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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 19:56



Si vous me demandez quelles villes ou cités reviennent le plus souvent dans l'oeuvre de Julien Champagne, dans l'état actuel de nos connaissances, je vous répondrai facilement pour le début:
Paris, Amiens, Bourges...

Et voici pour le Mystère des Cathédrales de Fulcanelli. Si maintenant nous ouvrons du même auteur les Demeures Philosophales, émergent en outre Nantes et puis Dampierre-sur-Boutonne, Lisieux, Thiers, Le Mans, Fontenay-le-Comte, Londres bien sûr pour "l'étranger proche".

Et Arles? Nous avons déjà rencontré la commune des Aliscans à propos du troisième livre, non paru à ce jour, de l'Adepte dévolu au XXème siècle, le fameux Finis Gloriae Mundi: Arlésienne de Champagne, 20 mai 2006, et Julien Champagne au labarum, 30 juillet 2006.

"Dans Arles, où sont les Aliscans,
Quand l'aube est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,
Prends garde à la douceur des choses"

dixit Paul-Jean Toulet dans ses Contre-rimes:
http://eocf.free.fr/text_cesaire_arles.htm

Voici donc, cette fois-ci  pour un Arlésien, la planche XXXVIII de l'édition Omnium Littéraire du Mystère des Cathédrales (1957), intitulée Sainte Trophime, tympan de porche (XIIème siècle).

Cette édition est sauf erreur la seule où figure ce dessin de Julien Champagne, puisque le chapitre correspondant (La croix cyclique d'Hendaye, sur laquelle j'espère revenir) n'existe pas dans l'édition originale (Schemit), et parce que dans l'édition Pauvert ultérieure c'est un cliché qui nous est proposé.

Notez comme moi que la reproduction est de qualité moyenne, mais qu'on y discerne aisément malgré tout des traces de gouache (voir Champagne et la Lettre de Thot, 2 octobre 2006).


Je n'ai pas la prétention de vous infliger un cours...ex cathedra sur l'église dont il s'agit, laquelle est d'ailleurs, apparemment, plus connue pour son cloître que pour son porche, mais si vous voulez en avoir d'autres vues que celle d'"Hubert", reportez-vous au site de l'auteur de la photo ci-dessus:

http://perso.orange.fr/arizmendi.ruquet/Arles/St%20Trophime1.htm

Au fait, que nous dit Fulcanelli lui-même de ce monument? Il s'agit là bien sûr selon lui de la conception cyclique de l'histoire:

"A l'époque médiévale, les quatre phases de la grande période cyclique, dont l'antiquité exprimait la rotation continue à l'aide d'un cercle divisé par deux diamètres perpendiculaires, sont généralement représentées par les quatre évangélistes ou par leur lettre symbolique qui était l'alpha grec, et plus souvent encore, par les quatre animaux évangéliques entourant le Christ, figure humaine et vivante de la croix.

C'est la formule traditionnelle que l'on rencontre fréquemment sur les tympans des porches romans.

Jésus y est exposé assis, la main gauche posée sur un livre, la droite levée dans le geste de la bénédiction, et séparé des quatre animaux qui lui font cortège par l'ellipse dite Amande mystique."

Ou mandorle, dirais-je. Fulcanelli vient de nous fournir en quelques mots une des meilleures définitions du Christ "pantocrator", ou tout-puissant, qui tient en main le livre de vie, lequel est aussi celui du jugement (dernier).

Mais laissons-le préciser son historique:

"Ces groupes, généralement isolés des autres scènes par une guirlande de nuées, ont leurs figures toujours placées dans le même ordre, ainsi qu'on peut le remarquer aux cathédrales de Chartres (portail royal) et du Mans (porche occidental), à l'église des Templiers de Luz (Hautes-Pyrénées), à celle de Civray (Vienne), au porche de Saint-Trophime d'Arles, etc."

De cette église, Blanche McManus fit, sans doute avant Julien Champagne,  un saisissant croquis, que j'ai tenu à reproduire ici.

Sur cette femme nous savons peu de chose. Née en 1870 en Louisiane, elle étudia à Londres et Paris, et au tournant du siècle revint en Europe avec son mari, Francis Miltoun. Elle séjourna en Provence (Toulon, Nice) en 1910-1911, et son époux étant décédé, vraisemblablement pendant la première guerre mondiale, retourna après-guerre aux "States", où elle mourut, sans doute avant le second conflit mondial, hélas dans des conditions similaires à celles de Camille Claudel:

http://www.kellscraft.com/McManus3.html
http://www.kellscraft.com/mcmanusbioandpub.html

A-t-elle connu Julien Champagne?



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