Partager l'article ! JULIEN CHAMPAGNE ET LES FRERES POULENC: Il y a autour de Julien Champagne, il faut bien le dire, beaucoup de personnes liées à l ...
Il y a autour de Julien Champagne, il faut bien le dire, beaucoup de personnes liées à la société Poulenc Frères.
Comme Walter Grosse a déjà consacré à cette entreprise devenue par la suite Rhone Poulenc un article documenté, je ne vais certes pas vous en infliger une nouvelle mouture:
http://www.fulgrosse.com/article-2427770.html
Il n'est pas sans intérêt, cependant, de noter que la firme en question, pharmaceutique au départ, a ensuite englobé dans ses activités d'autres secteurs, notamment ceux de la chimie et de
l'agrochimie:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rh%C3%B4ne-Poulenc
Aujourd'hui, ses savoir-faire et ses parts de marché sont détenus respectivement par Sanofi Aventis, Rhodia et Bayer. Nous avons donc affaire ici à un grand groupe économique.
La Poulenc Frères avait été créée sous ce nom vers 1895-1900, les sources d'information à ce sujet n'étant pas concordantes, par les fils ou les neveux du pharmacien Etienne Poulenc (1825-1878),
Camille (1864-1942), Emile (1855-1917) et Gaston (1852-1948).
http://www.ac-grenoble.fr/risqmaj/realisations/38/pompidou/2000/historiq.htm
Comme nous le montre le premier cliché de cet article, les frères Poulenc ont en fait assez rapidement diversifié leurs activités, des produits chimiques aux appareils de laboratoire et autres
instruments de précision.
Il n'est peut-être pas sans intérêt également de noter leur attirance pour la photographie, qui reste encore de nos jours connue d'un certain nombre d'amateurs.
Mais le plus connu des Poulenc reste sans conteste Francis (1899-1963), fils d'un des fondateurs de la Poulenc Frères, vraisemblablement Emile, puiqu'il perdit son père très tôt.
Aucun rapport pour le coup avec l'alchimie, pourrait-on penser. Pas sûr. Ce célébrissime compositeur fut un ami des poètes Apollinaire, Eluard...
http://www.37-online.net/histoire/personnes/poulenc.html
Eluard dont une maîtresse passe pour avoir été le modèle du tableau de Julien Champagne: Le Vaisseau du Grand OEuvre. Louise ou Margerite Barbe, elle-même alchimiste, travailla pour les Poulenc
(première employée Poulenc).
http://www.archerjulienchampagne.com/article-1855487.html
Sur les poèmes d'Apollinaire, Poulenc créa ainsi les mélodies du Bestaire (1918) et des Calligrammes (1948). Et sur ceux d'Eluard, les airs de Tel jour, telle nuit (1937) et du...Travail du
peintre (1953).
Elevé religieusement, il s'éloigna un temps de l'Eglise, probablement sous l'influence d'une maman agnostique, mais s'en rapprocha sur le tard, ce qui nous valut entre autres ses Litanies à la
Vierge noire de Rocamadour (1936).
Enfin, outre ses Miroirs brûlants (1938), son opéra bouffe des Mamelles de Tirésias (1947) porte pour le moins un titre aux connotations non seulement apollinariennes, mais aussi alchimiques.
Quand on veut bien se souvenir qu'au sein du groupe des six dont il fit partie nous trouvons un Erik Satie, proche de Joséphin Péladan, et comme Poulenc de Jean Cocteau, il devient incontestable,
finalement que Francis a dû baigner dans le milieu ésotérique du début du XXème siècle.
Mais pour en revenir à la Poulenc Frères proprement dite, elle est présente dans un événement majeur de la vie de Julien Champagne, celui de la transmutation de Sarcelles en 1922:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-1851159.html
A cette transmutation, opérée par Eugène Canseliet sous la direction de Fulcanelli, assistent en effet, outre Julien Champagne, un certain Gaston Sauvage (deuxième employé Poulenc).
De ce dernier, on sait peu de chose, en dehors de ses liens avec Champagne, sinon qu'il était chimiste à la Poulenc Frères, et plus précisément selon Walter Grosse agrochimiste.
