Partager l'article ! CHAMPAGNE A L'INDEX FULCANELLI: Après avoir en son temps salué comme il se doit le travail considérable accompli par Jean Laplace dans l' ...

Après avoir en son temps salué comme il se doit le travail considérable accompli par Jean Laplace dans l'établissement de son précieux Index Canseliet:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3652718.html
j'estime indispensable de recommander à l'attention générale la véritable somme que constitue l'Index Fulcanelli de Bernard Allieu et de son compère Bernard Lonzième, paru dès 1992 et dont je
m'étonne encore une fois qu'il soit toujours disponible à la vente.
Comment peut-on prétendre traiter valablement, non pas de "l'énigme Fulcanelli", mais de façon plus profonde de l'oeuvre fulcanellienne, sans avoir eu recours au préalable à une oeuvre presque
aussi titanesque que celui qui l'a inspirée?
Dans son récent livre Présence de Fulcanelli (Arqa, 2008) Jean Artero rappelle d'ailleurs, à juste titre selon nous, cette citation du principal disciple de l'auteur du Mystère des Cathédrales et
des Demeures Philosophales:
"Les auteurs actuels ne savent pas suffisamment à quel point l'index analytique est un outil indispensable à l'étudiant, durant sa quête laborieuse." (Eugène Canseliet)
Point d'autant plus capital s'agissant de Fulcanelli que pour Canseliet sa méthode consiste à décrire par le menu les opérations de l'OEuvre, après les avoir séparées en diverses parties.
"C'est le grand mystère que nous avons fréquemment touché au cours de cette étude, en le morcelant au hasard des emblèmes, afin que seul l'investigateur perspicace puisse en connaître les
qualités." (Fulcanelli)
Vous avez dit emblèmes? Dans son bouquin, Artero fait tout de même un petit reproche à Allieu, qui s'est surtout attaché au texte de Fulcanelli et nettement moins aux illustrations de Julien
Champagne.
Soit, mais tout de même, quelle mine! D'ailleurs je vous souhaite vivement, tenez, de ne pas la laisser trop tôt, ou de ne pas la connaître trop tard, suivant la saynette reproduite sur la
couverture du Lonzième & Allieu, que nous avions déjà rencontrée lors d'une de nos visites au chateau de Dampierre-sur-Boutonne:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3725184.html
Mais les mérites d'Allieu ne s'arrêtent pas là...
Dès 1976 puis 1983, Benard Allieu avait en fait, avec Alain Barthélémy, publié en deux tomes de Matériaux cryptographiques les principaux articles de Sosthène Grasset d'Orcet (1828-1900),
ami de Fulcanelli et que ce dernier cite en exemple à propos de la cabale solaire, de la langue des oiseaux, bref du langage hermétique ou alchimique.
Avant cette initiative, les écrits pourtant passionnants de Sosthène étaient d'un accès des plus difficiles. Et Bernard de récidiver, cette fois aux éditions des trois R, en donnant encore, en
2002, un troisième recueil de la prose de Grasset d'Orcet, intitulé pour le coup Hiéroglyphie dans l'art antique.
Ajoutons que la même année, les éditions des trois R ont également publié un essai fouillé de Lucie Bonato sur notre cryptologue: Sosthène Grasset et la découverte de l'archéologie chypriote.
Et terminons en nous étonnant avec Artero, qui en reproduit la signature autographe, qu'il semble impossible actuellement d'obtenir le moindre portrait de d'Orcet, photo, dessin, ou peinture.
