Saluons d'emblée, et avec la joie qui convient, la parution si attendue du livre de notre ami portugais Walter Grosse sur Fulcanelli (Un secret violé, Grosse, Seixal, 2009).
Non content en effet de tenir depuis plusieurs années un blog sur notre Adepte, auquel nous nous sommes si souvent référé:
http://fulgrosse.over-blog.com/
Fulgrosse de son pseudonyme vient en effet de prendre la courageuse décision de s'auto-éditer, et de le faire en français. Espérons que les 500 premiers exemplaires de son ouvrage (500, tirage
selon selon certains de l'édition originale des Demeures Philosophales de Fulcanelli) trouveront rapidement preneurs et rencontreront également un écho des plus favorables.
Je le souhaite, en tout cas, car la ténacité et le talent de ce chercheur trentenaire me semblent en tous points dignes d'éloge.
La méthode qu'il suit pour tenter de résoudre l'énigme de l'identité de Fulcanelli n'est pas d'ailleurs sans rappeller celle de Frédéric Courjeaud (Une identité révélée, Claire Vigne, 2006): Grosse
dresse la liste des paramètres biographiques à prendre en compte, puis procède par éliminations successives.
S'appuyant sur une solide connaissance de "l'équation biographique" de Fulcanelli, Walter a cherché, et c'est sans nul doute un des points forts de sa démarche, à en retrouver la trace, dans les
archives en général et en particulier dans celles de l'état-civil...et de l'état militaire.
Et de l'état militaire car pourquoi ne pas le dire d'entrée de jeu, son Fulcanelli à lui n'est pas Camille Flammarion mais un polytechnicien nommé Paul Decoeur (1839-1923 ou 1924). Fulgrosse au
sujet de Polytechnique met d'ailleurs à juste titre l'accent sur le témoignage peu connu de Paolo Lucarelli dans son édition transalpine du Mystère des Cathédrales, en 2005.
Walter Grosse argumente sur la disparition de Decoeur en 1924, car on s'en souvient c'est celle où Fulcanelli et Canseliet assistèrent ensemble aux obsèques d'Anatole France.
Les quelques objections principales que je voudrais cependant formuler en toute amitié sur ce travail des plus estimables sont les suivantes:
Grosse me paraît restreindre sa recherche à l'excès, en fait aux "X Ponts" (et Chaussées) et de plus aux Polytechniciens restés sans descendance, voire célibataires (il s'apuie à ce sujet sur le
témoignage écrit reçu par lui de Béatrice Canseliet, fille du disciple de Fulcanelli, toujours en 2005).
Pour Grosse, Decoeur, qui n'a guère laissé d'autres écrits que des brevets et n'a pas eu semble-t-il de son vivant une notoriété des plus significatives, est bien cependant ce Fulcanelli qui fut
l'intime de la famille Lessseps et de combien d'autres "célébrités du temps."
Bien plus, une approche que je qualifierai volontiers de résolument rationaliste conduit Walter à remettre en question certains invariants du "mythe" Fulcanelli.
C'est ainsi que pour lui l'hypothèse d'un Fulcanelli qui a effacé toutes ses traces n'a aucun fondement. Il ne croit pas, dit-il de plus, en un Fulcanelli plus que centenaire et donc sa thèse
présente est qu'Eugène Canseliet a perpétué le mythe selon lequel il était encore vivant en 1952.
Tout ceci me rappelle fortement ce qu'André Rolland de Renéville écrivait en février 1953 dans sa critique de la N.R.F. consacrée au Mythe de Rimbaud de René Etiemble:
"Après avoir postulé que tout ce qui est mythe tient de l'erreur à demi-volontaire ou du simple mensonge, Etiemble entreprend de démontrer que chacun des essayistes qui s'est attaché à décrire la
vie de Rimbaud ou à expliquer son expérience n'a guère fait que s'interpréter lui-même en terme de fable...
Notre mentor ne serait-il pas à son tour prisonnier d'une illusion? Dans ce cas, la sienne serait le mythe du mythe."
Le mythe alchimique de Fulcanelli devrait donc, selon nous, permettre une approche englobante, qui ne s'interdira pas l'appréhension du mystère dans sa réalité profonde, mystère dont témoigne cette
belle illustration de l'alchimiste de Notre Dame, que produit Walter Grosse, illustration dont le héros est très opportunément qualifié de gnome, et qui se trouve de plus frappée au coin de la
Rose.
J'ai donc un peu de mal à suivre notre auteur quand il balance à soutenir la véracité du témoignage d'Eugène Canseliet, en assurant après d'autres que son périple marseillais, niçois et aixois des
années 1915-1917 serait en fait une habile fiction permettant de voiler la localisation du domicile parisien de Fulcanelli.
Et pourtant, que de pépites issent de ce tamis d'orpailleur aux mailles un peu trop serrées à mon goût! Nous en apprenons plus, grâce à Walter, sur l'histoire de l'usine à gaz de Sarcelles, cher
OrnithOrynque, usine où eut lieu la désormais célèbre transmutation de 1922, sur Gaston Sauvage, chimiste de Poulenc qui y assista, sur Mariano Ancon, peintre ami d'Eugène Canseliet et Julien
Champagne, sur Henri Steineur, compagnon de ce dernier...
S'agissant de Champagne, d'ailleurs, Grosse formule une hypothèse que je trouve bien intéressante, et qui gagnerait à être davantage étayée: Julien se serait fait passer volontairement pour
Fulcanelli afin de brouiller encore les pistes menant à l'Adepte.
