Partager l'article ! JULIEN CHAMPAGNE ET LE MANUSCRIT YARDLEY: Nous avons certes déjà rencontré Julien Champagne en copiste: http://www.archerjulienc ...
Nous avons certes déjà rencontré Julien Champagne en copiste:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2131079.html
A-t-il écrit lui-même un traité d'alchimie? Nous le saurons peut-être "un jour ou l'autre." En tout cas, le voici, en 1912-1913, tout occupé de traduire et de présenter un ouvrage peu connu de
science hermétique: le manuscrit Yardley, joignant d'ailleurs à son travail une notice bibliographique extraite du catalogue N°5 de son ami et vraisemblablement employeur Pierre Dujols (mars
1913).
Sans doute n'est-il pas anodin de relever, grâce à Vérax, le fait qu'à cette époque, il connaît déjà Fulcanelli depuis plus d'un lustre et a quelques années auparavant réalisé pour lui
divers tableaux et gravures, dont le frontispice du Mystère des Cathédrales, publié dès 1912 dans un catalogue de la librairie Chacornac:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3308771.html
Un Fulcanelli d'ailleurs très anglophile, puisque les seules "demeures philosophales" non françaises faisant dans ses ouvrages l'objet d'illustrations de Champagne sont à l'heure actuelle
précisément britanniques.
Et un Fulcanelli ami de "l'illustre Berthelot", Julien dixit, lequel pour s'entourer de conseils avisés sur son travail vraisemblablement destiné à l'édition fait appel à un élève de l'auteur de
L'origine de l'Alchimie, le comte de Belfort de la Roque, qui je l'avoue est pour moi un parfait inconnu à l'heure actuelle.
Quant à madame Paul Vulliaud, Annie Sullivan, dont du même coup nous apprenons que Julien Champagne en fut un familier, au point de la consulter également, elle ne nous avait jusqu'alors laissé
de souvenir que par le truchement de son époux, auteur notamment du Cantique des cantiques (1925) et de La fin du monde (posthume, 1952).
Pour en venir à ce fameux manuscrit Yardley, il nous est impossible de ne pas relever également le fait que Fulcanelli le mentionne au chapitre "alchimie et spagyrie" de son second livre
hermétique:
"Parmi les archimistes ayant utilisé l'or pour l'augmenter, à l'aide de formules qui les conduisirent au succès, nous citerons Yardley, inventeur anglais d'un procédé transmis à M. Garden,
gantier à Londres, en 1716, puis communiqué par M. Ferdinand Hockley au docteur Sigismond Bacstrom, et qui fit l'objet d'une lettre de celui-ci à M. L. Sand, en 1804."
Fulcanelli en profite d'ailleurs pour préciser, en "footnote", que le docteur Bacstrom fut affilié à la Société hermétique fondée par l'Adepte de Chazal, qui habitait l'île Maurice, dans l'océan
Indien, à l'époque de la Révolution française.
Or Bacstrom (1750?-1805) est un alchimiste bien connu, au moins en Angleterre et comme disait Eugène Canseliet de tous les "Anglais d'Amérique" et d'ailleurs.
Son Anthologie alchimique en particulier a été publiée dès 1960 (à petit tirage, certes) et régulièrement rééditée depuis, et reste disponible pour le public anglophone:
http://ramsdigital.com/author/Bacstrom.html
Et si on veut bien accorder crédit à la notice biographique ci-dessus, il paraît évident qu'il ait détenu entre autres manuscrits alchimiques une oeuvre de John Yardley.
Une partie au moins de la collection Bacstrom de manuscrits alchimiques fut au siècle dernier acquise par l'hermétiste nord-américain Manly Palmer Hall, et il semble bien que celui de Yardley ait
été du nombre:
http://www.alchemywebsite.com/almss16.html
Né au Canada, Manly P. Hall (1901-1990) est d'ailleurs un auteur réputé outre-Atlantique où il a notamment fondé en 1934 une société hermétisante, voire alchimisante: la Philosophical Research
Society (PRS).
http://en.wikipedia.org/wiki/Manly_Palmer_Hall
http://prs.org/mphbio.htm
Son ouvrage le plus connu reste un texte de jeunesse, The secret teaching of all ages (1928).
