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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 17:17

durer.champagne

 

Albrecht Dürer fut il affilié à l'ordre écossais du Chardon mentionné par Fulcanelli dans ses Demeures Philosophales, au chapitre consacré au palais Holyrood d'Edimbourg, palais déjà "maltraité" à deux reprises dans notre petit bloc-notes?

 

En tout cas pour Fulcanelli cet ordre, créé en 1540 par Jacques II, roi d'Ecosse, se composait originairement de douze chevaliers, comme toutes les fraternités dérivées de la Table ronde.

 

Selon lui, cette Chevalerie ne fut pas complètement étrangère, en effet, à l'édification du curieux Sundial du palais qu'il étudie dans ce chapitre, et il en trouve la preuve dans la présence, sur plusieurs faces du solide, de l'emblème du chardon.

 

On y compte en effet, observe-t-il, six capitules floraux et deux tiges fleuries de l'espèce dite serratula arvensis. Et d'ajouter: "Ne peut-on reconnaître dans la prépondérance évidente du symbole, l'affirmation d'un sens secret imposé à l'ouvrage et contresigné par les Chevaliers?"

 

Cette étude fulcanellienne clôt en fait l'édition originale des Demeures (Schemit, 1930). Or, dès 1926, nous trouvons son "illustrateur" Julien Champagne tout occupé du symbole en question, si on en croit une pièce d'archive familiale inédite que je vous propose d'explorer maintenant avec vous (je vous laisse à penser de quelle famille il s'agit).

 

Comme ce document non signé comporte deux écritures différentes, qu'elles appartiennent ou non à la même personne, je livre ci-contre à votre examen des spécimens des graphies considérées, dont l'une fait immédiatement suite à l'autre.

 

Et je soumets à votre sagacité la transcription intégrale de ce document, en rejetant mes quelques commentaires à la fin de celui-ci:

 

sundialXIX.champagne

 

Première écriture

 

"23 juillet 1926

Hier, j'ai reçu ta bonne lettre et aujourd'hui le rouleau contenant l'Illustration (interpolation d'Archer: il s'agit ici manifestement de la revue portant ce titre). L'une et l'autre m'ont fait le plus vif plaisir et je t'en remercie beaucoup.

 

La carte postale de Stirling, avec l'image de la maison fatale, est bien intéressante. Mais je regrette de causer tant de souci à ton aimable correspondant, d'autant que je vais malheureusement être obligé de faire encore appel à sa sollicitude.

 

C'est à propos du cadran solaire du palais Holyrood d'Edimbourg, et j'aurais besoin de quelques précisions à son sujet. Voilà deux mois environ que je l'étudie et j'ai fini par en découvrir la clé. Il est bien entendu que ce fameux "Sundial" n'a jamais été une oeuvre de gnomonique. J'ai vu du premier coup à quelle science il se rapportait.

 

Restait à l'analyser. Par malchance, sur les trois faces latérales de l'icosaèdre (il en compte dix), je n'en ai qu'une de visible, la seconde est vue obliquement et la troisième complètement noyée dans l'ombre. Sur l'unique face, voici ce que l'Initié peut lire (en grossissant l'image de trois diamètres): "...et ajoute un grain de cire (trois grammes quatre-vingt-deux) et jette sur Mercure..."

 

JCsundial19261.champagne

 

Cela est écrit en caractères hiéroglyphiques si peu connus qu'il n'y a peut-être pas dix personnes au monde qui les puissent traduire. D'ailleurs l'expression de cadran solaire donné à ce polyèdre est, cabalistiquement, exacte. (Ici un mot grec), voisin du mot (mot grec) dans la langue des Oiseaux, signifie le "développement en cercle des replis du grand serpent", ce qui équivaut à la "marche du soleil dans l'OEuvre de la Création."

 

Le cristal en question est donc bien l'indication hiéroglyphique du grand-oeuvre solaire, lequel comporte, en effet, dix parties, dix clefs ou opérations. C'est la dernière ou l'avant-dernière que je t'ai traduite.

 

Il me faudrait les autres, ou tout au moins les signes (très simples) qui figurent sur les autres faces. Or deux difficultés se présentent. Premièrement je désire ne pas donner la raison exacte capable de motiver ma demande. En second lieu il est possible qu'il n'existe pas d'autre carte ou photo dans le commerce.

 

A ces deux restrictions on peut en ajouter une troisième, celle d'une accessibilité réservée. J'ai en effet tout lieu de croire, étant donnée la conservation parfaite du petit édifice (il a environ trois mètres de haut et le polyèdre cinquante centimètres) qu'il se trouve placé au milieu d'une propriété particulière et que sa visite est soumise peut-être à quelque autorisation préalable.

 

Cela m'a beaucoup tracassé, mais j'ai pris le parti d'essayer malgré tout. Je vais donc demander à notre brave Ecossais s'il lui serait possible, ou de se procurer des photos, ou d'inscrire lui-même, à pied d'oeuvre, les signes inconnus sur un graphique dessiné d'avance et qui accompagnera ma demande.

 

Afin d'éviter toute erreur de compréhension, je ferai traduire ma lettre en langue anglaise et il pourra répondre dans la même langue. Un camarade, scientifique et professeur d'anglais, se chargera de la remettre en français.

 

Tu recevras donc, dans quelques jours, ces documents, et tu pourras les expédier à ton brave correspondant, en y ajoutant un mot si tu le juge nécessaire...L'apostille n'est jamais de trop et la recommandation joue un rôle important à notre époque."

 

Deuxième écriture

 

"D'où vient cert édifice et quel en a été le promoteur? C'est là un point mystérieux et que personne peut-être ne saurait solutionner. J'ai tout lieu de penser qu'il y eut, vers la fin du seizième siècle et le début du dix-septième, un véritable centre d'initiation écossaise à Edimbourg.

 

Il se pourrait que l'adepte connu sous le nom de Sethon, lequel révolutionna la Bavière et le Hanovre en 1602 par ses projections, soit sorti de cette fraternité ou y ait été affilié. En effet, Louis Figuier donne un document par lequel un certain Haussen, pilote hollandais, ayant fait naufrage en 1601 sur les côtes d'Ecosse, et à quelques kilomètres d'Edimbourg, fut sauvé par un alchimiste qui avait, de sa maison, assisté au naufrage.

 

Cette demeure, construite sur le rivage, s'appelle encore Sethon House, et Haussen, devenu l'ami de son sauveur, déclare avoir vu plusieurs fois Sethon transmuter devant lui, tant à Sethon House que chez lui, à Rotterdam.

 

Sethon, martyrisé en 1603 par l'Electeur de Saxe, serait mort en décembre 1603 ou janvier 1604. Le cadran d'Edimbourg serait postérieur de trente ans, mais pourrait avoir été conçu par l'un des disciples de Sethon, affiliés comme lui au centre d'Edimbourg.

 

Mais ce sont là choses bien abstraites et qui peuvent ne pas t'intéresser énormément. Pour moi, ma vie actuelle se passe dans ces abstractions, et j'y trouve le seul plaisir que m'accorde ma mauvaise et pénible destinée.