Et puis à la fin de son opuscule si instructif, comment ne pas être frappé par cet aréopage de Polytechniciens contemporains de Fulcanelli et tous plus ou moins en relation les uns avec les autres,
qui se sont également intéressés peu ou prou, voire adonnés à l'alchimie. Voici qui promet je crois, dans la perspective de la suite que Walter Grosse compte dès à présent donner à "Un secret
violé."
En complément plus qu'en opposition à ce travail en devenir, ou si l'on veut en contrepoint, je tiens à signaler à l'attention générale la qualité de l'étude de Leo Krugerman, que d'ailleurs
Fulgrosse mentionne sur son site: "Une lecture maçonnique des enseignements de Fulcanelli."
Oeuvre d'un chercheur d'Uruguay, cette remarquable vision de la pensée de Fulcanelli, dans une perspective maçonnique spiritualiste, mérite d'être elle aussi connue.
Rédigée en 2007, elle a été publiée en ligne en 2008-2009 et se trouve donc désormais à la portée de chacun:
http://www.freemasons-freemasonry.com/fulcanelli-indice.html
Après s'être demandé si l'identité de Fulcanelli a une importance quelconque, et y avoir répondu manifestement par la négative, Krugerman évoque brièvement les accointances maçonniques et
rosicruciennes de la philosophie de l'Adepte, puis se livre à un examen fouillé des diverses facettes de son oeuvre, sans en oublier ni les références à l'architecture, ni celles à
l'eschatologie.
Mais surtout, il s'attache à définir et illustrer de façon convaincante tous les aspects de la "chimie spirituelle" que constitue en fait l'alchimie fulcanellienne, et sans négliger l'oratoire
nous fait bel et bien pénétrer dans le "légendaire laboratoire" de Fulcanelli.
ARCHER
Article trés intéressant !
Je ne connaissais pas Paul Decoeur et vient de lire sa biographie sur Wikipedia , sachant que des erreurs peuvent s'y trouver !
décédé le 6 mai 1923, acte de décés visiblement consulté en la mairie de Paris, pourquoi GROSSE suppose que la date de décés doit étre en 1924 pour coller avec les dires de CANCELIET ? cela me géne !
Pour Fulcanelli et Canceliet à Marseille, je dois vous avouer avoir eu toujours des doutes ! C'est que Canceliet pratique avec maestria la langue des oiseaux !
Il est vrai que la Rue DIEUDE existe bel et bien à MARSEILLE ! mais Dieudé est aussi le DON de DIEU !
Le hasard qui fait si bien les choses aurait donc fait que l'Adepte aurait habité avec son disciple dans une rue au nom prédestiné !
Mais aussi, pourquoi pas ?
Bonne journée
Denise
Bonjour Denise,
S'agissant du décès de Paul Decoeur, Walter Grosse produit bien un certificat de décès de 1923 mais fait aussi état du témoignage familial selon lequel il serait mort en fait en 1924.
Quant au séjour de Canseliet à Marseille pendant la première guerre mondiale il n'avait pas été sérieusement contesté jusqu'alors à ma connaissance. Si je me souviens bien, il y a préparé son baccalauréat ès lettres, et je pense que Grosse pourrait là encore, sur ce point précis, solliciter l'opinion de la famille d'Eugène.
Bonne journée.
Bonsoir à tous,
Je réagis aux dernières lignes concernant Monsieur Leo Krugerman, pour qui l'identité de Fulcanelli n'a pas d'importance, ce qui est aussi mon avis...toutefois, je peux comprendre que le mystère puisse soulever bien des interrogations !
A contrario, extraire du texte de Fulcanelli des relations entre son enseignement et et la maçonnerie peut être extrêmement intérressant, à quelques niveau que ce soit.
Notons par ailleurs à ce sujet que dans une des introductions de Monsieur Eugène Canseliet sur le Mystère des Cathédrales, il n'hésite pas à écrire que la maçonnerie "possède ce Verbe" que nous recherchons tous...
En tout cas, encore toutes mes félicitations pour vos recherches ! les tableaux édités sur votre précédent articles sont superbes !
Bonne soirée à tous...
Laurent.
De mémoire, Eugène Canseliet affirme dans certains de ses écrits que l'église catholique, qu'il considère comme universelle dans sa tradition, détient le verbum demissum (la parole perdue qui donne la clef de l'ésotérisme, et qui est d'essence alchimique), alors que ce verbum est recherché ou du moins l'a été dans les loges maçonniques.
Mais nous voici (peut-être) un peu loin de Julien Champagne?
Merci de votre réponse !
L'acte de décés que j'évoque est une des sources ayant permis la biographie de PD sur Wikipedia !
Il serait intéressant , mais cela doit étre développer dans le livre ,de connaitre la version de la famille quand à ce décés .
Pour Canceliet à Marseille , il serait interessant de voir le recensement de la rue Dieudé !
Je vais de ce pas , verifier si ces documents sont en ligne .
Bonne soirée
Denise
ps : en tout cas , vous m'avez donné envie de lire ce lire
Merci Denise, car tout fait nouveau ou information nouvelle sur Eugène Canseliet et Fulcanelli à Marseille ne pourra qu'énormément nous intéresser.
N'oublions pas en effet que c'est à Marseille, auprès de Fulcanelli, que Canseliet nous dit avoir rencontré, vers 1916, un certain Julien Champagne.
cela aurait été trop simple , bien sùr !
Les recensements sont de 1911 et ..... 1931 !
il est vrai que pendant la guerre, les recensements n'étaient certainement pas une priorité !!!!!
J'ai tout de méme épluché ceux de 1911 , mais rien !
1931 , je ne pense pas que ce peut étre utile de les consulter !