http://www.sacred-texts.com/eso/sta/index.htm
En 1976, il a cependant aussi publié Orders of the Great Work, qui est sans doute son titre le plus alchimique:
http://www.amazon.com/Orders-Great-Work-Alchemy-Manly/dp/0893145343
En 1986, la PRS a rassemblé en volume les livres et manuscrits alchimiques de la collection Hall. Le manuscrit Yardley y figure bien et compte tenu de l'orthographe du nom de son auteur occupe
même la dernière place du catalogue, dont je vous livre "ex abrupto" le détail de la notice:
"The processes of Mr. John Yardley of Worcester:
This is a series of recipes for the "acuation" of mercury, represented as the principal and fundamental step in the transmutation of metals. The idea proceeds "from the foundation of the Process
of the celebrated Irenaeus Philatheta and Philatheta Philoponus, "as discovered by John Yardley, "a glover of Worcester, communicated by him in a Letter in the year 1716."
After many failures in experiments, starting from his youth, Yardley finally abandoned the use of animal and vegetable substances for work only with the strictly metallic. He concludes:
"All what I write here is certain and true, and has often been done by me, and I can say, that it has been given to me by the Giver of every Good and perfect Gift."
Nothing else is known of the glover of Worcester. He is mentionned in one of the Bacstrom papers in the Mellon collection."
Grâce à la charmante et érudite libraire parisienne Florence de Chastenay, nous avons pu vérifier récemment l'exactitude de la citation d"Hubert."
Dans sa thèse de doctorat tirée à petit nombre, René Allendy fait montre d'une science certaine, s'agissant notamment des symboles alchimiques figurant à l'entrée de Notre-Dame de Paris. C'est à
Guillaume de Sildy, un des architectes de la cathédrale, précise-t-il, qu'on en serait redevable.
Mais voici la suite de la citation concernant le document Hockley, qui elle non plus ne manque pas de sel:
"Il est dit dans ce document que la Société (de la Rose-Croix) existe depuis plus de deux siècles et demi, c'est-à-dire au moins depuis 1540; qu'elle se sépara de la franc-maçonnerie avec
laquelle elle était d'abord unie.
On lit, dans ce document, que les membres de la R.-C. avaient l'obligation de tenir leur Société secrète, d'initier avant leur mort un ou deux disciples, hommes ou femmes, de garder une apparence
pauvre, de fuir la renommée, et de faire la charité secrètement."
Si Julien Champagne avoue modestement s'être fait aider sur le strict plan linguistique, il n'en demeure pas moins que la qualité proprement alchimique du manuscrit recopié et traduit lui a
semblé suffisante à lui aussi pour justifier de sa part un labeur des plus significatifs.
Que nous dit-il d'important à ce sujet dans sa brève, voire laconique introduction? Pour lui, il est indéniable que Yardley a connu le processus du Grand OEuvre dans son entier.
Je remarquerai ensuite qu'il conseille pour profiter de la lecture de ce texte de s'être imprégné au préalable, et même d'avoir "confronté" entre eux les philosophes ou alchimistes
classiques.
Il affirme encore qu'il manque ici (comme souvent) deux points essentiels: le début et la fin. Enfin, il estime que "le mercure commun est le sujet initial de la pierre des philosophes."
Quant aux procédés de Yardley, dont hélas je ne puis dans le cadre de ce court article vous présenter qu'un aperçu des plus elliptiques, je remarque surtout qu'après avoir lu tous les auteurs, il
a principalement conclu de ses nombeux échecs préalables ce qui suit:
"Ayant été dans ma jeunesse un fervent d'expériences chimiques, lesquelles ne m'ont pas servi à grand chose, j'ai trouvé enfin que l'OEuvre fondamentale ne pouvait être accomplie, relativement à
l'amélioration des métaux, qu'en des choses d'espèce et de nature métalliques, parce que par et dans les métaux les métaux doivent être perfectionnés."
Avant d'en terminer, en ce jour béni de la sainte Lucie, je m'en voudrais de ne pas signaler "à la foule nombreuse" des curieux de l'Art une nouvelle et heureuse initiative des éditions Arqa de
Thierry Emmanuel Garnier, lesquelles après avoir édité cette année le livre de mon ami Jean Artero sur Fulcanelli viennent de clore le cycle calendaire et astral sur
un coup d'éclat, qu'il convient de saluer comme il se doit.
