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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 19:09

nicolasII1895.champagne

Voici de nouveau Julien Champagne en 1914, auprès de l'hélice qu'il conçut pour le traineau... à hélice que nous avons déjà évoqué (voyez également mon post sur Raymond Roussel).

Ce cliché est visible dans le livre de Geneviève Dubois sur Fulcanelli (édition en anglais The alchemical revival, Destiny Books, 2006).

Pour Dubois, ce traineau fut conçu alors que Champagne résidait rue Vernier, grâce à la famille de Lesseps.

Ajoutons qu'il devait être présenté au tsar de toutes les Russies, Nicolas II Alexandrovitch Romanov (1868-1918).

Nous ignorons s'il le fut, car à notre connaissance l'empereur Nicolas II ne vint en France qu'en 1896 et 1901, cette dernière année pour sceller l'entente franco-russe. Y eut-il une présentation du projet en Russie?

Notons également qu'en 1905, le tsar inquiet pour son pays fit venir à sa résidence de Tsarskoie Selo un certain Papus, que nous avons déjà rencontré à propos de Gaboriau et de sa relation à Julien Champagne.

Papus impressionna vivement Nicolas II, mais fut ensuite supplanté comme conseiller occulte par le moine Raspoutine.

Le tsar a été peint en 1900 par Ernst Karlovitch Liphart (1847-1934) ; ce Liphart est aussi connu en France pour avoir croqué Gustave Flaubert (voir l'album Pléïade qui est consacré à l'écrivain).

Le baron von Liphart (parfois appelé Lipgart) est également célèbre, mais  comme conservateur émérite, de 1906 à 1918,  de la galerie de peinture du musée impérial de l'Ermitage.

Le portrait en pied ci-dessous est aujourd'hui visible au musée palais de Starskoie Selo, à Saint Petersbourg (ex Léningrad).

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-ingenieur-de-nicolas-ii-35787162.html


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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 20:01





Nous voici maintenant devant la troisième planche de l'édition originale du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli (Schemit, 1926), superbement dessinée et paraphée par Julien Champagne.

Nous sommes de retour à Notre Dame de Paris. Pour Fulcanelli, la cathédrale tout entière n'est qu'une glorification muette, mais imagée de l'antique science d'Hermès, dont elle a su, d'ailleurs, conserver l'un des anciens artisans. Notre Dame de Paris, en effet, garde son alchimiste.

"Si, poussé par la curiosité, ou pour donner quelque agrément à la flânerie d'un jour d'été, vous gravissez l'escalier en hélice qui accède aux parties hautes de l'édifice, parcourez lentement le chemin, creusé comme une rigole, au sommet de la seconde galerie.

Arrivé près de l'axe médian du majestueux édifice, à l'angle rentrant de la tour septentrionale, vous apercevrez, au milieu du cortège de chimères, le saisissant relief d'un grand vieillard de pierre. C'est lui, c'est l'alchimiste de Notre Dame.

Coiffé du bonnet phrygien, attribut de l'Adeptat, négligemment posé sur sa longue chevelure aux boucles épaisses, le savant, serré dans la cape légère du laboratoire, s'appuie d'une main sur la balustrade, tandis qu'il caresse, de l'autre, sa barbe abondante et soyeuse.

Il ne médite pas, il observe. L'oeil est fixe; le regard, d'une étrange acuité. Tout, dans l'attitude du philosophe, révèle une extrême émotion. La courbure des épaules, la projection en avant de la tête et  du buste trahissent, en effet, la plus forte surprise. En vérité, cette main pétrifiée s'anime. Est-ce illusion? On croirait la voir trembler...

Quelle splendide figure que celle du vieux maître qui scrute, interroge, anxieux et attentif, l'évolution de la vie minérale, puis contemple enfin, ébloui, le prodige que sa foi seule lui laissait entrevoir!

Et qu'elles sont pauvres, les statues modernes de nos savants, - qu'elles soient coulées dans le bronze ou taillées dans le marbre, - auprès de cette image vénérable, d'un si puissant réalisme en sa simplicité!"

Comme eût écrit Eugène Canseliet, nous ne saurions mieux dire, ni avec plus de clarté.

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-alchimista-di-notre-dame--35787138.html

ndalchimisteface.champagne


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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 13:40


Julien Ernest Houssay (1844-1912), alias l'abbé Julio, porte le même prénom que Julien
Champagne. Comme nous l'allons voir, les deux hommes vont également être rapprochés l'un de l'autre par la vie.

