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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 22:18


L'emblème XXII du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli illustré par Julien Champagne est - tarot quand tu nous tiens - encore consacré à la cathédrale d'Amiens.

Mais quel est ce feu de roue au portail du Sauveur? Fulcanelli affirme d'emblée que le philosophe, ou alchimiste, assis et accoudé sur le genou droit, paraît méditer et veiller.

"Notre personnage, ajoute-t-il, a les yeux ouverts...tandis que s'exerce auprès le lui la lente action du feu de roue..."

"Les pénibles travaux d'Hercule  achevés, son labeur se réduit au ludus puerorum des textes, c'est-à-dire à l'entretien du feu...

En fait, la coction linéaire et continue exige la double rotation d'une même roue, mouvement impossible à traduire sur la pierre et qui a justifié la nécessité des deux roues enchevêtrées de manière à n'en former qu'une.

La première roue correspond à la phase humide de l'opération, - dénommée élixation, - où le composé demeure fondu, jusqu'à la formation d'une pellicule légère, laquelle, augmentant peu à peu d'épaisseur, gagne en profondeur.

La seconde période, caractérisée par la sécheresse, -ou assation, - commence alors, par un second tour de roue, lorsque le contenu de l'oeuf, calciné, apparaît granuleux ou pulvérulent, en forme de cristaux, de sablon ou de cendre."

Dans le même ouvrage, Fulcanelli précise que la roue est l'hiéroglyphe de la coction de la matière philosophale, et par suite de la coction elle-même. La rapprochant de la rose centrale des porches des cathédrales, qui se nommait rota, il explique en outre:

"Le feu soutenu, constant et égal que l'artiste entretient nuit et jour au cours de cette opération, est appelé, pour cette raison, feu de roue."

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-au-feu-de-roue-35787607.html



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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 21:34


Comme nous l'avons déjà souligné et en tout cas constaté à propos de la deuxième édition des oeuvres de Fulcanelli par l'Omnium Littéraire, Julien Champagne figure en couverture des deux ouvrages du Maître, en 1957 pour le Mystère des Cathédrales, et en 1960 pour les Demeures Philosophales.

Qu'en est-il des autres éditions? Je commence ce soir par celle du Mystère. Voici un cliché de son édition originale par Schemit: Relevons que les noms de Julien Champagne et E. (Eugène) Canseliet y sont pratiquement traités à égalité.

Je rappelle également que cette édition est rarissime, puisque son tirage doit sauf erreur avoisiner les 300 exemplaires. On pourra à ce propos se reporter à nouveau au remarquable ouvrage de Bernard Allieu (Index Fulcanelli), déjà mentionné.

En outre, je me souviens avoir lu sur l'excellent site du forum de La Librairie du Merveilleux:

htpp://50340.aceboard.net/i-50340.htm

que les exemplaires des éditions originales des deux livres de Fulcanelli  fournis au titre du dépot légal et au nom de Julien Champagne auraient disparu de la Bibliothèque Nationale.

Sur la troisième édition du Mystère des Cathédrales, réalisée par Jean-Jacques Pauvert en 1964, le patronyme de Julien Champagne figure encore, du moins en ce qui concerne l'édition brochée
(il n'en est pas de même de l'édition reliée ou si on veut cartonnée).

Mais seul le frontispice de notre artiste justifie maintenant cette mention, puisque ses dessins ont été remplacés par Pauvert,  qui leur a préféré des clichés d'un photographe bien connu par ailleurs, Pierre Jahan.

Je reviendrai si Dieu veut un jour prochain sur les couvertures des éditions correspondantes des Demeures Philosophales.

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-en-couverture-35787587.html



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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 20:07



Toujours muni des Demeures Philosophales de Fulcanelli, accompagnons de nouveau Julien
Champagne dans la capitale britannique.

Nous voici à l'église saint Barthélémy de Londres, dite "la grande" pour la distinguer des ses homonymes.