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3239739-6.html
Walter a écrit au détenteur actuel des archives Poulenc; curieusement, il ne s'y trouverait aucune mention d'un quelconque Gaston Sauvage. C'est en tout cas ce qu'il s'est vu répondre aux
dernières nouvelles.
Champagne fut un proche de Gaston Sauvage, lui-même ami d'une autre de ses relations, Jules Boucher, également employé Poulenc (troisième employé Poulenc):
http://www.archerjulienchampagne.com/article-1868575.html
Boucher (alias J.B.) à la mort de Julien (1932) "hérita" d'un certain nombre de documents et plus généralement de biens ayant appartenu à Champagne.
C'est ainsi qu'il se trouva en possession d'un livre de Stanislas de Guaïta (Le Serpent de la Genèse) dont un chapitre (Magie des Transmutations) fut annoté par Champagne, certaines notes étant
en outre signées Fulcanelli:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-5348400-6.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-5977594-6.html
A la mort de Boucher (1955), cet ouvrage fut recueilli par Gaston Sauvage, lequel vivait encore en 1964 selon Eugène Canseliet.
D'après le libraire parisien qui vient de vendre ce livre, il comporte désormais un bristol explicatif de la main de Gaston Sauvage.
Dans son entretien sur Fulcanelli avec Guy Bechtel, Canseliet confirme et précise en 1974 à propos de Gaston Sauvage: "Il travaillait chez Poulenc, où il a découvert le Stovarsol, un médicament
contre la syphilis."
A propos de la transmutation de Sarcelles, il affirme que Sauvage n'a jamais parlé. "Il avait reçu ce qu'il faut pour cela."
Curieusement, le Stovarsol semble avoir été "inventé" en ou vers 1922. Mais je n'ai pas trouvé jusqu'alors à son propos la moindre trace de Gaston Sauvage...
Suivant certaines sources ce médicament dérivé de l'arsenic serait le résultat des travaux du pharmacien Ernest Fourneau (1872-1949), au nom prédestiné et qui travailla pour la Poulenc
Frères:
http://www.pasteur.fr/infosci/archives/fur0.html
D'après d'autres informations, il aurait été mis au point par une collaboratrice de Fourneau, Thérèse Boyer (1892-1978), ingénieur chimiste de son état et qui épousa précisément à cette époque
Jacques Tréfouël (1897-1977), églement chimiste et pour qui elle oeuvrait.
http://www.pasteur.fr/infosci/archives/trf0.html
http://www.pasteur.fr/infosci/archives/trt0.html
http://www.biam2.org/www/Sub509.html
Dans son entretien cité ci-dessus avec Bechtel, et dont nous ne possédons bien entendu que la relation de ce dernier, Canseliet a encore fait une étrange déclaration à propos de Sauvage:
"C'était un grand ami de Rouhier, dans la chambre duquel j'ai ensuite installé mon laboratoire." De Rouhier et comme ce dernier et Boucher de Champagne, puisque tous firent partie de la confrérie
initiatique du Grand Lunaire:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3112353.html
Alexandre Rouhier était pharmacologue de profession. Je me suis laissé dire qu'en fait sa thèse sur les plantes hallucinogènes d'Amérique du Sud avait été financée par...Poulenc (quatrième
employé Poulenc). De même source on m'indique aussi que l'alchimiste Henri Coton, autre relation de Julien Champagne fut également employé par la même firme (cinquième employé Poulenc).
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3552044-6.html
Comme il n'y a pas de hasard, le sixième employé Poulenc sur lequel je m'en vais maintenant achever ma petite démonstration, et qui est comme Barbe une employée, est bien plus proche encore de
notre artiste.
Souvenez-vous, Sauvage et Boucher probablement aussi furent présentés à Champagne par une de ses cousines, qui travaillait chez Poulenc.
D'après un certain J.B., cette cousine s'appelait en fait Marguerite de Saint-Acheul, et était employée comme chimiste et comme Jules Boucher lui-même, aux usines chimiques Poulenc de
Vitry-sur-Seine, dans les années 1922-1925:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2357896.html
Julien Champagne se trouve donc bien, quelque part, "en famille" chez les Poulenc.
