheluard1930.champagne.jpg

Eluard ne connut celle-ci qu'en 1930 et Nush (1906-1946) était bien trop jeune pour en 1910 servir de modèle à Julien.

Pourrait-il alors s'agir de la première épouse d'Eugène Grindel, Gala Eluard? Helena Diakonova (1894-1982) qui fut ensuite la muse de Salvador Dali, et l'épousa à la mort d'Eluard, ne rencontrera le poète quoiqu'il en soit qu'en 1912.

En 1910 elle n'avait après tout que seize printemps...et il ne me semble pas certain du tout qu'avant sa rencontre suisse avec Paul elle ait séjourné en France.

galaeluard1913.champagne.jpg
En tout cas, Paul Eluard, frappé à l'âge de dix-sept ans par la tuberculose, aurait commencé d'écrire ses premiers poèmes dès 1912.

Le premier recueil d'Eugène Grindel, précisément intitulé Premiers poèmes et publié grâce à l'aide de son père, daterait suivant certains de 1913.

Mais ne quittons pas le poète de La saison des amours sans donner à lire de lui ce vers d'inspiration si alchimique:

"Au crible de la vie fais passer le ciel pur."


Ciel pur au saut de l'ange, né de l'acte poétique et de l'alchimique foyer, dont témoigne cette fresque de Max Ernst, réalisée pour Gala et Paul Eluard.

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-27963406.html



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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 11:49


Bonjour à tous et toutes.

Je cherche et suis prêt à échanger toute info sur le peintre et dessinateur français Jean Julien
Champagne (1877-1932), en particulier sur son oeuvre et sa vie.

J'ai créé un répertoire album photo et y ai inclus l'une de ses peintures. Merci et à bientôt.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/23/43/31/VGO3.gif
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/23/43/31/VGO4.tif

sceausalomon.champagne-copie-1



Outre les agrandissements que je vous propose, vous pourrez utilement lire l'étude intéressante qu'Ibrahim vient début 2009 de consacrer à ce tableau exceptionnel dans son excellent site La rue de l'alchimie:

http://hermetism.free.fr/Julien_Champagne_Femme_dans_un_matras.htm

Curieusement, le titre de la peinture ci-dessus, qui est  "le vaisseau du Grand OEuvre", est identique à celui d'une des illustrations du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, dessinée par le même Julien Champagne, et qui à trait à une sculpture de l'hotel Lallemant de Bourges:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-2845407.html

Max vient très heureusement à mon avis de nous proposer début 2009 une transcription italienne de ce premier article, sur un blog dont j'inscris aussitôt le lien dans le bandeau idoine:

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/



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