En rupture avec Rome depuis 1885, l'abbé Julio se rattache à l'église gallicane de France; il est évèque selon le rite vieux catholique. Il devient ainsi monseigneur Houssay. Papus, que nous avons déjà rencontré à propos de Gaboriau,  fera de sa communauté religieuse, l'église officielle du martinisme.

Thaumaturge, convaincu du pouvoir concret de la prière, l'abbé Julio se tourne de plus en plus vers le gnosticisme. En disgrâce avec le pontificat de Rome à cause de ses exorcismes et de ses guérisons, il vient habiter près de Paris.

Il semble qu'il ait alors rencontré Julien Champagne, selon le site http://www.vertetrouge-edition.com/

Sur ce point précis, on pourra aussi  se reporter à:
http://tourdedavid.hautefort.com/
http://www.peavcf.org/laurent.html

L'abbé Julio a publié divers ouvrages consacré à la guérison et à la prière, parmi lesquels: Les grands secrets merveilleux (1907), et Les prières merveilleuses, toujours disponibles aux éditions Bussière.

Une de ses prières mérite particulièrement d'être citée ici:

"Que Jésus soit toujours dans mon coeur
Que Jésus soit toujours au-dedans de moi, afin qu'il me vivifie
Qu'il soit autour de moi afin qu'il me conserve
Qu'il soit devant moi afin qu'il me conduise
Qu'il soit derrière moi, afin qu'il me garde
Qu'il soit auprès de moi afin qu'il me gouverne
Qu'il soit au-dessus de moi afin qu'il me bénisse
Qu'il soit au-dessous de moi afin qu'il me fortifie
Qu'il soit toujours avec moi afin qu'il me délivre  de toutes peines et de la mort éternelle
Louange, honneur et gloire soient rendus à Jésus dans tous les siècles des siècles
Ainsi soit-il"

Dans le livre qu'il lui a consacré en 1962 (L'abbé Julio), réédité en 2000 aux éditions Vermet, Robert Ambelain n'est pas affirmatif, pour sa part,  sur les relations entre notre abbé et Julien Champagne:

"Ayant quitté la Touraine, il vint habiter à Fontenay sous Bois, puis à Paris, au numéro 5 de la rue Vernier (17ème arrondissement), où il réussit à installer une petite chapelle dès 1901.

Chose curieuse, ce sera dans cette même rue que quelques années plus tard, un autre personnage insolite viendra résider, porteur du même prénom...

Ce sera Julien Champagne, alchimiste déjà fort expérimenté, et le laboratoire où il travaillera lui sera offert par la famille de Lesseps.

Il n'est d'ailleurs pas impossible que le local soit le même, car c'est en 1907 que Champagne vint rue Vernier, et c'est en 1907 que l'abbé Julio publia, à Vincennes, ses premiers ouvrages...

Le local de l'abbé Julio a pu être signalé à Champagne ou à son mécène par des relations communes. "

Robert Ambelain ajoute pourtant que l'abbé Julio quitta la rue Vernier pour Vincennes en 1903. Il n'en dira pas plus dans son essai ultérieurement paru, et déjà mentionné, sur Fulcanelli, paru la même année (1962) dans la revue La tour saint Jacques.

Puisque nous évoquons à nouveau l' ésotériste Robert Ambelain, et comme nous venons d'apprendre le décès de son disciple  Robert Amadou (1924-2006), nous voudrions rendre hommage aujourd'hui à ce dernier,  notamment co-auteur  avec  Robert Kanters d'une Anthologie littéraire de l'occultisme (Laffont, 1950, Seghers, 1975), et du Feu du soleil (Pauvert, 1978), entretien controversé mais qui reste remarquable avec Eugène Canseliet, unique disciple de Fulcanelli et ami de Julien Champagne.

Fulcanelli dont un des axiomes alchimiques qu'il rapporte dans son oeuvre rappelle étrangement la prière poétique ci-dessus mentionnée de l'abbé Julio:

"Hic Lapis est subtus te, supra te, erga te et circa te."

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-da-julien-champagne-alliabate-julio-de-julien-champagne-a-l-abbe-julio-
35787118.html


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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 19:32


A quelques jours maintenant de cet équinoxe de printemps cher aux alchimistes, pourquoi ne pas nous intéresser à une Vierge noire, dont un surnom traditionnel est curieusement Notre Dame la
Verte?

