Partager l'article ! ESMERALDA DE CHAMPAGNE: Chers Valentins, Valentines bien aimées, Cinq ans déjà que ce b ...
Chers Valentins, Valentines bien aimées,
Cinq ans déjà que ce blog a émergé des limbes. Le temps est donc venu de notre petit bilan annuel, dont j'espère que vous me pardonnerez de vous infliger les grandes lignes, avant que nous nous inclinions ensemble devant l'Emeraude des Philosophes:
Pour résumer, je dirais de l'ordre de cent visites par jour, dont deux tiers d'abonnés et au total un peu moins d'un million de pages vues par environ deux cent mille visiteurs en tout.
Plus de deux commentaires par article (on en est à ce jour à deux cent soixante cinq articles), dont beaucoup sont très constructifs, une traduction italienne en cours...
Mais revenons à Julien Champagne, si nous l'avons jamais quitté, et comme le document que je vous propose maintenant me semble exceptionnel, je vais en transcrire l'essentiel.
Il est exceptionnel, d'abord car il s'agit visiblement d'un article du fichier alchimique d'"Hubert", fichier légué en principe à Eugène Canseliet. Il l'est aussi à mon avis par son objet et son contenu.
Pour Champagne, la Rosée était donc l'emblême de l'Initiation. La mer, elle, était l'emblême de l'Initiation par le baptême.
"Rosée de mai. Cyliani, dans son allégorie inaugurale du travail, recommande de ne pas omettre la Rosée de Mai, indispensable comme véhicule, et parce qu'elle est le principe de toute chose.
Or la Rosée de Mai est, dans cette allégorie, personnifiée par la Nymphe, qui vient de sortir d'un tronc de chêne entrouvert.
Nymphe et Rosée de Mai caractérisent la Pierre dans son premier état, ou le Poisson (voir ce mot) qui sort de la matière préparée (voir Maquereau).
Mai vient du latin majores, pare que ce mois, chez les anciens Romains, était consacré aux vieillards. D'autres veulent qu'il fut ainsi nommé en l'honneur de la déesse Maïa (ou la Nymphe), la mère de Mercure.
Or le Vieillard est un des noms du Mercure philosophal; le Cosmopolite l'emploie dans ce sens, et Le Triomphe Hermétique dit que ce nom lui convient parce qu'il est la matière première de tous les métaux.
Mais ce Mercure est enveloppé, enfermé dans le sein de sa mère, c'est-à-dire Maïa ou la Nymphe, la mère de Mercure, Maria ou la Vierge, mère de Jésus.
On donnait à la rosée de mars et à celle de septembre le nom caractéristique d'Emeraude des Philosophes. La Table Smaragdine, Table d'Emeraude ou Verte, attribuée à Hermès, n'est pas autre chose qu'un discours dans lequel le Mercure philosophique décrit, en termes figurés, sa propre préparation:
"Cest pourquoi j'ai été nommé Mercure Trismégiste, etc."
Dans le célèbre roman de Notre Dame de Paris, de Victor Hugo, le personnage qui joue le rôle de Mercure, du feu secret, est dénommé Esmeralda.
Esmeralde ou Emeraude, le Mercure étant un composé vert.
Remarquez qu'Esmeralda aime et recherche la compagnie de Phoebus ou du Soleil. Sa mère, la vieille du trou aux rats (1), la reconnnaît au petit soulier qu'elle porte, de même qu'on reconnaît Cendrillon à sa pantoufle de verre.
(1) La Vierge noire et souterraine."
Naturellement nous pourrons comparer avec fruit ce beau poème en prose hermétique à certains passages des livres de Fulcanelli et Canseliet, et possiblement d'autres comme Atorène.
Sur ce je vous dis à bientôt j'espère, non sans vous avoir donné les dernières nouvelles connues du prochain colloque Fulcanelli, qui finalement aura bien lieu le 7 mai 2011 au Pradet, dans le Varois Français.
Uber Campa Agna pcc ARCHER,
dit le pipier de Saint Claude
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Merci, Archer, de partager ce document. C'est bien apprécié.
-C.
Avec plaisir, Carl.