Bon dimanche
Amitiés
Denise
Merci Denise d'avoir essayé; j'avoue que je doute un peu qu'un "passager de la pluie" comme Eugène Canseliet ait été dûment recensé en 1915-1917 dans la région d'Aix-Marseille comme résident mais sait-on jamais?
Quant à son escapade de 1917 à Nice-Cimiez apparemment en compagnie de Fulcanelli, voire de Julien Champagne, il s'est manifestement agi d'un simple aller-retour.
Donc je suis encore une fois plus tenté par un éventuel recensement comme "étudiant", que ce fût à Marseille au lycée Thiers et à l'Ecole des beaux arts ou à Aix puisqu'il il y aurait obtenu son baccalauréat:
http://canseliet.over-blog.com/article-6451442-6.html
http://canseliet.over-blog.com/article-6466667.html
Selon Canseliet, Fulcanelli était un ingénieur polytechnicien né en 1839, d'environ 1m72, à Paris pendant le siège 1870/71... Néanmoins, pour un polytechnicien pouvoir défendre Paris sous les ordres de M. Viollet-le-Duc, Lieutenant-colonel de la Légion du Génie auxiliaire de la Garde Nationale de la Seine, il devait être un ingénieur des Ponts et Chaussées...
Ainsi, quand Canseliet a écrit qu'il était un jeune ingénieur dans la Légion du Génie auxiliaire était en train de nous dire qu'il était un ingénieur des Ponts et Chaussées. Il ne pouvait pas être un polytechnicien des Mines, ni de l'Artillerie de la Marine, etc.
Par conséquent, j'ai cherché Fulcanelli d'après 4 indications de Canseliet :
1º - Un ingénieur des Ponts et Chaussées né en 1839.
2º - D'environ 1m72.
3º - A Paris pendant le siège 1870/71.
4º - Encore vivant après 1922.
Il y a eu seulement 1 avec ses prémisses : M. Paul Decoeur. Ensuite, j'ai vu qu'il était un homme célibataire, sans descendance (comme Béatrice Canseliet nous a dit), sans profession, sans gros moyens financiers, qui n'avait pas le goût d'écrire, décédé en 1923, etc.
Totalement égal au Fulcanelli décrit par Canseliet !!!
D'après le recensement militaire de Canseliet, classe 1915, en cette année-là il était domicilié à Sarcelles, 5, rue Taillepied (aux côtés de l'usine à gaz), comme dessinateur, sans oublier qu'il fréquentait la rue de l'Echiquier à Paris Xème vers cette année-là. Curieusement, la rue de l'Echiquier se trouve juste après la rue d'Enghien, où vivait Raymonde Elisabeth Caillard, sa future épouse. Or, Canseliet a fréquenté régulierment le Xème arrondissement de Paris, chez Caillard. D'ailleurs, sa soeur, Henriette Canseliet se déménage chez Caillard, etc.
En outre, Canseliet était étudiant à l'école de Sarcelles (secondaire de 1913 à 1916). Entre 1916 et 1917 il visite chaque semaine Julien Champagne (domicilié à Paris XVIIème) :
Canseliet ne parcourait sûrement pas toutes semaines presque 800 km de Marseille à Paris (presque 1600 km d'aller-retour) juste pour le rencontrer, etc. Ainsi, entre 1916 et 1917 Canseliet ne se trouvait pas très loin de Paris.
Ensuite, nous avons son appel de préparation à la défense vers 1917 et le 19 avril 1918 il est mobilisé pour la guerre contre l'Allemagne, incorporé au 60ème Régiment d'Artillerie de Campagne, d'Avord (Cher), etc.
D'après ce document, son séjour à Marseille n'a pas eu lieu entre 1915 et 1917, mais le 13 février 1919, domicilié au 8, rue Dieudé, chez M. et Mme Amielh, maison meublée...
En 1914, Julien Champagne était domicilié au 20, rue Torricelli, à Paris XVIIème. Ensuite, d'après Canseliet, Champagne à habité dans la rue Vernier de 1916 à 1917 (le temps que il devait être à Marseille?)...
Enfin...
Avec mes remerciements, W.GROSSE
Walter Grosse merci pour ce nouveau commentaire et encore toutes nos félicitations pour la parution de votre livre.
Il serait effectivement extrêmement utile d'établir avec certitude que (je vous cite) "entre 1916 et 1917 Eugène Canseliet visite chaque semaine Julien Champagne...à Paris."
Bien à vous,
Dans " Les Cahiers de la Tour Saint-Jacques ", Paris, 3ème trimistre 1962, N.º IX, 'Réponse a un Réquisitoire', d'Eugène CANSELIET, Savignies, le 11 décembre 1961, p. 209, nous pouvons lire:
"Champagne avait un laboratoire (...). Le seul aménagement, digne du nom de laboratoire, dont il eût disposé, dans une pièce à part, se trouvait rue Vernier, où je le visitait presque chaque semaine, depuis l'été de 1916, jusqu'au déménagement de l'année suivant ".
Ainsi, entre 1916 et 1917 Canseliet fréquentait le laboratoire de Champagne à la rue Vernier, Paris XVIIème.
Guy Bechtel est du même avis.
Cordialement, W.GROSSE
Bravo! Votre citation semble évidemment contradictoire avec le séjour d'Eugène Canseliet à Marseille dans la même période.
Je crois que c'est vous qui avez déjà évoqué ces "dates incertaines" de Canseliet. Que cette incertitude fût ou non volontaire, je crois qu'à partir de là la question à se poser est:
Pourquoi croire Eugène quand il affirme avoir été à Paris, ou pourquoi le croire quand il certifie avoir été dans la cité phocéenne?