Nous voulons parler ici de Notre Dame de Confession, Vierge noire des cryptes de l'abbaye saint Victor, à Marseille. Elle ouvre, symboliquement, le Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, dont elle fournit la première planche, comme il se doit illustrée et signée par Julien Champagne.

"Notre Dame de Confession, célèbre Vierge noire des cryptes saint Victor, à Marseille, nous offre un beau spécimen de statuaire ancienne, souple, large et grasse. Cette figure, pleine de noblesse, tient un sceptre de la main droite et a le front ceint d'une couronne à triple fleuron", commente brièvement Fulcanelli.

Mais quel est pour lui le sens ésotérique des Vierges noires? Elles figurent, dit-il, "dans la symbolique hermétique, la terre primitive, celle que l'artiste doit choisir pour sujet de son grand ouvrage.

C'est la matière première, à l'état de minerai, telle qu'elle sort des gîtes métallifères, profondément enfouie sous la masse rocheuse."

Soit, dira-t-on, mais quid de la verdeur de cette Vierge noire? Fulcanelli ajoute, toujours dans le Mystère des Cathédrales: "Dans le cérémonial prescrit pour les processions de Vierges noires, on ne brûlait que des cierges de couleur verte."

Fulcanelli reviendra sur ce thème printanier dans ses Demeures Philosophales, au chapitre consacré au cadran solaire du palais Holyrood d'Edimbourg. Citant l'abbé Laurin, et sa Notice sur l'antique abbaye saint Victor de Marseille (1915, nombreuses rééditions), et Hippolyte Matabon et sa Légende des cierges verts (1889), il précise, s'agissant de la légende:

"Cette légende contient, derrière le voile allégorique, la description du travail que doit effectuer l'alchimiste pour extraire, du minéral grossier, l'esprit vivant et lumineux, le feu secret qu'il renferme, sous forme de cristal translucide, vert, fusible comme de la cire, et que les sages nomment leur vitriol." Et de rapporter cette naïve et précieuse tradition hermétique.

Quant à l'histoire de cette statue, elle est ancienne. On affirmait autrefois qu'elle avait été rapportée par Lazare, et sculptée par saint Luc dans un bois de fenouil. En réalité, elle serait du XIIIème siècle, et en bois de noyer très sombre. Son autre surnom de Feunou serait issu, non pas de fenouil, mais du feu nouveau.

Il semble attesté qu'à la Chandeleur, la Vierge était et est habillée de vert, et que les fidèles appelés à la procession reçoivent des cierges bénis de couleur verte. Sur le pouvoir de ces cierges, un curieux ouvrage existerait, de l'abbé Ballydau: Secrets puissants et protecteurs de Notre Dame la Verte.

Dans son ouvrage sur Saint Victor (Imprimerie marseillaise, 1927) le chanoine Joseph Berenger s'attache en tout cas à décrire l'usage ancien, qui dit-il n'existe plus:

"A la fête de la Chandeleur l'on mettait des croix de cire sur les portes des salles et des chambres, et le peuple venait en foule à Saint-Victor prendre, avec un morceau de linge, du feu bénit, un des cierges et de l'huile des lampes qui brûlaient dans l'église inférieure."

Voulez vous pour terminer une précision sur l'office actuel? On le célèbre dans les catacombes et
la tradition est de toucher la robe verte de la statue avec des cierges verts et de ne les allumer
qu'ensuite.

On y vend des patisseries dont la fabrication est gardée secrète de père en fils et qui se confectionnent elles aussi dans les catacombes; elles portent le nom de navettes et affectent très exactement la forme de la barque d'Isis.


http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-et-la-vierge-noire-35787091.html



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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 21:13



Julien Champagne (1877-1932) a-t-il eu des disciples ou des élèves dans le domaine de la peinture, du dessin, ou du violon, puisqu'à un moment de sa vie ce violoniste de talent a côtoyé le père de Stéphane Grapelli? Nous l'ignorons à ce stade.

Reste donc à nous interroger sur ses disciples en alchimie. Parmi ceux-ci, Eugène Canseliet
(1899-1982, nos clichés) pourrait faire office de candidat possible, en raison de son âge. Dans le "dossier Fulcanelli" de la revue La tour saint Jacques (numéro spécial parapsychologie, 1962), Robert Ambelain identifiant Julien Champagne à Fulcanelli, est naturellement conduit à considérer Eugène Canseliet, "unique disciple" dixit Canseliet de l'auteur du Mystère des Cathédrales et des
Demeures Philosophales, comme un élève de Champagne.