Une édition d'un manuscrit inédit de J Champagne (la Vie minérale : beau et très excellent) [c'est fait];
le manuscrit Yardley, version Champagne, sans doute un jour édité ;
une réédition des Fulcanelli première mouture pour ceux qui n'étaient pas là (des éditeurs désintéressés concernés ?);
une éventuelle biographie de Champagne dans les tiroirs (je rêve, c'est trop riche);
et maintenant une reproduction du fichier de Champagne, légué "en principe" (?) à EC...
Je ne suis pas en train de vous prévoir des projets pour les prochaines années : je fais ma liste pour le Père Noël, grâce aux merveilleuses choses que vous nous faites partager gratuitement, simplement. Et qui ne sont qu'un échantillon habilement saupoudré de la masse encore à découvrir, à assimiler et intégrer... étrange et fascinant suspense (pas a divinis, celui-là)
Documents exceptionnels encore une fois ! Merci Archer !
Le Père Noël vous entende! Je sais que Jean Artero voudrait bien faire éditer le manuscrit Yardley, quant à une biographie de Julien Champagne, pourquoi pas, mais en ce qui me concerne ce blog me suffit.
J'en parlerai à Artero, et à mon avis si un éditeur est intéressé...Quant à la reparution des Fulcanelli originaux, "tels que dessinés par Julien Champagne", nous sommes plusieurs à être convaincus de l'utilité de ce projet, mais comme vous vous en doutez probablement, c'est loin d'être simple.
Bonjour Archer,
D'où émane cette photo d'hippocampe?
Bonjour Richard Khaitzine, bonne question évidemment; a priori je pense moins à une photo qu'à un tableau, bref nous allons chercher.
Pas la peine de chercher. Si je ne peux que présumer de la provenance de la photo, je suis sûr du lieu où se trouve le tableau... de ma salle à manger.
Intéressant. On peut avoir des précisions? Pour ma part je pensais à Odilon Redon.
Amusante cuisine que vous nous faites-là, tous les deux... !
Archer, j'en profite pour vous saluer avec plaisir. Je médite encore les passionnantes interventions du colloque, dont, évidemment celle de M. Artero, truffée de sages indications et de prudence.
M. Khaitzine faisait malheureusement partie des absents, à moins qu'il n'y ait assisté déguisé ?
@Myrobolan:
Déguisé? Bien sûr... compte tenu de mon signe de naissance, en Mercure!
@Archer
Il n'y a pas de secret. Cette toile m'a été offerte par mon ami peintre Raymond Charriaud qui fut un ami d'Henri Michaux. Au verso, il y a une dédicace de la main de RC "Hommage à Fulcanelli". Le tableau date de 1998.
Myrobolan et Richard Khaitzine, merci de ces commentaires avisés sur l'article Esmeralda de Champagne.
Certaines réflexions concernent plutôt le récent colloque Fulcanelli, donc je les copierais si j'étais à votre place en commentaires de l'article ad hoc et j'y ajouterai alors le point de vue d'Archer.
Concernant les informations qui ont été données lors du colloque et faisant suite aux échanges du forum. Si certains éléments de la biographie de Paul Decoeur s'avèrent troublants et méritent d'être approfondis, je ne puis souscrire à l'hypothèse du maître breton qui serait MA de Nantes. En effet, il suffit de lire les "Fulcanelli" et l'Hypotypose de Pierre Dujols pour être renseigné quant aux options philosophiques, religieuses et politiques des personnes ayant été impliquées dans la rédaction des ouvrages. De même, quant on lit MA de Nantes, il est évident que celui-ci était catholique militant et un fervent soutien du comte de Chambord. Est-il utile de rappeler que les Dujols ne soutenaient pas les prétentions de ce dernier?
RK, ou R+C pour le plaisir, pourriez-vous préciser de quelles opinions vous parlez ?
De ce que j’en connais, mais je ne suis pas spécialiste, les Fulcanelli respirent le christianisme, mais pas exclusivement. Sinon, me diriez-vous, en quoi pourrait-il prétendre à une telle … catholicité ?
