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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:03

Rose Nord Cathedrale de Laon 181008 02champagne

 

Chers Valentins, Valentines bien aimées,

 

Cinq ans déjà que ce blog a émergé des limbes. Le temps est donc venu de notre petit bilan annuel, dont j'espère que vous me pardonnerez de vous infliger les grandes lignes, avant que nous nous inclinions ensemble devant l'Emeraude des Philosophes:

 

Pour résumer, je dirais de l'ordre de cent visites par jour, dont deux tiers d'abonnés et au total un peu moins d'un million de pages vues par environ deux cent mille visiteurs en tout.

 

Plus de deux commentaires par article (on en est à ce jour à deux cent soixante cinq articles), dont beaucoup sont très constructifs, une traduction italienne en cours...

 

roséechampagne1

 

Mais revenons à Julien Champagne, si nous l'avons jamais quitté, et comme le document que je vous propose maintenant me semble exceptionnel, je vais en transcrire l'essentiel.

 

Il est exceptionnel, d'abord car il s'agit visiblement d'un article du fichier alchimique d'"Hubert", fichier légué en principe à Eugène Canseliet. Il l'est aussi à mon avis par son objet et son contenu.

 

Pour Champagne, la Rosée était donc l'emblême de l'Initiation. La mer, elle, était l'emblême de l'Initiation par le baptême.

 

 

roséechampagne2

 

"Rosée de mai. Cyliani, dans son allégorie inaugurale du travail, recommande de ne pas omettre la Rosée de Mai, indispensable comme véhicule, et parce qu'elle est le principe de toute chose.

 

Or la Rosée de Mai est, dans cette allégorie, personnifiée par la Nymphe, qui vient de sortir d'un tronc de chêne entrouvert.

 

Nymphe et Rosée de Mai caractérisent la Pierre dans son premier état, ou le Poisson (voir ce mot) qui sort de la matière préparée (voir Maquereau).

 

Mai vient du latin majores, pare que ce mois, chez les anciens Romains, était consacré aux vieillards. D'autres veulent qu'il fut ainsi nommé en l'honneur de la déesse Maïa (ou la Nymphe), la mère de Mercure.

 

Or le Vieillard est un des noms du Mercure philosophal; le Cosmopolite l'emploie dans ce sens, et Le Triomphe Hermétique dit que ce nom lui convient parce qu'il est la matière première de tous les métaux.

 

Mais ce Mercure est enveloppé, enfermé dans le sein de sa mère, c'est-à-dire Maïa ou la Nymphe, la mère de Mercure, Maria ou la Vierge, mère de Jésus.

 

On donnait à la rosée de mars et à celle de septembre le nom caractéristique d'Emeraude des Philosophes. La Table Smaragdine, Table d'Emeraude ou Verte, attribuée à Hermès, n'est pas autre chose qu'un discours dans lequel le Mercure philosophique décrit, en termes figurés, sa propre préparation:

 

"Cest pourquoi j'ai été nommé Mercure Trismégiste, etc."

 

Dans le célèbre roman de Notre Dame de Paris, de Victor Hugo, le personnage qui joue le rôle de Mercure, du feu secret, est dénommé Esmeralda.

 

Esmeralde ou Emeraude, le Mercure étant un composé vert.

 

Remarquez qu'Esmeralda aime et recherche la compagnie de Phoebus ou du Soleil. Sa mère, la vieille du trou aux rats (1), la reconnnaît au petit soulier qu'elle porte, de même qu'on reconnaît Cendrillon à sa pantoufle de verre.

 

(1) La Vierge noire et souterraine."

 

affiche1-2566cfbchampagne

 

Naturellement nous pourrons comparer avec fruit ce beau poème en prose hermétique à certains  passages des livres de Fulcanelli et Canseliet, et possiblement d'autres comme Atorène.

 

Sur ce je vous dis à bientôt j'espère, non sans vous avoir donné les dernières nouvelles connues du prochain colloque Fulcanelli, qui finalement aura bien lieu le 7 mai 2011 au Pradet, dans le Varois Français.

 

hippo rougechampagne

 

Uber Campa Agna pcc ARCHER,

dit le pipier de Saint Claude

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commentaires

Myrobolan 26/05/2011 15:54



Merci Richard de nous offrir la possibilité de ces échanges aux résultats presques inattendus.