Mais ledit Canseliet dans la même revue réfute et cette identification et donc cette filiation. Exit donc à ce stade Eugène Canseliet comme élève de Julien Champagne en alchimie. Il dit expressément le considèrer comme un maître ès peinture, dessin, violon, et pour le reste comme un aîné et ami.

Jules Boucher (1902-1955) que nous avons aussi déjà rencontré est également un possible disciple en alchimie de Julien Champagne; Robert Ambelain dans le même numéro de la revue déjà citée défend cette thèse; à quoi Canseliet rétorque (ibidem): "Il fallait vraiment que Jules Boucher visitât Champagne dans le plus grand secret, pour qu'au cours de près de vingt années de rencontres hebdomadaires qu'il eût avec lui, je n'eusse eu l'occasion, à aucun moment, de m'en apercevoir. Je le vis deux ou trois fois, en 1922, tout au début, avec Gaston Sauvage, dans la bicoque de Champagne..." Exit donc encore Jules Boucher.

Pour la même raison, exit toujours Gaston Sauvage, dont nous ignorons presque tout, sauf qu'il fut comme Jules Boucher et chimiste chez Rhone Poulenc et membre comme lui et Julien Champagne de la confrérie déjà évoquée du Grand Lunaire, et qui assista à la transmutation de Sarcelles sur laquelle nous nous sommes déjà penché; et ce bien que Robert Ambelain (toujours lui) le range toujours dans son article mentionné ci-dessus parmi les "trois élèves de Champagne."

Soit, dira-t-on, mais alors quels disciples incontestables Julien Champagne a-t-il eu en alchimie? J'en citerai deux: Max Roset et Steiner.

Sur  le premier, Robert Ambelain, qui cette fois n'est pas contredit par Canseliet est affirmatif, toujours dans La tour saint Jacques: "Dès 1907, nous le trouvons (Julien Champagne) avec son collaborateur direct et unique d'alors, Max Roset, installé dans le laboratoire de la rue Vernier, payé par Ferdinand de Lesseps."

Robert Ambelain affirme dans le même temps posséder de Champagne une photographie dédicacée à Max Roset et datée de 1911.  Ambelain déclare aussi  avoir recueilli les témoignages de Roset et Steiner, "compagnons d'avant la grande guerre 1914-1918". Il précise encore que Steiner collabora également au laboratoire de la rue Vernier.

"La femme de Steiner habitait encore Choisy-le-Roi en 1935, à l'époque de l'enquête" de Robert Ambelain, ajoute ce dernier

Ce Steiner est-il Henri Steineur, dont Eugène Canseliet dit dans ses Alchimiques mémoires, dans le numéro 11 de la revue La tourbe des philosophes (1980), et à propos du mois de mai 1920:

"Julien Champagne et Henri Steineur, malheureusement, à partir du 31, ne seront plus au service de Monsieur Paul de Lesseps"?

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-ed-i-suoi-discepoli-julien-champagne-et-ses-disciples-

-35787068.html




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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 21:17


L'obélisque de Dammartin-sous-Tigeaux (Seine et Marne), en forêt de Crécy, dont il constitue le point culminant, à 134 mètres, est situé aux limites des communes de Mortcerf et Villeneuve-le-Comte. Il est d'ailleurs parfois appelé obélisque de Villeneuve-le-Comte, et cet ouvrage remonte au XVIIIème siècle.

Villeneuve-le-Comte abrite un parc de l'obélisque (XIXème siècle). Le dessin reproduit ci-dessus
de Julien Champagne constitue la planche XLII des Demeures Philosophales de Fulcanelli.

Cette planche figure au chapitre Paradoxe du progrès illimité des sciences (L'embrasement),  un des chapitres ne figurant pas dans l'édition originale de 1930, et ajouté à l'édition ultérieure de 1960, vraisemblablement augmentée de notes destinées au Finis Gloriae Mundi, notes pour la plupart retirées en 1929 par Fulcanelli à son élève Eugène Canseliet.

Pour Fulcanelli, cet obélisque est "l'image sensible, expressive, absolument conforme à la tradition, de la double calamité terrestre, de l'embrasement et du déluge, au jour terrible du dernier
Jugement."