ARCHER
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Magnifique. De fait, Gaston Sauvage n'a pas été trouvé dans les archives de la Poulenc, de la Sanofi-Aventis, comme un chimiste, mais à travailler dans le contentieux ...
http://www.fulgrosse.com/article-2427770.html
La Poulenc Frères s'est dissous en 1928 et le registre date de 1930. Cependant, je pense qu'il a eu autres positions dans la Poulenc...
En 1922 il avait 35 ans, chimiste chez Poulenc...
Pour l'instant, je suis en train de chercher par les registres scolaires de lui, pour trouver quelque mention de sa formation en chimie...
D'ailleurs, le fait qu'il ait pu occuper un poste de ce type ne suffit pas à démontrer qu'il n'était pas aussi et d'abord chimiste.
Je suis très attaché à l'intérêt trop souvent méconnu que présentent les équipes pluridisciplinaires.
Si dans une équipe en charge du contentieux pour une entreprise, on a besoin de juristes (par exemple), dans une entreprise de produits chimiques (toujours par exemple) on y a aussi besoin... de chimistes.
Cher Archer, j'aimais de savoir si vous a contacté le service des archives de la Sanofi-Aventis sur Gaston Sauvage dans la Poulenc ou sur le Stovarsol et s'ils ont répondu...
Oui, je pense que Gaston Sauvage était un agrochimiste au contentieux de la Poulenc, l'auteur en 1916 d'un livre sur l'agriculture : "France et Allemagne : les deux agricultures"... etc.
En 1922, Fulcanelli, l'ingénieur, était un homme de 82-83 ans, Julien Champagne, le peintre, un homme de 45 ans, Gaston Sauvage, le (agro)chimiste au contentieux de la Poulenc, un homme de 34-35 ans et Canseliet, le comptable qui dirigeait l'usine de gaz de Sarcelles, un jeune de 22 ans : devant de ces hommes s'est produit le prodige, la transmutation de plomb en or !
Je pense qu'une biographie plus exhaustive sur Gaston Sauvage, né à Calais, Pas-de-Calais, le 2 août 1887, nous peut, de fait, rapprocher un peu plus de la vérité sur Fulcanelli...
Dans une certaine mesure, j'aime bien dans le cadre de ce blog "laisser venir à moi les petits oiseaux."
D'après vous, Gaston Sauvage serait né en 1887 à Calais. C'est très intéressant et plausible, puisque pour assister en 1922 à la transmutation de Sarcelles en tant que chimiste chez Poulenc, il devait forcément être né avant 1900. Et même avant 1895 ou vers cette date...
En outre, le Pas-de-Calais et la Somme liée à la famille de Julien Champagne voisinent. Mais comment être sûr que ce Sauvage n'est pas un homonyme?
Okidoqui...
Selon Mme Labille, Gaston Sauvage visitait fréquemment Julien Champagne parce qu'habitait proche de lui (a déjà vu mon article?), mais tout dépend de la confirmation des archives Poulenc de la Sanofi-Aventis, que j'ai contacté aujourd'hui et j'attends une réponse, surtout la recherche par Marguerite de Saint-Acheul... peut-être!!!
De 1925 à 1932 Julien Champagne a demeuré au 59bis de la rue de Rochechouart (Paris 9ème) et Gaston Sauvage au 3 rue Ambroise Thomas (Paris 9ème).
Maintenant c'est découvrir si ce Gaston Sauvage au contentieux a été aussi le chimiste chez Poulenc...
J'espère d'ailleurs que ces résultats porteront aussi bien sur Gaston Sauvage que sur la cousine de Julien Champagne.
Merci de cette nouvelle information sur une oeuvre de J. Champagne. L'université américaine dont il s'agit identifie bien ce Champagne à "notre" Julien Champagne.
Elle rejoint donc l'avis des experts français de la réunion des musées nationaux. Mais son avis n'est-il pas émis d'après celui des dits experts?
Quoiqu'il en soit, la facture de cette gravure ressemble beaucoup à celle des "Soirées parisiennes."