 

JCsundial19262.champagne

 

Quant à jouer un rôle quelconque dans le monde, à moins que ce ne soit par les ouvrages que je laisserai, et la Fraternité d'Héliopolis dont je suis le chef inconnu, l'âge et la santé ne me le permettent pas. C'est à revivre maintenant dans mes oeuvres que je tâche de m'appliquer, et c'est dans ce sens que j'use mes dernières forces, intellectuelles et physiques.

 

Ce n'est plus à cinquante ans, âge de la retraite pour les privilégiés de la fortune et du sort, que l'on peut espérer refaire son existence. Ce n'est plus à soi qu'il faut songer, tandis que la pierre du sépulcre s'entrebaille, mais aux jeunes, aux forts, à ceux qui ont devant eux la vie, l'espoir, l'enthousiasme. Si je parviens à réaliser ce dessein, je partirai satisfait, aussi heureux qu'on peut l'être en ce bas monde."

 

Les lecteurs et lectrices averti(e)s auront, cher Filostène, reconnu dans ces derniers paragraphes les lignes déjà mentionnées par Jean Artero dans son Alchimie de Lesseps. A-t-il raison ou pas de les relier à Julien Champagne? A chacun de se faire son opinion.

 

Quant à la mienne...je trouve pour ma part que les aspects historiques développés ci-dessus concernant Holyrood concordent pour le moins avec ceux avancés par Fulcanelli dans les Demeures.

 

A propos des concordances hermétiques éventuelles, cette fois, je relèverai simplement dans ce dernier ouvrage l'assertion suivante: "Le mot grec gnomon possède un autre sens que celui de l'aiguille chargée d'indiquer, par l'ombre projetée sur un plan, la marche du soleil. Il désigne aussi celui qui prend connaissance, qui s'instruit...l'éclairé."

 

Et cette autre: "L'icosaèdre gnomonique d'Edimbourg est bien une traduction cachée du Grand OEuvre des philosophes." Mais naturellement la glose fulcanellienne pourra paraître plus riche que les premières notations de notre scripteur.

 

Alchimie Art d 4da92ef6b2da6

 

Pour en terminer avec notre "poisson d'avril", signalons d'autres exemples des actuelles ou récentes interactions franco-britanniques en matière d'alchimie:

 

Le musée parisien des lettres et manuscrits, que nous avons visité tantôt, détient plusieurs autographes d'Isaac Newton, dont un constitue une sorte de compendium de ses philosophales lectures:

http://www.museedeslettres.fr/public/detail_oeuvre.php?id=106&PHPSESSID=37a247569e9e0dc613c84aa63b397592

 

Les éditions Sesheta viennent de leur côté de réaliser la première publication française d'une oeuvre de Sigismond Bacstrom, qui n'est autre que son Anthologie alchimique:

http://www.sesheta-publications.com/Collection-Rose-Croix-Collectanea-Rosicruciana.html

 

Et finalement, pour en revenir en France, saluons la parution du premier numéro de la revue Aletheia, proposé par la librairie lyonnaise Cadence, de si heureux aloi:

http://www.eklectic-librairie.com/domaine-revues-ref-aletheia001-revue-aletheia-etudes-initiations-traditions-1.html

 

On y retrouvera entre autres avec le plus grand plaisir et Patrick Rivière, et Claude d'Ygé, et Eugène Canseliet. Canseliet qui a naturellement fortement inspiré L'art du boulanger, de Jacques Troger (Massanne, 2011), consacré au message alchimique de la boulangerie parisienne Poilâne, évoqué ici même il n'y a guère.

http://www.massanne.com/component/acajoom/mailing/view/listid-2/mailingid-22/Itemid-5000.html

 

Massanne qui désormais propose également à la vente La Vie Minérale de Julien Champagne:

http://www.massanne.com/boutique.html?page=shop.product_details&flypage=flypage.tpl&product_id=232&category_id=17

 

Au mois prochain, Um Gottes Willen.

 

ARCHERARABE.champagne

 

ARCHER

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:08

mannuarqa.champagne

 

Les années 2009 et 2010 resteront décidémment des années fastes pour la mémoire vivante d'Eugène Canseliet puisqu'après la conférence organisée en Atlantis par Jacques Grimault, après l'entretien accordé à Baglis TV par Jean Artero, et aussi (ne l'oublions pas) après la parution grâce à Sylvaine Canseliet d'un nouveau recueil des articles du "maître de Savignies", voici qu'est éditée en Arqa une version profondément remaniée du mémoire universitaire de Cédric Mannu sur ce philosophe hermétique:

 

http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?article368

 

Dans ce fort volume paru en novembre dernier, qui constitue en fait la première biographie de Canseliet, Mannu nous fait d'ailleurs l'amitié de citer ce blog, ce dont nous nous empressons de le remercier, car les bonnes manières doivent être saluées si on ne veut qu'elles se perdent. Il dit aussi avoir comme nous apprécié le premier livre de Jean Artero (Présence de Fulcanelli).

 

Voici donc enfin posé le cadre public d'une étude sérieuse de la vie et de l'oeuvre de celui qu'Artero a qualifié récemment (après d'autres) de plus grand alchimiste du XXème siècle.

 

cm.champagne

 

On ne pourra donc ici que s'en réjouir, en recommandant la lecture de ce travail particulièrement fouillé, qui fait honneur à son auteur - et d'ailleurs à son éditeur.

 

De l'émouvante préface de Béatrix Canseliet (fille d'Eugène et mère de Sylvaine) on pourra par exemple retenir ainsi ces mots si vrais et tellement porteurs de sens:

 

"Très Sainte Philosophie!" Combien de fois aurais-je entendu cette affirmation énoncée, tel un constat à l'endroit de cette Philosophie très sainte et très pure. Cet état de conscience dont parlait mon père, cette pureté de l'esprit, du corps et de l'âme, cette élévation, cette assomption vers le Créateur, cette communion entre Amour et Connaissance, qui conduit à la perfection de l'être, fut la voie constante de l'unique disciple de Fulcanelli."

 

chartrescavalier.champagne

 

Le livre de Cédric présente par lui-même, au demeurant, une unité certaine, qui à notre sens peut être trouvée dans l'approche "philosophique" justement qui nous semble être la sienne, et qui le conduit à mettre simultanément en exergue et la sociabilité, et le secret tous deux si présents chez Canseliet.

 

Comme relevé par Artero à Baglis, on y trouvera en outre de précieux détails sur les conditions matérielles de l'édification de l'oeuvre d'Eugène, notamment sur ce mécénat qui explique en partie (en partie seulement à mon avis) que Canseliet, sans qu'il se soit jamais enrichi, ait du moins pu pourvoir à ses besoins et à ceux de ses proches.

 

Enfin, Cédric Mannu nous pardonnera peut-être d'ajouter que cette "bio" contient in fine un petit traité d'alchimie d'un certain C.M.

