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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 22:42





Je pense personnellement qu'on aurait tort de négliger les vignettes qui ornent les première et quatrième de couverture des ouvrages de Fulcanelli.

L'exemple de "l'écu final" qui agrémente la fin du texte du Mystère des Cathédrales, sur lequel nous avons déjà réfléchi (Julien Champagne et l'écu final, 18 février 2006) et sur lequel nous reviendrons peut-être, nous y incite en tout cas.

Ces vignettes non signées sont-elles de Champagne? Rien ne le prouve, mais rien non plus ne permet d'en douter. Je prends pour ma part le pari qu'elles sont bien l'oeuvre de Julien.

Dans un livre d'alchimie, c'est peu de dire que rien ne doit être a priori considéré comme étant laissé au hasard. Commençons donc, en ce dimanche du Christ Roi, notre examen de ces motifs par ceux qui décorent l'édition originale des Demeures Philosophales, et que j'ai reproduits dans l'ordre inverse, au début et à la fin de cet articulet.


Pourquoi commencer ici par la fin? D'abord parce que  dans la science qui nous occupe, et qui est précisément, comme dirait Muriel Cerf, celle des fins dernières,  c'est justement la connaissance poussée de l'aboutissement de l'OEuvre qui permet au...débutant de moins errer.

Au cas particulier, il se trouve en outre que la vignette reproduite ci-dessus a déjà été commentée, et ce sont ces commentaires justement qui vont ce soir nous servir de fil conducteur.

Je ne compte pas cette fois essayer d'interpréter avec vous le sens alchimique des armes parlantes dont il s'agit.

Si je le faisais, je commencerai d'ailleurs sans doute de toute façon par ce lionceau à la crinière tressée comme la ceinture berruyère de l'Offerus de Bourges, avant même de m'intéresser au bouclier qu'il tient dressé, à son chevron, à ses besants et cette étoile que l'on pourrait croire tous issus des neiges éternelles...

Mais voilà, il se trouve qu'on a cru reconnaître dans cette pièce héraldique les armes d'un abbé du mont Saint-Michel, Robert Jolivet. Les dites armes seraient d'ailleurs toujours visibles sur une des tours de la Merveille.

Grâce à Calendrier, rappelons en tout cas qu'elle figurent dans le recueil qu'un élève de Viollet-le-Duc, Edouard Corroyer, a en 1877 (une année fétiche de ce blog) consacré à l'Histoire et aux légendes du mont.



Robert II Jolivet fut effectivement le trentième abbé du Mont, de 1410 à 1444. Il est resté célèbre pour avoir fortifié l'abbaye de 1415 à 1420, avant de passer dans le parti anglais. Malgré cela, les Anglais assiégeant l'abbaye ne purent l'emporter. Juste retour des choses, et gloire à l'Archange!

C'est peut être le moment de rappeler que René Alleau, "historien des sciences" né en 1917 et disciple d'Eugène Canseliet,  a non seulement écrit un livre sur les Aspects de l'alchimie traditionnelle (1953), mais aussi a publié un ouvrage sur les Enigmes et symboles du mont Saint-Michel (1970):

http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=livAut&auteur_id=1469

Cet abbé Jolivet nous renvoie quoi qu'il en soit  par homonymie à François Jollivet-Castelot (1874-1937), alchimiste parfois un peu rapidement rangé parmi les spagyristes ou "hyperchimistes", et dont d'autres au contraire ont voulu faire un fulcanellisable, en tirant justement argument de la présence des armes de Jolivet sur la couverture d'un livre de Fulcanelli. Je fais ici bien sûr allusion à la thèse - et le mot est topique - de Pierre Pelvet (L'alchimie en France de 1900 à 1950, Paris X-Nanterre, 1980).


Je n'ai pas l'intention de m'immiscer dans ce débat, car tel n'est pas l'objet de ce blog. Mais je voudrais tout de même dire quelques mots de ce savant douaisien, que l'on voit ici dans son laboratoire,  car le moins que l'on puisse dire est qu'il a marqué l'histoire de l'alchimie occidentale au tournant du XXème siècle. Et aussi parce que certains membres de son entourage sont également de celui de Julien Champagne.

D'abord, hommage à Douai, et secondairement à mon fils, cette cité nordique abrite toujours une école des mines...

Ensuite, quelques mots sur l'oeuvre justement d'un de ses enfants: La vie et l'âme de la matière (1894); L'Hylozoïsme; l'Alchimie (1896), opuscule dans lequel il qualifie l'alchimiste Albert Poisson d'"illustre"; Comment on devient alchimiste (1897) et en 1901 La science alchimique.