Quelle bonne idée, en effet, que celle d'offrir à nouveau aux amateurs et aux étudiants le texte souvent méconnu d'André Savoret, ami d'Eugène Canseliet, sur l'alchimie!
Publié en 1947, peu après les Deux logis du "Maître de Savignies", il n'a été repris jusqu'alors qu'en recueil (Alchimie, Albin Michel, 1978, et Dervy, 1996).
http://thot-arqa.org/boutique/boutique.html
Pour le druide Savoret, rappelons-le hinc et nunc, "l'alchimie vraie, l'alchimie traditionnelle, est la connaissance des lois de la vie dans l'homme et dans la nature et la reconstitution du
processus par lequel cette vie, adultérée ici-bas par la chute adamique, a perdu et peut recouvrer sa pureté, sa plendeur, sa plénitude et ses prérogatives primordiales:
Ce qui, dans l'homme moral s'appelle rédemption ou régénération; réincrudation dans l'homme physique; purification et perfection dans la nature, enfin dans le règne minéral proprement dit,
quintessenciation et transmutation."
Hélas finalement - good news, bad news - je viens d'apprendre qu'une de nos trop rares alchimistes contemporaines, et j'ai nommé Tanya, vient de quitter le plan terrestre.
Françoise Burel, des éditions Ramuel, puiqu'il s'agit de toi et de tout ce que tu as fait pour l'alchimie, je te dédie cet articulet.
http://www.ramuel.com/
Et notre poète alchimiste de service (j'ai nommé Joker de Carreau) ne m'en voudra pas j'espère si je dépose encore aux pieds de Tanya cette rose bleue de sa composition, des plus naturelles et à
la fois des plus surnaturelles:
De tous temps l’Alchimie fut une science divine,
Et aujourd’hui encore, en alcôves secrètes,
D’anonymes artistes, sans qu’on ne le devine,
Font éclore des pierres une Lumière discrète.
http://ora-et-labora.frenchboard.com/alchimie-sujets-varies-f10/alchimique-attitude-t64.htm
Un abrazo, Tanya et joyeux Noël à chacune et à chacun d'entre nous.
ARCHER(E)
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Votres informations sont très interesants, je cherche ce manuscrit de Yardley, vous avec la version françiase complète,?
J'ai la version angliase de F Kockley sur le procedé qui a transmis a Bactron mais je vois que votre manuscrit est différent?
Avez vous plus d'informations?Je vous le remercierai de tout coeur.
Amicalement
ricard
En outre je me sens pas libre pour l'instant d'en disposer de la totalité du texte, qui est en français avec en regard la transcription en langue anglaise.
Je suis curieux de savoir en quoi votre version diffère de celle-ci, et s'il s'agit d'un manuscrit comme celui-ci, et dans ce cas de quelle provenance (?) ou d'un texte publié, et dans ce cas de quelles références (?).
Je saisis en tout cas l'opportunité de votre intervention pour signaler la parution récente (janvier 2009) au Royaume Uni, à l'initiative du Hell Fire Club d'Eamonn Loughran, d'un ouvrage lui aussi manuscrit de Frederick Hockley, dont il reste à savoir s'il s'agit ou non du même que celui recopié, commenté et traduit par Julien Champagne:
http://www.hellfireclubbooks.co.uk/home.html
Amicalement,
merçi de votre réponse
Mille fois merci de votre question, dont il me semble qu'une partie de la réponse qu'on peut y faire est incluse in fine et dans mon article et dans le commentaire précédant le votre, ainsi que dans mon essai de réplique.
Je peux peut-être vous préciser deux points:
Je pense d'abord avoir inclus dans cet article tout ce qui provient de Julien Champagne, comme vous le comprendrez aisément le reste du texte nous ferait sortir allègrement du cadre imparti à ce blog.
Ensuite et finalement, le manuscrit dont il s'agit se trouve entre les mains de son propriétaire légitime, dont je ne doute pas qu'il nous lise de temps à autre.
A partir de là, je ne peux que me réjouir par avance de recevoir de votre part tout nouveau commentaire qu'il vous plaira de formuler sur ce que nous savons dès à présent de cette affaire, j'en conviens assez troublante.