Cette église a été édifiée au XIIème siècle. Elle fut fondée en 1123 par Rahere, en prieuré, et assortie d'un hospice ou hopital. Le monarque d'alors n'était autre que le fils de Guillaume le
Conquérant, Henri Ier.

Le saint serait apparu en rêve à Rahere, lui promettant que toute prière qui serait faite en ce lieu serait entendue.

Sur cette légende ou plutôt ce mythe fondateur, et sur l'histoire et l'iconographie de cette église,
je vous renvoie au très beau site qui lui est consacré:

http://www.precision-guesswork.com/St-Bartholomew-Great/

L'hopital de St Bart existe toujours et, maintenu par les chanoines augustiniens au cours des siècles, est même un des plus réputés de la capitale.

Après la dissolution des monastères lors de la rupture avec Rome, le prieuré fut tout de même converti en étable puis en manufacture...Il fut rétabli dans sa destination d'origine au XIXème siècle. Il a récemment servi pour le tournage du film Shakespeare in love...

Pour en arriver à Julien Champagne, son dessin constitue la planche III de l'édition Omnium
Littéraire des Demeures Philosophales; elle est intitulée: Londres - église saint Barthélémy -
triforium - la grande fenêtre du prieur Bolton.

William Bolton (prieur, 1505 à 1539) la fit construire pour pouvoir assister aux offices de façon privative et méditer de la même façon sur le tombeau de Rehere, qui se trouve ou se trouvait dans
l'église.

Cette construction est en particulier restée célèbre pour le motif du tonneau percé d'une flèche qu'on peut y voir. Il autorise un jeu de mots qui permet de retrouver le nom du prieur, en associant les vocables anglais bolt (flèche) et tun (tonneau).

C'est exactement ce que retient le commentateur de notre photo couleur sur le site ci-dessus:

"The symbol of a barrel pierced by an arrow represents Bolton ( a bolt plus a tun, an old word for barrel and cask ). This type of blazon is called a canting or a punning arm, since it's a visual pun on
the owner's name."

La leçon de Fulcanelli n'est guère différente:

"Un parvenu...supérieur du monastère de saint Barthélémy, à Londres, le prieur Bolton, - qui occupa la charge de 1532 à 1539, - avait fait sculpter ses armes sur le bow-window du triforium, d'où il surveillait les pieux exercices des moines.

On y voit une flèche (bolt) traversant un petit baril (tun), d'où Bolton."

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-et-saint-barthelemy-35787558.html


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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 18:28

 mascocB.champagne




Nous avons déjà évoqué dans un post précédent les relations entre René Schwaller et Julien Champagne.

Ce dernier fut à plusieurs reprises invités par "Aor" et sa femme à séjourner dans leur propriété
du Plan de Grasse, dans les Alpes Maritimes. Voici, empruntées à l'édition italienne du livre de Geneviève Dubois (Fulcanelli dévoilé), deux clichés de cette propriété, appelée Le Mas de Cocagne (en provençal Mas de Coucagno).

Le mas ici n'est pas le mât, mais signifie plutôt la maison de campagne ( campagna); même si comme le mat du tarot, ses occupants cherchaient à atteindre le pays richissime...

Cette demeure revint ensuite au fils d'Isha Schwaller, le docteur en médecine Jean Lamy, dont la région a longtemps gardé le souvenir des bonnes oeuvres.

En mémoire des visites de Julien Champagne, à ce que l'on dit, René Schwaller appela à la fin des années 1920 l'allée principale d'accès à son Mas "allée des philosophes", autrement dit des alchimistes (clichés ci-dessus).



Peut-être René et Julien ont-ils travaillé ensemble dans le laboratoire photographié ci-dessous, avec un spectromètre appartenant à Aor et du mobilier que le couple avait ramené d'un séjour précédent à Majorque, dans les Baléares espagnoles.