Il occupe le centre d'un carrefour géométriquement régulier, formé par l'insersection de trois routes qui lui donnent l'aspect rayonnant d'une étoile à six branches.

"L'ouvrage, de belle allure, se compose de trois parties distinctes: un socle robuste, oblong, à section carrée et angles arrondis; un fût constitué par une pyramide quadrangualaire aux arêtes chanfreinées; enfin un amortissement dans lequel se trouve concentré tout l'intérêt de la construction.



Il montre, en effet, le globe terrestre livré aux forces réunies de l'eau et du feu. Reposant sur les vagues de la mer en furie, la sphère du monde, frappée au pôle supérieur, par le soleil dans son retournement hélicoïdal, s'embrase et projette des éclairs et des foudres. C'est là, nous l'avons dit,
la figuration saisissante de l'incendie et de l'inondation immenses, également purificateurs et justiciers..."

Dans le numéro 31, déjà cité, de la revue La tourbe des philosophes (1988, article Aperçu vitriolique), Jean Laplace dresse une liste des documents du Finis Gloriae Mundi restés en la possession d'Eugène Canseliet. Il cite en particulier "un plan de l'obélisque de Dammartin vu de dessus" et "une page et demie et une languette attachées, intitulées Feu."

Voici selon le site de Prismes Hebdo (http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=512), auquel on pourra se reporter pour en disposer de l'intégralité, un extrait du texte appelé Feu:

"On sait que le feu a toujours été figuré, depuis la plus haute antiquité, par un triangle à sommet supérieur, c'est-à-dire ayant sa pointe dirigée en haut et sa base reposant sur le sol.

Or, cette forme géométrique qui synthétise la forme de la flamme ou du feu en action, appartient à toutes les pyramides. Ce qui nous conduirait à voir, dans la pyramide de Dammartin sous Tigeaux,
de même que dans celles de Memphis, etc..., des monuments élevés en prévision de la catastrophe par le feu."

Tout ceci est donc, ajouterons-nous pour conclure sur un autre plan, un indice supplémentaire du fait que Julien Champagne a bien travaillé sur le Finis Gloriae Mundi de Fulcanelli.

D'après Jean Laplace, qui a pu en 1982 consulter comme déjà dit les archives d'Eugène Canseliet se rapportant au projet de livre de Fulcanelli intitulé Finis Gloriae Mundi, il appert que parmi les notes restantes figurait un plan que voici de l'obélisque de Dammartin:

"Ainsi, commente Fulcanelli, ce monument apparaît-il édifié sur le plan de l'hexagramme antique; figure composée du triangle de l'eau et de celui du feu, laquelle sert de signature au Grand OEuvre physique et à son résultat, la Pierre Philosophale."

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-obelisco-di-champagne-
obelisque-de-champagne--35787013.html

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=77154_1


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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 19:03


On a parfois fait à Julien Champagne une réputation de faussaire patenté, sans doute largement injustifiée. Cette réputation usurpée vient peut-être en partie de son travail de copiste de manuscrits anciens, dont voici un exemple, emprunté à nouveau à l'édition italienne du livre de Geneviève Dubois, Fulcanelli dévoilé.

Il existe en alchimie toute une tradition de recopiage des traités, qui sans doute remonte au Moyen
Age, et donc aux temps précédant ceux de l'imprimerie. N'oublions pas, par exemple, qu'un Nicolas Flamel a ainsi exercé le métier d'"écrivain juré", donc de copiste.

Jusqu'au XVIIème, voire jusqu'au XVIIIème siècle, de nombreux ouvrages ésotériques, d'alchimie en particulier,  ont ainsi circulé "sous le manteau", à l'état de manuscrits, dans des versions suivant les cas plus ou moins fidèles.

Au XXème siècle encore, un Eugène Canseliet pratiquera l'art de la calligraphie, réécrivant lui-même  à la main d'anciens textes classiques de l'alchimie, et justifiant cette pratique non seulement par la maxime bien connue : qui écrit lit deux fois, mais aussi comme une sorte de devoir traditionnel.

Je n'accorde donc pour ma part guère de crédit à l'hypothèse avancée par Robert Ambelain dans la revue La tour Saint Jacques ("dossier Fulcanelli", 1962), selon laquelle Julien Champagne aurait copié des "manuscrits anciens" pour des raisons pécunières.