Julien Champagne, qui n'a peut-être pas connu Grasset d'Orcet, puisqu'il a rencontré Fulcanelli en 1905, n'est pas totalement absent cependant de l'Index Fulcanelli, n'en déplaise à Artero. Comme
Fulcanelli ne le cite jamais, à ma connaissance, il est en fait mentionné dans Mystère et Demeures par leur rédacteur et préfacier Eugène Canseliet, et Allieu et Lonzième ont bien entendu
référencé les entrées correspondantes, dont voici les plus significatives:
"Et maintenant, qu'il me soit permis, au nom des Frères d'Héliopolis et au mien, de remercier chaudement l'artiste à qui mon maître confia l'illustration de son oeuvre. C'est en effet au talent
sincère et minutieux du peintre Julien Champagne que Le Mystère des Cathédrales doit d'envelopper son ésotérisme austère d'un superbe manteau de planches originales." (Mystère)
"Ainsi l'infaillibilité de la plaque sensible, dans la confrontation de la plastique origiinale, vient-elle proclamer la conscience et l'habileté de l'excellent artiste qui connut
Fulcanelli en 1905, dix années avant que nous reçussions le même privilège inestimable, lourd cependant et trop souvent envié." (Mystère)
"Il me semblerait n'avoir point tout dit, si j'omettais de signaler les remarquables et splendides dessins du peintre Julien Champagne. L'excellent artiste mérite encore ici les plus grand
éloges." (Demeures)
"Notre ami regretté Julien Champagne." (Demeures)
Bref, nous devons être reconnaissants, me semble-t-il, à Allieu et Lonzième d'avoir allumé cette belle chandelle que constitue...à mes yeux en tous cas leur volumineux Index Fulcanelli. Je me
suis laissé dire que peu avant son décès Eugène Canseliet approuva le projet de cette belle réalisation, en vue de laquelle il aurait promis une préface de son crû, préface qu' hélas il n'eut pas
le temps de rédiger.
"Mieux vaut allumer une chandelle que maudire l'obscurité", proclame en effet la vignette suggestive que j'emprunte au récent et troublant ouvrage historique de Nicodème, au titre si alchimique
au demeurant: L'Odyssée du Lys (Atelier Blanche, 2009).
A ce propos, Canseliet nous a rapporté un trait d'humour fulcanellien dont je ne crois pas que ni Laplace, ni Allieu, ni Artero l'aient mis en exergue ou même mentionné jusqu'alors. Il s'agissait
en fait d'un jeu de mots à partir d'une marque (Visseaux) de fabriquants de produits d'électricité. Fulcanelli a bien sûr transformé devant son élève son slogan publicitaire le plus connu (les
petites Visseaux font les grandes lumières) en "les petits vaisseaux font les grandes lumières."
Il manquait à cette anecdote une illustration, et la voici. Comment trouvez-vous les couleurs de l'OEuvre?
http://www.towncalleddobson.com/images/fulcanelli.png
FULCANELLI pcc Archer
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Je ne peux que vous suivre quand vous espérez que du coup l'intérêt pour l'étude de Fulcanelli ou de Grasset sera renouvelé, à mon humble avis c'est déjà le cas, au moins pour l'auteur du Mystère et des Demeures.
Je souhaite effectivement comme vous que ce site puisse y contribuer, cela dépend en partie des apports des uns et des autres.
J'espère même qu'il n'est pas apprécié que des passionnés, car avec le temps leur nombre ne peut que décroître si l'on n'y prend garde.
Voici peut-être d'ailleurs le point crucial soulevé par votre commentaire, celui de la nostalgie du passé exhumé.
Ne faut-il pas également tabler sur le futur et donc sur le présent, et faire en sorte que, suivant l'heureuse expression de Louis Pauwels et Jacques Bergier, "il y ait un temps pour tout, y compris pour que les temps se rejoignent"?
Fulcanelli cite Julien Champagne au chapitre 'Paradoxe du Progrès Illimité des Sciences, L'Embrasement', de "Les Demeures Philosophales", p.276:
" La statue équestre, que dessina Julien Champagne, au début de l'été 1919...".
en ces premiers jours du printemps, ouvrant les heures du travail canonique en Hermès, je profite cependant de votre blog si intéressant pour signaler les éléments qui après plus de trente ans de fidélité à l'esprit de Fulcanelli et Eugène Canseliet, me permettent de douter de ce qui est actuellement convenu.
A savoir, que Fulcanelli est un adepte infaillible, puisant ses informations aux sources les plus sûres, et remettant en question son disciple Eugène Canseliet, dans ses condamnations les plus péremptoires.
Je prendrai deux exemples. Le premier est bénin. Le second est beaucoup plus troublant.
Le rejet systématique d'une réédition du Mutus Liber préfacée par Marc Haven en 1914, avant celle renommée de Magophon (Pierre Dujols) voyez la page 33 de l'excellente édition Pauvert par Canseliet en 1967, est aujourd'hui démentie par la réapparition de l'exemplaire unique (détenue autrefois par la belle-fille de Marc Haven, rachetée par Bernard Renaud de la Faverie) à la librairie de l'Intersigne (ce cher Mr Marchiset !). En effet, au début 1914, Emile Nourry reçoit d'abord la proposition d'édition de Marc Haven dont la présentation très simple et prudente tient en une page. Peu après Pierre Dujols propose son texte, tellement plus substantiel... Seul, pour le souvenir, un exemplaire survécut, le reste de l'édition Haven - Nourry disparut, au pilon, sans doute.....