C'est pour cette raison que je pense qu'il serait bien d'établir que le disciple de Fulcanelli et ami de Julien Champagne fut un bachelier de l'académie de Paris, ou de celle d'Aix Marseille.
Cordialement,
Oui, c'est vrai, d'après certaines sources, son baccalauréat ès-lettres date de 1917 à Aix-en-Provence, tandis que d'après autres renseignements il a fait ses études au collège Sainte-Barbe, à Paris !!!
En outre, en 1917 il a continué ses études au Lycée Charlemagne, à Paris, et je pense que cela peut être consultable sur les archives et nous dire où il a fait son baccalauréat...
Quoi qu'il en soit, en 1913 il a quitté les études primaires pour entrer dans le secondaire. En 1915, il était encore un élève du secondaire, domicilié à Sarcelles, 5, rue Taillepied (études à Sarcelles), jusqu'à l'été de 1916...
De l'été 1916 à 1917 il visite presque chaque semaine Julien Champagne, domicilié dans le rue Vernier, à Paris XVIIème, etc.
Il devrait être possible en théorie de le lever, soit grâce à ses proches, soit éventuellement en s'adressant aux administrations compétentes en principe (je pense naturellement avant tout à celle de l'Education nationale française).
Mais il est vrai que les archives de cette période ancienne et troublée risquent d'être malaisément accessibles.
Merci de votre réponse Archer...peut-être qu'en évoquant la maçonnerie, nous nous trouvons un peu loin de Jean Julien...ou peu-être pas ! personnellement, je n'ai pas d'opinion bien tranchée à ce niveau, tant il est vrai que certaines phrases - comme la fameuse glose sur la lettre G et l'étoile, laquelle est l'objet de nombreux paragraphes au sein des Fulcanelli - nous ramène sur la Confrèrie évoquée...
Oui, l'eglise catholique, selon Canseliet, est détentrice de ce Verbum dimissum...(paragraphe identique que celui où Canseliet affirme que les francs-maçons possède ce Verbe, vous avez bonne mémoire !)
Bonne soirée ! et à très bientôt !
Bonsoir Laurent, voici donc ce qu'écrit Eugène Canseliet dans une de ses préfaces au Mystère des Cathédrales de Fulcanelli:
"Quand la FrancMaçonnerie recherche toujours la parole perdue (verbum dimissum), l’Eglise universelle (χαθολιχή katholiké) qui possède ce Verbe, est elle-même en voie de l’abandonner dans l’œucuménisme du diable.
Nulle chose ne favorise davantage cette faute inexpiable, que la craintive obéissance du clergé, trop souvent ignorant, à la fallacieuse impulsion, soi-disant progressive, reçue de forces occultes ne visant qu’à détruire l’œuvre de Pierre.
Le magique rituel de la messe latine, profondément bouleversé, a perdu sa valeur et, maintenant, s’en va de pair avec le chapeau mou et le complet veston, qu’adoptent certains prêtres tout heureux du travesti, en prometteuse étape vers l’abrogation du célibat philosophique…
A la faveur de cette politique d’incessant abandon, l’hérésie funeste s’installe, dans la ratiocinante vanité et le mépris profond des lois mystérieuses."
Comme je vous l'ai déjà indiqué, je ne souhaite pas me trouver entraîné, dans ce blog consacré à Julien Champagne,dans un débat sur le dossier complexe et souvent passionnel des relations entre Alchimie et maçonnerie.
Aussi je me permets de vous renvoyer sur ce point aux travaux de Leo Krugerman et Jean Artero sur Fulcanelli, qui l'abordent chacun à sa manière.
Il n'en demeure pas moins que l'illustrateur de l'Adepte fut à certain moment proche de la maçonnerie, comme il le fut de la Société Théosophique:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2918395.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-4608700.html
Mais dans son manuscrit consacré à Yardley, il ne fait à mon sens que s'intéresser aux vrais Rose-Croix, qui sont les alchimistes devenus Adeptes, et à ma connaissance il ne dit pas un mot de la maçonnerie dans son essai inédit sur La vie minérale.
Bonsoir Archer,
Vous écrivez, dans votre compte-rendu de lecture, que :
« Nous en apprenons plus, grâce à Walter […] sur Mariano Ancon, peintre ami d'Eugène Canseliet et Julien Champagne…»
Je n’ai pas encore lu l’étude de monsieur W. Grosse (seulement l’entrée de son blog où il introduit ce peintre). Concernant M. Ancon, donc, sa production picturale n’a-t-elle pas été recensée ? N’a-t-il pas encore été choisi comme sujet de thèse par un historien de l’art ?
Car j’ai de la peine à croire que de fréquenter ces deux là, Canseliet et Champagne, il n’en ressorte rien, pour un peintre, dans l’atelier.
-Carl Lavoie
.
Vous vous étonnez à juste titre, mais eso es. Ne sous-estimons pas, cher ami canadien, l'impact en Europe des deux guerres mondiales. Les bouleversements et les destructions y ont été terribles.
S'agissant de Mariano Ancon, j'y fais allusion dans un de mes pensums:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-1926044-6.html
Mais à ma connaissance le seul article en ligne qui lui soit consacré est bien celui de Walter Grosse:
http://fulgrosse.over-blog.com/article-2434935.html
Vous avez tout à fait raison de penser qu'il ne faut pas se satisfaire de ce grand vide, ceci dit. Encore Ancon n'est pas au Bénézit (la bible des peintres), contrairement à Julien Champagne ou à Elmiro Celli, qui fut un autre artiste proche lui du groupe de René Schwaller.