Le rédacteur de l'entretien déjà mentionné avec Geneviève Dubois, paru dans la revue Arcadia (numéro spécial 2002), et intitulé Fulcanelli, précise en note à la fin du volume avoir eu l'occasion de rencontrer un an avant son décès Anne-Marie Beigu (1908-2000), qui fut durant des décennies la gouvernante et la confidente de la famille Schwaller.

"Si je suis encore ici, c'est pour garder tout ça", disait-elle quelques semaines avant son départ.

En effet, du laboratoire alchimique, de la très belle bibliothèque, du lustre réalisé à partir des expérimentations sur les bleus et les rouges de Chartres notamment, elle était la gardienne tutélaire.

"Anne-Marie, ajoute finalement notre interviewer, était la dernière personne en vie à avoir très bien connu Julien Champagne."




D'après une information non confirmée à ce stade, les notes de laboratoire de René Schwaller auraient été acquises, relativement récemment, par une importante société pharmaceutique.

 

Le nom de Boiron, firme spécialisée dans les produits homéopathiques, comme chacun sait, est avancé ici ou là. Plusieurs vidéos sur le labo d'AOR et sur Schwaller en général sont désormais disponibles en ligne:

 

http://fr.youtube.com/profile?user=Ijnuhbes&view=videos

 

 

 

Mais au fait, la coopération au laboratoire entre Julien Champagne et René Schwaller n'a-t-elle pas commencé très tôt, dès Suhalia?

 

"Concernant les laboratoires Suhalia, m'écrit-on, Julien fait état du paiement en billets suisses de 6000 francs au titre d'indemnité pour frais d'étude lors de son entrée en fonction comme directeur technique des laboratoires Suhalia. Il devait également recevoir comme complément de sa participation aux travaux et recherches cent actions de mille  francs mais devant l'insuccès de la propagande commerciale il n'a pas cru devoir les réclamer, sachant d'ailleurs qu'elles avaient perdu toute valeur."

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-au-mas-de-cocagne-35787525.html

 

mascocA.champagne

 

 

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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 13:57

beauvaiscolor.champagne



Quittons pour un instant l'alchimie stricto sensu, et retrouvons Julien Champagne en Beauvaisis.

Le Beauvaisis, cher à Eugène Canseliet tout de même (sa maison de Savignies par exemple se situe dans cette région), voisin également du berceau de la famille de Julien, et avec Amiens
de celle de la famille des Devaux, alliés à sa soeur Renée: Nous restons donc en pays de connaissance...

Prévue pour être une des plus grandes cathédrales du monde, commencée en 1225 par l'évèque Milon de Nanteuil, et consacrée en 1260, la cathédrale saint-Pierre de Beauvais est restée une des plus inachevées. Son choeur est effectivement le plus élevé. Mais en 1284, une partie des voutes s'en effondra.

Achevée en 1567, sa flèche de 153 mètres s'effondra à son tour en 1573...la nef ne fut jamais achevée, malgré la reprise des travaux en 1600.

La planche I de l'édition Omnium Littéraire des Demeures Philosophales de Fulcanelli, signée Julien Champagne et ci-dessus reproduite, est ainsi intitulée: Archivolte du porche septentrional - L'homme poussant une brouette.

C'est pour Fulcanelli l'occasion de dénoncer le mythe de l'invention par Blaise Pascal (1623-1662) de cet ustensile:

"Parmi les motifs décorant une archivolte du porche septentrional de la cathédrale de Beauvais, un vieux rustique du XVème siècle y est représenté poussant sa brouette, brouette de modèle semblable à celles que nous utilisons actuellement."

Et à propos du génial mathématicien et philosophe chrétien, Fulcanelli ajoute quelques pages plus loin:

"Pascal a-t-il été alchimiste? Rien ne nous autorise à le prétendre. Ce qui est plus sûr, c'est qu'il a dû réaliser lui-même la transmutation, à moins qu'il ne l'eût vue s'accomplir sous ses yeux, dans le laboratoire d'un Adepte.