 

trojani.champagne

 

Et Julien Champagne me direz-vous? Et bien il n'est pas au coeur du sujet de Mannu, mais son livre recèle tout de même le concernant bien des notations intéressantes, telles que celle-ci, sur laquelle on souhaiterait des développements:

 

"C'est sans doute Gaboriau qui a mis Champagne en contact avec Dujols, de même que plus tard Dujols mettra Champagne en contact avec les de Lesseps et les de Lesseps avec Fulcanelli."

 

Ou encore: "Canseliet subit des vols pendant son infarctus. On lui déroba des traités anciens, des carnets de laboratoire, un tableau du Grand Lunaire, dessiné par Jean-Julien Champagne, qui représentait un baphomet, et des notes." A propos de notes, Cédric reproduit finalement une série de feuillets annotés, "la plupart de la main d'Eugène Canseliet lui-même", qui rappelle fortement celle d'un fichier, comme en ont confectionné et Canseliet, et Champagne, et Fulcanelli.

 

ft.champagne

 

Quant à Thierry Garnier, des éditions Arqa, il vient de faire coup double puisque il nous proposait déjà, en octobre 2010, un traité anonyme contemporain, dont le titre paraît inspiré de Louis Grassot, Le Grand OEuvre dévoilé:

 

http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?article366

 

Constitué de lettres extraites d'une correspondance, ce traité émane d'un alchimiste dont dans sa présentation François Trojani, qui semble l'avoir bien connu, remarque qu'"il affirmait que les ouvrages de Fulcanelli entrouvraient, sans contestation possible, la porte de l'art d'Hermès, en ajoutant qu'ils bouclaient aussi définitivement le cycle et tout le passé du Parergon de cet art."

 

On y trouvera au demeurant bien des remarques substantielles, qu'il s'agisse de l'art en question, ou de Fulcanelli et Champagne, ou de Canseliet, comme celle-ci: "Beaucoup ont mis en doute ce que nous a laissé à réfléchir Eugène Canseliet, lorsqu'il nous compte son "voyage en Espagne" pour y rencontrer l'incontournable Fulcanelli. La chose est certainement vraie à la lettre, sauf que, on s'en doute, il n'a eu nul besoin de se rendre en Espagne pour que la rencontre ait lieu, pour le revoir et se voir formuler les limites de sa mission par l'Adepte."

 

chartreschevalier.champagne

 

Pour clore cette "brève" mensuelle d'une actualité si riche, je m'en voudrais de ne pas signaler (et recommander si besoin est) le coffret de DVD du Voyage alchimique proposé par Patrick Burensteinas:

 

http://www.voyage-alchimique.com/

 

Y figure entre autres une belle étude de la correspondance entre les bas-reliefs et les vitraux de Notre Dame de Paris, et s'agissant des bas-reliefs de Chartres (j'en reproduis deux ci-dessus) une démonstration - le mot n'est pas trop fort - de leur similitude de conception et de sens avec ceux de Paris et Amiens (sujet déjà abordé en Atlantis par Artero).

 

Patrick qui au demeurant participera finalement avec Jean au prochain colloque Fulcanelli du Pradet (Var) en mai 2011, en lieu et place de Walter Grosse, retenu au Portugal comme d'ailleurs déjà signalé, ce colloque étant à notre sens unique, notamment dans la mesure où il constitue une première mondiale.

 

UCAchampagne

pcc ARCHER

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:03

Rose Nord Cathedrale de Laon 181008 02champagne

 

Chers Valentins, Valentines bien aimées,

 

Cinq ans déjà que ce blog a émergé des limbes. Le temps est donc venu de notre petit bilan annuel, dont j'espère que vous me pardonnerez de vous infliger les grandes lignes, avant que nous nous inclinions ensemble devant l'Emeraude des Philosophes:

 

Pour résumer, je dirais de l'ordre de cent visites par jour, dont deux tiers d'abonnés et au total un peu moins d'un million de pages vues par environ deux cent mille visiteurs en tout.

 

Plus de deux commentaires par article (on en est à ce jour à deux cent soixante cinq articles), dont beaucoup sont très constructifs, une traduction italienne en cours...

 

roséechampagne1

 

Mais revenons à Julien Champagne, si nous l'avons jamais quitté, et comme le document que je vous propose maintenant me semble exceptionnel, je vais en transcrire l'essentiel.

 

Il est exceptionnel, d'abord car il s'agit visiblement d'un article du fichier alchimique d'"Hubert", fichier légué en principe à Eugène Canseliet. Il l'est aussi à mon avis par son objet et son contenu.

 

Pour Champagne, la Rosée était donc l'emblême de l'Initiation. La mer, elle, était l'emblême de l'Initiation par le baptême.

 

 

roséechampagne2

 

"Rosée de mai. Cyliani, dans son allégorie inaugurale du travail, recommande de ne pas omettre la Rosée de Mai, indispensable comme véhicule, et parce qu'elle est le principe de toute chose.

 

Or la Rosée de Mai est, dans cette allégorie, personnifiée par la Nymphe, qui vient de sortir d'un tronc de chêne entrouvert.

 

Nymphe et Rosée de Mai caractérisent la Pierre dans son premier état, ou le Poisson (voir ce mot) qui sort de la matière préparée (voir Maquereau).

 

Mai vient du latin majores, pare que ce mois, chez les anciens Romains, était consacré aux vieillards. D'autres veulent qu'il fut ainsi nommé en l'honneur de la déesse Maïa (ou la Nymphe), la mère de Mercure.

 

Or le Vieillard est un des noms du Mercure philosophal; le Cosmopolite l'emploie dans ce sens, et Le Triomphe Hermétique dit que ce nom lui convient parce qu'il est la matière première de tous les métaux.

 

Mais ce Mercure est enveloppé, enfermé dans le sein de sa mère, c'est-à-dire Maïa ou la Nymphe, la mère de Mercure, Maria ou la Vierge, mère de Jésus.

 

On donnait à la rosée de mars et à celle de septembre le nom caractéristique d'Emeraude des Philosophes. La Table Smaragdine, Table d'Emeraude ou Verte, attribuée à Hermès, n'est pas autre chose qu'un discours dans lequel le Mercure philosophique décrit, en termes figurés, sa propre préparation:

 

"Cest pourquoi j'ai été nommé Mercure Trismégiste, etc."

 

Dans le célèbre roman de Notre Dame de Paris, de Victor Hugo, le personnage qui joue le rôle de Mercure, du feu secret, est dénommé Esmeralda.

 

Esmeralde ou Emeraude, le Mercure étant un composé vert.

 

Remarquez qu'Esmeralda aime et recherche la compagnie de Phoebus ou du Soleil. Sa mère, la vieille du trou aux rats (1), la reconnnaît au petit soulier qu'elle porte, de même qu'on reconnaît Cendrillon à sa pantoufle de verre.

 

(1) La Vierge noire et souterraine."

 

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Naturellement nous pourrons comparer avec fruit ce beau poème en prose hermétique à certains  passages des livres de Fulcanelli et Canseliet, et possiblement d'autres comme Atorène.

 

Sur ce je vous dis à bientôt j'espère, non sans vous avoir donné les dernières nouvelles connues du prochain colloque Fulcanelli, qui finalement aura bien lieu le 7 mai 2011 au Pradet, dans le Varois Français.