Par exemple je me demande encore d'où vient la notice bibliographique que j'ai reproduite et qui pour moi est manifestement passée par les mains de Julien Champagne. Apparemment pas de Caillet. Peut-être Chacornac ou Dujols?
Bien à vous,
A.
cet extrait parle de l'animation du mercure commun avec le régule d'antimoine étoilé de mars et les colombes de dianes, c'est à dire l'argent . ce mercure philosophique qui peut dissoudre l'or, est ce mercure exalté décrit par champagne dans ses commentaires sur le manuscrit de yardley .
il est assez surprenant, étant donné que Mr champagne était le déssinateur de fulcanelli, que celui-ci donne comme point de départ du grand oeuvre le mercure commun qui est nous le savons tout le temps rejeté par les vrais Alchimistes .
il est vrai que le manuscrit de yardley peut, dans ce cas, m'éclairer sur l'histoire de l'alchimie contemporaine mais aussi sur mon travail puisque celui-ci m'a révélé que le mercure commun pouvez avoir des réactions assez surprenantes .
il est bon de lire la kabala dénudata à ce sujet qui parle de l'étoile kocab ou cocaf objet d'interrogations de Mr ferdinand hoefer dans son histoire de l'alchimie . la traduction du latin indique non pas une pellicule d'or mais plutôt une cristallisation en feuille ce qui est caractéristique du régule d'antimoine de mars mais ne nous précipitons pas à prendre tout cela à la lettre .
je réitère donc ma demande précédente: si le "légitime" détenteur du manuscrit pouvez m'aider dans ma démarche je lui en serais tout à fait reconnaissant .
limojon
Limojon,
Encore une fois je ne doute pas que le légitime détenteur du manuscrit de Julien Champagne sur l’essai de Yardley vous ait lu ou vous lise tôt ou tard. C’est donc à lui me semble t-il de réagir ou non, et positivement ou non, à votre demande, à mon sens tout à fait justifiée.
Comme je l’ai déjà écrit, Julien Champagne affirme que « le mercure commun est le sujet initial de la pierre des philosophes. » Ce faisant il ne me semble pas qu’il s’écarte de l’orthodoxie alchimique, du moins celle fulcanellienne.
Là où je comprends votre interrogation, c’est quand on lit, toujours sous sa plume, qu’ « un kilogramme de mercure vulgaire exige 42 jours de travail. C’est alors le mercure commun des
Alchimistes. »
Champagne semble donc indiquer que le mercure commun provient du mercure vulgaire. Fulcanelli est-il d’un sentiment différent ? Ce n’est pas totalement certain, ou du moins il faut nuancer.
« Une dissolution particulière, rapporte-t-il dans Le Mystère des Cathédrales, est celle du vif-argent vulgaire, afin d’en obtenir le mercure commun des Philosophes, que ceux-ci appellent « notre » mercure, pour le différencier du métal fluide dont il provient. »
Mais il ajoute aussitôt :
« Quoi qu’on puisse rencontrer fréquemment des descriptions assez étendues sur ce sujet, nous ne cacherons pas qu’une telle opération nous paraît hasardeuse, sinon sophistique. »
Ce passage est le même que celui développé dans un de mes articles précédents de ce blog :
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3526855.html
Merci de votre réponse, la version que j'ai du manuscrit de Hockley semble une autre version, à la fin du même se trouve la lettre d'admision de Bacstron dans la Societé, par le compte Chazal.
Le manuscrit de Yardeleu se trouve dans la bibliothèuqe Wellcome d'Anglaterre je vais voir de demander une copie si ça est possible.
Si vous n'avez pas copie de ce de Champagne d'où avez vous extrait les images ci-dessus?
Je peux vous envoyez des scans de mon manuscrits anglais, mais je ne sais comme vous envoyer des fichier en image
Très cordialement
ricard
Bonjour Ricard
Voici sans doute les références des documents du Wellcome Institute auxquels vous faites allusion :
967. London, Wellcome Institute MS. 3657.
87 folios. 200x160mm. 19th Century [1832-47.]
[A collection of manuscipts on Alchemy by T.I.N. This is a notebook of a practising alchemist, and includes notes of the writer's own experiments, as well as translated extracts from alchemical authors.]
