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Enfin! Chers amies et amis, chers lecteurs et chères lectrices, et vous tous spécialement, les quelque deux cents abonnées et abonnés de notre modeste blog, voici maintenant un beau petit livre qui va nous permettre de bien poursuivre et pourquoi pas accentuer nos célébrations du centenaire de la première publication du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli (Schemit, 1926).
Un libelle dont l'auteur ne nous est pas autrement connu, au demeurant, mais dont la lecture nous avait été recommandée de divers côtés. Recommandation justifiée, croyons nous à l'expérience, et que donc nous faisons nôtre sans hésiter.
Max Antoine qui se publie lui-même au cas particulier, Le feu secret qui l'édite nous renvoyant en réalité à BoD (Books on Demand), signe à notre avis avec ces Parcelles Fulcanelliennes un ouvrage à la fois bien écrit et sensible, en même temps qu'érudit dans notre domaine de prédilection, l'hermétisme, et plus particulièrement l'alchimie.
Il serait dit-on architecte de formation et serait né en ou vers 1975, avec probablement si nous l'avons bien lu des attaches auvergnates ou foréziennes (ou les deux). Que son nom d'auteur soit ou non le sien à l'état civil, relevons le fait qu'il a eu l'amabilité de nous indiquer à la fin de son essai un moyen de le joindre par courriel: lefeusecret@gmail.com...
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Et en fait dès la couverture des Parcelles nous comprenons avec l'intérêt que vous imaginez que Julien Champagne va bien être à l'honneur cette fois, puisque nous y reconnaissons "la tête et le corbeau qu'il choisit pour son ex-libris "Hermeticis" de 1906". Ex-libris que nous reproduisons en fin d'article, et publication qui nous permet de constater également que Max n'ignore ni ce blog ni les travaux de notre compère Jean Artero, notamment ceux réalisés autour d'"Hubert".
Là où Antoine (Ant-oine?) nous surprend d'emblée, à l'inverse, c'est quand nous comprenons aussi que son ancienne passion pour la généalogie s'est prolongée par un attrait pour les cimetières. C'est ainsi que les Parcelles (Par Sel? ou par Scel?) dont il s'agit ici sont certes livresques mais aussi et d'abord funéraires. Nous voici donc immédiatement en sa compagnie à Arnouville-lès-Gonesse, où repose l'illustrateur de Fulcanelli.
Illustrateur dont la tombe a été restaurée il y a quelques années, nous rappelle-t-il, grâce à sa famille et à l'engagement bienvenu de certaines bonnes âmes, parmi lesquelles il mentionne les patronymes d'Artero et surtout de Bernard Allieu et Bernard Lonzième.
Et Fulcanelli justement nous ayant notamment appris l'intérêt qu'il y a à déchiffrer certains monuments, nous ne devrions pas être surpris, pour autant, de voir notre hermétiste s'attacher à dégager le sens caché de la tombe du héros éponyme de notre présent travail: "Cette tombe est une parole, et pour l'entendre il faut être attentif."
Et c'est bien ce qu'il fait, nous déclarant ainsi entre autres, à propos de la grande coquille Saint-Jacques qui la surplombe: "Je regarde cette large mérelle, frangée d'ondulations, qui place le mort sous sa protection...présentée verticalement, elle témoigne que l'office a été rempli et clame maintenant que notre défunt possède l'Etoile."
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D'Arnouville, partons pour La Neuville Vault où se trouvent les restes cette fois d'Eugène Canseliet, le rédacteur (osons écrire le "nègre") de Fulcanelli et de l'ami proche du rédacteur en question, son aîné comme Julien Champagne d'ailleurs, et plus encore que ce dernier: Philéas Lebesgue.
La tombe du premier s'offre elle aussi à la méditation de notre architecte: Elle est silencieuse, il l'observe. Pour lui, c'est bien sûr la croix grecque, hiéroglyphe du creuset, ce signe discret, mais puissant, qui importe le plus: Il la règle. "Il est gravé d'abord face au ciel, puis, plus modestement sur le côté de la pierre tombale, pour les hommes." Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.
Philèbe, puisque Lebesgue a comme comme Canseliet oeuvré en Atlantis, et fut considéré par ce dernier comme son principal maître en philosophie, Fulcanelli excepté sans doute, n'a pas tout a fait cependant droit au même examen de sépulture que l'illustrateur (Champagne) et ledit nègre (Canseliet).
Mais pour Antoine Max, il a tout de même eu semble-t-il, dès 1908, au moment où on peut estimer que l'opus fulcanellien était en cours d'élaboration, un opus qui estime-t-il "enchante le monde", l'intuition, pourrait-on dire, de son occurrence, et tout spécialement en ce moment de centenaire, de celle du Mystère des Cathédrales. C'est ainsi qu'il célébra, certes après d'autres, ce temps béni où "l'alchimie était en honneur, et ses symboles s'inscrivaient aux pierres de Notre-Dame de Paris."
Terminons notre petite recension par une nouvelle mention du corbeau de la couverture de ces Parcelles inspirées et revenons par conséquent à l'ex-libris de Julien. Du corbeau doit émerger le beau corps. Eugène, que cite Max, nous le certifie, la mort prélude à la naissance et "si le corbeau est le premier, qui exprime la putréfaction, le phénix est le dernier, qui est l'emblème de la Pierre Philosophale." D'où l'importance du feu secret, ou sacré.
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