Et bien sur Celli on est à peu près aussi démuni que sur Ancon, mais au début des recherches c'est bien normal quelque part.
Souvenons nous qu'il y a quelques années encore on pouvait sans problème affirmer qu'on ne savait pratiquement rien sur Fulcanelli (Antoine Faivre) ou sur Julien Champagne (Frédéric Courjeaud). Aujourd'hui ce serait un peu plus difficile, et heureusement.
Je compte donc bien ne pas en rester là, ni s'agissant de Mariano Ancon, ni d'Elmiro Celli. Amis lecteurs et lectrices amies vos contributions sont comme toujours espérées. Et nous savons pouvoir compter sur elles.
F C H = Fulcanelli c'est Hubert
ou F C H = Fulcanelli Champagne Hubert
ou encore F C H = Fulcanelli Canseliet Hubert
moi, je ne sais pas...
En tout cas il me surprendrait beaucoup qu'elle corresponde aux initiales du trinôme Fulcanelli Champagne (Hubert) Canseliet.
Comme vous savez ce dernier affirme avoir reçu l'autorisation de se prévaloir de ce titre de Fulcanelli lui-même.
Il dit s'en être servi pour ses ouvrages et autres écrits importants. Effectivement, il a parfois signé FCH certains de ses articles, comme ceux d'une partie de ses Alchimiques mémoires, (revue La tourbe des philosophes) ou pour prendre un autre exemple celui qu'il a écrit sur l'esprit universel (revue Initiation & science).
Toujours selon Canseliet, la fraternité d'Héliopolis aurait succédé après la révolution française de 1789 à la "société" des Rose-Croix. Pour lui, elle en est tout simplement la dénomination actuelle.
Quant à Champagne, nous savons qu'il s'est attribué pour sa part le titre d'apôtre de la science hermétique (abrégé latin: AHS) et que pour certains sa signature AHS Fulcanelli signifierait en fait AHS de Fulcanelli.
J'ai lu votre article sur Hillel-Erlanger.
Très intéressant.
J'ai voulu laisser un commentaire mais je n'ai pas vu le "écrire un commentaire".
Je laisse donc le message ici.
Vous avez écrit : "Irène Hillel-Erlanger (1878-1922), descendante d'une famille antique de rois et de rabbins, tenait un salon fréquenté par les jeunes surréalistes et des écrivains et artistes comme Larbaud, Saint-John Perse ou encore Van Dongen."
En réalité, elle est décédée en 1920 (et non 1922).
C'est un détail.
Bravo pour votre site.
Arnaud
Merci Arnaud de ce commentaire qui nous permet d'évoquer un point très intéressant et à mon sens pas forcément accessoire: celui de l'année de décès d'Irène.
1920? 1922? Les deux années sont évoquées suivant les sources, et il serait sans doute important de diposer d'un élément de preuve à ce sujet, qui nous autorise à départager les versions en présence.
Donc pour illustrer notre propos, Hillel est elle retournée à Dieu peu après avoir fait publier ses Voyages (1919) ou a t-elle poursuivi un certain temps ou un temps certain d'autres projets, par exemple cinématographiques avec son amie Germaine Dulac?
D'après mes indications, Mme Irène Hillel-Erlanger, née Berthe Rebecca Alice Hillel-Manoach, est décédée à Paris XVIème, le 21 mars 1920.
Fulcanelli, un secret violé, p.40.
Nous sommes à ce sujet en présence de thèses diverses, et ces dernières ne sont pas uniquement anecdotiques, puisqu'aussi bien on est allé jusqu'à établir un lien entre sa mort et son livre hermétique des Voyages.
En outre, il pourrait être intéressant de rechercher a contrario jusqu'à quand elle a apporté sa contribution aux créations cinématographiques de son amie Germaine Dulac.
Enfin, je crois qu'un élément probant sur le sujet sujet que vous évoquez ne pourrait être qu'utile à la compréhension de sa vie, même si nous sommes, sur ce point comme sur d'autres, peut-être destinés à demeurer d'obscurs prisonniers du grand kaléidoscope de l'histoire mondaine.
Cher ami,
Dans mes recherches, j'ai conclut que Fulcanelli ne pouvait pas être un ingénieur des Mines (Corps M.). En effet, il y a 10 élèves de l'X comme ingénieurs des Mines nés en 1839. Cependant ils ne sont pas fulcanellisables:
X1856 - Ecole des Mines 1858
1) Nicolas Ernest LAMBINET, décédé à Toulouse, Haute-Garonne, le 17 octobre 1859.
http://www.annales.org/archives/eleves2.html
2) Joseph Marie Hector Eugène VICAIRE, décédé à Paris 5e, le 18 janvier 1901.
http://www.annales.org/archives/x/vicaire.html
X1857, Ecole des Mines 1859
- Louis Ernest DUPORCQ, décédé à Arras, Pas-de-Calais, le 29 janvier 1910.