Au cours du colloque, il a été évoqué certains écrits prétendument antichrétiens émanant de Dujols. Je n’en connais pas. C’est une lecture contemporaine. Les hommes dont nous parlons semblent avoir dépassé ces clivages illisoires. Par ailleurs, dans une des lettres de Dujols maintenant publiée, il semble se montrer attaché à ses Pâques…
Les écrits de HCA, disciple de Dujols, transpirent le christianisme. Il y est même question –horreur, ou merveille, comme on voudra- de transsubstantiation ! On a même vu passer un Canseliet « tradi », tu parles… !
Concernant l’aspect politique, je ne vois pas non plus d’opposition par rapport à l’œuvre dont il est question. En quoi des divergences d’opinion seraient un obstacle à une coopération ou une filiation initiatique, dont auraient fait partie le « cathare » Pierre Dujols de Valois et le catholique militant Aristide Monier ?
J’admets cependant que le procédé cabalistique, utilisé par "M. A. de Nantes" s’éloigne foncièrement de ceux de Magophon, ou même de celui de l’auteur des lettres "anonymes" présentées par Archer… je reste encore avec mes dubitatives interrogations, dont j’ai fait rapidement fait part à notre aimable E Calendrier sans succès :( Ce grec utilisé de manière extraordinaire ne suffit pas à avérer une filiation (qui me tente grandement, ahhhh…. ce besoin de résolution !)
@Myrobolan
Il suffit de lire, de mémoire, dans "Le Mystère..." le passage citant Julius Africanus chronographe du IVe siècle pour être fixé concernant ce que l'auteur pense de la religion chrétienne. Quant à Dujols, il est plus gnostique que cathare et dans son hypotypose -je sais que cela gêne et d'ailleurs personne ne le souligne jamais- il appelle de ses voeux la réalisation du doux rêve de l'anarkhia. Nous sommes indubitablement dans un milieu libertaire n'en déplaise à tous les nostalgiques d'une alchimie chrétienne et proche des milieux monarchistes. D'ailleurs Dujols, lors de l'apparition du Hiéron crut bon de prévenir PAul Le Cour en soulignant que ce courant n'était pas celui auquel il adhérait.
Bonjour à vous tous et à Richard ainsi qu'à notre hôte Archer,
pourquoi voir des impossibilités là où il n'y a que des caractères originaux, voire tranchés ?
Monnier a toujours été le pilier traditionnaliste, chouan (Nicodème insiste avec raison sur ce terme significatif), et premier maître de Vulcain Solaire (conservons le distinguo le temps qu'il faudra, cher Archer). Premier ne veut pas dire qu'il ait imprimé sa marque sur le front du disciple. Si l'on se rappelle les termes du Fulcanelli exhumé, c'est dans sa jeunesse que Decoeur l'a cotoyé.Et est resté en contact. Decoeur a eu un berceau provincial, est monté à Paris, est curieusement proche des Orléanistes (par la famille de Broglie qu'il connait ! ??) des Bonapartistes (par les de Lesseps sa " quasi " famille) des ultras par diverses accointances.
Pour moi, Decoeur n'était rien qu'un chercheur qui n'avait pas d'influence directe sur le cour des choses en politique, il était juste : " au Coeur " d'un fameux réseau social, mais planté là-dedans, il a fait siens les déshérités du sort, ou les tombés du piédestal. A commencer par Charles de Lesseps terrassé par le scandale de Panama; Grasset d'Orcet foudroyé par les malins autour de lui; Anatole France réputé certes mais parti de trois fois rien ; Pierre et Jacques Curie, des " touches à l'éprouvette " de génie, venus d'une filière privée mais franchissant tous les obstacles; le journaliste Pierre Dujols qui aurait pu ou du être un de Valois, bref, ce qui résume en un mot sa "religion " : le talent passe à travers tout quels que soient les obstacles.
Donc, attention, le vieux chouan est un original, dont personne ne veut à Paris. Et c'est pourquoi Vulcain Solaire et Dujols lui ont conservé toute leur affection.
Au delà de cet horizon, oui, Fulcanelli a brassé très large et a pu rencontrer le gratin parisien et semble avoir une connivence certaine avec l'Espagne et l'Ecosse.