Pour en venir à la page présentée ici, il s'agit du début d'un traité du XVIIème siècle, dû à l'alchimiste Esprit Gobineau de Montluisant (le mont luisant): Explication très curieuse des énigmes et figures qui sont au grand portail de l'église cathédrale et métropolitaine de Notre Dame de Paris (1640).

Cette oeuvre fut plus tard intégrée par Jean Mangin de Richebourg  à sa Bibliothèque des philosophes chimiques (1741) heureusement rééditée en 2003 par les éditions belges Beya.

En 1954, Claude d'Ygé la republia de son côté dans sa Nouvelle assemblée des philosophes chimiques, parue chez  Dervy, avec une préface d'Eugène Canseliet.

On pourra trouver le texte français du traité sur le remarquable site britannique d'Adam McLean, consacré à l'alchimie et à l'hermétisme:

http://www.levity.com/alchemy/notredame/html

Deux points au moins me semblent devoir être relevés à propos de cette oeuvre et de sa copie moderne par Julien Champagne.

Le premier est que l'illustrateur du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli a choisi de copier une
oeuvre qui préfigure le dit Mystère, puisqu'avec celle d'Amiens c'est la cathédrale de Paris qui tient la vedette de ce livre.

Je note d'ailleurs que Gobineau a eu lui même un prédécesseur sur ce thème de l'hermétisme
de Notre Dame, prédécesseur qui est mentionné dans son ouvrage par Fulcanelli; dès 1636, le "sagace de Laborde" rédigea ses Explications de l'énigme trouvée à un pilier de l'église Notre Dame de Paris.

Il aura aussi un successeur, avant Fulcanelli; sans appeler Victor Hugo à la rescousse, et son magnifique roman Notre Dame de Paris, "tout entier écrit sous le charme de l'alchimie", François Cambriel en 1843 inclura les sculptures hermétiques de la cathédrale dans son Cours de philosophie hermétique.

Le second point frappant est à mon sens que l'élève de Fulcanelli et ami de Julien Champagne, Eugène Canseliet, se livrera au même exercice que notre artiste, exercice dont on peut admirer le résultat dans ses Trois anciens traités d'alchimie (Pauvert, 1975).



Dans ses "prolégomènes", il y précise: "Nous exécutâmes cette copie sur un recueil qui fut écrit dans le deuxième quart du dix-septième siècle, et qui se trouvait dans la très riche bibliothèque de
Fulcanelli."

Et il ajoute curieusement ces mots,  écrits en 1974: "Le manuscrit ancien doit toujours se trouver auprès du Maître." Le Maître dont il s'agit est Fulcanelli.

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/
article-julien-champagne-come-copista-julien-champagne-en-copiste--35786983.html




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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 22:06


Voici , selon Fulcanelli dans ses Demeures Philosophales, le chef-d'oeuvre de Michel Colombe
et la pièce maîtresse du tombeau des Carmes de la cathédrale de Nantes. Voyons d'abord ses arguments:

"La majesté de l'attitude, la noblesse de l'expression, la grâce du geste, - que l'on souhaiterait plus vigoureux,- sont autant de caractères révélateurs d'une maîtrise consommée, d'une incomparable habileté de facture."

Je serais bien tenté d'en dire autant du dessin ci-dessus de Julien Champagne (planche XXXVI des Demeures); mais laissons notre philosophe hermétique enchaîner sur sa description de la statue funéraire:

"Le chef couvert d'un morion plat, au mufle de lion en tête, le buste revêtu du hacrelet finement ciselé, la Force soutient une tour de la main gauche et, de la droite, en arrache, - non un serpent comme le portent la plupart des descriptions, - mais un dragon ailé, qu'elle étrangle en lui serrant le col.

Une ample draperie aux longues franges, dont les replis portent sur les avant-bras, forme une boucle dans laquelle passe l'une de ses extrémités. Cette draperie, qui, dans l'esprit du statuaire, devait recouvrir l'emblématique Vertu, vient confirmer ce que nous avions dit précédemment. De même que la Justice, la Force paraît dévoilée."



Mais que dévoile-t-elle, pourrait-on aussitôt se demander? Fulcanelli nous l'explique par le détail:

"On ne peut nier que la tour, si importante dans la fortification médiévale, renferme un sens nettement défini, quoique nous n'ayons pu en découvrir nulle part d'interprétation.