En outre, Mlle Lenormand, bien reconnaissable sur ce portrait, présente un intérêt particulier dans la mesure où elle fut une occultiste connue, célèbre au XIXème siècle comme tireuse de cartes:
http://de.wikipedia.org/wiki/Marie_Anne_Lenormand
Seulement voilà, elle est née en 1768 ou 1772 selon les sources, et décédée en 1843. Nous voici bien loin de l'époque de Julien (1877-1932).
http://www.baglis.tv/weblog/fiches/Le%20dossier%20Fulcanelli.html
Oui, merci pour cette information, il s'agit d'une conférence enregistrée par le toujours talentueux Richard Khaitzine, qui fait partie des lecteurs de ce blog, et que j'en profite pour saluer amicalement.
Son exposé est toujours aussi brillant, mais s'il y est beaucoup question de Fulcanelli, je n'y ai rien trouvé de nouveau sur Julien Champagne. Peut-être me trompè-je?
Sur le site que vous indiquez, on peut commander l'enregistrement réalisé par Baglis TV.
N'y a aucun Gaston Sauvage chimiste (ou autre) dans l'École Centrale des Arts et Manufactures. Ainsi, sa formation peut ne pas être dans ingénierie chimique...
Seulement s'est trouvé un Gaston Sauvage de Saint-Marc, promotion en 1942...
Au moins nous savons que Gaston Sauvage n'a pas été un centralien (ingénieur des Arts et Manufactures) et je pense, surtout, en un chimiste au lieu d'un ingénieur...
Merci Walter pour ces nouvelles précisions. Effectivement le terme d'ingénieur chimiste qui est devenu courant devait être peu ou pas usité à l'époque qui nous intéresse:
http://www.usherbrooke.ca/gchimique/gch/profession/
Gaston Sauvage est d'ailleurs toujours qualifié professionellement (quand il l'est) dans les documents rédigés par Eugène Canseliet de "chimiste chez Poulenc."
Reste à savoir notamment s'il s'est ou non occupé de chimie industrielle.
Le chimiste Gaston Jean-Baptiste Sauvage (1897 - fl.1964) et le pharmacologue Alexandre Rouhier (1888 - 1968) ont été collègues chez Poulenc...
Ernest Fourneau, 1921 : Met au point un médicament dérivé de l'arsenic, le Stovarsol, très efficace contre la syphilis.
Je pense que Gaston Sauvage a découvert, peut-être avec Rouhier, le Stovarsol avant 1921 et Forneau l'a développé...
Cordialement, FULGROSSE
Cordialement, W.GROSSE
Vous n'êtes pas le premier selon moi à faire état de ce lien éventuel, mais il n'est pas établi actuellement. Par exemple je ne sache pas qu'Eugène Canseliet ait été proche du ou ait appartenu au Grand Lunaire, et en tout cas je n'en ai pas la certitude.
De même je ne suis aucunement certain à l'heure actuelle que Canseliet ait eu un laboratoire chez Rouhier.
Je me suis laissé dire que des portraits similaires à ceux de "Julien Champagne au tableau de maître" existeraient, qui eux seraient consacrés à Rouhier, Canseliet et d'autres (dont une femme si je me souviens bien et donc sous réserve, et sans doute Gaston Sauvage).
Mais là encore je ne dispose actuellement d'aucune "evidence", comme disent nos amis anglophones.
Vous pensez avoir maintenant identifié le "vrai" Gaston Sauvage, celui de la transmutation de 1922 et sans doute celui du Grand Lunaire, lequel Sauvage, chimiste chez Poulenc, serait né en 1897 et mort (comme
Rouhier) en 1968, si je comprends bien.
Ma conviction est que des portraits de Rouhier et Sauvage existent, qu'ils soient photographiques et/ou peints, et que quelqu'un en dispose quelque part. Il serait je crois important dans le cadre de ce blog notamment que nous puissions progresser sur ce sujet précis.
Je vous signale que j'ai "complété" votre excellent article et que ce travail peut etre consulté sur le site de la "Société Périllos"
S.Chalandon
http://www.societe-perillos.com/poulenc.html
On y trouvera non seulement une référence à ce blog, mais aussi un certain nombre d'informations, notamment sur Francis Poulenc, qui me semblent valoir le détour. On aimerait en apprendre plus...