 

hippo rougechampagne

 

Uber Campa Agna pcc ARCHER,

dit le pipier de Saint Claude

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 18:01

 

lorenzo lotto.champagne

 

C'est un vrai bonheur pour nous, en ce début d'année 2011, que de pouvoir saluer la récente édition par les éditions des 3R de Bernard Allieu du manuscrit de Julien Champagne, qui est consacré à La Vie Minérale et qui depuis 1908 attendait sagement sa parution au grand jour, soigneusement préservé dans les archives familiales.

 

Comme nous l'avions présenté ici en son temps:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-32335725.html

dans le contexte qui était alors le sien et en insistant sur l'intérêt de l'oeuvre, je voudrais surtout souligner maintenant la grande qualité de ce travail d'édition.

 

LVM3R1.champagne

 

Certes Champagne bénéficie ici du résultat d'un travail collectif de plusieurs mois, comme souligné par Allieu lui-même dans sa postface si instructive.

 

N'omettons pas en particulier d'écrire sans hésiter que sans un François Vaudescal, par exemple, ces 400 exemplaires qui constituent désormais l'édition originale de La Vie Minérale seraient toujours actuellement dans les limbes.

 

Mais rendons grâce tout de même aussi à Bernard qui non seulement a su nous offrir une magnifique restitution du texte écrit par Julien lui-même, mais a également tenu...mordicus, à y adjoindre une impeccable transposition typographique, dont vous touverez ci-dessous un aperçu, transposition dont nous ne doutons pas que lui sauront gré nombre de jeunes lecteurs et lectrices.

 

 

LVM3R3.champagne

 

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J'ai délibérément choisi ce passage du milieu de l'ouvrage, puisque dans mon article précédent sur cette oeuvre qui fera sans doute date, j'en avais privilégié le début et la fin.

 

On y découvre un Julien Champagne très proche à maints égards de Fulcanelli, et de plus portant comme lui un regard des plus lucides sur le formidable héritage de l'antique science hermétique, mais aussi sur la crise qui fut la sienne à la fin du Moyen Age.

 

C'est dans cette partie typographiée, constituant avec la partie manuscrite un ensemble élégant de deux volumes présentés sous emboitage, que l'on pourra lire également la préface concoctée par notre compère Jean Artero, dont l'intérêt principal me paraît justement de souligner ce qui est fulcanellien dans ce livre, mais aussi ce qui l'est moins, voire ce qui ne l'est pas du tout.

 

LVM3R2.champagne

 

J'espère que je ne dévalorise pas Champagne si comme Artero j'estime qu'avec La Vie Minérale il s'affirme comme un maître en alchimie, assez voisin finalement dans sa pensée du fondateur de la Société Alchimique de France, François Jollivet-Castelot.

 

Il était bon que l'on rendît justice à l'illustrateur de Fulcanelli, qui décidémment fut bien plus et bien mieux qu'un maître du pinceau et du crayon, dont comme l'ex-libris à nouveau reproduit ci-dessus les premières expériences au laboratoire ne sont pas postérieures à 1906, et dont par conséquent l'apostolat en alchimie précéda manifestement celui de son jeune ami Eugène Canseliet.

 

Car rendre justice à l'un ce n'est pas à notre sens vouloir abaisser  l'autre, tout au contraire. Tous deux, et l'on voit mieux pourquoi désormais, ont été élus à juste titre par Fulcanelli pour l'illustration et la promotion de son oeuvre.

 

Enfin, je m'en voudrais de ne pas souligner la générosité, l'esprit si alchimique de "charité" qui me semble animer ce travail. Ni la famille de Champagne, ni Jean n'y ont le moindre intérêt financier. Quant à Bernard, l'imprimeur une fois payé (de ses deniers), il n'a je le sais qu'une envie, chères amies et amis chers: Préparer pour notre plus grand plaisir la publication toujours artisanale, toujours soignée, d'autres livres des plus rares: Pourquoi pas parmi ceux-ci un autre inédit de Julien Champagne?

 

Cet ouvrage de référence est désormais en vente dans certaines des meilleures librairies spécialisées, comme à Lyon chez nos amis de Cadence:

http://www.eklectic-librairie.com/troisr04-champagne-jean-julien-la-vie-minerale-etude-de-philosophie-hermetique.html

 

N'omettons pas non plus l'excellente librairie parisienne du Graal:

http://librairie-graal-esoterique-livres-anciens-vente-tarot.librairiedugraal.fr/

 

Voyez également les premières impressions d'un lecteur averti, en la personne de  Serge Caillet:

http://sergecaillet.blogspot.com/2011/02/normal-0-21-false-false-false.html

 

Last but not least, le site de La Pierre Philosophale, dont le lien figure ci-contre, et qui est proche de organisateurs du prochain colloque Fulcanelli, nous annonce ces jours-ci un léger changement de portage de ce dernier:

 

Initialement prévu pour le samedi 30 avril 2011 au Pradet (Varois français), ce colloque se déroulerait finalement toujours dans le Var, mais à Carqueiranne (près d'Hyères) le samedi 7 mai 2011.

 

archer-coat-of-arms.champagne

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 00:15

arqa2010.champagne

 

Dédions cet article à la mémoire vivante de Jean Artero (1922-2010), qui a si courageusement semé tout au long d'une vie toute faite d'engagement et de discrétion. Comme nous le recommande une vieille maxime espagnole, que celui qui a donné se taise, que celui qui a reçu parle.

« Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. »
Jean 12, 24-25

 

traineau-lesseps.champagne.jpg

 

Voici donc après Présence de Fulcanelli (2008) le second livre de Jean Artero, tous deux parus aux éditions Arqa:

http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?article11

http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?article74

 

Comme on pourra le vérifier sur le blog d'Arqa, Alchimie de Lesseps (2010) figure en bonne compagnie dans les dernières publications de notre éditeur marseillais, puisque Thierry Garnier nous propose également une belle biographie d'Eugène Canseliet par Cédric Mannu, bio que nous avions déjà signalée pour son intérêt, et sur laquelle d'ailleurs nous pourrions revenir prochainement, ainsi qu'une série de Correspondances alchimiques présentées par François Trojani.

http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?rubrique3

 

Dans cette plaquette richement illustrée, comme les quelques clichés joints vous permettront de le penser avec moi, Artero nous présente une petite synthèse actualisée de nos connaissances sur les relations étroites ayant existé entre la famille Lesseps et l'alchimie, au travers notamment de l'amitié qui a réuni Bertrand de Lesseps et notre Julien Champagne favori.

 

Garnier a profité en particulier des clichés inédits produits par certains de nos amis, comme Maurice Louxor ou François Vaudescal, pour se livrer à un astucieux montage photographique qui illustre la couverture d'Alchimie de Lesseps.

 

 

 

 

 

MontaigneVerso (2)

 

Naturellement le fameux traîneau à hélice, surnommé ou dénommé Ailonive, qui plut tant à Raymond Roussel, fait ici l'objet d'un développement historique aussi complet que possible, et Jean n'hésite pas à en montrer également toute la dimension symbolique.