3) http://bibli.polytechnique.fr/F/6B834KXM4C9KFRDBSDR57DJYMHRJ9ACX6TKGP5Q3V4GE9CHFF8-07747?func=full-set-set&set_number=000065&set_entry=000002&format=037
http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH057/PG/FRDAFAN83_OL0857040v001.htm
4) Alfred Etienne Simon Pierre MEURGEY, décédé à ? le 27 janvier 1924 ?
http://bibli.polytechnique.fr/F/6B834KXM4C9KFRDBSDR57DJYMHRJ9ACX6TKGP5Q3V4GE9CHFF8-06825?func=full-set-set&set_number=000056&set_entry=000001&format=037
http://www.annales.org/archives/x/meurgey.html
X1858, Ecole des Mines 1860
5) Albert Auguste Cochon de LAPPARENT, décédé à Paris 8e, le 4 mai 1908.
http://www.annales.org/archives/x/lapparent.html
6) Marie Alfred BRACONNIER, décédé vers 1907, peut-être à Nancy le 11 janvier 1908.
http://bibli.polytechnique.fr/F/6B834KXM4C9KFRDBSDR57DJYMHRJ9ACX6TKGP5Q3V4GE9CHFF8-07005?func=full-set-set&set_number=000058&set_entry=000005&format=037
http://www.annales.org/archives/x/alfredbraconnier.html
7) Edouard Alexandre VILLIÉ, décédé en janvier 1904.
http://bibli.polytechnique.fr/F/6B834KXM4C9KFRDBSDR57DJYMHRJ9ACX6TKGP5Q3V4GE9CHFF8-07218?func=full-set-set&set_number=000060&set_entry=000002&format=037
8) Marie-Adolphe CARNOT, décédé à Paris 6e, le 20/21 juin 1920.
http://www.annales.org/archives/x/carnot.html
http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH034/PG/FRDAFAN83_OL0430044v001.htm
9) Casimir Charles Victor du VERDIER DE GENOUILLAC, décédé le 28/29 novembre 1914.
http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH058/PG/FRDAFAN83_OL0885024v001.htm
http://bibli.polytechnique.fr/F/6B834KXM4C9KFRDBSDR57DJYMHRJ9ACX6TKGP5Q3V4GE9CHFF8-07548?func=full-set-set&set_number=000063&set_entry=000004&format=037
http://www.annales.org/archives/x/genouillac2.html
X1859, Ecole des Mines 1861
10) Jean-Baptiste Nicolas Augustin Edmond NIVOIT, décédé à Paris 7e, le 2 mai 1920.
http://www.annales.org/archives/x/nivoit.html
Alors, il n'a aucun ingénieur des Mines fulcanellisable.
D'ailleurs, M. l'ingénieur MEURGEY (1839-1924) était un homme de 1m78, professeur de mecanique à l'École des Mineurs à Saint-Etienne (Rhône-Alpes) pendant la guerre 1870/71, etc.
Ainsi, j'ai exclut tous les ingénieurs des Mines nés en 1839. Fulcanelli n'était pas du Corps M. mais du Corps P.C., etc.
Avec mes remerciements, W.GROSSE
Cher ami,
Merci beaucoup pour ces précisions passionnantes. Nous attendons donc désormais avec intérêt le résultat de vos recherches en cours, par exemple sur le corps P.C. des ingénieurs des Mines.
Cependant je crois qu'on ne peut exclure le fait que Fulcanelli puisse être né fin 1838 ou début 1840.
Cher ami,
Vous avez écrit qu'on ne peut exclure le fait que Fulcanelli puisse être né fin 1838 ou début 1840...
Par conséquent, par « fin 1838 » vous considérez à partir du 4ème trimestre (octobre, novembre et décembre 1838) ou du 3ème trimestre de l'année (juillet, août, septembre, octobre, novembre et décembre 1838) ??
Par « début 1840 » vous considérez le 1er trimestre (janvier, février et mars 1840) ou jusqu'au 2ème trimestre de l'année (janvier, février, mars, avril, mai, juin 1840) ??
Cordialement, W.GROSSE
Cher ami,
Effectivement je pense qu'il ne faut pas l'exclure en principe même si selon Eugène Canseliet Fulcanelli lui a dit que son aïeule née en 1839 avait "exactement" son âge. Donc en terme de probabilité il y a de très fortes chances que Fulcanelli soit né précisément cette année là (d'autant qu'on dispose d'un comparatif avec Pierre Dujols et Pierre Curie).
Mais il y a des possibilités résiduelles d'approximation à mon avis, fin 1838 ou début 1840. Elles sont difficiles à quantifier et à évaluer en l'absence d'autres paramètres, aussi je pense qu'on pourrait simplement s'interdire a priori de considérer le premier semestre de 1838 et le second de 1840.
Naturellement d'un point de vue purement statistique la probabilité ainsi envisagée ne pourrait que décroître de décembre à novembre 1838, ou de janvier à février 1840 (par exemple).
Cordialement,
Cher ami,
Entre octobre et décembre 1838 (ou 4e trimstre 1838), je n'ai trouvé qu'un seul ingénieur des Mines :
Roger Louis César FAMIN (1838-1863) = n’est pas «fulcanellisable».
http://www.annales.org/archives/eleves2.html
· FAMIN Roger Louis César, né le 6/9/1838 à Marseille (Bouches du Rhône), entré à Polytechnique en septembre 1857 (sorti classé 12), nommé élève de 2ème classe le 22/6/1860, nommé élève de 1ère classe le 25/6/1861, mis hors de concours le 7/7/1862 (classé 2), nommé ingénieur le 7/1/1863.
D’après les registres de l’École Polytechnique, Roger Louis César FAMIN est né le 6 novembre 1838 à Marseille (Bouches du Rhône) et est décédé en 1863 d’un accident de mine.
http://bibli.polytechnique.fr/F/94GM4SIMLGY5LA3KDE17R5X5KIDJIX5DC347MVETD13G8B9512-00918?func=full-set-set&set_number=000021&set_entry=000001&format=037
Il n’y a pas aucun polytechinicien des Corps des Mines né entre janvier et février 1840.
1er trimestre 1838 :
Marie Ennemond Camille JORDAN (1838-1922) = n’est pas «fulcanellisable».