J'ai été et suis toujours à vrai dire particulièrement intéressé par tout ce qui tourne autour de l'abbaye de Fontfroide, sur quoi je me permets de vous renvoyer et de renvoyer tout notre petit monde à mon articulet:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3826243.html
Je suis je l'avoue toujours curieux de disposer d'un portrait (cliché, peinture, dessin...) de Burgsthal et en m'adressant aux actuels propriétaires de l'abbaye j'ai eu le sentiment jusqu'alors que leur bénévolence quant à la curiosité pourtant exprimée et justifiée sur ce "maître verrier" a des limites certaines.
Quel dommage, n'est-ce pas. Bien à vous,
A votre disposition si vous désirez des scans (gratuit)
bien cordialement
magdelaine
Une petite contribution ...
"to be or not to be ..."
Je me suis ce matin surpris à contempler l'œuvre de Champagne qui orne ce blog consacré à Jean Julien Champagne et par un jeu de construction je vous propose cette analyse picturale qui peut nous entrainer très loin...du moins après la mort et son "caput mortum"...sous toutes réserves !!!
Ce que j'ai maladroitement accentué au trait rouge me semble dessiner une tête de mort ...thème déjà illustré par Champagne et le frontispice des Mystères des cathédrales. Me suivez-vous ? Certaines analogies existent entre les deux compositions me semble-t-il comme les pattes du corbeau remplacées ici en haut par les jambes de cette jeune femme, il y en a d'autres plus troublantes mais je vous laisse le plaisir de la découverte...
inversée ...troublant, non ?
Bonne soirée,
arcana
Je me réjouis de ce nouveau commentaire, qui vient à point nommé pour me permettre de souligner que ce tableau du Vaisseau du Grand OEuvre de Julien Champagne fait l’objet d’une renommée sans cesse accrue dont témoignent par exemple les « liens » ci-dessous :
http://www.atlantis-site.com/activites/conferences.php?m02
http://lapierrephilosophale.xooit.eu/index.php
http://www.johncoulthart.com/feuilleton/2009/08/05/the-art-of-julien-champagne-1877%E2%80%931932/
Ensuite il me semble que c’est une excellente idée en principe de le rapprocher du dessin du frontispice du Mysère des Cathédrales puisque dans les deux cas la conception émane de Fulcanelli et que de plus tous deux ont été composés en 1910.
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/23/43/31/FRONTMDCEO.gif
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/23/43/31/VGO3.gif
En outre je pense que votre ingénieuse vision de la materia en caput mortuum s’avère des plus plausibles. Dans cette perspective on pourrait prolonger la réflexion en comparant certain corbeau et certain « beau corps ».
Mais voyons bien également qu’à gauche comme à droite c’est ensuite la vie qui émane de la mort, c’est l’esprit qui s’élève de la matière.
Dans une certaine mesure Isis et le sphinx s’accordent ici largement avec le chœur des philosophes chimiques. La génération alchimique est accomplie a notte, par un ciel dégagé et constellé où brille notre lune en croissant.
Enfin, la conversion des éléments pour l’obtention de la pierre philosophale qui est évoquée à mon avis de façon analytique sur le dessin est magistralement et synthétiquement exprimée par le sceau de Salomon adornant comme en diadème sur le tableau le front de Dame Alchimie.
Le STOVARSOL de M. FOURNEAU est le STOVARSOL 190.
Par exemple, le STOVARSOL était connu en 1890 :
http://books.google.pt/books?lr=&id=lycwAAAAIAAJ&dq=Stovarsol+1890&q=Stovarsol
Je pense que le STOVARSOL de Gaston Sauvage est différent du STOVARSOL de Fourneau.
Cordialement, W.GROSSE
D'abord, n'oublions pas que Bechtel ne fait que rapporter les propos de Canseliet sur le Stovarsol, je ne vois pas de raison de douter qu'ils aient été tenus, mais cela conduit tout de même à relativiser.
Ensuite il y a suffisamment d'exemples d'inventions ou de découvertes difficilement attribuables comme celle du thermomètre, ou celle du téléscope, par exemple, pour rester prudents.