C'est ce qui ressort d'un curieux document autographe sur papier, rédigé en style mystique, et que l'on trouva cousu dans son habit, lors de son ensevelissement. En voici le début, qui en est aussi la partie essentielle:

                                                                                +
                                                                 L'an de grâce 1654,
                                    Lundi 23 novembre, jour de saint Clément, pape et martyr,
                                                               et autres au martyrologe,
                                           Veille de saint Chrysogone, martyr, et autres,
                                   Depuis environ dix heures et demie du soir jusques environ
                                                                    minuit de demi,
                                                                               FEU
                                               Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob,
                                                  Non des philosophes et des Savans,
                                                 Certitude, Certitude, Sentiment, Joie, Paix...

La mort, qui emporte d'ordinaire le secret des hommes, devait livrer celui de Pascal,  philosophus
per ignem."

Dans un article de 1952 paru dans L'Oise Libérée, article reproduit en 2007 dans son ouvrage posthume Alchimie, nouvelles études diverses (Trédaniel), Eugène Canseliet précisera qu'Eugène Viollet-le-Duc, en son Dictionnaire raisonné du mobilier français (1872) avait déjà mentionné un manuscrit de la fin du XIIIème siècle donnant une brouette absolument semblable à celle qu'on utilise aujourd'hui.

Ce manuscrit dû à Robert de Borron n'est autre que l'Histoire du Saint Graal.

 

On trouvera d'autres illustrations de brouettes médiévales (XIIIème et XVème siècles), représentées en tant que faisant partie de l'outillage des chantiers gothiques, dans le livre que Roland Bechmann a signé sur Les racines des cathédrales (Payot & Rivages, 1981 et 1996).

 

bechmann.champagne



http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-nel-beauvaisis-35787510.html

 

beauvais66.champagne



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8 avril 2006 6 08 /04 /avril /2006 14:15


Comme déjà dit, le seul livre qui à ma connaissance a été jusqu'à ce jour consacré à Julien
Champagne est celui d'Evelyne Segaud (photo de la couverture ci-dessus, cliché de l'auteur ci-dessous).

Dans cet ouvrage paru en 2001 (l'auteur, Boulogne), Evelyne Segaud me paraît reprendre pour l'essentiel la thèse de Geneviève  Dubois,  dans son Fulcanelli dévoilé, tout en la critiquant à la marge.

Pour Evelyne, Geneviève n'a pas tort, mais en définitive ne va pas jusqu'au bout de son raisonnement, et entretient le flou, alors que Julien Champagne est tout simplement Fulcanelli.

Segaud estime également que "le disciple principal" de Fulcanelli (Eugène Canseliet) a constamment brodé sur ses relations avec le Maître Fulcanelli-Champagne.

Ses arguments principaux rejoignent ceux de Dubois, et elle y ajoute des considérations astrologiques de son crû, que je m'avoue dans l'incapacité d'apprécier.

Pour elle, si l'on en croit d'autres ouvrages qu'elle a également publiés: Mort et réincarnation dans le thème astrologique (2002), et Pleins feux sur la réincarnation (2004), elle est en outre la réincarnation d'Eliphas Lévi, et ce dernier s'est trouvé réincarné à son tour par Fulcanelli (Julien
Champagne).

J'ajouterai simplement qu'Evelyne Segaud est également l'auteur d'un Manuel d'Alchimie (2000) dont l'intérêt principal me semble résider dans le rapprochement qu'elle y fait entre alchimie et tarot.


http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-versus-evelyne-segaud-35787486.html



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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 21:44



Après la dernière demeure de Julien Champagne, après les Demeures Philosophales aussi de
Fulcanelli, nous voici de nouveau devant le Mystère des Cathédrales.