Je remercie aussi Filostène pour son intervention juste et précise. Vous y répondez par avance à des questions que j'avais en réserve, suite à votre intervention lors du colloque.


Le colloque ... Archer, je poursuis ce qui concerne le sujet sur la page que vous lui avez dédié , avec ce fort
joli et presque magnétique blason R+C.



ARCHER 26/05/2011 19:32



Myrobolan vous avez raison, comme l'oeuvre de Fulcanelli, une certaine iconographie, telles ces armes parlantes d'Andreae, dégage (pour nous en tout  cas), un charme quasi magnétique.


 


Vous aurez sans doute pu observer que plusieurs de ces blasons hermétiques ont été inclus dans le blog, la plupart en sautoir ou "écu final"; nous avons fait cela intentionnellement, pour montrer
que la tradition n'en est pas récente.


 


Nous essaierons d'ailleurs de poursuivre en ce sens, et comme toujours toutes les bonnes volontés peuvent se manifester.


 


S'agissant du fond de votre intervention, notre impression est que si l'alchimie est une chimie spirituelle ou spiritualiste, comme l'écrit Fulcanelli, elle rencontrera forcément la religion ou
la gnose, qui est finalement quelque part la religion dans sa dimension ésotérique.


 


Pour Eugène Canseliet, disciple de Fulcanelli, l'hermétisme ou l'alchimie sont en fait la racine même de toutes les religions, ces dernières en sont le rejeton exotérique, et leur enseignement
véhicule, parfois à son insu, celui de l'ésotérisme alchimique.


 


Et ce quelle que soit la religion en question, d'où par exemple le fait que Canseliet, catholique traditionnaliste, n'ait pas hésité à citer le Coran dans le texte de son ami le dignitaire soufi,
diplomate, officier, et alchimiste turc Mohtar Pacha.


 


Quant au Grand Lunaire et à ses éventuelles dérives occultistes, voire satanistes, et  pour clore sur Julien Champagne, rappelez-vous ce qu'a dit Jean Artero au colloque sur certaines
fraternités ou associations:


 


Sans toujours le savoir, elles aussi, elles ont pu cotoyer un groupe d'alchimistes (on peut penser au Chat Noir cher à Fulcanelli, ou aux Veilleurs de René Schwaller avec leur cercle intérieur de
disciples d'Elie).


 


N'est-il pas frappant que deux au moins des membres du Grand Lunaire (Julien Champagne et Gaston Sauvage) aient participé en 1922 avec Fulcanelli et Eugène Canseliet à la célèbre transmutation de
Sarcelles?


 


Allons, pour vous être agréable, pour une fois je signerai:


ἀρχή



Fulgrosse 25/05/2011 20:12



Cher ami,


Je n'ai pas dit que Canseliet soit l'auteur des deux Fulcanelli. Pas du tout.


Voici ce qu'ont peut lire dans la page 32:


« (...) le philosophe hermétique de qui il révélera l'existence, sous le pseudonyme de FULCANELLI. Celui-ci attache, à sa personne, Canseliet qui s'applique, auprès de lui, à l'étude des
Humanités et à la pratique très poussée de la physique et de la chimie minérale. Ainsi renouvellera-t-il, à notre époque, le type même du disciple médiéval, et, en cette qualité,
restera-t-il l'unique continuateur de la doctrine de son maître, puis, conséquemment, de tous ceux qui les précéderent, l'un et l'autre, dans la même secrète filiation. » (p. 32).


En effet, Canseliet n'a jamais présenté aucun document justificatif de ses études ès lettres à la Société des Gens de Lettres. En effet, il nous est dit qu'il a eu de leçons avec son Maître Fulcanelli (comme on peut lire dans mon Puzzle Fulcanelli, pp. 127-128, ainsi que dans mon blog elcanseliet).


Ensuite, dans la même page 32 :


« Enfin, tous deux partagent ensemble ce même pseudonyme de Fulcanelli, pour les éditions du Mystère des Cathédrales (1926 et 1957) et des Demeures Philosophales (1930 et 1960). »


Après le départ de Fulcanelli en 1923, Canseliet adopte ce même pseudonyme pour continuer le mythe, etc.