Je ne cherche pas à être complet, mais je voudrais citer également Les sciences maudites (1900), avec des aquarelles de Léon Galand et Paul Girou, parmi lesquelles celle, charmante et  ô combien symbolique reproduite ci-dessous.

Dans son livre Fulcanelli dévoilé, Geneviève Dubois précise que Jollivet fut membre du Groupe Indépendant d'Etudes Esotériques, créé en 1889 et devenu en 1894 l'Ecole Hermétique.

Toujours selon Geneviève, le même Castelot créa en 1896 la Société Alchimique de France (SAF), dont la revue s'appela d'abord L'Hyperchimie, puis en 1904 Nouveaux horizons et après 1920 La Rose-Croix.



Les statuts de cette SAF ont été très opportunément imprimés par Les Editions Maçonniques dans leur réédition en 2006 de Comment on devient alchimiste.

J'aimerais en profiter pour rappeler que ce livre de Jollivet-Castelot a été préfacé par Papus (Gaboriau et Champagne, 6 mars 2006).

On voit dans ces statuts que les fondateurs de la SAF sont sept. Outre Jollivet, secrétaire général, "un comité de perfectionnement a été  constitué, comprenant Papus (Gérard Encausse), Marc Haven, Sédir".

Sur Haven et Sédir, je vous renvoie principalement à mon article Champagne et l'homme de désir, 10 août 2006.

Parmi les membres fondateurs, "le docteur Gérard Encausse, et MM. Emmanuel Lalande...Stanislas de Guaïta et Tabris (alias René Philipon, Cf. Julien Champagne en maçonnerie égyptienne, 19 novembre 2006).

Enfin parmi les membres honoraires, citons Camille Flammarion (membre d'une autre SAF, celle d'Astronomie, cher Frédéric Courjeaud) et August Stindberg:

http://fr.wikipedia.org/wiki/August_Strindberg


Et après celà, ne croyez surtout pas que le dramaturge suédois bien connu Strindberg fut une exception, et que la renommée internationale de la société alchimique française soit un épiphénomène.

Dès 1897, dans un article intitulé "The alchemical revival", Henry Carrington Bolton la cite nommément et analyse son impact, vu des Etats-Unis. Cet article de la revue américaine Science sera repris devant l'American Chemical Society. Sur Carrington Bolton, voyez:

http://www.chemicalheritage.org/about/boltonia%C2%AD6.pdf

Enfin, en 1926, année de publication de l'édition originale du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, Jollivet-Castelot était en correspondance avec Harvey Spencer Lewis, l'"imperator" de l'ordre rosicrucien AMORC, comme en fait foi le document ci-dessus, également reproduit.

Sur ce dignitaire américain, je vous renvoie par exemple à:

http://www.crc-rose-croix.org/histoire/lewis.asp



Mais pour ne pas paraître avoir quitté Julien Champagne, je souhaite aussi relever le fait que certains des autographes de Jollivet-Castelot portent comme ici des initiales que nous avons déjà vues et que nous reverrons j'espère.

Enfin, et je terminerai donc par là, la première  vignette de couverture des Demeures Philosophales de Fulcanelli, avec son écailleuse tête de poisson, nous rappelle peut-être que le mont Saint-Michel est dit au péril de la mer, et que ni le sel ni la voie humide ne sont absents de la quête alchimique.

Peut-être est-elle, du moins si je suis Walter Grosse, également destinée à appeler notre attention à la fois sur le fait que certain ancêtre de Champagne était fondeur, et sur celui que la symbolique du campanile est elle-même profondément alchimique.

Toujours grâce à Calendrier, et à ses commentaires ci-dessous, nous savons en tout cas que cette cloche décidemment des plus fulcanellienne nous vient du Finis Terrae:

http://campanologie.free.fr/Records.html



Que l'ange qui veille sur le mont, et qui m'est cher à plus d'un titre, car je me souviens parfaitement de certain envol, veuille bien étendre sa protection sur nous, tous et toutes.

http://www.linternaute.com/video/115274/mont-saint-michel/




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pelvet 06/10/2014 16:35


Monsieur,


je suis Pierre Pelvet.Ce courrier a un seul objet.Lequel?Dans la plupart des contributions sur la question "Qui était Fulcanelli? on m'attribue cette réponse:Jollivet-Castelot.


Certes,j'ai étudié ses écrits mais JAMAIS je ne l'ai confondu avec Fulcanelli.Ceux  qui prétendent cela n'ont pas lu ma thèse.Ne serait-ce que,parce que,j'en ai interdit toute
photocopie.En revanche,j'en ai proposé quelques exemplaires à l,"ex" librairie La Table d'Emeraude (ou j'ai rencontré Eugène Canseliet,entre autres).