Comme le printemps nous le souflle en ce moment, la vie est un éternel retour. Je vous propose donc ce soir deux dessins de notre artiste sur le même bas-relief, qui a inspiré la planche XXVI du premier livre du maître commun de Julien Champagne et d'Eugène Canseliet.

Cette planche est intitulée Notre-Dame de Paris - Portail de la Vierge. Les métaux planétaires; celle ci-dessus provient d'un excellent site en cours d'élaboration que je me permets de vous recommander, où vous trouverez nombre de reproductions d'oeuvres de Julien Champagne

http://rusurisum.dyndns.org/champ_mdc_57.htm

Il s'agit bien entendu d'un ensemble de dessins extraits de l'édition 1957 du Mystère (Omnium
Littéraire).

La seconde illustration (ci-dessous) est tirée du N°3 de la non moins remarquable revue Arcadia, dans un article intitulé "Fulcanelli dévoilé", qui consiste en un entretien avec Geneviève Dubois, auteur de l'ouvrage du même nom.

Dubois y annonce une suite, à ce jour non parue, à son premier livre.

Voici l'essentiel du texte qui présente cette illustration: "Dessin original de J.J. Champagne (26x37)...à la mine de plomb et rehauts de gouache, utilisé pour l'édition originale du Mystère des
Cathédrales (collection privée)".

Cet article fut ultérieurement repris dans le numéro spécial d'Arcadia, à tirage limité, paru à l'été
2002 (http://arcadia.revue.free.fr/index.html).

Ce que nous explique pour sa part  Fulcanelli sur ce bas-relief nous paraît significatif:

"Au centre du tympan, sur la corniche médiane, regardez le sarcophage, acessoire d'un épisode de la vie du Christ; vous y verrez sept cercles: ce sont les symboles des sept métaux planétaires...

Le cercle central est décoré d'une façon particulière, tandis que les six autres se répètent deux à deux, - ce qui n'a jamais lieu dans les motifs purement décoratifs de l'art ogival.

Bien plus, cette symétrie s'étend du centre vers les extrémités...

La concordance de mutation des planètes métalliques entre elles est indiquée, sur le porche de Notre-Dame, de la manière la plus formelle.

Le motif central symbolise le soleil; les rosaces des extrémités indiquent Saturne et la Lune; puis viennent respectivement Jupiter et Mercure; enfin, de chaque côté du Soleil, Mars et Vénus.

Mais il y a mieux. Si nous analysons cette ligne bizarre qui semble relier les circonférences des roses, nous la verrons formée de quatre croix et de trois crosses, dont l'une à spire simple et les deux autres à double volute.

Remarquez, en passant, que s'il s'agissait encore ici d'une volonté ornementale, il faudrait nécessairement six ou huit attributs, toujours afin de conserver une parfaite symétrie; il n'en est rien, et ce qui achève de prouver que le sens symbolique est voulu, c'est qu'un espace, celui de gauche, demeure libre.

Les quatre croix, de même qu'en la notation spagyrique, représentent les métaux imparfaits; les crosses à double spirale, les deux parfaits, et la crosse simple, le mercure, demi-métal ou semi-parfait."

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-ai-metalli-planetari-35787446.html


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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 22:05


A nouveau extrait de l'édition italienne du livre de Geneviève Dubois, voici le faire-part d'inhumation de Julien Champagne.

On notera encore une fois que notre artiste se prénomme ici Julien, même si sa famille l'appelait Hubert. Je fais ici notamment référence à la correspondance de sa soeur, déjà mentionnée.

Nous avons déjà rencontré ses parents, à la faveur des actes de naissance et de décès de Julien
Champagne. Sa maman lui a survécu.

Un correspondant distingué me signale que le grand-père de Julien Champagne, prénommé Jean Alexandre, et domicilié au N°9 de la rue Chaptal, à Levallois Perret, était employé de commerce. Je ne peux pour l'instant vérifier cette information.