 

Qu'il ait matérialisé en quelque sorte  la proximité entre Champagne et Lesseps, reste en effet indubitable, d'autant qu'Artero produit certains des écrits de Julien et Bertrand à son sujet.

 

C'est ainsi Bertrand lui-même qui, pour la première fois, nous présente et l'Ailonive et l'hôtel particulier des Lesseps, avenue Montaigne à Paris, en 1913.

 

traineau.vue.ar.champagne.jpg

 

MontaigneVerso--1-.jpg

 

Mais Jean nous détaille également d'autres aspects de la quasi-familiarité qui unit Bertrand de Lesseps et Julien Champagne, comme cette incroyable recommandation, datée elle, de 1917, quelques mois seulement avant la disparition "au front" de son auteur, qui fut aussi un des héros des ailes françaises.

 

Sur les motivations probables de ce billet, permettez-moi de vous  renvoyer pour l'instant à Alchimie de Lesseps. Vous avez dit autorités espagnoles, cher Bertrand?

 

BDL1917.champagne.jpg

 

Oui, Comme l'avait pressenti Jacques-Henri Lartigue, passager et photographe de l'Ailonive, Bertrand de Lesseps s'est comme Julien Champagne voué à la quête alchimique.

 

Dans Alchimie de Lesseps, vous découvrirez ainsi sur les clichés du traîneau, et sur l'agrandissement que j'ai inclus dans cet article, Henri Steineur, qui fut un des mécaniciens de l'Ailonive, mais aussi un compagon d'alchimie de Julien Champagne.

 

max1906.champagne.jpg

 

Vous y trouverez également ce portrait de Max Roset par Julien Champagne en 1906, quelques mois avant que tous deux ne rejoignent le laboratoire d'alchimie de la rue Vernier, laboratoire qui fut mis à leur disposition par la famille Lesseps, "l'ami Max" à qui Julien dédicacera affectueusement une photo de lui, posant sur l'Ailonive et avenue Montaigne.

 

C'est d'ailleurs Cédric Mannu qui présenta cette photo pour la première fois, dans sa thèse sur Eugène Canseliet philosophe hermétique, déjà évoquée dans ce blog et dont vous trouverez une reproduction dans l'article que nous avons consacré à cette thèse.

 

Cédric qui est aujourd'hui publié par Thierry...

 

 

steineur.champagne.jpg

 

Enfin, comme le blog d'Arqa s'en est fait l'écho, Alchimie de Lesseps revient sur le "mythe" (dans le sens positif du terme) de la Fraternité d'Héliopolis à laquelle Fulcanelli, visiblement si proche des Lesseps, Eugène Canseliet, Julien Champagne, et peut-être d'autres comme Max Roset et Henri Steineur ne sont pas étrangers, au travers spécialement d'une correspondance conservée par la famille de Champagne, et qui semble remonter à l'année de parution du Mystère des Cathédrales (1926).

 

En voici un extrait: "Quant à jouer un rôle quelconque dans le monde, à moins que ce soit par les ouvrages que je laisserai, et la Fraternité d'Héliopolis, dont je suis le chef inconnu, l'âge et la santé ne me le permettent pas. C'est à revivre maintenant dans mes oeuvres que je tâche de m'appliquer..."

 

Avant de vous quitter, provisoirement j'espère, je vous annonce comme une autre bonne nouvelle la mise en souscription par Bernard Allieu et les éditions des trois R de La vie minérale de Julien Champagne, dont la parution reste prévue avant les fêtes:

http://www.les3r.fr/Editions_les_3_R/Editions_Les_3_R_-_Accueil.html

 

Ces ouvrages sont désormais en vente également dans certaines des meilleures librairies spécialisées, comme Cadence à Lyon, ou à Toulon La Table d'Hermès:

http://www.librairie-tablehermes.com/fr/librairie/f1-1-alchimie/f2-185-fulcanelli-canseliet-champagne/id-3549-alchimie-de-lesseps

http://www.eklectic-librairie.com/troisr04-champagne-jean-julien-la-vie-minerale-etude-de-philosophie-hermetique.html

 

Je voudrais aussi vous signaler tout l'intérêt d'un alchimique projet de quelques uns de nos amis suédois, tout simplement intitulé Le Grand OEuvre:

http://grtwrk.com/

 

Enfin, réjouissons-nous avec Marc-Antoine Charpentier et sa si musicale Pierre philosophale:

http://videos.zoki.com/video_DgHfYcqAyOM.html

 

Que Sainte Lucie...et Marie-Madeleine nous viennent en aide. Bonne fin d'année a tutti, et a tutti bon début d'année.

 

StMaryMagdelenaKazanMonastery.champagne.jpg

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 19:24

 

mariecelineaudigane.champagne

 

Saint Clément nous vienne en aide, car il est temps d'approfondir quelque peu la relation nouée entre Julien Champagne et le couple Vulliaud.

 

"Hubert" fut-il plus proche encore de Madame que de Monsieur, comme il semble que ce fut le cas avec une autre paire d'amis, les Dujols?

 

A propos de ces derniers nous avons quoiqu'il en soit relevé les fait qu'ils étaient également amis des Vulliaud:

 

http://www.archerjulienchampagne.com/article-2491324.html

 

Je crois bien que c'est Geneviève Dubois qui dans son Fulcanelli dévoilé (1992) avait noté: "Le salon des Dujols est fréquenté par des personnes appartenant au monde de l'ésotérisme. Parmi elles, le kabbaliste réputé, vieux camarade de Pierre Dujols, Paul Vulliaud, dont l'intérêt pour la cabale hermétique est considérable."

 

PV1924.champagne

 

Or en 1913 Julien Champagne nous révèle que Madame Vulliaud,"femme de l'occultiste bien connu", a été sollicitée par lui pour traduire de l'anglais le traité alchimique dit Manuscrit Yardley:

 

http://www.archerjulienchampagne.com/article-25758488.html

 

Dans son Esotérisme, occultisme, franc-maçonnerie et christianisme aux XIXe et XXe siècles (NEL,1981, réédition Lanore, 2008), Marie-France James a consacré une notice bio-bibliographique à Paul Vulliaud (1875-1950) où figurent plusieurs notations intéressantes, comme son inscription à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou des fréquentations comme François Jollivet-Castelot et plus tard le docteur Henri Hunwald.

 

Et elle ajoute: "A Paris il fait la connaissance de mademoiselle Annie O'Sullivan, d'origine irlandaise, qu'il épousera après plusieurs années de vie commune. Pour assurer leur subsistance, il est commis à la librairie Emile Nourry." James reconnaît honnêtement que ses renseignements inédits à l'époque lui ont été fournis par François Secret.

 

Ce dernier a lui-même, en 1987, rédigé sur Paul Vulliaud une notice encore plus étoffée, à l'occasion de la parution d'un manuscrit de ce dernier, Histoires et portraits de Rose-Croix.