[The first seven leaves contain transcripts of two pieces by Sigismund Bacstrom.]
1. Bacstrom's Declaration made on the occasion of his initiation into the Brethren of the Rosy Cross.]
2. Bacstrom's account of 'Mr. Yardley's Process'.
http://www.alchemywebsite.com/almss8.html
Voici le résultat de la recherche correspondante :
MS.3657
See this in context
Level
Item
Extent
4 bl. ll. + 87 ll. + 39 bl. ll.
Title
Collected papers on alchemy, assembled by "T.I.N."
Date
1832-1847
Description
The last leaf of the text contains a very rough pencil-drawing symbolizing an alchemical process. The paper has a water-mark dated 1831, the latest date in the MS. is 22/9/1847 on the verso of the fifth leaf from the end of the text. This MS. is the note-book of a practising alchemist; it includes notes of the writer's own experiments, as well as translated extracts from alchemical authors. The first seven leaves contain transcripts of two writings by Sigismund Bacstrom: (a) His Declaration, dated `Isle of Mauritius, District of Pampelmous[s]e 12th Sept. 1794', made on the occasion of his initiation into the `Brethren of the Rosy Cross'. (b) His account of `Mr. Yardley's Process' c. 1790] (II ll.). The remainder of the MS. consists of notes by T.I.N. and short extracts from alchemical authors dated between 1835 and 1847.
Historical Background
John Yardley is here stated to have been a glover of Worcester who discovered a 'Process for making the "Stone"', which he communicated to a London silversmith of the name of Garden in 1716. Bacstrom was himself told of the secret by Garden's son. The latter was the founder of the Goldsmith's Almshouses at Hackney, who had ruined himself on the same quest for the 'Stone', and who eventually died as the first inmate of the charitable institution he had founded himself. In Bacstrom's words: 'I visited him (Garden Junior) in the years 1787, '88, '89 when he communicated Mr. Yardley's Process to me out of good will, and told me that his father had received it from Mr. Yardley himself'.
Acquisition Details
Purchased 1929.
Accession Number
50393
Access Status
Open
Access Conditions
The papers are available subject to the usual conditions of access to Archives and Manuscripts material, after the completion of a Reader's Undertaking.
Reproduction Conditions
Photocopies/photographs/microfilm are supplied for private research only at the Archivist's discretion. Please note that material may be unsuitable for copying on conservation grounds, and that photographs cannot be photocopied in any circumstances. Readers are restricted to 100 photocopies in twelve months. Researchers who wish to publish material must seek copyright permission from the copyright owner.
Language
English
Physical Description
4to. 20x16 cm. Original buckram binding, with label inscribed as above on the upper cover.
Finding Aids
Described in: S.A.J. Moorat, Catalogue of Western Manuscripts on Medicine and Science in the Wellcome Historical Medical Library (London: Wellcome Institute for the History of Medicine, 1962-1973).
Subject
Diaries [Publication Type]
Subject
Alchemy
http://archives.wellcome.ac.uk/DServe/dserve.exe?dsqIni=Dserve.ini&dsqApp=Archive&dsqCmd
=Show.tcl&dsqDb=Catalog&dsqPos=0&dsqSearch=((text)='MS.%203657')
S’agissant de vos scans, je vous suggère d’utiliser la rubrique “contact” qui se trouve en bas de page de chaque article.
Bien à vous,
Bonjour Archer,
Encore bravo pour ce magnigfique document... tout bonnement extraordinaire. Quelle joie pour moi de lire celà :-)
Vous vous interrogiez sur la provenance de la notice bibliographique mentionnant ce manuscrit.
Elle vient des notices de la Librairie du Merveilleux, Pierre Dujols éditeur, au 76 rue de Rennes, à Paris.
Il s'agit du numéro 5 de mars 1913, la quatrième année de la nouvelle série, de sa publication périodique (aléatoire) intitulée : "Bibliothèque des sciences ésotériques - Bibliographie générale de l'occulte".
Serait-il logique de penser qu'un lecteur de ces catalogues - car ces notices sont des catalogues de vente - se soit alors décidé à acheter ce manuscrit, chez Pierre Dujols - après que Julien Champagne en ait dûment fait la copie manuscrite et la traduction pour lui - tout en découpant la notice afférente ?