Premier démenti, bénin, en somme. L'erreur est humaine.
Plus grave maintenant.
Dans sa troisième préface au Mystère des Cathédrales, de la page 33 à la fin de la préface, Eugène Canseliet, étrille solidement l'esprit de Grillot de Givry et tance au passage Beranrd Husson qui ont pris la défense de Cambriel au sujet de la statue de Saint-Marcel figurant au portail Saint-Anne de Notre-Dame de Paris, à propos de laquelle l'interprétation de Fulcanelli ne laisse aucun doute : la lecture de la sculpture est fausse, tronquée, voire invraisemblable.
Et bien, non. La lecture de Cambriel correspond bien à ce que les Parisiens et les visiteurs de Notre-Dame pouvaient voir entre 1818 et 1857, date du démontage de la statue remplacée par la statue "restaurée" par les équipes de Viollet-le-Duc et Lassus.
Husson a été secoué pour rien. Mais alors, ma question, en forme de coup de bélier dans l'édifice Fulcanelli - Canseliet est la suivante :
Si Fulcanelli n'est pas Champagne, et serait né en 1839 (ou aux alentours de ce millésime) comment, lui qui fut si sensible aux cathédrales dès son enfance, étudiant à Paris sous le Second Empire, n'a t-il pas connu les mutations intervenues lors de l'imposante et durable restauration de la cathédrale fétiche du Mystère, entre 1853 et 1860 environs ? Comment Eugène Canseliet si bien documenté sur ND de ¨Paris ignorait-il en 1964, l'excellente monographie de Marcel Aubert (édite chez Albert Morancé en 1928) reproduisant en planche 32 la vision de la porte concernée sur laquelle figure à droite du cliché, Saint-Marcel exactement comme il apparaît en page 407 du Musée des Sorciers Mages et Alchimistes (paru en février 1929) du regretté hermétiste Grillot de Givry ?
Ce cliché parut en 1928, reproduit en fait un cliché prit avant 1854, par les frères Bisson, inséré dans leur monogrpahie de Notre-Dame de Paris, photo albumine, dont le recueil est parut afin de montrer l'état de Notre-Dame avant ses transformations !!!!!!!!!
Je vous laisse réfléchir à tout celà, je tiens bien entendu toutes les preuves et les détails à votre disposition.
Ceci n'entâche pas encore l'admiration que je voue comme vous aux deux auteurs préférés de l'achimie française contemporaine, mais l'hagiographie me semble impossible à leur égard.
Désolé d'avoir troublé ainsi le débat, si ordinairement bien agréable, en votre compagnie.
Vous avez bien raison d'insister en tout cas sur l'importance de l'équinoxe d'hier, en particulier pour nos soeurs et frères alchimistes, puiqu'il nous donne le signal du début de l'OEuvre au fourneau.
La sainte Léa succédant donc à Clémence, je suis tenté en commençant ma réponse de me référer à un mot de vieux français dont l'équivalent actuel me semble être bienveillance, mais est beaucoup plus signifiant encore à mes yeux sous sa forme ancienne: la bénévolence, si importante en alchimie.
Des deux points que vous évoquez pour décrire vos doutes sur Fulcanelli et son disciple Eugène Canseliet: Saint Marcel et le Mutus Liber, je n'en traiterai qu'un (le second) et si vous avez sur l'autre (le premier) des lumières particulières que vous voudriez nous faire partager, je vous invite à commenter l'article de ce blog qui est spécialement consacré à la signification alchimique de saint Marcel:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2564590.html
C'est cette signification qui me paraît importer avant tout.
J'ajouterai simplement que Canseliet a peut-être eu tort de trop s'appesantir sur certaines allégations qui n'en méritaient pas tant, de Cambriel qui faisait commerce d'alchimie et finit interné, de Grillot de Givry dont le Musée ne lui a pas porté chance, de Jean Reyor/Marcel Clavelle porteur de toute la hargne anti-fulcanellienne de l'école guénonienne, de Bernard Husson enfin dont l'indélicatesse a été justement mise en lumière par Cédric Mannu dans sa thèse sur Canseliet.