 

Il y précise en particulier qu'Annie Vulliaud, née O'Sullivan (1879-1951) était la soeur du ténor John O'Sullivan, "tous deux venus en France avec leurs parents en 1895." Comme son mari, Annie, qui passe aussi parfois pour avoir été la fille du ténor favori de James Joyce, a longuement travaillé chez Nourry. Sa forte personnalité lui avait valu le surnom de "la Queen", Paul se contentant du titre, enviable cependant, de "Rabbin."

 

François se fait aussi l'écho du fait que Paul a souvent rendu un hommage public à sa femme, lui dédiant par exemple tel sénaire sur Scot Erigène: "A ma femme. Les princes de la race O'Sullivan ont peut-être entendu la voix de Scot l'Irlandais, je vous dédie amoureusement un humble écho de cette voix."

 

Parmi les articles peu connus de Vulliaud, Secret mentionne un Paracelse (1909), et en 1912 Quelques mots sur l'alchimie, ainsi que Le mystère satirique des cathédrales (ce dernier paru dans la Revue des nations: "R. Malye était un ami de P. Vulliaud.")

 

Rermerciant enfin "Jacques O'Sullivan, artiste lyrique", pour la documentation fournie, il rappelle que la riche bibliothèque de Paul a rejoint le fonds Vulliaud de l'Alliance israélite universelle.

 

Finalement je relève dans les notes fournies dans le même volume par Jean-Pierre Laurant que Milosz a, en 1928, dédié un article sur les chants populaires de Lithuanie "à mes chers amis Mr et Mme P. Vulliaud."

 

osullivan-beare-coat-of-arms-family crest.champagne

 

 

PVarchè.champagne

 

Sans doute nous faut-il noter également que Paul Vulliaud est mentionné par Eugène Canseliet dans deux de ses ouvrages:

 

L'Alchimie et son livre muet (1967): "C'est à Emile Nourry que nous proposâmes et que nous confiâmes en lecture au début de l'an 1925 le manuscrit du Mystère des cathédrales, auquel il préféra la dactylographie du très honnête et savant Paul Vulliaud, consacrée à Joseph de Maistre."

 

Deux logis alchimiques (1979): "Ce ne fut pas absolument par hasard que nous entrâmes dans la librairie de Jean Schemit, et que tout de suite nous y fûmes aussi bien accueilli. La visite nous avait été conseillée par le bibliopole Emile Nourry, qui se trouvait alors très occupé de Paul Vulliaud."

 

Rappelons que Canseliet ajoute aussitôt: "Or, que Jean Schemit eût connu Fulcanelli, nous en eûmes toujours le sentiment tenace et singulier dont nous ne cherchâmes jamais à recevoir l'inutile confirmation."

 

EC2010.champagne

 

A propos de Canseliet justement, saluons comme il convient la parution en 2010 du second volume de la réunion de ses articles, à nouveau présentée par sa petite fille Sylvaine Canseliet.

 

On y trouvera nombre de textes publiés notamment en Atlantis, pas toujours accessibles aux jeunes chercheurs, et bien sûr mesdames aux jeunes chercheuses. Ces écrits toujours très riches par eux-mêmes s'adornent en outre d'un "superbe manteau" d'illustrations choisies, dont par exemple celle de la quatrième de couverture, qui nous présente une Alchimie en majesté, magnifique vitrail issu non pas de la cathédrale de Paris mais de celle de Laon.

 

Deux des capitales de la France se trouvent ainsi placées sous la bienveillante houlette de Notre Dame la Science, et l'on pourra également vérifier à nouveau, à cette occasion, l'unicité du symbolisme hermétique d'une basilique à l'autre, comme cela a été maintes fois souligné par Fulcanelli et son unique disciple (Sylvaine dixit) Eugène Canseliet.

 

laonrosenord.champagne

 

Dans son Anthologie de la littérature occultiste (XIXe et XXe siècles français), qui vient de son côté d'être publiée par les éditions Delphica (L'Age d'Homme), Emmanuel Dufour-Kowalski considère pour sa part Canseliet comme "une des lumières contemporaines de l'alchimie."

 

Et de promettre à ses lecteurs que Julien Champagne, Eugène Canseliet mais aussi Fulcanelli ne seront pas négligés dans son ouvrage. Il me semble bien qu'il tient parole, et même qu'on y trouve nombre de protagonistes de ce blog, que je vous laisse le plaisir de découvrir ou de redécouvrir.

 

Enfin signalons l'apparition d'une nouvelle maison d'édition, La Pierre Philosophale, qui offre à la souscription un certain nombre de livres à paraître autour de "l'énigme Fulcanelli" et de l'alchimie:

 

http://lapierrephilosophale.free.fr/lapierrephilosophale/index.html

 

Jonathan Wolstenholme.champagne

 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 17:15

JCancon1931.champagne

 

En ce jour de Sainte Céline, par conséquent chère à Cyliani, je voudrais revenir avec vous sur un peintre ami d'Eugène Canseliet et de Julien Champagne, qui de surcroît portait le même prénom que ce dernier: Julien Mariano Ancon (1881-1943), plus connu sous le nomen de Mariano Ancon.

 

J'ai déjà mentionné Mariano à plusieurs reprises dans ce blog et vous ai promis d'y revenir, voici donc une première occasion de tenir parole:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1915348.html

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1926044.html

http://www.archerjulienchampagne.com/article-4265443.html

 

Walter Grosse le cite également dans son livre sur Fulcanelli et dans son blog:

http://fulgrosse.over-blog.com/article-2407245.html

http://fulgrosse.over-blog.com/article-2434935.html

 

Il est même le seul à ma connaissance à avoir à ce jour rédigé un article sur cet artiste, qui fut comme Champagne un élève d'Eugène Quignolot, puis un élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, mais qui à l'inverse d'"Hubert" n'a pas eu pour l'instant les honneurs du Bénézit.

 

Tout ce que nous savions de lui jusqu'alors, ou presque, était qu'il exposa lors du Salon de 1929 des Artistes français, et aussi grâce à Canseliet qu'il mourut dans la misère sous un bombardement de la seconde guerre mondiale, au milieu de nombre de ses oeuvres.

 

Je me réjouis donc de tirer devant vous de l'oubli cette figure exemplaire de l'infortune qui parfois (et même souvent) frappe des hommes et femmes de valeur, en vous présentant ce portrait totalement inédit de Julien Champagne, réalisé en 1931 par son malheureux ami.

 

anconsignure.champagne

 

On pourra peut-être ainsi le comparer à d'autres représentations picturales de l'illustrateur de Fulcanelli, comme celles d'Eugène Canseliet, de Charles Nicaud ou de René Schwaller.

 

Le "Champagne âgé" que conserva ce dernier semble ici à la fois proche et lointain, et ressemble selon nous davantage à une caricature ou à un portrait-charge qu'à cette belle représentation, vraisemblablement fidèle, d'un compagnon estimé, sinon même aimé, alors quinquagénaire.

 

Ce Julien-là en tout cas nous paraît assez éloigné de celui photographié à la même époque selon Emmanuel Dufour-Kowalski, Champagne qui est, lui, animé d'une belle vitalité.

