Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : JULIEN CHAMPAGNE
  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
  • Contact

Profil

  • ARCHER
  • hermétiste
  • hermétiste


...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

Recherche

9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 20:34

Enfin! Chers amies et amis, chers lecteurs et chères lectrices, et vous tous spécialement, les quelque deux cents abonnées et abonnés de notre modeste blog, voici maintenant un beau petit livre qui va nous permettre de bien poursuivre et pourquoi pas accentuer nos célébrations du centenaire de la première publication du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli (Schemit, 1926).

Un libelle dont l'auteur ne nous est pas autrement connu, au demeurant, mais dont la lecture nous avait été recommandée de divers côtés. Recommandation justifiée, croyons nous à l'expérience, et que donc nous faisons nôtre sans hésiter. 

Max Antoine qui se publie lui-même au cas particulier, Le feu secret qui l'édite nous renvoyant en réalité à BoD (Books on Demand), signe à notre avis avec ces Parcelles Fulcanelliennes un ouvrage à la fois bien écrit et sensible, en même temps qu'érudit dans notre domaine de prédilection, l'hermétisme, et plus particulièrement l'alchimie.

Il serait dit-on architecte de formation et serait né en ou vers 1975, avec probablement si nous l'avons bien lu des attaches auvergnates ou foréziennes (ou les deux). Que son nom d'auteur soit ou non le sien à l'état civil, relevons le fait qu'il a eu l'amabilité de nous indiquer à la fin de son essai un moyen de le joindre par courriel: lefeusecret@gmail.com...

 

Et en fait dès la couverture des Parcelles nous comprenons avec l'intérêt que vous imaginez que Julien Champagne va bien être à l'honneur cette fois, puisque nous y reconnaissons "la tête et le corbeau qu'il choisit pour son ex-libris "Hermeticis" de 1906". Ex-libris que nous reproduisons en fin d'article, et publication qui nous permet de constater également que Max n'ignore ni ce blog ni les travaux de notre compère Jean Artero, notamment ceux réalisés autour d'"Hubert".

Là où Antoine (Ant-oine?) nous surprend d'emblée, à l'inverse, c'est quand nous comprenons aussi que son ancienne passion pour la généalogie s'est prolongée par un attrait pour les cimetières. C'est ainsi que les Parcelles (Par Sel? ou par Scel?) dont il s'agit ici sont certes livresques mais aussi et d'abord funéraires. Nous voici donc immédiatement en sa compagnie à Arnouville-lès-Gonesse, où repose l'illustrateur de Fulcanelli.

Illustrateur dont la tombe a été restaurée il y a quelques années, nous rappelle-t-il, grâce à sa famille et à l'engagement bienvenu de certaines bonnes âmes, parmi lesquelles il mentionne les patronymes d'Artero et surtout de Bernard Allieu et Bernard Lonzième.

Et Fulcanelli justement nous ayant notamment appris l'intérêt qu'il y a à déchiffrer certains monuments, nous ne devrions pas être surpris, pour autant, de voir notre hermétiste s'attacher à dégager le sens caché de la tombe du héros éponyme de notre présent travail: "Cette tombe est une parole, et pour l'entendre il faut être attentif."

Et c'est bien ce qu'il fait, nous déclarant ainsi entre autres, à propos de la grande coquille Saint-Jacques qui la surplombe: "Je regarde cette large mérelle, frangée d'ondulations, qui place le mort sous sa protection...présentée verticalement, elle témoigne que l'office a été rempli et clame maintenant que notre défunt possède l'Etoile."

 

D'Arnouville, partons pour La Neuville Vault où se trouvent les restes cette fois d'Eugène Canseliet, le rédacteur (osons écrire le "nègre") de Fulcanelli et de l'ami proche du rédacteur en question, son aîné comme Julien Champagne d'ailleurs, et plus encore que ce dernier: Philéas Lebesgue.