Enfin gardons présent à l'esprit que dans cette affaire, c'est Sauvage et non Fourneau qui nous intéresse.
Le premier a-t-il pu travailler avec le ou dans l'entourage du second? Il y a au moins un point extrêmement intéressant dans vos interventions, chers Thierry et Walter:
S'agissant de Gaston Sauvage, vous faites tous deux référence à la Société chimique de France, Thierry dans son courriel ci-dessus et Walter dans son livre sur Fulcanelli, dont j'extrais cette phrase:
"D'après nos recherches, le nom de Sauvage (1897-1968) est seulement mentionné par la Société chimique de France."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Del%C3%A9pine
http://www.pasteur.fr/infosci/archives/fur1.html
Bien à vous,
Le Stovarsol a été «reinvestigated by Fourneau and his colleagues (1921 and 1923)»
http://sti.bmj.com/cgi/pdf_extract/17/1-2/87
Depuis la découverte par Paul Ehrlichdu premier antisyphilitique efficace, le Salvarsan, ce domaine était réservé à l’Allemagne, tant grâce aux puissants moyens que son industrie mettait à la disposition des chercheurs de haut niveau, qu’à cause du secret dont elle entourait jalousement leurs principales découvertes.
Or en 1921, Fourneau met au point le Stovarsol, médicament efficace contre la syphilis, l’amibiase et d’autres maladies parasitaires. C’est un dérivé de l’arsenic, comme le Salvarsan, mais, contrairement au Salvarsan, il est stable et il est actif par voie buccale.
Enfin, le Stovarsol, appelé de Salvarsan, a été développé par Paul Ehrlich (1854-1915) et Sahachiro Hata (1873-1938) vers 1909.
http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Ehrlich
http://en.wikipedia.org/wiki/Sahachiro_Hata
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Ehrlich
http://en.wikipedia.org/wiki/Arsphenamine
http://en.wikipedia.org/wiki/Neosalvarsan
http://books.google.pt/books?id=mYQxRY9umjcC&pg=PA54&lpg=PA54&dq=stovarsol+Ehrlich&source=bl&ots=uNJ3xm14e3&sig=IOi6ON8zhVRR1_1cpp8ZIfz6aNY&hl=pt-PT&ei=ONb0Sp_TN9eosga27aHpAQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CCEQ6AEwBA#v=onepage&q=Stovarsol&f=false
Levaditi also used stovarsol (Fourneau 190) in syphilis therapy, after its discovery by Fourneau, Jacques and Thérèse Tréfouël, and Navarro-Martin :
http://www.encyclopedia.com/doc/1G2-2830902588.html
Ainsi, les collègues de Fourneau pour le développement du Stovarsol étaient :
Jacques et Thérèse Tréfouël & Navarro-Martin.
http://www.pasteur.fr/infosci/archives/e_trf0.html
A. Navarro-Martin travaillait avec Levaditi et avec Fourneau, etc.
http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/ja01377a024
Le chimiste Jacques Trefouël avait le même âge que Gaston Sauvage, puisqu'ils étaient tous deux du même contigent de 1897.
Levaditi travaillait avec le Dr Sauvage... de la famille de Gaston Sauvage?
http://www.google.pt/search?hl=pt-PT&q=Levaditi+et+Sauvage%2C+Sur+un+cas+de+syphilis+h6r6ditalre+tardive%2C+avec+pr6sence+du+Spirochaete+pallida+dans+les+viscbres.+C.+1%7E.+Soc.+Biol.+Paris+1905&btnG=Pesquisar&meta=&aq=null&oq=C.Sauvage+Levaditi
http://www.pasteur.fr/infosci/archives/lev1.html
http://books.google.pt/books?id=h10YAQAAIAAJ&dq=Constatin+Levaditi%2C+Sauvage&q=Sauvage
Dr Sauvage, de la Société d'Obstétrique et de Gynécologie de Paris, 95, rue Jouffroy...
http://books.google.pt/books?um=1&lr=&q=Levaditi%2C+Sauvage%2C+Soci%C3%A9t%C3%A9+obst%C3%A9trique%2C+gyn%C3%A9cologie+de+Paris&btnG=Pesquisar+livros
Enfin, Constatin Levaditi a étudié le Stovarsol, la syphilis (congenital syphilitic infants, by Levaditi, Sauvage)... si le Dr Sauvage est un parent du chimiste Gaston Sauvage, peut-être ce dernier ait été le garçon de laboratoire (laboratin) du Dr Sauvage...