Sa candidature à la SGL de France a été parrainée par Mme George-Day et par M. Jean Paulhan (1ère page). Dans une lettre d'André Breton on peut lire:


« Je, soussigné, m'honore d'être appelé à inroduire Monsieur Eugène Canseliet auprès de la Société des Gens de Lettres. »



ARCHER 25/05/2011 20:30



Cher ami, permettez-moi de retenir que vous maintenez, de façon approximative selon moi, que Fulcanelli et Canseliet "partagent ensemble ce même pseudonyme de Fulcanelli, pour les éditions du
Mystère des Cathédrales (1926 et 1957) et des Demeures Philosophales (1930 et 1960). »


De même votre assertion: "Après le départ de Fulcanelli en 1923, Canseliet adopte ce même pseudonyme pour continuer le mythe, etc." me semble aventurée en l'état, rien n'indiquant que Fulcanelli
soit parti en 1923 (au contraire).


 


En outre Eugène Canseliet a continué d'écrire sous son nom, dès 1934 (avant il n'a publié que ses préfaces aux Fulcanelli), et aucun de ses livres, articles ou autres n'a été depuis lors signé du
pseudonyme Fulcanelli (notez que je ne dis pas qu'il n'a jamais utilisé de peudonyme, cela est une autre histoire).



Fulgosse 25/05/2011 17:03



Une petite correction : Canseliet s'est fait passer par Fulcanelli pour la publication des Mystère des Cathédrales entre 1926 et 1957, ainsi que entre 1930 et 1960 pour l'édition de Les Demeures
Philosophales.



ARCHER 25/05/2011 18:32



Dont acte, et les "pièces olographes et justificatives" de cela ont été entre les mains des éditeurs en question (Jean Schemit, puis Jean et Sonia Lavritch).


 


Elles établissent les droits d'Eugène Canseliet sur les livres de Fulcanelli, et sont sans doute toujours en possession de la famille d'EC, mais à ma connaissance n'ont jamais été publiées.



Fulgrosse 25/05/2011 16:41



Cher ami,


D'après vous, il n'y a forcément identité entre Paul Decoeur, alias Vulcain solaire, et Fulcanelli. Ainsi, à votre avis, aux côtés de Dujols, Champagne et Canseliet, il y avait deux hommes, tous
deux nés en 1839, ingénieurs comme anciens élèves de l'École polytechnique, tous deux d'environ 1m72, à Paris pendant le siège, etc., etc. ???


Quoi qu'il en soit, dans les Archives Nationales il y a un document de 36 pages sous le titre « Eugène Canseliet, dit Fulcanelli », cote 454AP/567. C'est un fichier de sa adhésion à la
Société des Gens de Lettres (admis en octobre 1962). Dans la première page, ainsi que dans la page 35, Canseliet s'auto-intitule de Fulcanelli :


« Je soussigné CANSELIET, Eugène, pseudonyme Fulcanelli » (c'st bel et bien sa lettre).


Par contre, voici l'explication (p. 32). ll parle de la rencontre avec Fulcanelli (j'ai une autre révélaton à faire) et ensuite il nous est dit :


« Enfin, tous deux partagent ensemble ce même pseudonyme de FULCANELLI. »


En effet, ce document, de la main de Canseliet lui-même, vérifie ce que j'ai dit à propos des dates post-mortem, c'est-à-dire d'un Fulcanelli après 1923. D'après les documents écrites par
Canseliet, il s'est auto-intitulé de Fulcanelli pour publier les livres, l'un en 1926 - 1960 sous le titre Le Mystère des Cathédrales, et l'autre en 1930 - 1960 sous le titre Les Demeures
Philosophales (p. 32).


Voici le vrai Fulcanelli de 1926 à 1930 et de 1926-1930 à 1960 = Eugène Canseliet lui-même. CANSELIET L'A ÉCRIT. Consulter donc l'archive.