La tombe du premier s'offre elle aussi à la méditation de notre architecte: Elle est silencieuse, il l'observe. Pour lui, c'est bien sûr la croix grecque, hiéroglyphe du creuset, ce signe discret, mais puissant, qui importe le plus: Il la règle. "Il est gravé d'abord face au ciel, puis, plus modestement sur le côté de la pierre tombale, pour les hommes." Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

Philèbe, puisque Lebesgue a comme comme Canseliet oeuvré en Atlantis, et fut considéré par ce dernier comme son principal maître en philosophie, Fulcanelli excepté sans doute, n'a pas tout a fait cependant droit au même examen de sépulture que l'illustrateur (Champagne) et ledit nègre (Canseliet).

Mais pour Antoine Max, il a tout de même eu semble-t-il, dès 1908, au moment où on peut estimer que l'opus fulcanellien était en cours d'élaboration, un opus qui estime-t-il "enchante le monde", l'intuition, pourrait-on dire, de son occurrence, et tout spécialement en ce moment de centenaire, de celle du Mystère des Cathédrales. C'est ainsi qu'il célébra, certes après d'autres, ce temps béni où "l'alchimie était en honneur, et ses symboles s'inscrivaient aux pierres de Notre-Dame de Paris."

Terminons notre petite recension par une nouvelle mention du corbeau de la couverture de ces Parcelles inspirées et revenons par conséquent à l'ex-libris de Julien. Du corbeau doit émerger le beau corps. Eugène, que cite Max, nous le certifie, la mort prélude à la naissance et "si le corbeau est le premier, qui exprime la putréfaction, le phénix est le dernier, qui est l'emblème de la Pierre Philosophale." D'où l'importance du feu secret, ou sacré.

 

 

 