Mais c'est je pense qu'Eugène a pressenti la cabale de ceux que Léon Bloy appelait les entrepreneurs de démolition, et a voulu les mettre et nous mettre en garde. Bloy dont l'exégèse des lieux communs et le discours contre les cochons sont sans doute - plus que jamais - d'actualité.
S'agissant maintenant de l'Hypotypose de Pierre Dujols, qui constitue sans doute le meilleur commentaire au Mutus Liber avec celui d'Eugène Canseliet, cet ami de Fulcanelli ( et de Julien Champagne ) la lui a dédicacée en 1920:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2491324.html
L'édition présentée par Marc Haven est elle de 1914. Mais sa valeur intrinsèque (autre que bibliophilique) est nettement moindre.
Voici exactement ce qu'Alain Marchiset écrit sur ce qui nous occupe dans le dernier catalogue en date (N°112) de sa remarquable librairie L'intersigne:
"On sait que l'alchimiste Eugène Canseliet nia quasiment l'existence de cette réimpression dans la préface qu'il fit pour son édition commentée du même ouvrage, n'en ayant rencontré aucun exemplaire durant sa longue quête:
"Une édition aurait paru, qui serait due à Marc Haven, suivant une note de la revue Psyché, sans moindre référence qui puisse apporter un quelconque semblant de véracité, ni même de probabilité.
Malgré tous nos efforts, jamais nous ne pûmes trouver un exemplaire de l'impression fantôme, qui bien sûr ne satisfit pas à l'obligation du dépot légal."
Je précise que Canseliet, qui ne fait ici à mon sens que pratiquer honnêtement le doute cartésien, ajoute un peu plus loin:
"Que cette page (de Marc Haven) eût ou non chapeauté les planches mystérieuses, nous ne saurions en décider.
Simplement pouvons-nous rapporter que nous apprîmes de Julien Champagne, qui fréquentait assidûment, avant la grande guerre, chez les époux Dujols, qu'au tout dernier moment Emile Nourry avait préféré pour son édition magnifique l'Hypotypose copieuse de l'érudit bibliopole (Pierre Dujols) à la concise préface du docteur écrivain (Marc Haven)."
J'ai aussi lu le second ouvrage que vous mentionnez, l'odyssée du lys, livre bien étrange au contenu historique troublant. En outre ce livre étant hors commerce nous pouvons donner juste dire que l'on peux le trouver sur le site ebay ou minister.
Enfin pour répondre à filosthène, j'ai vu passer dans un catalogue de la table d'émeraude il y a de cela quelques années un exemplaire du mutus liber de haven, datant du début du siècle dernier. je vais essayer de faire les recherches pour retrouver ce catalogue.
MUTUS LIBER: livre d'images sans paroles....réédité pour la première fois et précédé d'une introduction par le Dr marc haven. Museum hermeticum. 1914. Infolio, reliure en plein maroquin noir,dos 5 nerfs, gardes en agneau noir, tranches dorées, couvertures conservées, le tout dans un étui fait main bordé de cuire. cette édition tirée à 305 exemplaires, notre exemplaire porte le n° 15 avec paraphe de l'éditeur.
L'ouvrage était mis en vente 10000 francs (1500 euros) et à surement trouvé preneur. Il existerais donc au moins deux exemplaires, sinon plus, puisqu'actuellement l'intersigne, librairie parisienne connue, en vends actuellement un exemplaire, et pas le même, puisque ce dernier est broché, au prix de 2200 euros.
Elle a été reprise en 1947 par Paul Derain, comme d'ailleurs Eugène Canseliet le signale dans son Mutus Liber de 1967.
Comme nous le savons, l'édition Pauvert (puis Suger) reste la plus fidèle, non aux planches de Jean-Jacques Manget, parfois fautives, mais à la première édition (1677).
Bonsoir,
je reviens juste vous signaler qu'un blog personnel reprend avec plus de détails les différents éléments qui concernent la statue de Saint-Marcel, ce qui serait un peu trop long dans le cadre limité des commentaires.
Voici l'adresse :
http://filostène-alchimia.over-blog.com/article-29321066.html
Contrairement à ce qu'il semble, je ne remets en question que certains aspects des points de vue d'Eugène Canseliet, afin de faire bouger le débat et l'orienter vers des éléments qui ont un contenu précis. Les filières initiatiques présentes au début du XXè siècle sont au coeur de mes interventions.