Mon opinion est que Fulcanelli est J.J.Champagne.Les preuves me semblant guère contestables.


Cordialement,


Dr.Pelvet.

ARCHER 06/10/2014 17:52



Cher Monsieur Pelvet,


Un grand merci pour votre si intéressante contribution de ce jour. Donc selon vous Fulcanelli ne serait pas François Jollivet-Castelot, mais Julien Champagne.


Vos arguments nous intéressent vivement, comme vous vous en doutez. Aussi nous proposons vous de poursuivre le dialogue que vous avez instauré.


Cordialement


 


 


 



Walter Grosse 29/12/2006 20:13

    Alphonse Hubert Champagne (père de Julien Champagne) a eu beaucoup de professions; il travaillait selon les travaux qui apparaissaient; cocher, employé (je ne sais pas de quoi), employé d'agriculteur, etc. Tel comme son père Jean Alexandre Chamapgne (grand-père de Julien Champagne), qu' a été employé de commerce, fabricant de bronze, etc.

ARCHER 29/12/2006 21:17

Toujours aussi intéressant, Walter Grosse. Si vous disposez d'éléments nouveaux sur le père et la mère de Julien Champagne, que je regrette de ne pas assez connaître pour l'instant, n'hésitez surtout pas à nous en faire part.Le terme d'employé est effectivement assez générique, comme nous disons aujourd'hui. On peut être employé de maison, par exemple, c'est-à-dire au service d'une maisonnée quelle qu'elle soit et quels que soient les travaux effectués à son profit.Le terme "homme à tout faire", autrement dit chargé de toutes les tâches considérées (subjectivement) comme mineures, peut également venir à l'esprit. Quant au grand-père de Champagne, s'il a vraiment été fabricant de bronze, il n'a pas été à mon avis très éloigné du métier de fondeur de cloches, et ceci bien sûr nous ramène directement au Mont  Saint-Michel.

calendrier 03/12/2006 09:56

Sur la première page de couverture nous observons en effet une cloche à visage écailleux rappelant une origine maritime.
Toujours page 10 des demeures éditions omnium, la légende suivante est insérée:
Saint Pol de Leon (finistère).- Cloche miraculeuse du VI° siècle, qui fut, dit on, apportée d'Angleterre à l'ile de Batz par un poisson.
Cette cloche est relié à un des 7 saints fondateurs de bretagne: Saint Pol Aurélien.

ARCHER 03/12/2006 18:01

Bravo calendrier, vous avez parfaitement raison. Voici une autre représentation de cette cloche:http://campanologie.free.fr/Records.htmlSur ce Saint Paul ou Pol, qui semble effectivement lié à son histoire, et qui vécut effectivement au VIème siècle, voyez:http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-paul-aurelien/http://la-france-orthodoxe.net/fr/saint/polCe dernier site est plus détaillé, notamment quant à l'aspect légendaire,  et comporte des indications bibliographiques.Sur le symbolisme sous-jacent à cette légende, je peux vous proposer une piste, qui d'ailleurs nous ramène d'une certaine façon à Saint Michel:http://www.bldt.net/Om/article.php3?id_article=262C'est une belle histoire bretonne de pélerinage, ou de quête, qui s'achève précisément à Saint Pol. Elle a trait aux sept saints que vous mentionnez et met en scène au final notre chevalier errant:"Etape 7 - Saint Pol de Léon - Ile de BatzArrivant devant la tombe, il lit: Saint Pol l'Aurélien. Un genou en terre, il pose le septième denier sur la septième tombe et reste silencieux.  Apparaît Saint Pol. Le jeune homme semble ne pas s'en apercevoir. Saint Pol s'approche de lui."Les flots de l'inaccompli ont été endigués; est apparue une nouvelle terre féconde. En terrassant le dragon, tu es devenu ton nom." Saint Pol fait sonner une cloche au-dessus de la tête du jeune homme. "La septième cloche du roi March, sortie du ventre du poisson, en sonnant sur ta tête t'a guéri de ta surdité et a anéanti sagesse et intelligence du sage que tu croyais être." Silence...Saint Pol disparaît." http://www.bldt.net/Om/article.php3?id_article=262

calendrier 02/12/2006 18:36

Dand la seconde édition des demeurs philosophales paru en 1960 chez omnium littéraires, et normalement la reproduction conforme de l'édition originale, nous trouvons en quatrième de couverture la reproduction du lion tenant entre ses pattes un écu, celui de Robert Jolivet.
En page 10 se trouve inséré la légende suivante:
Le Mont Saint Michel ( Manche). - Lion héraldique du XIII° siècle. Sculpté sur la courtine Est des remparts, il montre un écu aux armes de Robert Jollivet  XXX° abbé du Mont.
Nous remarquerons deux erreurs évidentes. La première concerne la datation. Ce lion héraldique est du XV° siècle. La seconde est plus curieuse puisqu'elle concerne le nom de l'Abbé: Jolivet et non Jollivet. Un L est en trop.  Alors Erreur volontaire ou involontaire ?
Et pourquoi ces armes ?
 