Quant au dragon, on connaît mieux sa double expression; au point de vue moral et religieux, c'est la traduction de l'esprit du mal, diable ou Satan; pour le philosophe et l'alchimiste, il a toujours servi à représenter la matière première, volatile et dissolvante, autrement appelée mercure commun.

Hermétiquement, on peut donc considérer la tour comme l'enveloppe, le refuge, l'asile protecteur, -les minéralogistes diraient la gangue ou la minière, - du dragon mercuriel...

L'interprétation serait encore plus complète si l'on assimilait à l'artiste la femme qui extirpe le monstre de son repaire, et son geste mortel au geste qu'il doit se proposer dans cette pénible et dangereuse opération..."

Et Fulcanelli de poursuivre, en appelant le "grand initié que fut François Rabelais" et plus généralement la cabale à la rescousse, pour en déduire que "tour de fortification ou de chasteau fort c'est autant dire tour de force." Mais il poursuit aussitôt, affirmant que la Force porte encore d'autres emblèmes de l'ésotérisme qu'elle refléte. Pour conclure en cette soirée de sainte Rosine, en voici un exemple, bien sûr fulcanellien:

"Les tresses de sa chevelure, hiéroglyphes du rayonnement solaire, indiquent que l'OEuvre, soumis à l'influence de l'astre, ne peut s'exécuter sans la collaboration dynamique du soleil."


Sur Nantes, et son tombeau des Carmes, je vous recommande l'excellent site de La rue de l'alchimie:

http://hermetism.free.fr/

Vous y retrouverez la photo ci-dessus et bien d'autres clichés et informations utiles sur tout ce qui concerne Fulcanelli.

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagna-forza-magnetica-champagne-force-aimant--35786953.html forcecouleur.champagne.jpg
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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 22:13


La notoriété actuelle de Julien Champagne, discrète autant que réelle, est surtout liée aux diverses éditions des ouvrages de Fulcanelli qu'il a illustrés: Le Mystère des Cathédrales, d'abord, Les
Demeures Philosophales, ensuite.

Cette renommée est certes nationale, mais aussi et de façon peut-être surprenante pour certains, mondiale. Fulcanelli a en effet été traduit dans les principales langues occidentales, ce qui n'est pas très connu en France, et jusqu'au Japon.

Il existe ainsi de ses oeuvres actuellement des versions anglaises ou américaines, espagnoles, portuguaises, pour nous en tenir dans un premier temps aux principaux langages véhiculaires de notre temps.

Je vous propose de nous concentrer pour l'instant sur la deuxième édition française des livres de Fulcanelli, où dès la page de couverture apparaît justement, comme vous pouvez le constater,
le nom de Julien Champagne.

Cette édition est celle du publiciste l'Omnium Littéraire, que ses habitués selon Eugène Canseliet
appelaient plaisamment l'Omnibus Littéraire.

Disparue de nos jours, cette petite maison d'édition parisienne des Champs Elysées, dirigée par les époux Lavritch, a aussi publié d'autres livres d'alchimie, comme les Deux Traités Alchimiques
du XIXème siècle ( de Cambriel et Cyliani ).

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Elle a aussi présidé à la parution d'une revue d'ésotérisme, Initiation Magie et Science, devenue par la suite Initiation & Science, à laquelle Eugène Canseliet a, de même que pour Atlantis, longtemps collaboré.

Né après la seconde guerre mondiale,  l'Omnium Littéraire a disparu au milieu des années 1960.

Quant à cette édition des Fulcanelli, comme pour les autres, le plus simple est d'ouvrir l'excellent Index Fulcanelli, de B.Allieu et B.Lonzième (B.Allieu, 1992), qui comporte in fine de très utiles tables de correspondance, ainsi qu'une bibliographie:

Le Mystère des Cathédrales (1957) a par rapport à l'édition originale été augmenté principalement d'un chapitre sur la Croix Cyclique d'Hendaye. Il a été tiré à 1000 exemplaires.

Comme dans le cas de l'édition originale, il est plus difficile à trouver que l'édition correspondante des Demeures Philosophales.

L'édition Omnium des Demeures a pourtant connu un tirage identique, et est elle, toujours par rapport à l'édition originale, essentiellement augmentée de six chapitres: Paradoxes du progrès
illimité des sciences, Le Règne de l'Homme, Le Déluge, L'Atlantide, L'Embrasement, et L'Age d'Or.