 

Le Champagne d'Ancon semble sinon malade ou maladif, du moins fatigué, voire usé ou miné, et l'on comprend bien à sa vue pourquoi c'est à ce moment (1931) qu'il choisit de rédiger un testament déjà évoqué:

 

"A ma Soeur, Madame Gaston Devaux, née Reine-Marie-Félicie Champagne, je laisse cette énumération de mes ultimes désirs et de mes dernières volontés. Et je reste persuadé qu'elle fera de son mieux pour les satisfaire aussi fidèlement qu'il lui sera possible."

 

A ce que l'on vient de me dire ou de me rappeler, il est probable que ce tableau de Mariano Ancon soit celui que mentionne "Hubert" à la fin de son codicille, quand il écrit à Renée (Reine):

 

"Actuellement je fais exécuter, à ton intention et pour qu'il te reste un souvenir de moi, mon portrait par un de mes amis...Tu conserveras cette image, que je t'offre pour qu'elle devienne ta propriété personnelle, ainsi d'ailleurs que j'en exprimerai la volonté expresse sur le châssis de l'oeuvre elle-même."

 

Hélas Julien Champagne ne se trompait pas sur le sort qui l'attendait, et quelques mois plus tard il quittait cette vie, dès 1932.

 

Aux dernières nouvelles, Reine et son mari Gaston Devaux pourraient d'ailleurs bien avoir pratiqué l'alchimie, et donc on peut imaginer qu'ils ont d'une façon ou d'une autre "coopéré" avec leur frère et beau-frère.

 

pauledipuccio.champagne

 

Pour en revenir à l'actualité de ce mois et alentours, signalons enfin un bien curieux article en ligne d'Hermophyle sur le blason de Julien Champagne:

http://hermetisme.over-blog.com/article-le-blason-de-julien-champagne-58743291.html

 

Champagne qui est bien présent, ainsi bien sûr que Fulcanelli et Canseliet, dans l'érudit petit livre que Philippe Cavalier vient de consacrer à Une promenade magique dans Paris (Anne Carrière, 2010), où s'étant livré à un examen serré des médaillons de Notre Dame, il conclut notamment:

 

"On le voit, la grille de lecture alchimique est ici tout à fait pertinente."

 

Et puis, saluons la belle vitalité d'une consoeur en alchimie: Née en 1917, Paule di Puccio vient chez Baglis TV de produire un entretien des plus toniques, dont le titre même nous a paru singulièrement évocateur:

 

L'alchimie vient du ciel.

http://www.baglis.tv/occultisme-video/alchimie/1464-alchimie-ciel.html

 

Laus Deo!

 

 

Sky Orion needsource sm.champagne

 

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:26

baglisec.champagne

 

Saint-Michel aidant en tout, y compris à résoudre d'insolubles problèmes comme celui d'une migration informatique, reprenons notre fil d'Ariane.

 

Baglis TV vient incontestablement de commettre une bonne action, avec la notoire complicité de l'ami Jean Artero, puisque vient d'être éditée sa récente "sotie" sur la vie et l'oeuvre d'Eugène Canseliet.

 

http://www.baglis.tv/occultisme-video/alchimie/941-eugene-canseliet.html

 

Voici donc une grave lacune de comblée, partiellement du moins, car nous espérons toujours la publication très prochaine de la biographie du "maître de Savignies", tirée de la thèse de philosophie de Cédric Mannu.

 

ecjcja.champagne

 

On pourra au demeurant se procurer sans difficulté et gratuitement de courts extraits de l'heure d'entretien qu'Artero a accordé à Baglis, aussi bien sur Daily motion que sur You tube:

http://www.dailymotion.com/video/xeupdl_definition-de-l-alchimie-selon-fulc_webcam

http://www.youtube.com/watch?v=xT08MoaUkXA

 

Dans l'un de ces extraits, Jean traite de la question de la définition de l'alchimie, au travers d'une brève analyse comparée de la pensée sur ce point de Fulcanelli et d'Eugène Canseliet.

 

Dans l'autre, il s'attache à remettre en perspective la hauteur et la profondeur de la relation d'amitié entre Canseliet et Julien Champagne.

 

Enfin, l'enregistrement complet nous permet de mieux cerner l'historique matériel et la dimension hermétique du trio Fulcanelli-Champagne-Canseliet, tous trois co-auteurs de l'oeuvre alchimique majeure du siècle dernier, comme c'est désormais reconnu internationalement.

 

 

montesinosdico.champagne

 

Manifestement inspiré par le caractère proprement monumental de cette oeuvre, Léon Gineste, autrefois disciple de Roger Caro, et qui nous avait déjà gratifiés d'un lexique alchimique subtil, L'alchimie expliquée par son langage (Dervy, Paris, 2001) récidive d'une certaine façon avec Les secrets alchimiques de Montpellier (Fortuna, Tournai, 2009), secrets dont la présentation déborde largement le cadre strictement local, dans la meilleure tradition naturellement.

 

ginesteleon.champagne

 

Et à propos de lexique, comment ne pas nous rappeler aussitôt qu'Eugène Canseliet caressa longtemps l'idée d'un dictionnaire moderne d'alchimie, qui relaierait ceux des anciens, tels son cher Ruland, ou Salmon, ou Pernety, et plus près de nous le travail magnifique d'un Poisson.

 

Mettant ses pas dans ceux de ses devanciers modernes comme Fernando, Haeffner ou Kamala Jnana, Christian Montésinos vient sans doute lui aussi de faire "oeuvre utile", avec son Dictionnaire raisonné de l'alchimie et des alchimistes (La Hutte, Bonneuil-en-Valois, 2010).

 

Fulcanelli y figure, bien entendu, ainsi que Canseliet, mais aussi Champagne.

 

 

 

FULCPROG2.champagne

Enfin, la librairie toulonnaise La Table d'Hermès confirme fort heureusement la tenue le 30 avril 2011 au Pradet (Var, France) d'un colloque consacré à Fulcanelli, dont le programme semble désormais se dessiner:

http://www.librairie-tablehermes.com/fr/librairie/f1-179--colloque-fulcanelli-

 

Voici deux coordonnées disponibles pour recueillir des informations complémentaires ou commencer de réserver:

00 33 04 94 92 09 39

asso.assa83@gmail.com

 

Attention, c'est une première mondiale, et paradoxalement peut-être, "il n'y en aura pas pour tout le monde".

Vale,

 

mmARMS.champagne

 

M.M. pcc ARCHER

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 12:49

 cylA.champagne

 

Quand Eugène Canseliet rencontre Fulcanelli, en 1915 ou 1916, il vient de lire la seconde édition française, parue chez Chacornac, d'un traité d'alchimie qui deviendra progressivement mondialement célèbre, Hermès dévoilé.

 

Dû à un Adepte resté anonyme, un certain Cyliani, ce traité est en tout cas particulièrement cher à Fulcanelli et Canseliet, comme on pourra s'en convaincre en parcourant les index publiés de leurs oeuvres respectives.