Je crois qu'il ne faut pas cloisonner sa réflexion. Faisant exception dans le XIXème siècle dont les cloisons sociales sont très étanches, nos proches de Fulcanelli étaient des personnes atypiques, hors bourgeoisie dominante.
Filostène, il y a beaucoup de points qui me semblent exacts dans ce post, qui aurait plutôt sa place dans les commentaires du colloque Fulcanelli.
Effectivement, rien ne prouve à ce stade, par exemple, qu'il y ait identité entre Vulcain Solaire et Fulcanelli.
Cher ami,
D'après vous, il n'y a forcément identité entre Paul Decoeur, alias Vulcain solaire, et Fulcanelli. Ainsi, à votre avis, aux côtés de Dujols, Champagne et Canseliet, il y avait deux hommes, tous deux nés en 1839, ingénieurs comme anciens élèves de l'École polytechnique, tous deux d'environ 1m72, à Paris pendant le siège, etc., etc. ???
Quoi qu'il en soit, dans les Archives Nationales il y a un document de 36 pages sous le titre « Eugène Canseliet, dit Fulcanelli », cote 454AP/567. C'est un fichier de sa adhésion à la Société des Gens de Lettres (admis en octobre 1962). Dans la première page, ainsi que dans la page 35, Canseliet s'auto-intitule de Fulcanelli :
« Je soussigné CANSELIET, Eugène, pseudonyme Fulcanelli » (c'st bel et bien sa lettre).
Par contre, voici l'explication (p. 32). ll parle de la rencontre avec Fulcanelli (j'ai une autre révélaton à faire) et ensuite il nous est dit :
« Enfin, tous deux partagent ensemble ce même pseudonyme de FULCANELLI. »
En effet, ce document, de la main de Canseliet lui-même, vérifie ce que j'ai dit à propos des dates post-mortem, c'est-à-dire d'un Fulcanelli après 1923. D'après les documents écrites par Canseliet, il s'est auto-intitulé de Fulcanelli pour publier les livres, l'un en 1926 - 1960 sous le titre Le Mystère des Cathédrales, et l'autre en 1930 - 1960 sous le titre Les Demeures Philosophales (p. 32).
Voici le vrai Fulcanelli de 1926 à 1930 et de 1926-1930 à 1960 = Eugène Canseliet lui-même. CANSELIET L'A ÉCRIT. Consulter donc l'archive.
Cher ami,
Sur Paul Decoeur, vous avez raison, et je vais même au-delà du fait que s'il est Vulcain Solaire, rien ne prouve pour autant qu'il soit Fulcanelli:
Non seulement rien ne nous dit pour l'instant qu'il a participé à l'aventure de la rédaction du Mystère et des Demeures, mais qu'a-t-il écrit d'alchimique? Ceci dit, votre document sur l'adhésion d'Eugène Canseliet à la SGL en 1962 est passionnant, et on aimerait bien le lire.
Après Paul Decoeur, après Julien Champagne, après tant d'autres, voici donc Canseliet en Fulcanelli.
Ce n'est pas très nouveau à vrai dire, Paul Le Cour avait déjà ce sentiment, je crois, et nous savons aussi qu'Eugène a dédicacé des livres de Fulcanelli (dont il est il est vrai le préfacier).
Et surtout, il est son rédacteur, son scribe, et pour asseoir sa candidature à la Société des Gens de Lettres, parrainée nous semble-t-il par André Breton, quoi de mieux que de se présenter ainsi?
"Canseliet Eugène, peudonyme Fulcanelli", cela lui permettait alors d'incrire à son palmarès, outre ses Deux Logis Alchimiques (1945) et son édition des Douze Clefs de Basile Valentin (1956), les deux livres de Fulcanelli.
Allons, rappelons-nous ne serait-ce que de la déclaration d'E.C. dans Le Feu du Soleil: "Je n'avais pas l'âge, après tout, d'écrire des choses pareilles."
Donc même si elle était avérée, son assertion à la SGL ne serait qu'une pétition de circonstance, bien compréhensible.
Une petite correction : Canseliet s'est fait passer par Fulcanelli pour la publication des Mystère des Cathédrales entre 1926 et 1957, ainsi que entre 1930 et 1960 pour l'édition de Les Demeures Philosophales.