· JORDAN Marie Ennemond Camille, né le 5/8/1838 à La Croix Rousse (Rhône), entré à Polytechnique en septembre 1855, nommé élève de 2ème classe le 18/6/1858, nommé élève de 1ère classe le 30/6/1859, mis hors de concours le 22/6/1860 (classé 3), nommé ingénieur le 23/1/1861.
http://www.annales.org/archives/x/jordan.html
D’après les registres de l’École Polytechnique, Marie Ennemond Camille JORDAN est né à Lyon (Rhône) le 5 janvier 1835 et décédé le 21 janvier 1922 :
http://bibli.polytechnique.fr/F/94GM4SIMLGY5LA3KDE17R5X5KIDJIX5DC347MVETD13G8B9512-02207?func=full-set-set&set_number=000012&set_entry=000020&format=037
D’après les registres des Archives de la Légion d’honneur, base léonore, Marie Ennemond Camille JORDAN est né à Lyon (Rhône) le 5 janvier 1838 :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=NOM%2cNOM2%2cNOM%2dJF%2cNOM%2dMARI&VALUE_1=Jordan&NUMBER=14&GRP=0&REQ=%28%28Jordan%29%20%3aNOM%2cNOM2%2cNOM%2dJF%2cNOM%2dMARI%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=Al
Paul WORMS DE ROMILLY (1838-19??) = «fulcanellisable»?
· WORMS de ROMILLY Paul, né le 3/1/1838 à Paris, entré à Polytechnique en septembre 1857 (sorti classé 6), nommé élève de 2ème classe le 22/6/1860, nommé élève de 1ère classe le 25/6/1861, mis hors de concours le 7/7/1862 (classé 5), nommé ingénieur le 7/1/1863.
http://www.annales.org/archives/x/worms.html
D’après les registres de la Légion d’Honneur, base léonore, Paul WORMS DE ROMILLY est né le 3 mars 1838 à Paris.
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=NOM%2cNOM2%2cNOM%2dJF%2cNOM%2dMARI&VALUE_1=rOMILLY&NUMBER=6&GRP=0&REQ=%28%28rOMILLY%29%20%3aNOM%2cNOM2%2cNOM%2dJF%2cNOM%2dMARI%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All
Alphonse Louis CHOSSON (1838-1907) = n’est pas «fulcanellisable».
· CHOSSON Alphonse Louis, né le 15/3/1838 à Romand (Drôme), entré à Polytechnique en septembre 1856, nommé élève de 2ème classe le 30/6/1859, nommé élève de 1ère classe le 22/6/1860, mis hors de concours le 25/6/1861 (classé 4), nommé ingénieur le 19/2/1862
D’après les registres de la Légion d’honneur, base léonore, Alphonse Louis CHOSSON est né le 15 mars 1838 à Romans (Romans-sur-Isère) (Drôme) et est décédé le 21 décembre 1907.
http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH041/PG/FRDAFAN83_OL0534019v001.htm
2e trimestre 1838 :
Louis Adolphe BARRÉ (1838-1878) = n’est pas «fulcanellisable».
· BARRÉ Louis Adolphe, né le 26/4/1838 à Paris, entré à Polytechnique en septembre 1857 (sorti classé 3), nommé élève de 2ème classe le 22/6/1860, nommé élève de 1ère classe le 25/6/1861, mis hors de concours le 7/7/1862 (classé 4), nommé ingénieur le 7/1/1863.
http://www.annales.org/archives/x/barre.html
D’après les registres de l’École Polytechnique, Louis Adolphe BARRÉ est né le 26 avril 1838 à Troyes (Aube) et est décédé en 1878.
3e trimestre 1838 :
Bernard Eloi BÉRAL (1838-1908) = n’est pas «fulcanellisable».
· BÉRAL Bernard Eloi, né le 1/8/1838 à Cahors (Lot), entré à Polytechnique en septembre 1855, nommé élève de 2ème classe le 18/6/1858, nommé élève de 1ère classe le 30/6/1859, mis hors de concours le 22/6/1860 (classé 5), nommé ingénieur le 23/1/1861.
http://www.annales.org/archives/x/beral.html
http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH014/PG/FRDAFAN83_OL0183043v001.htm
Marie Adèle Pierre Jules TISSOT (1838-1863) = n’est pas «fulcanellisable».
· TISSOT Marie Adèle Pierre Jules, né le 10/7/1838 à Norge-la-Ville (Côte d'Or), entré à Polytechnique en septembre 1855, nommé élève de 2ème classe le 18/6/1858, nommé élève de 1ère classe le 30/6/1859, mis hors de concours le 22/6/1860 (classé 2), nommé ingénieur le 23/1/1861.
http://www.annales.org/archives/x/tissot.html
D’après les registres de l’École Polytechnique, Marie Adèle Pierre Jules TISSOT est né le 10 septembre 1838 à Norges-la-Ville (Côte-d’Or) et est décédé en 1883.
http://bibli.polytechnique.fr/F/94GM4SIMLGY5LA3KDE17R5X5KIDJIX5DC347MVETD13G8B9512-02778?func=full-set-set&set_number=000014&set_entry=000004&format=037
D’après les registres de la Légion d’honneur, base léonore, Marie Adèle Pierre Jules TISSOT est né le 10 septembre 1838 à Norges-la-Ville (Côte-d’Or).
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=NOM%2cNOM2%2cNOM%2dJF%2cNOM%2dMARI&VALUE_1=Tissot&NUMBER=58&GRP=0&REQ=%28%28Tissot%29%20%3aNOM%2cNOM2%2cNOM%2dJF%2cNOM%2dMARI%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All
Jean Charles Léon LE VERRIER (1838 – 19?? ) = «fulcanellisable» ?
