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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 15:45

2logisbailly2.champagne

Voici le livre le plus récent à ma connaissance sur lequel une oeuvre de Julien Champagne paraît en couverture.

Il s'agit de la troisième édition de l'ouvrage d'Eugène Canseliet qui est consacré à Deux Logis Alchimiques, la villa Palombara à Rome, en Italie, et le chateau du Plessis Bourré en France.

Je note au passage qu'il s'agit là avant le travail de Jean Laplace, qui est lui intégralement voué au four alchimique suisse de Winterthur, de la première tentative effectuée pour déborder du cadre exclusivement français en ce qui concerne les "demeures philosophales".

En effet, Fulcanelli n'a fait pour sa part que rédiger un chapitre de ses Demeures qui traite du cadran solaire britannique d'Holyrood.

2logisbailly1.champagne

Eugène Canseliet étant décédé en 1982, voici donc  la première édition post-mortem de son travail, puique les deux précédentes éditions avaient été soumises de son vivant à son approbation, soit celle originale de Jean Schemit en 1945, puis en 1979 celle de Jean-Jacques Pauvert.

Cette dernière publication en date n'a donc pu être approuvée que par les héritiers de ses droits, et donc je suppose par un ou des membres de sa famille.

Due à Jean-Claude Bailly, en 1998, elle a fait l'objet comme l'édition originale d'un tirage restreint, qui semble pour l'essentiel avoir été limité à mille exemplaires numérotés.

hr5.champagne


A cette occasion, Bailly a fait réaliser, je suppose à titre publicitaire, un certain nombre de vignettes, dont nous reproduisons ici un exemplaire, en même temps que le cliché de la couverture de sa réédition.

Avant d'en revenir à Julien Champagne, je voudrais souligner le fait que les trois éditions à ce jour des Deux Logis Alchimiques de Canseliet sont toutes les trois différentes l'une de l'autre.

 

hr3.champagne

 

Toutes diffèrent par ajouts et soustractions. C'est ainsi que l'édition Bailly se distingue en particulier par une postface "bio-bibliographique" de Richard Caron et par l'inclusion d'une étude inédite de Canseliet dénommée "Réflexions Alchimiques sur la Nativité."

 

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Le tableau de Champagne qui est reproduit sur la couverture et la vignette est bien entendu Le Vaisseau du Grand OEuvre.

Il a été réalisé en 1910, de même que le frontispice du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, et comme plusieurs autres oeuvres d'"Hubert."

 

hr2.champagne

Ce tableau a fait l'objet et du premier post en date de ce blog, et du dernier en date.

On pourra en particulier se reporter à ce dernier pour reconstituer son historique, du moins tel que vu par votre serviteur.

Une des questions que pose ce magnifique ouvrage, d'inspiration clairement alchimique, est celui du modèle qui a posé pour Julien Champagne.

 

hr4.champagne


La thèse la plus répandue à ce jour conduit, avec Geneviève Dubois notamment, à privilégier une participation de Louise Barbe, chimiste chez Poulenc Frères, alchimiste, et première épouse du docteur Serge Voronoff.

Sans contredire formellement Dubois, Patrick Rivière a récemment proposé une autre piste, qui serait celle de l'actrice Henriette Roggers, laquelle épousa plus tard Claude Farrère.

Les deux jeunes femmes semblent avoir eu en commun de fréquenter certains salons de la bonne société, comme celui d'Irène Hillel-Erlanger, l'auteur des Voyages en kaléïdoscope.

Pour Geneviève Dubois, le portrait du modèle en question, qui constitue une des planches des éditions Pauvert et Bailly des Deux Logis, est celui de Louise Barbe.

 

hr6.champagne


Patrick Rivière paraissant émettre un doute, j'ai cherché à en savoir plus sur Mlle ou Mme Henriette Roggers.

Voici donc à nouveau et ci-dessus un certain nombre de photos de cette actrice, prises entre 1900 et 1910. Elle est alors au Théatre parisien de la Renaissance, ou à celui du Vaudeville, ou à La Galerie du Théatre.

http://www.abebooks.fr/servlet/SearchResults?bx=off&sts=t&ds=30&vci=2769696&bi=0&y=14&kn=
roggers&x=59&sortby=2

Si comme Patrick et moi vous doutez, reportez-vous au cliché du premier post de ce blog, et si vous le souhaitez bien sûr, dites m'en des nouvelles!

Dans son Paris, Secrets et Mystères (Le Mercure Dauphinois, 2006), Richard Khaitzine semble se rallier à l'hypothèse de Rivière:

"Pourquoi en faire mystère? La dame en question s'appelait Madame Rogers (sic) et était l'épouse de l'officier de marine et écrivain Frédéric Bargone, dit Claude Farrère."