http://books.google.pt/books?lr=&id=9MJXAAAAMAAJ&dq=Sauvage%2C+Soci%C3%A9t%C3%A9+d%27Obst%C3%A9trique+et+de+Gyn%C3%A9cologie&q=Sauvage
http://books.google.pt/books?lr=&id=g0JYAAAAMAAJ&dq=Sauvage%2C+Soci%C3%A9t%C3%A9+d%27Obst%C3%A9trique+et+de+Gyn%C3%A9cologie&q=Sauvage
http://books.google.pt/books?um=1&lr=&q=Sauvage+%28C.%29.+%E2%80%94+Le+cloisonnement+du+vagin+au+point+de+vue+obst%C3%A9trical.+Annales+de+Gyn%C3%A9cologie+et+d%27Obst%C3%A9trique%2C+1910%2C+t.+XXXVI%2C+n%C2%B0+3%2C+p.+137-155.+&btnG=Pesquisar+livros
C.Sauvage, d'après le Bulletin de L'institut Pasteur (1914) :
http://books.google.pt/books?lr=&id=mawcAQAAIAAJ&dq=C.Sauvage%2C+Paris&q=C.Sauvage
C. Sauvage, docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux
http://books.google.pt/books?um=1&lr=&q=C.Sauvage%2C+docteur+en+m%C3%A9decine%2C+ancien+interne+des+h%C3%B4pitaux&btnG=Pesquisar+livros
http://books.google.pt/books?lr=&id=LIpHAAAAYAAJ&dq=C.Sauvage%2C+docteur+en+m%C3%A9decine&q=ruptures+ut%C3%A9rines+
Cordialement, W.GROSSE
http://books.google.pt/books?q=+inauthor:%22Camille+Sauvage%22&lr=&source=gbs_metadata_r&cad=2
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=NOM%2cNOM2%2cNOM%2dJF%2cNOM%2dMARI&VALUE_1=Sauvage&NUMBER=12&GRP=0&REQ=%28%28Sauvage%29%20%3aNOM%2cNOM2%2cNOM%2dJF%2cNOM%2dMARI%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All
http://docs.google.com/gview?a=v&q=cache:Vu-efqyS5m0J:andre.j.balout.free.fr/charente(16)_pdf/boixe_foret03.pdf+Camille+Sauvage,+m%C3%A9decine&hl=pt-PT&gl=pt&sig=AFQjCNFHNr6RKL2lnBkeB4HvOex-GEBx2g
Par conséquent, le Docteur Camille Sauvage, domicilié à Paris VII, était un homme marié, Chevalier de la Légion d'Honneur, professeur agrégé de la Faculté de Médecine, acoucher des Hôpitaux, mort pour la France le 24 janvier 1918...
Alors, Gaston Sauvage a pu avoir donné continuité aux travaux de (son parent?), Camille Sauvage sur le salvarsan/stovarsol, etc.
Il faut découvrir la relation de Gaston Sauvage avec Camille Sauvage pour découvrir, peut-être, le lien de notre chimiste avec le Stovarsol !!!
Cordialement, Fulgrosse
Oui, Walter Grosse, votre Camille Sauvage est bigrement intéressant. Peut-être en apprendrons nous davantage, grâce par exemple à Thierry Fourneau, sur lui ou pourquoi pas sur Gaston Sauvage.
J'ai découvert que le Dr. Camille SAUVAGE est né vers 1874 à Aigre (Charente), fils de Jean Elie SAUVAGE et qu'il est décédé dans son domicilie, 47, rue Pierre Charron, à Paris 8ème, le 24 janvier 1918 âgé de 44 ans...
Toutefois, il nous manque savoir si son père, Jean Elie SAUVAGE, avait, en effet, quelque parenté avec Jean Guillaume SAUVAGE, le père du chimiste Gaston SAUVAGE !