 

cylB.champagne

 

S'agissant de Canseliet en particulier, ce petit volume que constitue l'Hermès dévoilé est probablement avec le livre de Louis Figuier sur l'Alchimie et les alchimistes, que semble lui avoir conseillé Fulcanelli, l'une de ses toutes premières lectures d'étudiant chercheur ès hermétisme.

Relevons également le fait, qui pourra paraître synchronique, que c'est vers 1916 qu'Eugène nous dit avoir rencontré auprès de Fulcanelli son futur ami et "complice" en fraternité d'Héliopolis: Julien Champagne, illustrateur de l'opus fulcanellien dont Canseliet fut le rédacteur, sur la base des notes fournies par Fulcanelli.

 

cylC.champagne

 

Or, comme on pourra le vérifier ci-dessus, Champagne a également, sans doute peu après son édition, possédé, lu et étudié l'oeuvre à tous égards unique de celui qui fut sans doute un des prédécesseurs immédiats de Fulcanelli sur la sène alchimique, et même probablement le principal de ses prédécesseurs gaulois à l'époque contemporaine.

 

Nous sommes donc particulièrement heureux, en ce lendemain d'Assomption et le jour de Saint Roch, de vous proposer ici quelque aperçu du résultat du travail de Julien sur le texte de Cyliani.

 

cylD.champagne

 

D'un point de vue méthodologique, on pourra relever la manière dont procède notre "Hubert": Il ordonne à sa façon son analyse d'Hermès dévoilé, et scinde ses conclusions en trois parties, qu'il dénomme trois travaux.

 

Ces travaux correspondent-ils aux trois OEuvres du labeur alchimique? Si vous voulez le savoir, je vous renvoie notamment à L'Alchimie expliquée sur ses textes classiques, d'Eugène Canseliet, dont on ne peut que regretter vivement, au passage, que les écrits majeurs ne soient pas encore disponibles en anglais.

 

cylE.champagne

 

Voyez également, chers amis et amies, comme Julien Champagne prend bien soin, en toute rigueur, de distinguer entre ce que lui semble affirmer Cyliani, et ce qu'il en a déduit personnellement, écrivant ainsi entre parenthèses ses observations personnelles.

 

Pour ma part, je ne vous présente pour cette fois que le début de ces trois "travaux", tant il est vrai que bien souvent ce qu'on ignore le plus en alchimie, c'est tout simplement le début. Mais cela devrait être suffisant toutefois, à mon humble avis, pour vous donner une idée de la façon dont "Hubert" a su combiner intelligemment notes de lecture et notes de laboratoire.

 

artofferus.champagne

 

Pour clore notre intervention mensuelle, je voudrais signaler également à tous les anglophones la parution en 2009 du premier tome de l'oeuvre d'Artofferus, Le livre de la révélation. Livre passionnant d'un alchimiste australien d'origine belge flamande, sans doute disciple de feu Albertus Spagyricus, il s'agit là sans doute d'un des tout meilleurs essais de ce type depuis longtemps.

 

Et s'il est tout plein d'Archibald Cockren, comme il se doit, il fait une place de choix à Fulcanelli et à sa cabale, qu'il dénomme lui aussi langue des dieux. Sa référence apocalyptique à la Pronosticatio de Paracelse achève à mon sens de lui conférer un petit ou grand air de Fulcanelli.

 

A ce propos, je relève avec intérêt que comme Eugène Canseliet il traite volontiers du fameux 666, "chiffre de la bête et d'un homme" qui scelle la fin des temps, ou d'un temps.

 

Et à titre d'anecdote, voici ce qu'on vient de me confier à ce propos. Suivant certaine source particulièrement autorisée, ce chiffre serait bien celui d'un pape, peut-être le dernier et dénommé VICARIVS DEI FILII, et ce d'après l'analyse numérale des lettres composant ce vocable, selon la méthode traditionnelle.

 

RTAO.champagne

cylianiEO.champagne 

Enfin, le forum La Pierre Philosophale, dont le lien est proposé en face de ce blog, nous apprend publiquement ces jours-ci l'existence d'un projet de colloque consacré à Fulcanelli, ce dont on ne peut que se réjouir, en attendant d'en savoir plus.

 

Espérons que ce beau projet se concrétisera. Pour l'instant, nous savons seulement que cet événement important doit avoir lieu le 30 avril 2011 au Pradet, dans le Varois français.

 

RTAO pcc ARCHER

 

firefox.champagne

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 18:46

stmarcel1911.champagne

 

Honneur d'abord à Saint Jacques le Majeur, saint patron des alchimistes et des vrais pèlerins de Compostelle, ainsi que, nous aimons à le croire, des compagnons du Tour de France.

 

Un tour régulier, non séculier comme celui de ces coureurs cycliques qui nous ont fait ce jour le plaisir de tangenter le pas de notre humble logis, avant de rejoindre des Champs Elyséens dont nous savons pertinemment que seuls des êtres de légende, en fait, peuvent prétendre s'y présenter vivants.

 

CLUNY.champagne

 

Mais en cette journée qui est également celle du cinquante septième anniversaire de notre chère disparue, en mémoire de qui nous avons fleuri notre modeste demeure de cinq belles roses blanches, retrouvons déjà notre Julien Champagne favori.

 

Admirez donc comme moi, extrait de ses carnets de croquis, cette émouvante esquisse d'un autre bienheureux, Marcel pour le coup, dont nous avons déjà disserté en son temps à propos de Notre Dame de Paris.

 

BN1.champagne

 

1911: Le Mystère des Cathédrales de Fulcanelli occupe déjà l'esprit de notre artiste, et ce superbe croquis, à ce jour inédit,  est bel et bien antérieur d'un an à la publication en 1912 du frontispice de l'ouvrage (cinq années après avoir rencontré Fulcanelli, il serait entré à son service en 1910).

 

Hubert a-t-il trouvé son inspiration auprès de la cathédrale, ou aux termes de Cluny, dont nous voyons qu'il fut un visiteur attitré, et sans aucun doute attentif du musée actuellement voué au moyen âge?

 

BN2.champagne

 

En 1914 encore nous le retrouvons fréquentant assidûment la Bibliothèque Nationale, qui fut très certainement un autre des hauts lieux de ses recherches. Et n'oublions pas que c'est en 1923 seulement que Fulcanelli remit à son disciple Eugène Canseliet les notes devant servir à la rédaction de ses oeuvres.

 

Il nous semble donc de plus en plus probable, au vu de ces documents, que Julien ne fut pas seulement l'illustrateur talentueux de ces livres, mais qu'il a personnellement contribué à leur élaboration.

 

Enfin, saluons comme il se doit, en France la naissance d'une nouvelle revue alchimique, Chroniques du pays réel des Sages, et en Allemagne la réédition du fameux Typus Mundi, si cher à Eugène Canseliet, à Fulcanelli, et donc fatalement à Champagne.

 

http://www.massanne.com/component/virtuemart/?page=shop.product_details&category_id=17&product_id=224

http://www.olms.com/

 

Excellent été à chacune et chacun, et au moins prochain si Dieu veult.

 

 

stjamesgreater.champagne

 

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