C'est pourquoi, pour répondre à votre invitation à reparler de la double publication du mutus liber en quelques mois de l'année 1914 (Haven -Magophon), je me corrige déjà après avoir cité de mémoire, tout à l'heure...
Dans un mail reçu le 31 juillet 2005, d'une personne que je tiens à laisser dans l'anonymat, je lis ceci :
"Pour en venir à l'Hypotypose de 1914, je dois vous dire que, contrairement à ce qu'en disait notre ami Mr Canseliet, j'ai bel et bien vu l'autre édition du Mutus Liber édité par Marc Haven.
"D'autant que j'ai eu le privilège d'en acheter l'exemplaire restant à Mme DOSNE (fille par remariage du Dr LALANDE et petite fille de Maître PHILIPPE, dont je suis resté l'ami pendant près de 30 ans) pour le ramener à la Table d'Emeraude et le vendre 1000 francs à l'époque à mon collègue Bernard Renaud de la Faverie."
Ce courriel est à rapprocher du commentaire de Démos dont je viens de prendre connaissance. Si d'autres exemplaires de ce tirage Haven ont subsisté, avant le retirage chez Derain pendant la seconde guerre, puis en 1946 dans la collection des Trésors hermétiques en compagnie du Traité symbolique de la Pierre Philosophale de Barchusen, il sera intéressant de les identifier.
Mais, petite question en finissant, pourquoi le même éditeur Emile Nourry se trouva t-il confronté coup sur coup à deux éditions du même traité si emblématique de la pratique alchimique ? Deux officines se faisaient-elles alors concurrence ?
Mystère.....
Signé : le petit mouton qui se prenait pour un gros lion.
Dès lors qu'il le sera, je le signalerai en commentaire du mien. Pour le reste, je voudrais prolonger votre question sur Emile Nourry. Vraisemblablement mandaté par Fulcanelli, Eugène Canseliet vient lui proposer de faire paraître l'édition originale du Mystère des Cathédrales.
Nous sommes en 1923 ou peu après, en tout cas avant 1926. A cette époque, Nourry a déjà publié le Mutus Liber commenté par Pierre Dujols, auquel Fulcanelli comme Julien Champagne sont liés.
Nourry qui ne peut pas, peut-être parce que son programme d'édition est déjà arrêté à cette période.
Mais qui renvoie avec le succès que l'on sait le jeune Canseliet à Jean Schemit. Or Eugène témoigne du fait qu'il a eu le sentiment que Schemit a connu Fulcanelli.
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2593089.html
La question qu'on peut se poser à partir de là est la suivante: Quelle relation Nourry, qui dès 1927 rendit compte dans un de ses catalogues de la parution du Mystère, a-t-il éventuellement pu avoir avec Fulcanelli?
Quelques réflexions à propos de la statue de St Marcel qui semble bien alimenté le débat. Et pour commencer, je tenais à dire que j'apprécie le ton employé par l'intervenant qui se prend pour un lion...il y a bien assez d'auteurs qui "crachent" sur Eugène Canseliet de façon honteuse. Mais les absents ont toujours tort paraît-il...bref.
Il positivement impossible en effet que Fulcanelli - et à sa suite Eugène canseliet - soit passé à côté de cette troisième statue (en partant du principe qu'elle ait effectivement existée, ce dont je suis sûr).
D'un autre côté, nous ne pouvons remettre en cause la probité et l'honnêteté du célèbre Adepte et de son disciple. D'autant que Eugène Canseliet n'a pas hésité à revenir sur l'opinion de son Maître et sur ses propres écrits lorqu'il le jugeait bon, et en toute franchise.
En conséquence, je me permets simplement cette simple réflexion : pourquoi ne l'a t-il pas fait à propos de cette statue ?
c'est tout de même étrange...
Une simple - encore - idée de notre part : posons-nous la bonne question à propos de cette statue ? A savoir non pas comment Fulcanelli a t-il pu ignorer cette statue, mais plutôt pourquoi ?
Vous n'ignorer pas, bien sûr, que les Fulcanelli ainsi que les ouvrages de son disciple son truffés de pièges et de chausse-trappes en tout genre...je n'avance pas par là qu'il y a forcément quelque chose de dissimulé, mais tout de même...cette affaire est bien curieuse.