En outre, j'ai découvert un frère du chimiste Gaston SAUVAGE, Georges SAUVAGE (1887-1983), ainsi qu'un neveu, Roger SAUVAGE (1925-1966). Je pense qu'il existe encore aujourd'hui plus de descendants qui peuvent savoir un peu plus sur notre chimiste Gaston SAUVAGE...
Cordialement, Fulgrosse
Il semble bien qu'il ait "hérité" du livre de Stanislas de Guaita annoté par Julien Champagne, et qui était "passé" de ce dernier à Jules Boucher.
On sait que ce dernier prenait Julien Champagne pour Fulcanelli, pour les raisons que l'on connaît.
Mais Gaston Sauvage ayant présumément assisté à la transmutation de Sarcelles (1922) en présence de Fulcanelli, Julien Champagne et Eugène Canseliet ne pouvait pas normalement confondre Champagne et Fulcanelli.
Or il me semble bien avoir compris que le "billet" manuscrit reproduit ci-dessus en noir et blanc qui paraît les confondre l'un avec l'autre pourrait bien avoir été écrit par Gaston Sauvage.
Toutes les opinions sont respectables en elles mêmes pouvu qu'elles ne soient pas diffamatoires.
La votre y compris, naturellement. Je note que vous ne nous fournissez comme référence à vos nouveaux propos que Wikipedia.
Ce n'est pas rien, évidemment, mais vous n'apportez rien de neuf au débat à mon avis personnel.
Quant à supprimer à votre demande toute contribution que ce soit, "étrange" ou pas, chacun comprendra qu'il ne peut en être question.
Profitons en pour préciser qu'en tant qu'administrateur de ce blog je n'hésite pas, si cela me semble nécessaire, à corriger certains de mes articles ou effacer des commentaires que je considère comme inutiles ou nuisibles.
Je vous répète donc que dans cette affaire c'est moins Ernest Fourneau qui nous importe, ne vous en déplaise, que Gaston Sauvage.
Donc si vous vouliez bien nous dire si oui ou non vous savez quelque chose de ce dernier, nous ne pourrions que vous en être très reconnaissants.
Cordialement
je suis avec beaucoup d'intérêt votre blog et je souhaiterais obtenir une précision concernant une de vos sources d'informatio. Vous citez un entretien qui eut lieu entre Guy Bechtel et Eugène Canseliet en 1974 et qui n'existerait, selon Genevière Dubois, qu'en 2 exemplaires, dont un se trouverait en Hollande. Savez-vous où se trouverait le second exemplaire de cet entretien? Je n'ai pas réussi à le localiser dans une bibliothèque publique en France, peut- être est-il dans une bibliothèque privée comme en Hollande.
cordialement
laurent
Votre question est intéressante mais il est difficile d'y répondre, aussi pardonnez-moi si ma réponse vous semble imparfaite.
Guy Bechtel est heureusement toujours de ce monde à ma connaissance, même si dernièrement on m'a dit qu'il était fatigué. Une partie de son entretien avec Eugène Canseliet se trouve sans son ouvrage sur Les grands livres mystérieux.
S'agissant de la totalité de cet entretien je peux vous préciser qu'il a vendu une partie au moins de sa bibliothèque et que dans le catalogue de cette vente figure l'opuscule en question.
Cet opuscule se trouve également à la bibliothèque néerlandaise de philosophie hermétique d'Amsterdam, où à ma connaissance on peut le consulter sans trop de difficulté.
Enfin, je peux vous indiquer le nom d'un libraire parisien qui est (avec votre serviteur) un de ceux qui sont le mieux informés sur le sujet qui vous occupe: Alain Marchiset, de L'intersigne.
Cordialement
je vous remercie pour la diligence de votre réponse. Je désire obtenir une copie de cet entretient et je vais donc prendre contact avec cette bibliothèque néerlandaise. D'autre part, au sujet de ce fameux ouvrage de Stanislas de Guaïta annoté par Fulcanelli et dont Jules Boucher aurait "hérité" après le décès de Champagne, connaissez-vous le libraire parisien qui l'aurait récemment vendu? S'agit-il de votre ami le Propriétaire de la librairie "l'Intersigne".
cordialement
laurent
Cordialement