Je note au passage que la notice qui s'étendait sur deux pages a été découpé et collé afin que ses deux parties soient réunies.
Ib
D'une certaine façon, je trouve d'ailleurs qu'étant donné la proximité entre les Dujols et Champagne, j'aurais pu ou dû privilégier la première piste:
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2491324.html
Enfin grâce à vous, aucun doute n'est plus permis sur ce point. Pour le reste, j'avoue que je suis tout simplement tenté de croire Champagne quand il écrit avoir acquis lui-même le manuscrit Yardley.
Bonjour Archer,
Vous mentionnez au passage, dans cette intéressante étude (bravo !), la thèse de médecine de René-Félix Allendy : (« Dans sa thèse de doctorat tirée à petit nombre, René Allendy fait montre d'une science certaine, s'agissant notamment des symboles alchimiques figurant à l'entrée de Notre-Dame de Paris. C'est à Guillaume de Sildy, un des architectes de la cathédrale, précise-t-il, qu'on en serait redevable. ») ; et vous avez même une photo de la couverture.
Avez-vous ce petit ouvrage ? Je recherche un renseignement précis, se trouvant vraisemblablement aux pages 39 à 49, afin de boucler mon nouvel article « Magnétisme et Feu secret (1820 – 1912) » qui devrait être prêt à paraître en mai.
Laissez-moi savoir et encore bravo !
- Carl Lavoie (nyme)
Compte tenu de ce que vous m'avez dit, je pense que le texte que vous cherchez est sans doute le suivant:
"Le Grand OEuvre devait être accompli sous l'influence d'un agent mystérieux, désigné dans les traités alchimiques sous le nom de "feu secret."
Quelques-uns pensent que les alchimistes s'efforçaient de donner un peu de leur propre vie à la matière en la magnétisant à l'aide de passes."
Ce passage se trouve page 49 de la thèse de René Allendy.
Merci monsieur Archer d’avoir vérifié ce détail pour moi, j’apprécie et vous en suis obligé,
Cela concorde parfaitement (logiquement) à la mention que j’avais trouvée à la page suivante, page 50, où il écrivait :
« On y voit, par exemple (du côté droit), […] un homme présentant son enfant au feu du ciel, et dissimulée dans un coin de ce ciel, une main étendue : c’est l’Alchimiste "appliquant le feu secret" sur son œuvre : la main, c’est la passe magnétique dont nous avons parlé. »
-nyme/Carl Lavoie
Got the scans from the current owner of this transcription and translation by Julien Champagne.
Champagne's work is at the moment a private property.
Best,
Thanks for your prompt reply. Do you have access to all the English transcription of Yardley's process? If you do, would you mind sharing it? If for some reason you can't share the scans perhaps you could give me some summary of what the process actually is (feel free to email me if you like.) I am interested in determining what exactly is it that Yardley was reputed to have achieved. Fulcanelli claims that his process was an "archimical" particular to increase the amount of gold used, yet what I have read in the description of the manuscript at the Wellcome Institute it says that Yardley was reputed to have found the Philosopher's Stone. This is conflicting information that I would like some clarification for.
“This manuscript is transcribed from an accurate copy of the original letter of Dr Sigismond Bacstrom to Mr Hand.
The original I unfortunately burnt with other Mss in the year 1830 but the accuracy of the
present copy may be depended upon.”
This wrote Frederick Hockley in 1839 in Champagne's text. And he added at some stage:
“The following is the process in Mr Yardley’s own words.”
Considering now the bulk of your question (alchemy versus spagyrics or archimia), hereafter are some hints by Yardley himself:
“A universal way which I have not yet attempted, contenting my self with a particular but
gainful work.”
“All that I here wrote is true and I have done it myself for many years and I may say it was given to me by the Giver of all good gifts.”
“The universal work of Ripley, Irenaus Philaletha and others are on this foundation.”
Trying to summarize: It seems to me that Yardley was aware of the alchemical process, but that (he knew that) his process is not clearly alchemical.
Thank you for that information. It would appear from your transcribed lines, then, that Fulcanelli was right about this, and the Wellcome Institute wrong.