ARCHER 25/05/2011 18:25



Cher ami,


Sur Paul Decoeur, vous avez raison, et je vais même au-delà du fait que s'il est Vulcain Solaire, rien ne prouve pour autant qu'il soit Fulcanelli:


Non seulement rien ne nous dit pour l'instant qu'il a participé à l'aventure de la rédaction du Mystère et des Demeures, mais qu'a-t-il écrit d'alchimique? Ceci dit, votre document sur l'adhésion
d'Eugène Canseliet à la SGL en 1962 est passionnant, et on aimerait bien le lire.


Après Paul Decoeur, après Julien Champagne, après tant d'autres, voici donc Canseliet en Fulcanelli.


Ce n'est pas très nouveau à vrai dire, Paul Le Cour avait déjà ce sentiment, je crois, et nous savons aussi qu'Eugène a dédicacé des livres de Fulcanelli (dont il est il est vrai le préfacier).


Et surtout, il est son rédacteur, son scribe, et pour asseoir sa candidature à la Société des Gens de Lettres, parrainée nous semble-t-il par André Breton, quoi de mieux que de se présenter
ainsi?


"Canseliet Eugène, peudonyme Fulcanelli", cela lui permettait alors d'incrire à son palmarès, outre ses Deux Logis Alchimiques (1945)  et son édition des Douze Clefs de Basile Valentin
(1956), les deux livres de Fulcanelli.


Allons, rappelons-nous ne serait-ce que de la déclaration d'E.C. dans Le Feu du Soleil: "Je n'avais pas l'âge, après tout, d'écrire des choses pareilles."


Donc même si elle était avérée, son assertion à la SGL ne serait qu'une pétition de circonstance, bien compréhensible.



filostène 24/05/2011 12:13



Bonjour à vous tous et à Richard ainsi qu'à notre hôte Archer,


pourquoi voir des impossibilités là où il n'y a que des caractères originaux, voire tranchés ? 


Monnier a toujours été le pilier traditionnaliste, chouan (Nicodème insiste avec raison sur ce terme significatif), et premier maître de Vulcain Solaire (conservons le distinguo le temps qu'il
faudra, cher Archer). Premier ne veut pas dire qu'il ait imprimé sa marque sur le front du disciple. Si l'on se rappelle les termes du Fulcanelli exhumé, c'est dans sa jeunesse que Decoeur l'a
cotoyé.Et est resté en contact. Decoeur a eu un berceau provincial, est monté à Paris, est curieusement proche des Orléanistes (par la famille de Broglie qu'il connait ! ??) des Bonapartistes
(par les de Lesseps sa " quasi " famille) des ultras par diverses accointances.


Pour moi, Decoeur n'était rien qu'un chercheur qui n'avait pas d'influence directe sur le cour des choses en politique, il était juste : " au Coeur " d'un fameux réseau social, mais planté
là-dedans, il a fait siens les déshérités du sort, ou les tombés du piédestal. A commencer par Charles de Lesseps terrassé par le scandale de Panama; Grasset d'Orcet foudroyé par les malins
autour de lui; Anatole France réputé certes mais parti de trois fois rien ; Pierre et Jacques Curie, des " touches à l'éprouvette " de génie, venus d'une filière privée mais franchissant tous les
obstacles; le journaliste Pierre Dujols qui aurait pu ou du être un de Valois, bref, ce qui résume en un mot sa "religion " : le talent passe à travers tout quels que soient les obstacles.


Donc, attention, le vieux chouan est un original, dont personne ne veut à Paris. Et c'est pourquoi Vulcain Solaire et Dujols lui ont conservé toute leur affection. 


Au delà de cet horizon, oui, Fulcanelli a brassé très large et a pu rencontrer le gratin parisien et semble avoir une connivence certaine avec l'Espagne et l'Ecosse.


Je crois qu'il ne faut pas cloisonner sa réflexion. Faisant exception dans le XIXème siècle dont les cloisons sociales sont très étanches, nos proches de Fulcanelli étaient des personnes
atypiques, hors bourgeoisie dominante.


 



ans 24/05/2011 23:05



Filostène, il y a beaucoup de points qui me semblent exacts dans ce post, qui aurait plutôt sa place dans les commentaires du colloque Fulcanelli.


Effectivement, rien ne prouve à ce stade, par exemple, qu'il y ait identité entre Vulcain Solaire et Fulcanelli.