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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 19:08


Comme pour Fulcanelli l'Index de Bernard Allieu et Bernard Lonzième:

http://perso.orange.fr/cabanis/classiques/autres/fulcanelli.htm ,

l'Index Canseliet de Jean Laplace est un "must" pour qui veut vraiment approfondir la pensée de celui que d'aucuns de ses disciples ont, paraît-il, affectueusement et de façon humoristique surnommé le terroriste de Savignies.

De ces disciples, le défunt Jean Laplace, dont nous avons déjà récemment évoqué la mémoire et l'oeuvre (De Champagne à Jean Laplace, 29 juillet 2006), et dont voici une rare photo, a sans doute été un des plus proches du "Maître" et de sa famille, et aussi un des plus doués.

 

JL1992B.champagne

 

En prélude à son Index (Suger, sive Jean-Jacques Pauvert et Françoise Harmel, 1986) il nous a livré une Evocation où il rapporte certains de ses souvenirs de Savignies. J'en ai trouvé deux qui se rapportent à Julien Champagne, d'où ce post.

Le premier est particulièrement grave, et a trait à la façon dont Fulcanelli a répondu aux sollicitations d'Eugène Canseliet, qui intercédait auprès de l'Adepte en faveur de son dessinateur alors déjà malade, et qui par son comportement des dernières années s'était attiré le courroux de l'auteur du Mystère des Cathédrales et des Demeures Philosophales.

Laplace commence par nous expliquer que pour certaines fautes, il n'est pas impossible qu'il n'y ait pas de rémission, sauf la Grâce de Dieu. Et il poursuit:

"A cet appel altissime (celui de la Grâce de Dieu), Fulcanelli renvoya Julien Champagne en réponse aux prières de son unique disciple, qui espérait sauver le peintre mortellement atteint:

"Que Champagne demande à Dieu et si Dieu le veut, il guérira."

Je cite de mémoire et en substance la réponse de Fulcanelli, l'anecdote m'ayant été communiquée du vivant d'Eugène Canseliet.

J'atténue, en outre, la froide sévérité des mots de l'Adepte, par respect pour un disparu."


Le deuxième souvenir évoqué par Jean Laplace d'un séjour à Savignies dont il nous précise qu'il remonte à 1982, peut paraître plus anecdotique. Pourtant il nous précise de façon générale à propos de ce séjour:

"J'acquérais la profonde conviction qu'au travers des ouvrages d'Eugène Canseliet, c'est Fulcanelli qui poursuit  son oeuvre d'enseignement."

Mais voici qu'il poursuit presque aussitôt:

"Rangeant le cabinet du bas dont le mur mitoyen et humide, menace le rayon de livres, j'entasse les volumes sur le lit, la table, les chaises.  Une chemise de cartonnage que je pose sur une pile, laisse apercevoir un cliché fortement mais finement contrasté comme le sont les tirages réalisés sur les grandes plaques d'autrefois.

Je reconnais immédiatement l'illustration choisie pour frontispice du Finis Gloriae Mundi...Le soir même, je remets à l'héritière (Isabelle Canseliet) les vieux papiers et les souvenirs qui accompagnent la reproduction en grand format du tableau de Juan de Valdés Léal: Finis Gloriae
Mundi."

Et d'ajouter en note: "J'en reparlerai plus amplement à l'occasion de la parution de mes Documents pour servir à l'étude de la fin du monde." Mais aucun livre de ce titre n'est paru. Dans ses Révélations alchimiques sur la fin du monde, qui sont antérieures (1978), rien n'est rapporté concernant ce cliché.

Et vers 1993, dans son numéro du Curieux de Nature déjà mentionné en juillet dernier, Jean Laplace précisera que c'est au dos de la reproduction du tableau que Fulcanelli a écrit des instructions à Julien Champagne pour le frontispice du Finis Gloriae Mundi, non publié également à ce jour.

Je voudrais enfin saisir cette occasion de rappeler l'existence d'une revue à laquelle Jean Laplace était lié, Prisme, "revue de création et de recherche poétique".

Jean Laplace en a fait partie du comité de rédaction.

Avec Atlantis et La Tourbe des Philosophes, cette revue au moins aussi méconnue que ses consoeurs a été une des rares à rendre un hommage à Canseliet, un peu avant ou quelque temps après sa mort.

Dans le numéro 28 de Prisme (1989), dont je reproduis la couverture, on retrouvera les alchimiques souvenirs puis alchimiques mémoires d'Eugène Canseliet, parus dans les livraisons 2 et 3 de La Tourbe des Philosophes, deux articles sur Canseliet de Jean Laplace, un de Roland Leimgruber, tous datés de 1983, et un du directeur de la publication, J.P. Claveau.

J.P. comme Jean Paul? Alors peut-être:

http://webnotes.free.fr/claveau.htm

En tout cas, Prisme, qui est ou a été également une revue de "spiritualité et tradition", avait ou a une devise de qualité:

"Si tu rencontres une fleur rare, Respire son parfum sans tarder."

hippocanseliet.champagne.jpg

Ce que manifestement fit Jean Laplace, dont l'ex-libris est certes "parlant":


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Published by ARCHER - dans archer
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commentaires

Walter Grosse 27/05/2011 09:15



Cher ami,


D'après Jean Laplace, Isabelle Canseliet était l'héritière de son père...!!! On peut supposer qu'elle a hérité les droits d'auteur des deux Fulcanelli ?


Quoi qu'il en soit, je trouve aussi curieux ce qu'on peut lire dans La Tourbe des Philosophes, nº 3, p. 15, « une mine dans laquelle Isabelle, ma seconde fille, pourra puiser
tout à loisir, après que le temps sera venu de ma disparition. Ainsi, disposera-t-elle de quelques ressources chez J.-J. Pauvert à qui la réunion de tous ces souvenirs est déstinée selon que
c'est justice. »


Cordialement, W.GROSSE



ARCHER 27/05/2011 09:44



Cher ami, il n'est pas simple de répondre précisément à votre interrogation. Comme vous savez, Eugène Canseliet a eu un fils, Henri, mort en bas âge.


 


Il a également eu trois filles, toutes vivantes à ce jour, à ce que nous croyons savoir: Solange, Isabelle et Béatrix (Atorène écrit Béatrice).


 


Du vivant d'Eugène Canseliet, il semble que ce soit Isabelle qui se soit le plus intéressée à l'alchimie.


 


Actuellement, c'est Béatrix qui paraît avoir repris le flambeau, en présidant les deux colloques dédiés à son père, et c'est sa fille Sylvaine qui travaille à la parution (car il y a des inédits)
et à la reparution en cours d'articles de son grand père.


 


Dans l'article de La Tourbe auquel vous vous référez, revue qui fut fondée par Jean Laplace et publia certains des "alchimiques souvenirs" d'Eugène Canseliet, ce dernier pointe essentiellement
vers son journal qui a ce jour n'a pas été publié.


 


On ne peut donc à mon sens en inférer quoi que ce soit sur le devenir des droits sur les Fulcanelli après le décès de Canseliet.


 


Tout ce qu'on peut dire est que si droits il y a toujours (et tel est l'avis de la famille Canseliet), ils devraient logiquement revenir à ses héritiers, ou le cas échéant à son héritière
principale, mais on ne sait pas quelles dispositions testamentaires avaient éventuellement pris "le maître de Savignies."


 


P.S. Ouf, on a passé le cap des 666 commentaires aux articles du blog Julien Champagne.