Bonjour,
que l'on sache bien que mon intention que ce soit dans le blog si convivial d'ARCHER, ou dans le mien (dans lequel jusqu'à présent personne ne prend position...) n'est pas de DENIGRER ou de cracher sur la mémoire d'Eugène CANSELIET, dont la lecture de l'alchimie expliquée... il y a 32 ans déjà, a suscité une vocation impérieuse pour l'alchimie et son palais fermé du Roi.
J'ai exposé dans le premier article de mon blog les éléments de doute qui me permettent de préparer un exposé sur l'isolement de la filiation FULCANELLI - CANSELIET par rapport au milieu cultivé, lettré et dit : "occultiste" ou simplement ésotérique de l'époque. Les filiations Martinistes, FM, Rosicruciennes ou autres qui étaient actives dans les années 1920 en France, et dont certains membres ont douté dès 1928 (la lettre que j'annonce dans mon site et que personne ne me demande de publier jusqu'à présent), de la lecture de FULCANELLI à propos de la statue de Saint-Marcel.
Je regrette de n'avoir pu actuellement publier un cliché plus net de la photo prise avant la publication LASSUS - ND de Paris en 1854, mais ma source est le catalogue de vente TAJAN du 26 novembre 2008 (c'est donc tout récent) et qui prouve que VIOLLET LE DUC, par aileurs ami de FULCANELLI dans les éléments fournis par E.CANSELIET dans ses alchimiques mémoires, était parfaitement conscient des transformations à effectuer et notamment sur ce plus ancien porche de ND qu'était le portail Sainte-Anne, et bien sûr la statue trumeau de Saint-Marcel.
Si je ne suis pas exclu d'ici peu des commentateurs corrects et dans le ton, auquel cas seul mon minuscule et chétif blog recueillera mes propos, je développerai d'autres aspects étranges des relations FULCANELLI - CHAMPAGNE - CANSELIET face aux autres milieux ésotériques.
Mais qu'ARCHER soit remercié pour son blog qui nous permet d'intervenir et de dialoguer indirectement entre nous tous.
Nous connaissons tous des fragments de la vraie histoire et la révélation des livres chimiques (dissertations de POTT) ou alchimiques de Julien CHAMPAGNE est un signe auquel je vous renvoie, et qui m'a paru éclairant : un CHAMPAGNE dont n'a presque jamais parlé CANSELIET et dont la copie du manuscrit YARDLEY a intensifié mes doutes à propos de FULCANELLI.
Ce dernier pour moi, actuellement, est bien un adepte probablement parvenu au terme du grand oeuvre en 1921 ou 22.
A ce propos je renvoie le lecteur au texte de la nuit de Noël 1922 écrit par O.V. DE MILOSZ ..... (tous les lecteurs ont entendu dans ce texte chiffré et codé les phrases suivantes : Béatri x : tu les vois donc ? Comment ? Dans cet oeuf hermétique ? Avec quels yeux ? L'Adepte : Cher enfant, par la grâce de la vue du milieu ! Et puisque nous nous connaissons depuis 7 ans, je te touche le front.
E.CANSELIET n'a t-il pas rencontré FULCANELLI en 1915 ?
A bientôt peut-être,
le minuscule lion atteint de lycanthropie surnommé filosthène.
Quant à la relation Canseliet-Champagne, elle est complexe, n'oublions pas qu'ils furent amis et que le premier assista le second jusqu'à la fin.
Et intercéda (en vain) pour son compagnon auprès de Fulcanelli. Donc s'il y a eu occultation de fait ou éventuellement délibérée de l'oeuvre de Julien Champagne, je suis loin d'être sûr qu'elle soit imputable à Eugène Canseliet.
Enfin puisque vous citez Milosz, qui comme Roussel, Hillel, Breton et tant d'autres rencontra Fulcanelli chez les Lesseps, sans que tous sachent forcément qui ils avaient devant eux, je vous renvoie à mon article sur lui, précisément intitulé La nuit de Noël:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-14321731.html
http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_
fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle_-_Tome_8,_Symbole
La phrase suivante de "l'Adepte" Viollet-le-Duc, ami aîné et aimé de Fulcanelli, n'est pas moins éclairante:
"Sous la Vierge est représenté le serpent tentateur, et la chute d'Adam; sous le Christ, le lion et le dragon."
Très cher Filosthène...
Notre petite introduction à vos propos visait surtout à cautionner sans retenue vos lignes consacrées à Fulcanelli et à son disciple. Nous avons apprécié avant tout votre liberté de ton et votre précision dans vos références.