Comme pour le chapitre ajouté au Mystère, ces ajouts des Demeures doivent certainement provenir  des notes laissées par Fulcanelli à Eugène Canseliet quand il lui a retiré, dans les années 1920 ou 1930, la portion principale de son troisième ouvrage, finalement non paru, le
Finis Gloriae Mundi.


http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-a-l-omnium-litteraire-35786918.html



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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 22:13



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En cette journée de la femme - et fête de Saint Jean de Dieu, en outre - comment ne pas revenir sur nos pas dans le labyrinthe de la cathédrale de Nantes.

La prudence cette fois nous y tend ses bras secourables. Je crois avoir déjà dit que le sculpteur Michel Colombe, pour réaliser le chef-d'oeuvre dessiné plus tard par Julien Champagne, s'était assuré la collaboration de l'alchimiste "Jehan" Perréal ( pierre royale) de Paris.

Perréal (1450-1528 ou 1530) fut aussi un peintre de l'entourage royal de Louis XII; de lui nous pouvons au Musée du Louvre admirer des portraits, d'homme et de femme (1493). Il est parfois
assimilé au Maître de Moulins, et on a parfois vu voir en lui l'auteur ou l'inspirateur des Tapisseries symboliques de la Dame à la Licorne du Musée de Cluny.

En 1516 il a également écrit un poème alchimique resté célèbre: La complainte de nature à l'alchimiste errant. Une miniature peinte de sa main en témoigne toujours.

Sa coopération avec Michel Colombe pour la conception du mausolée de Nantes semble attestée:
"Le plan est l'oeuvre de Jean Perréal", assure Fulcanelli dans les Demeures Philosophales.

Mais revenons à notre prudence cardinale, et écoutons Fulcanelli nous la décrire:

"Sa face antérieure offre la physionomie d'une femme au galbe très pur, et sa face postérieure est celle d'un vielliard dont le facies, plein de noblesse et de gravité, se prolonge dans les ondes soyeuses d'une barbe de fleuve...



Debout, elle est représentée les épaules couvertes de l'ample manteau du philosophe, qui s'ouvre largement sur le corsage au chevron gaufré. Un simple fichu lui protège la nuque; formé en coiffe autour du visage sénile, il vient se nouer sur le devant, dégageant ainsi le cou agrémenté d'un collier de perles.

La jupe, aux plis larges, est maintenue par une cordelière à glands, d'aspect lourd, mais de caractère monacal.

Sa main gauche embrasse le pied d'un miroir convexe, dans lequel elle semble éprouver quelque plaisir à voir son image, tandis que la main droite tient écartées les branches d'un compas à pointes sèches.

Un serpent, dont le corps apparaît ramassé sur lui-même, expire à ses pieds."

Quel est enfin le sens de ce symbole statufié? Fulcanelli, pour résumer, nous le présente ainsi:

"Cette noble figure est pour nous une émouvante et suggestive personnification de la Nature, simple, féconde, multiple et variée sous les dehors harmonieux, l'élégance et la perfection des formes dont elle pare jusqu'à ses plus humbles productions.

Son miroir, qui est celui de la Vérité, fut toujours considéré par les auteurs classiques comme l'hiéroglyphe de la matière universelle, et particulièrement reconnu entre eux pour le signe de la substance propre au Grand OEuvre...

La vérité...semble liée au positivisme alchimique des attributs de notre Vertu cardinale. Il est généralement recommandé d'unir "un vieillard sain et vigoureux avec une jeune et belle vierge"...



Le serpent demeure l'hiéroglyphe du mercure commun, pur et mondé, extrait du corps de la Magnésie ou matière première...

Pour parachever l'étude de la Prudence et des attributs symboliques de notre science, il nous reste à parler du compas que la belle statue de Michel Colombe tient de la main droite. Nous le ferons brièvement. Déjà le miroir nous a renseigné sur le sujet de l'art; la double figure, sur l'alliance nécessaire du sujet avec le métal choisi; le serpent, sur la mort fatale et la glorieuse résurrection du corps issu de cette union.

A son tour, le compas nous fournira les indications complémentaires indispensables, qui sont celles des proportions. Sans leur connaissance, il serait impossible de conduire et parfaire l'OEuvre de façon normale, régulière et précise.

C'est ce qu'exprime le compas, dont les branches servent non seulement à la mesure proportionnelle des distances entre elles ainsi qu'à leur comparaison, mais encore au tracé géométrique parfait de la circonférence, image du cycle hermétique et de l'OEuvre accompli."



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