· LE VERRIER Jean Cha
Jean Charles Léon LE VERRIER (1838 – 19?? ) = «fulcanellisable» ?
· LE VERRIER Jean Charles Léon, né le 27/7/1838 à Paris, entré à Polytechnique en septembre 1856, nommé élève de 2ème classe le 30/6/1859, nommé élève de 1ère classe le 22/6/1860, mis hors de concours le 25/6/1861 (classé 6), nommé ingénieur le 19/2/1862.
D’après les registres de l’École Polytechnique, Jean Charles Léon LE VERRIER est né le 27 septembre 1838 à Paris (Seine).
http://bibli.polytechnique.fr/F/94GM4SIMLGY5LA3KDE17R5X5KIDJIX5DC347MVETD13G8B9512-00096?func=full-set-set&set_number=000015&set_entry=000003&format=037
1er trimestre 1840:
Armand Jean-Baptiste VOISIN (1840-1895) = n’est pas «fulcanellisable».
· VOISIN Armand Jean Baptiste, né le 5/3/1840 à Gondrecourt (Meuse), entré à Polytechnique en septembre 1859, nommé élève de 2ème classe le 7/7/1862, nommé élève de 1ère classe le 25/7/1863, mis hors de concours le 23/6/1864 (classé 1), nommé ingénieur le 1/1/1865.
D’après les registres de l’École Polytechnique, Armand Jean-Baptiste VOISIN est né le 5 mars 1840 à Gondrecourt-le-Château (Meuse) et est décédé en 1895.
http://bibli.polytechnique.fr/F/94GM4SIMLGY5LA3KDE17R5X5KIDJIX5DC347MVETD13G8B9512-02050?func=full-set-set&set_number=000027&set_entry=000023&format=037
2e trimestre 1840:
Alfred POTIER (1840-1905) = n’est pas «fulcanellisable».
· POTIER Alfred, né le 11/5/1840 à Paris, entré à Polytechnique en septembre 1857 (sorti classé 2), nommé élève de 2ème classe le 22/6/1860, nommé élève de 1ère classe le 25/6/1861, mis hors de concours le 7/7/1862 (classé 3), nommé ingénieur le 7/1/1863.
http://www.annales.org/archives/x/potier.html
D’après les registres de l’École Polytechnique, Alfred POTIER est né le 11 mai 1840 à Paris (Seine) et est décédé en 1905.
Philippe GENREAU (1840-1925) = «fulcanellisable» ?
· GENREAU Philippe, né le 18/5/1840 à Dijon (Côte d'Or), entré à Polytechnique en septembre 1859, nommé élève de 2ème classe le 7/7/1862, nommé élève de 1ère classe le 25/7/1863, mis hors de concours le 23/6/1864 (classé 3), nommé ingénieur le 1/1/1865.
D’après les registres de la Légion d’Honneur, base léonore, Philippe GENREAU est né le 18 mai 1840 à Dijon (Côte-d’Or) et est décédé le 7 février 1925.
http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH068/PG/FRDAFAN83_OL1111061v001.htm
3e trimestre 1840:
Claude André Simon GONTHIER (1838-1893) = n’est pas «fulcanellisable».
· GONTHIER Claude André Simon, né le 21/7/1840 à La Clayette (Saône et Loire), entré à Polytechnique en septembre 1858, nommé élève de 2ème classe le 25/6/1861, nommé élève de 1ère classe le 7/7/1862, mis hors de concours le 25/7/1863 (classé 4), nommé ingénieur le 1/3/1864.
http://www.annales.org/archives/x/gonthier.html
D’après les registres de la Légion d’Honneur, base léonore, Claude André Simon GONTHIER est né le 21 septembre 1840 à La Clayette (Sâone-et-Loire) et est décédé le 4 juin 1893.
http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH081/PG/FRDAFAN83_OL1168019v001.htm
Paul de FORVILLE ou FOVILLE (1840-1909) = n’est pas «fulcanellisable».
· de FORVILLE Paul, né le 24/7/1840 à Paris, entré à Polytechnique en septembre 1859, nommé élève de 2ème classe le 7/7/1862, nommé élève de 1ère classe le 25/7/1863 Démissionnaire le 19/9/1863.
D’après les registres de l’École Polytechnique, Paul de FOVILLE est né le 24 septembre 1840 à Paris (Seine) et est décédé en 1909.
http://bibli.polytechnique.fr/F/94GM4SIMLGY5LA3KDE17R5X5KIDJIX5DC347MVETD13G8B9512-01708?func=full-set-set&set_number=000026&set_entry=000003&format=037
Enfin, je vais chercher les ingénieurs Paul WORMS DE ROMMILY (?), Jean Charles Léon LE VERRIER (?) et Philippe GENREAU (1925) pour prouver définitivement que Fulcanelli n'était pas un ingénieur des Mines né en 1838 et 1840.
Quoi qu'il en soit, Paul WORMS DE ROMILLY est né le 1er trimestre 1838 et, par conséquent, il ne correspond pas à la notion de «né fin 1838 ».
Cordialement, W.GROSSE
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2011067.image.r=L%27ann%C3%A9e+scientifique+et+industrielle.f536.langPT
D'après Louis Figuier, L'année scientifique et industrielle, M. l'ingénieur Léon LE VERRIER, est décédé un an auparavant son père, c'est-à-dire en 1876:
l'astronome Urbain Jean Joseph LE VERRIER est décédé en 1877
http://www.annales.org/archives/x/uleverrier.html
Un an auparavant = 1876.
Je vais chercher l'acte de décès.
Merci Walter pour toutes ces recherches sur l'affaire.
-Carl