Si j'ai employé le verbe "cracher" dans mes lignes, il ne vous était absolument pas destiné, loin s'en faut. Nous précisons donc notre propos : nous lisons, au travers de différents écrits, qu'ils soient imprimés ou sur le net, suffisemment d'inepties et d'idioties - pour rester poli - sur Fulcanelli et Canseliet pour que soit saluées les quelques lignes que vous avez postées sur ce blog.
Nous sommes d'ailleurs de votre avis sur Fulcanelli : il est hors de doute que ce dernier soit parvenu à l'Adeptat.
Ce que nous souhaitions faire passer hier au soir dans nos quelques lignes à propos de la statue de St Marcel pourrait se résumer ainsi :
1) Nous nous répétons, mais il est tout bonnement IMPOSSIBLE
que Fulcanelli ne soit pas au fait de l'existence de cette troisième statue, nous sommes d'accord avec vous. Il avait tout à loisir de la contempler au portail de Notre-Dame par exemple...
2) Que Canseliet ait souhaité défendre le point de vu de son Maître, c'est chose naturel et logique. Seulement il y a un hic : il avait une connaissance très approfondie de cette cathédrale et de son histoire...il avait par ailleurs tout à loisir de procéder à des vérifications de tout accabit : bibliothèques publiques, privées, correspondance écrites, orales etc.
3) Nous avons donc l'intime conviction que Canseliet avait pleinement conscience de ce qu'il écrivait à propos de cette statue dans sa troisième préface au Mystère des Cathédrales.
Premier point de réflexion donc : "l'entêtement" de Canseliet à ce propos ne tient pas une seule seconde. Il était beaucoup trop cultivé d'une part et honnête vis-à-vis de lui-même et de ses "élèves" d'autre part pour les fourvoyer dans ce débat.
Deuxième point : débat qui pour nous est un "faux problème" - spécialité d'ailleurs dans les écrits d'hermétistes opératifs, du moins pour ceux qui ont laissé un témoignage à la postérité, notamment sur la materia prima, mais ce n'est l'objet de notre échange du moment - pour la raison suivante : nous avons peut-être tort, mais nous n'arrivons pas à nous départir d'une intuition singulière, c'est que cette "erreur" de Fulcanelli, finalement, n'en est pas une : nous avons en effet la conviction que ce n'est ni plus, ni moins, un tour de passe-passe parfaitement orchestré depuis la réunion prémière de ses écrits, et ce, dans un dessein bien précis.
Si tel est le cas, le fait que Canseliet se soit "acharné" à défendre l'opinion de son Maître, du coup, serait parfaitement logique...et instructif.
Encore une fois, nous ne prétendons pas détenir la solution (d'autant que vous semblez largement plus avancé dans le domaine que nous, et sur tous les plans), nous souhaitons, en toute simplicité et dans l'humilité la plus totale, apporté notre opinion quant à cette troisième statue.
Enfin, et nous nous sentons en accord une fois de plus avec vous, on peut très bien donner un avis particulier sur Fulcanelli et son disciple sans pour autant leur manquer de respect. Bien au contraire.
Nota : il semblerait en effet, en reprenant l'adresse net de celui-ci, que votre blog soit inaccessible. provisoirement ? nous serions intéressé de pouvoir converser directement avec vous.
Très cher Filisthène, à très bientôt j'espère.
Signé la petite Grenouille. Toute petite même...
Merci de vos compliments et de vos commentaires. J'apprécie tout particulièrement le dialogue avisé et courtois qui semble de plus en plus s'instaurer entre les lecteurs de ce blog et avec ses auteurs.
Votre hypothèse sur le caractère "envieux" d'une partie des écrits de Fulcanelli et d'Eugène Canseliet me semble des plus plausibles, d'autant que comme le souligne Jean Artero dans son livre Présence de Fulcanelli le dit Canseliet l'a reconnu explicitement.
Fulcanelli lui-même a d'ailleurs déclaré: "Nous cherchons à bien imiter la manière traditionnelle d'écrire des philosophes, afin qu'on puisse expliquer les anciens par nous et nous contrôler par eux."
Nous ne ferons donc certainement pas l'économie de la nécessité d'avoir à toujours considérer le caractère essentiellement ésotérique de l'enseignement de la tradition alchimique, en particulier chez Canseliet et chez Fulcanelli.