ARCHER

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

G
Cher Archer<br /> <br /> Nous y insistons, tant nοus sommes certains que d'aucuns nous en sauront gré:<br /> Il s'agit véritablement d'un astre nocturne dont la clarté rayonne sans grad éclat au pôle du ciel hermétique. Aussi importe -t-il, sans se laisser tromper par les apparences, qu'on s'enquière de ce ciel terrestre dont parle Vinceslas Lavinius de Moravie et au sujet dunquel s'appesantit Jacobus Tollius:<br /> " Tu auras compris ce qu'est le Ciel, de mon petit commentaire qui suit et par lequel le Ciel chimique aura été ouvert. Car Ce ciel est immense et revêt les Campagnes de lumière Pourprée, Oû l'on a reconnu ses astres et son soleil."<br /> Extrait de la seconde préface de Canseliet (1957).<br /> <br /> Je crois qu'il s'agit du dernier écu, avec le mouvement de :<br /> <br /> uber campa agna<br /> <br /> Ciel terrestre, au-dessus de la campagne, terre fertile, féconde et productive, abondante.<br /> <br /> Esprit qui illumine les ténèbres.<br /> <br /> Par l'art du sage, le véritable miracle du ciel terrestre.<br /> <br /> Esprit corporel.<br /> <br /> Dans cette terre même, il est uni et joint au ciel ; je lui donne ce beau nom de ciel terrestre.<br /> <br /> Par l'air, il germe dans les lieux bas et aspire aux lieux élevés et très élevés.<br /> <br /> Les métaux contiennent ces deux éléments en eux, et ces deux éléments sont la cause de la réparation et participent à la fois à la terre et au ciel, de sorte qu'ils unissent et lient les deux extrémités.<br /> <br /> Courtes phrases extraites du traité Du Ciel terrestre de Vanceslas Lavinius de Moravie.<br /> <br /> Largior hic campos oether ,& lumine vestit Purpureo : Solemque suum sua sidera norunt.<br /> Sed necdum plenus dies est, molto minus meridies. Hanc enim medii diei lucem clarissimam Hercules noster post tenebras sperat, postquam in his lectum suum stravit inde & Poëtarum Chaos discitur.<br /> (Jacobi Tollii Manuductio ad Coelum Chemicum)<br /> Chapitre dix, Cyrano de Bergerac, philosophe hermétique, L'Alchimie de Canseliet.<br /> Eau pontique véritable, de nature féminine, dont la grande fécondité est évoquée par un épi d'orge.<br /> <br /> Des recherches sont nécessaires sur les armoiries des différents membres de la famille Bellanger.<br /> <br /> Veuillez excuser la longueur et le caractère fragmentaire de ce message.<br /> <br /> Merci de votre attention.<br /> Saluti <br /> <br /> Gianni
Répondre
A
Cher Gianni, merci de votre commentaire si substantiel dont on peut comprendre pour l'essentiel qu'il se rapporte surtout à l'écu final du Mystère des Cathédrales, dont c'est vrai le lien avec la personne de Julien Champagne semble évident. Nous comprenons que votre intention a ici été d'attirer l'attention générale sur les liens qu'on peut faire entre cet écu et divers auteurs classiques, comme Tol ou Lavinius, ou plus proches de nous Canseliet.<br /> Si vous le voulez et le pouvez, n'hésitez pas à développer votre propos final sur les armoiries des Bellanger. Bien à vous, Archer
G
Cher Archer,<br /> <br /> L'image utilisée pour l'Ex Libris Hermeticis de Jean Julien Champagne est semblable au frontispice du Mystère des Cathédrales.<br /> <br /> Elles présentent une caractéristique commune : le crâne émerge du tableau et, dans le cas de l'ex-libris, du miroir du cadre.<br /> <br /> « Le crâne, ou la mort, agit comme un lien : il est la porte terrestre ouverte sur le ciel, le lien entre la nature et la divinité ; comme le dit Philalèthe, « le pivot de l'art ». »<br /> <br /> La femme tient le miroir de l'art et l'homme place le crâne entre elle et le miroir, une autre image ancienne du Mystère des Cathédrales. Le fait que Jean Julien utilise ce dessin (ex libris hermeticis) démontre non seulement qu'il le comprenait parfaitement, mais aussi qu'il se l'est approprié.<br /> <br /> L'étoile hermétique est d'abord admirée dans le miroir de l'art, ou Mercure, avant d'être découverte dans le ciel chimique. La coquille en peigne du tombeau Champagne est elle aussi un miroir pour l'observateur, une invitation à se regarder, à s'émerveiller et à admirer l'étoile.<br /> <br /> Bien cordialement à vous et à tous.<br /> <br /> Gianni
Répondre
A
Cher Gianni,<br /> Merci encore de vos commentaires perspicaces. Comme vous savez, Julien Champagne est l'auteur de son ex-libris et en même temps du frontispice du Mystère des Cathédrales.<br /> Donc le fait qu'ils se ressemblent énormément s'explique parfaitement. Vous avez bien raison à mon avis de souligner l'importance du crâne, de la mort qui annonce la vie.<br /> Le corbeau accouche alors du beau corps.<br /> Précisons que l'ex-libris est de 1906, et que le frontispice date de 1910.<br /> Sur l'étoile et la coquille, je pense que vos commentaires rejoignent ceux de Max Antoine.
A
Cher Gianni,<br /> Merci encore de vos commentaires perspicaces. Comme vous savez, Julien Champagne est l'auteur de son ex-libris et en même temps du frontispice du Mystère des Cathédrales.<br /> Donc le fait qu'ils se ressemblent énormément s'explique parfaitement. Vous avez bien raison à mon avis de souligner l'importance du crâne, de la mort qui annonce la vie.<br /> Le corbeau accouche alors du beau corps.<br /> Précisons que l'ex-libris est de 1906, et que le frontispice date de 1910.<br /> Sur l'étoile et la coquille, je pensent que vos commentaires rejoignent ceux de Max Antoine.
D
Merci de nous faire connaitre ce nouvel ouvrage et merci pour les commentaires publiés sur ce blog. J'en retiens la mention du corbeau qui exprime, en effet, la putréfaction consécutive au lélange des matières initiales, avec la manifestation de la couleur noire, puis le " beau corps " que le chercheur découvrira à la suite des lavations qu'il effectueront sur ce corps pour le blanchir. Bon courage à tous les chercheurs et félicitations à celles et ceux qui, déjà, auront su reconnaitre l'étoile.
Répondre
A
Avec plaisir, Delarose, et merci d'encourager les chercheurs, dont la bonne étoile est à mon humble avis en bas comme en haut.