Dans le CD-ROM sur Fulcanelli réalisé en 2000 avec Johan Dreue (Chronique d'un mystère annoncé) Khaitzine dit explicitement avoir bénéficié "photos à l'appui" d'une confidence d'Olivier Renaud
pour qui "la dame du portrait" n'était autre que Madame Roggers.

g-rardphilippe.champagne

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richard khaitzine 26/05/2011 19:14



Bonsoir Carl,


La lettre a bien été postée de Melbourne et Roussel était en Australie à l'époque. Il y a plus amusant. Dans sa lettre il dit qu'il essaiera de goûter de la soupe de kangourou. Si on peut
comprendre qu'il souhaitait céder à l'exotisme gastronomique, je subodore d'autre raisons... moins culinaires. Selon une étymologie remise en question de nos jours, le mot kangourou signifierait
"Je ne te comprends pas". Après la langue des oiseaux, celle des marsupiaux. Avec Roussel il ne faut s'étonner de rien. Les kangourous sont des animaux nocturnes et un couo d'oeil sur Wikipédia
nous informe que l'espèce par dérivations synonymiques nous renvoie à certains poissons, tels les Mules, maquereaux, les cyprins type goujons - goujonner en argot avait le sens de tromper,
l'omble chevalier, etc. Tout ceci étant susceptible d'autres prolongements... Même en déplacement, gageons que Roussel gardait le Bescherelle à portée de mains.


Amitiés.


PS. au titre des prolongements il y a une intéressante réflexion à faire sur l'utilité de la poche ventrale dans la période post-gestation et tout ceci n'étant pas sans évoquer la gestation chez
les hippocampes ou le rôle du "mercure eau" - remplissant le rôle du liquide amniotique - portant l'embryon de soufre



Carl Lavoie 26/05/2011 14:02



Les stations balnéaires de Brighton et Mentone se trouvent à 10 ou 12 km au sud de Melbourne. La lettre aurait bien été postée d’Australie, pendant l’hiver (enfin, là-bas). Richard, que dit le cachet (ou
l’entête de la lettre)?



richard khaitzine 26/05/2011 10:41



Merci à notre ami Carl qui vient de me founir une partie de la clé non négligeable de la correspondance entre Raymond et Charlotte, laquelle ne fut certainement pas la potiche que l'on décrit et
une maîtresse de façade. Ce dont il est question dans ce courrier c'est bien de l'envers des choses et d'effets miroir suggérant le miroir de Nature. Déjà dans la Doublure, Roussel décrivait un
périple à Nice, évitant la rue Alberti afin de souligner la rue Alibert à Paris. Dans la lettre à Charlotte, Roussel ajoute, ce qui confirme l'effet miroir: "...Il y a près d'ici deux stations de
bains de mer qui s'appellent Brighton et Menton. C'est bien la peine de venir si loin pour excusionner à Brighton et à Menton...


Il faut savoir que, sur un autre plan, Gaston Leroux demeura à Menton, à Cimiez et à Nice. C'est à Menton que décéda Robert de Montesquiou, admirateur et parent par alliance de Roussel.


Oui Cher Archer Dorothée danseuse de corde (funicella, anagramme de ... Fulcaneli) est sans doute le meilleur Leblanc et celui ou les passerelles avec Roussel sont les plus évidentes, notamment
quand il évoque la Pie borgne (le cheval). Dans le Crime de Rouletabille, entre autres, 2 passages vont te réjouir. Page 146, Ivana est qualifiée de "Chienne d'amour" et page 219 on lit: "
C'était (Ivana) un grand coeur, un coeur magnifique  à y mettre Rouletabille et le Monde!" ce qui suggère "Cora son" pour "Chienne de Corascène..."


Bien à vous


Richard


 



Carl Lavoie 26/05/2011 05:17



.


P.S. : J’oubliais,
cette seconde lettre mentionnant les ‘handsome cabs’ et les hippodromes de Melbourne fut-elle écrite d’Australie, vers 1920-1921, lors de son tour du monde? Comme les saisons sont à l’inverse
dans l’hémisphère sud, les ‘mois propices’ pour la pêche aux huîtres ne seront pas les mêmes.


.



ARCHER 26/05/2011 08:48



Carl Lavoie, vous êtes certainement le bienvenu dans nos conversations. En fait s'agissant de la consommation des huitres, les mois réputés favorables (ou les plus favorables) sont parfois dits
"mois en R" par approximation.


 


A ce que je sais de cette tradition populaire, elle s'applique en fait principalement aux "mois en BRE", soit (en français) ceux de septemBRE à décemBRE.


 


Evidemment le R de...RR peut faire penser à celui de Fulcanelli dans Le Mystère des Cathédrales, à propos de l'hotel Lallemant de Bourges.


 


Il y rapproche le R de la notion de Réitération, avant de reconnaître, à popos de la fameuse énigme de la crédence, que R c'est aussi, d'une certaine façon, "la moitié de RE."



Carl Lavoie 26/05/2011 04:56



.


Pardonnez-moi de m’immiscer ainsi dans votre conversation, mais “les mois sans
r” de ce passage de la lettre cite ci-dessus (" Il y a des huitres exquises et comme nous
sommes dans les mois sans r, c'est tout à fait la bonne saison...") m’avaient tout bêtement apparu comme étant les mois d’été, ou enfin, de beau temps : mai, juin,
juillet et août; ceux-ci s’écrivant sans ‘r’. C’est assez prosaïque, j’en conviens.


.