Qui est Félix Champagne? Apparemment le ou un frère de Julien. Qui sont Charles de Saint-Acheul et sa femme?

Saint-Acheul est un nom amiennois. De même, il semble que Renée, la soeur de Champagne, ait épousé un Amiennois du nom de Devaux.

Ce Gaston Devaux nous est un tout petit peu mieux connu. Il aurait été secrétaire de Fulcanelli (Robert Amadou, Le Feu du Soleil, Pauvert), et en tout cas il semble avoir servi de truchement pour la correspondance adressée à Fulcanelli et Champagne, par Canseliet et Schwaller.

Selon Dubois, Devaux, qui mourut en 1969, déclara en 1952 que "l'affaire Fulcanelli" était le produit d'un canular. Elle ajoute  que contrairement à l'opinion de ses descendants, Devaux était fort intéressé par l'alchimie.

Mentionnons pour terminer ce bref aperçu une cousine de Julien Champagne, dont Robert Ambelain nous explique sans la nommer dans le "dossier Fulcanelli" de la revue La Tour saint Jacques qu'elle travaillait chez Rhone-Poulenc et vers 1922 persuada Julien de recevoir Jules Boucher, dont elle avait constaté l'amour de l'occulte en général et en particulier de l'alchimie.

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-julien-champagne-in-famiglia-35787347.html

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 21:06


Grâce à Dieu de retour de l'Ouest africain, partons sans coup férir pour la Vendée, et retrouvons-y
Julien Champagne, dans les Demeures Philosophales de Fulcanelli, au chapitre consacré à Louis d'Estissac, et déjà mentionné.

Contemporain de François Rabelais, de Denys Zachaire et de Jean Lallemant, d'Estissac voulut consacrer à la science alchimique une demeure digne d'elle. Il en confia l'exécution à un architecte qui fut selon Etienne-Octave Guillaume de Rochebrune, aquafortiste célèbre, Philibert de l'Orme.

Ainsi naquit le superbe chateau de Coulonges sur l'Autize ( Deux Sèvres) dont la construction exigea vingt-six années, de 1542 à 1568, mais qui n'offre plus aujourd'hui qu'un intérieur vide, aux parois dénudées. Tout a été dispersé, mais certaines pièces d'art furent acquises par M. de Rochebrune, et servirent à la réfection et à l'embellissement de sa propriété de Fontenay le Comte
(Vendée).

C'est en effet dans le chateau de Terre Neuve, où elles sont actuellement conservées, que nous pouvons les admirer et les étudier à loisir.

D'abord simple métairie, ce chateau fut, dans son plan actuel, construit en 1595 par Jean Morison, pour le compte de Nicolas Rapin, vice sénéchal de Fontenay le Comte et  "poète distingué".

De toutes ses merveilles, celle qui nous intéresse le plus est sans contredit la cheminée monumentale du grand salon, achetée à Coulonges et réédifiée au chateau de Terre Neuve en mars 1884.

Devant son panneau central, l'observateur ne peut se défendre d'un instinctif mouvement de surprise, tant sa décoration paraît singulière. C'est ce panneau qui constitue la planche XVI des Demeures, et dont nous reproduisons, outre un cliché partiel et deux photos d'ensemble, le dessin par Julien Champagne.





Mais écoutons Fulcanelli le décrire:

"Deux monstres humains soutiennent une couronne formée de fleurs et de fruits, laquelle circonscrit un simple écu français.

L'un d'eux présente l'horrible faciès des becs-de-lièvre sur un torse glabre et mamelé. L'autre a le minois éveillé d'un gamin espiègle et mutin, mais avec le buste velu des anthropoïdes. Si les bras et les mains n'offrent d'autre particularité que leur maigreur excessive, par contre les membres inférieurs, couverts de poils longs et touffus, se terminent chez l'un en griffes de félin, chez l'autre en serres de rapace.