Could I trouble you a bit more? Fulcanelli puts Yardley among the experimenters who supposedly managed to successfully carry out "particulars" that increase the amount of gold used. Can you please give me a summary of the process itself? What materials and proportions did he use, what modus operandi, what was the supposed increase of the amount gold used, etc.?
En voici cependant une partie du début:
"Ma purification du mercure était parfois obtenue, selon ce qu’enseigne Geber, avec de la chaux vive et sel de tartre, lesquels je mélangeais au mercure et le distillais ensuite per descendum.
D’autres fois, je distillais mon mercure à quatre reprises sur du vitriol calciné en prenant
de nouveau vitriol à chacune d’elles.
J’ai de même nettoyé et exalté mon mercure avec la mixture suivante qui produisit un très noble métal :
…Chaux vive une partie
Vitriol calciné une
…de Mars une
Soufre un quart
Sel de tartre… une demie
Mercure deux
Parties en poids
Le vitriol doit être calciné seulement en poudre grise ; mélangez ces substances peu à peu
par une forte et longue trituration qui doit être observée dans toutes les opérations précédemment indiquées."
mais je vous signale ce que dit philalethe sur le mercure qui à mon avis est de concéquences : " il contient ( le mercure) en lui même , en effet, un soufre fermentatif dont le plus petit grain suffirait à coaguler le corps du mercure "
il faut comprendre que la coagulation se fait en soleil de même que la fixation.
si ce grain ne se forme pas par différentes voies il est inutile à mon avis de continuer soit dans les particuliers où dans l'oeuvre .
limojon
Limojon votre nouvelle intervention sur le procédé Yardley nous rappelle à point nommé que ces procédés dits aussi "particuliers" car ne découlant pas stricto sensu d'une approche alchimique n'en méritent pas moins l'attention des chercheurs.
C'est que bien souvent la vérité hermétique s'y trouve cotoyée de si près qu'avec un peu de perspicacité elle pourrait en être dégagée de façon lumineuse.
Un peu comme le soufre du mercure me direz-vous sans doute...
On connaît ainsi la prédilection d'Eugène Canseliet pour certain particulier de Vigenère, et celle de Fulcanelli pour tel procédé d'Orschall:
http://herve.delboy.perso.sfr.fr/Sol_Sine_Veste.html
Procédé que l'Adepte semble avoir d'ailleurs voulu expérimenter lui-même, peu près la fin du premier conflit mondial, alors qu'il se trouvait tout près de la réussite finale.
J'ai une copie du procédé de Yardler du wellcome institute, dans lequel il nous dit qu'il n'est jamais aller jusqu'a la voie universel, mais c'est contenté de de la voie particuliére la question est donc aurait il eu un résultat ? Fulcanelli nous dit non, et sans doute d'experience....
je me permet d'indiquer que le Getty institute a mit en pdf accessible au publique trois manuscrits alchimiques de la collection Manly P. Hall, un de S. Bacstrom et un de Cagliostro inconnu que vous pouvez consulter à:
http://www.archive.org/search.php?query=creator%3A%22Hall%2C%20Manly%20P.%20(Manly%20Palmer)%2C%201901-1990%22
(merci à monsieur Tracey Schuster
Head, Special Collections and Visual Resources Reference of Getty Research Institute de m'avoir prévenu)
pour vous consolez de ne pas avoir la copie du beau manuscrit de la traduction du procédé de Yardler ;)
http://www.archive.org/search.php?query=Hall%20Bacstrom
Evidemment il serait intéressant comme vous le sous-entendez plaisamment de pouvoir comparer entre elles les diverses versions actuellement connues du manuscrit Yardley, dont naturellement celle que vous détenez en provenance du Wellcome Institute.
A mon avis il n'est pas exclu d'ailleurs qu'on y trouve des différences significatives, y compris s'agissant du manuscrit de Julien Champagne, qui attend toujours actuellement le bon vouloir d'un éditeur.
Quant aux particuliers, je crois qu'il nous faut rester prudents, comme déjà avancé je crois, car si Fulcanelli avance effectivement ce terme à propos de Yardley, il nous explique aussi par ailleurs que certains de ces procédés se trouvent tout proches de la réalité "philosophique", si bien qu'il se pourrait fort, à mon humble avis, que nous ayions parfois à faire avec certains d'entre eux à un nième moyen de dissimulation de la véritable pratique alchimique.