Dont acte, et les "pièces olographes et justificatives" de cela ont été entre les mains des éditeurs en question (Jean Schemit, puis Jean et Sonia Lavritch).
Elles établissent les droits d'Eugène Canseliet sur les livres de Fulcanelli, et sont sans doute toujours en possession de la famille d'EC, mais à ma connaissance n'ont jamais été publiées.
Cher ami,
Je n'ai pas dit que Canseliet soit l'auteur des deux Fulcanelli. Pas du tout.
Voici ce qu'ont peut lire dans la page 32:
Cher ami, permettez-moi de retenir que vous maintenez, de façon approximative selon moi, que Fulcanelli et Canseliet "partagent ensemble ce même pseudonyme de Fulcanelli, pour les éditions du Mystère des Cathédrales (1926 et 1957) et des Demeures Philosophales (1930 et 1960). »
De même votre assertion: "Après le départ de Fulcanelli en 1923, Canseliet adopte ce même pseudonyme pour continuer le mythe, etc." me semble aventurée en l'état, rien n'indiquant que Fulcanelli soit parti en 1923 (au contraire).
En outre Eugène Canseliet a continué d'écrire sous son nom, dès 1934 (avant il n'a publié que ses préfaces aux Fulcanelli), et aucun de ses livres, articles ou autres n'a été depuis lors signé du pseudonyme Fulcanelli (notez que je ne dis pas qu'il n'a jamais utilisé de peudonyme, cela est une autre histoire).
Merci Richard de nous offrir la possibilité de ces échanges aux résultats presques inattendus.
Je remercie aussi Filostène pour son intervention juste et précise. Vous y répondez par avance à des questions que j'avais en réserve, suite à votre intervention lors du colloque.
Le colloque ... Archer, je poursuis ce qui concerne le sujet sur la page que vous lui avez dédié , avec ce fort joli et presque magnétique blason R+C.
Myrobolan vous avez raison, comme l'oeuvre de Fulcanelli, une certaine iconographie, telles ces armes parlantes d'Andreae, dégage (pour nous en tout cas), un charme quasi magnétique.
Vous aurez sans doute pu observer que plusieurs de ces blasons hermétiques ont été inclus dans le blog, la plupart en sautoir ou "écu final"; nous avons fait cela intentionnellement, pour montrer que la tradition n'en est pas récente.
Nous essaierons d'ailleurs de poursuivre en ce sens, et comme toujours toutes les bonnes volontés peuvent se manifester.
S'agissant du fond de votre intervention, notre impression est que si l'alchimie est une chimie spirituelle ou spiritualiste, comme l'écrit Fulcanelli, elle rencontrera forcément la religion ou la gnose, qui est finalement quelque part la religion dans sa dimension ésotérique.
Pour Eugène Canseliet, disciple de Fulcanelli, l'hermétisme ou l'alchimie sont en fait la racine même de toutes les religions, ces dernières en sont le rejeton exotérique, et leur enseignement véhicule, parfois à son insu, celui de l'ésotérisme alchimique.
Et ce quelle que soit la religion en question, d'où par exemple le fait que Canseliet, catholique traditionnaliste, n'ait pas hésité à citer le Coran dans le texte de son ami le dignitaire soufi, diplomate, officier, et alchimiste turc Mohtar Pacha.
Quant au Grand Lunaire et à ses éventuelles dérives occultistes, voire satanistes, et pour clore sur Julien Champagne, rappelez-vous ce qu'a dit Jean Artero au colloque sur certaines fraternités ou associations:
Sans toujours le savoir, elles aussi, elles ont pu cotoyer un groupe d'alchimistes (on peut penser au Chat Noir cher à Fulcanelli, ou aux Veilleurs de René Schwaller avec leur cercle intérieur de disciples d'Elie).
N'est-il pas frappant que deux au moins des membres du Grand Lunaire (Julien Champagne et Gaston Sauvage) aient participé en 1922 avec Fulcanelli et Eugène Canseliet à la célèbre transmutation de Sarcelles?
Allons, pour vous être agréable, pour une fois je signerai:
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