Ces êtres de cauchemar, affectés d'une longue queue recourbée, sont coiffés d'invraisemblables casques, l'un écailleux, l'autre strié, dont le sommet s'enroule en forme d'ammonite.

Entre ces "stéphanophores" d'aspect répulsif, et placé au-dessu d'eux dans l'axe de la composition, un masque d'homme grimaçant, aux yeux ronds, aux cheveux crépus alourdissant le front bas, tient dans sa machoire ouverte et bestiale l'écu central par une légère cordelette.

Enfin, un bucrâne, occupant la partie basse du panneau, achève sur une note macabre ce quaternaire apocalyptique."

Abrégeons cette description détaillée, à laquelle il sera loisible au lecteur attentif de se reporter, et donnons maintenant un bref aperçu de l'interprétation que donne Fulcanelli de l'ensemble de ces motifs:

"Les  deux gnomes qui se font vis-à-vis traduisent nos deux principes métalliques, corps ou natures premières, à l'aide desquels l'OEuvre se commence, se parfait et s'achève...

Les philosophes ont traduit l'union du fixe et du volatil, du corps et de l'esprit, par...la forme circulaire, tracé symbolique de l'infini et de l'éternité, comme aussi de la perfection. C'est le cercle central du mercure dans la notation graphique, et le même que nous remarquons, orné de fleurs et de fruits pour en indiquer la faculté végétable et le pouvoir fructifère, sur le bas-relief que nous étudions.

Au surplus, le signe est complet, en dépit du soin que notre Adepte mit à le déguiser. Si nous l'examinons bien, nous verrons en effet que la couronne porte à sa courbure supérieure les deux expansions spiralées et, à l'inférieure, la croix, figurée par les crones et l'axe frontal du bucrâne, compléments du cercle dans le signe astronomique dans la planète Mercure."

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-da-coulonges-a-terre-neuve-champagne-de-coulonges-a-terre-neuve-35787314.html


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25 mars 2006 6 25 /03 /mars /2006 20:09


Avant de retourner en Afrique, et si Dieu veut de revenir "out of Africa" dans une semaine, voici maintenant comme annoncé un cliché de l'acte de naissance de Jean Julien Champagne.

Il est reproduit dans le Fulcanelli dévoilé de Geneviève Dubois, mais cette fois ma copie est dûe à l'obligeance d'Evelyne Segaud, l'auteur du seul livre consacré à Champagne, déjà cité et sur lequel d'ailleurs il nous faudra sans doute revenir.

Je précise au passage que cet acte n'est pas dans son livre, mais que la photo ci-dessus m'a paru de meilleure qualité que celles publiées jusqu'alors; je me trompe peut-être sur ce point.

Quoiqu'il en soit, le résultat d'ensemble reste le même: à sa naissance, Champagne a été déclaré sous le prénom de Jean Julien, qui est donc son prénom officiel; l'usage du prénom d'Hubert, quant à lui, est par conséquent postérieur.

Ses parents sont ici identifiés comme étant Alphonse Hubert Champagne, cocher, et Pascaline Julienne Antonine Quinot, sans profession, "tous deux âgés de vingt-tois ans" en 1877.

Ceci met un point provisoire sinon final à la controverse sur ce thème entre Eugène Canseliet et Robert Ambelain, le premier ayant davantage raison que le second; davantage, mais "ni plus ni moins" que celà, puisque Champagne s'est plus tard régulièrement fait appeler Hubert (d'où peut-être la teneur de son acte de décès, examinée antérieurement).

Champagne pour nous rejoint sur ce plan d'autres hermétistes, dont le nom reste inconnu du public, tel Fulcanelli, ou méconnu quant à son orthographe exacte, comme Vincent Depaul ou Savinien de Cyrano Bergerac.

 

actenaissance1896.champagne

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-nascita-di-julien-champagne-naissance-de-julien-champagne--35787295.html



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