ARCHER 03/12/2006 19:43

Merci calendrier d'attirer notre attention sur la question des variantes dans les éditions successives des livres de Fulcanelli.Cette question est abordée dans l'ouvrage Index Fulcanelli d'Allieu et Lonzième, que je viens de consulter, mais sauf erreur ils se sont surtout intéressés aux variantes du texte et ne me paraissent pas aborder celles concernant les illustrations ou leurs légendes.N'ayant pas l'édition Omnium des Demeures sous la main actuellement, je vous crois sur parole.Nous verrons ultérieurement si cette seconde édition permet également d'établir l'origine et le sens des vignettes qui ornent, elles, Le Mystère des Cathédrales.S'agissant de votre question: pourquoi ces armes, je vous réponds au moins partiellement par ailleurs. Je peux me tromper, mais je pense que l'erreur de datation est plutôt involontaire, et ressortit pour moi à une faute de typographe.A l'inverse, j'aurais tendance à penser que les "deux ailes" apposées au nom de Jol(l)ivet l'ont été à dessein, peut-être en guise d'hommage à un alchimiste qui fut peu ou prou contemporain de Champagne et qu'a pu connaître Fulcanelli.

calendrier 02/12/2006 18:13

Effectivement ces figures présentes sur l'édition originale interpellent le lecteur et l'on peut se demander quelles sont leurs véritables sens.
Le lion tenant l'écu sont effectivement les armes de Robert Jolivet, abbé du mont. Il les plaça dans une niche sur la courtine est des remparts qu'il construisit vers 1417.D'aprèsle livre d'Edouard Corroyer:, histoire et légendes du mont saint Michel ( paru en 1877)que Champagne et Fulcanelli eurent sûrement leurs mains, nous pouvons voir page 52 le dessin de l\\\'auteur représentant le lion soutenant les armes de Robert Jolivet.
Ce même auteur nous donne d\\\'ailleurs la description de ces armes: " "D'azur au chevron d'argent accompagné de deux roses d'argent en chef et d''une étoile à six rais aussi d'argent en pointe".
Quelques renseignements sur Robert Jolivet sont donnés:
" Robert surnommé Jolivet, natif de Montpinçon, diocèse de Coutancesn recut l'habit religieux en ce monastère l'an 1401, ou peu après il fut élu procureur. Il fut trés justement le 30° abbé du mont. Mais son règne ne fut pas idyllique puisqu'il trahit la France et se laissa gagner par les offres brillantes du roi d'angleterre.
 Il mourut à Rouen en 1444.
 

ARCHER 03/12/2006 18:58

calendrier, je rends hommage à votre érudition. Peut-être est-ce le moment de dire quelques mots d'Edouard J. Corroyer (1837-1904), élève de Viollet-le-Duc. Outre le mont Saint Michel, il a oeuvré entre autres à Soissons:http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/biographies/corroyer_edouard.htmlhttp://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?ID=d002122Son livre sur le mont est sans doute le plus connu, mais je note qu'il a aussi rédigé à la fin de sa vie des ouvrages de portée plus générale, qui effectivement ont pu intéresser un Fulcanelli ou un Champagne, puisqu'il a publié sur les architectures romane et gothique, sans doute en 1880 et 1889:http://elec.enc.sorbonne.fr/architectes/dico140.phphttp://lha.enc.sorbonne.fr/document241.htmlPour le reste vous m'avez donné la bonne idée de consulter la réédition du livre de Corroyer : Histoire et légendes du mont Saint Michel, parue chez Jean de Bonnot en 1982.Naturellement je confirme donc ce que vous avez lu vous même: pages 52 et 53 on voit, dessinés de la main de Corroyer, et le lion tenant les armoiries de Robert Jolivet, situé dans une niche sur la courtine est des remparts, que Jolivet construisit vers 1417, et ces mêmes armoiries seules, surmontées d'une crosse d'abbé.Votre description de ces armes par Corroyer est par conséquent simplement à compléter par l'expression qui la termine: "avec une crosse d'argent pour cimier."J'avais donc bien vu, un peu intuitivement je dois le dire, cet argent des "neiges éternelles" qui pourrait donner à penser que, comme Jacques Coeur, Robert Jolivet, dont les armes bien entendu parlent, doit être considéré comme ayant réalisé ce qu'on appelle en alchimie "l'OEuvre au blanc."