Bonjour tous,
L'adresse du blog de Filosthène était fausse, car portant un "è" accent grave. Il n'y a jamais d'accentuation sur les adresses iinternet. La bonne adresse est donc la suivante :
http://filostene-alchimia.over-blog.com/article-29321066.html
Ib
Et tout le monde sera servi.
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2564590-6.html
Effectivement, Filostene, Philosophe par le Feu, s'est envolé en cette Semaine Sainte vers d'autres cieux...
Triste perte pour nous tous (opératifs ou spéculatifs) qui recherchons cette poussière de Lumière que le Créateur a bien voulu mettre à la disposition des humbles laboureurs...
Et bien sûr, triste nouvelle comme nous l'avons lu dans le commentaire précédent. Toutefois, et nous devons l'en remercier, Filostene a souhaité nous faire partager ses découvertes au travers desquelles nous pouvons ressentir sans mal toute la PASSION qui l'animait.
Tous les hermétistes le savent bien d'ailleurs : seule cette passion, au sens le ple plus large du terme, fait que le Philosophe par le Feu avance sur le sentier difficile qu'est le grand oeuvre.
Un dernier mot : la Vie NAÎT de la Mort...qui, somme toute, n'est qu'un voile que Filostene a sans aucun doute soulevé dans la Sérénité et la Joie...
La vie naît de la mort et la mort de la vie. C'est sans doute le moment de dire notre grande commisération envers Filostene et ses proches, entre autres Nistor.
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tout ceci prouve évidemment que jean julien champagne n'était pas fulcanelli ,
et l'on comprend mieux comment Mr canseliet c'est détaché de la technique de Mr dujol . cela ne signifie pas non plus que jean julien champagne était sur une mauvaise voie concernant le grand oeuvre .
il est vraisemblable que les pratiques de Mr dujol et de Mr canseliet ont pris naissance à la lecture du sommaire de flamel qui prévient le lecteur sur la présence du grain fixe dans le plomb . Bien sur, blaise de vigenère fut averti lui aussi et c'est exercé à développer cet enseignement avec compréhension de l'application du feu dit secret . Mr canseliet mentionna le traité du feu et du sel dans l'alchimie expliquée :
" la petite vignette, qui éclaire le titre de l'admirable traité du feu et du sel , n'est pas sans s'appliquer merveilleusement à notre propos,"
décrivant cette vignette Mr canseliet ne manque pas de dire que " ce bambin juvénile est gigantesque , communique avec le père Éternel, et de sa main droite levée, qu'accompagnent deux ailes, prend au ciel le fluide et le transmet à la pierre captive "
je dirais plutôt à la "semence" captive .
le écoles sont nombreuses et n'étaient par forcément d'accord sur le mode d'enseignement mais elles se respectaient .
plusieurs personnes, malheureusement, ont "Craché" sur la personne de Mr canseleit sans vraiment connaître la science hermétique c'est vraiment désolant !! pauvres gens.
limojon
Merci...pour ces remerciements. Je vous suis tout à fait, quitte à surprendre ici ou là, quand vous affirmez de façon apparemment si paradoxale:
"Tout ceci prouve évidemment que Jean Julien Champagne n'était pas Fulcanelli."
Idem quand vous poursuivez ainsi: "Les écoles sont nombreuses et n'étaient pas forcément d'accord sur le mode d'enseignement mais elles se respectaient.
Plusieurs personnes malheureusement ont craché sur M. Canseliet...c'est vraiment désolant. Pauvres gens."
Grâce à Dieu, l'alchimie survit et vit, malgré eux, y compris dans ce beau pays de France. Puisque vous citez Eugène et Blaise, revoyons ensemble cet autre passage signifiant de L'Alchimie expliquée sur ses textes classiques:
"Le plus souvent, le parvulus est démuni de tout bien temporel, en sorte qu'il ne peut atteindre au savoir de ce monde, ni surtout aux diplômes ratificateurs et tout-puissants, qui sont la proie des corrupteurs et des habiles.
A ce sujet, l'exergue qui ceinture l'image symbolique de Vigenère s'exprime sans ambages, lors même que ce soit dans sa double portée spirituelle et temporelle:
"La pauvreté nuit aux meilleurs étudiants, de sorte qu'ils n'avancent pas."
Mais il s'agit là de la sagesse du monde, suivant saint Paul, celle que Dieu ne rendit-il pas insensée?"