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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 21:35





Julien Champagne semble bien n'avoir eu aucune relation avec Philéas Lebesgue (1869-1958), le poète laboureur de La Neuville Vault, dont l'oeuvre la plus connue de nos jours reste peut-être un essai d'une profondeur certaine: Mes Semailles (L'amitié par le livre, 1955).

Alors pourquoi ce post? Il y a que Philéas fut un ami proche des alchimistes Eugène Canseliet et André Savoret, ainsi que de l'ésotériste Paul Le Cour, déjà mentionnés, et d'ailleurs du poète lituanien Mislosz, entre autres, et que François Beauvy, président de l'Association des amis de Philéas Lebesgue, a récemment consacré sa thèse de doctorat ès lettres à "Philéas Lebesgue et ses correspondants en France et dans le monde (Awen, 2004).

Dans cette thèse, que m'a aimablement signalée Walter Grosse, apparaissent, outre ceux de Le Cour, Canseliet et Savoret, les patronymes de Julien Champagne et de Fulcanelli. En effet, et Canseliet et Savoret et Le Cour ont correspondu avec Lebesgue. Voici ce que je retiens d'une première lecture de ce passionnant ouvrage.

André Savoret y semble si je puis dire "hors jeu", s'agissant de Champagne. Ami et de Lebesgue et Canseliet, il est interrogé par le premier sur Fulcanelli, il lui répond en outre, en 1947, "je n'ai pas connu Fulcanelli."

Le Cour est à mon sens le plus intéressant pour ce qui nous occupe. En 1928, sa revue, Atlantis, avait présenté une critique du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, préfacé par Eugène Canseliet et illustré par Julien Champagne, et paru deux ans plus tôt. Dès 1927, en fait, cependant, Le Cour écrit à Lebesgue qu'il devrait bien lire le Mystère, ajoutant que "Fulcanelli (Champagne) paraît être l'animateur du groupe des frères d'Héliopolis."

François  Beauvy en tire la conclusion que Champagne est Fulcanelli, suivant la thèse désormais bien connue et probablement erronée; ma déduction à moi est qu'à ce stade Le Cour, qui sera ultérieurement persuadé de l'identité Fulcanelli-Canseliet, l'est de celle Fulcanelli-Champagne.

Sur ce dernier, Beauvy ajoute de façon également contestable à mon avis qu'il a signé ses planches des Fulcanelli: Julien Champagne, alors qu'il me semblerait plus exact d'écrire que Julien les a paraphées de son traditionnel et bien connu maintenant: J.Champagne.

Et Le Cour a si je puis dire récidivé, en 1934: il affirme alors à Lebesgue que "l'auteur du Mystère des Cathédrales (pseudonyme Fulcanelli) est devenu abonné d'Atlantis." Rappelons que Champagne s'est éteint depuis deux ans. Canseliet commence à ce moment de collaborer à la revue d'études atlantéennes.

Mais Canseliet justement me direz vous? Et bien, rien à voir avec Champagne pour le coup, mais il a écrit à Le Cour une lettre d'Espagne, datée de 1953, mentionnant certaines étapes de son périple: Salamanque, Madrid, et annonçant celles de Cordoue et Séville (où il affirmera plus tard avoir revu Fulcanelli).



Ne quittons pas Philéas Lebesgue, dont deux portraits en deux dimensions sont reproduits ci-dessus,  sans remarquer l'hommage que lui a rendu un sclupteur né en 1956, Jean Louis Gautherin:



Et donnons pour finir la parole à Philéas Lebesgue lui-même, dont le poème Le pont (Sur les pas du soleil, Jean-Renart, 1944) figure au N°39 (2005) du bulletin de la société de ses amis, cordialement communiqué à votre serviteur par Francois Beauvy; en voici un court extrait:

"Le flot passe. Il a reflété des nids d'oiseaux,
Des arbres et des fleurs, des maisons, des visages
Qu'il ne reverra plus. C'est le sort des ruisseaux
Et des fleuves. Ainsi je marche mon voyage..."

http://www.atlantis-site.com/asso/phileas_lebesgue.php?m04



http://www.cleomede.com/article-32403834.html
http://www.cleomede.com/article-33214725.html

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-contro-phileas-lebesque-35788001.html

 




PLautographe.champagne

 

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commentaires

Walter Grosse 26/04/2006 02:16

    Cher ami,
    Cette référence à 1840 est très intéressante. De fait, de 1953 - 113 = 1840.
    Patrick Rivière a raison quand dit que Désirée Dubois, la grand-mère de Canseliet, a décédé avec 79 ans, et non avec 80 ans.
    Désirée Dubois naquit jeudi 11 avril 1839 et a décédé, avec 79 ans, mercredi 1er janvier 1919 à onze heures du matin.
    Ainsi, 1919 - 79 ans = 1840.
    Néanmoins, Canseliet a affirmé que sa grand-mère avait quatre-vingts ans, très exactement ( " Le Feu du Soleil ", IV, page 67 ). Née en 1839 et pour avoir 80 ans dans le 1er janvier 1919, alors elle aura né le jour 1er janvier 1839!!!
    Canseliet dévait avoir dit : qu'elle avait soixante-dix neuf ans.
    Désirée Dubois seulement faisait les 80 ans le 11 avril 1919!
       Cordialement, W.GROSSE.

ARCHER 27/04/2006 01:43

J'avoue que ces questions me laissent dubitatif, d'autant qu'elles nous éloignent, me semble-t-il, de Julien Champagne.A propos de Fulcanelli, ce qui me paraît  clair et simple, c'est qu'il est né en 1839, comme la grand-mère de Canseliet,  et que si on suit comme moi le même Canseliet, on voit qu'il est possible de recouper avec Dujols , Curie...Je ne crois pas personnellement - mais je peux me tromper -  qu'argumenter voire ergoter sur la différence entre le 31 décembre 1838, 1839, et le 1er janvier 1839, ou 1840 pourra faire nettement avancer le débat.Fulcanelli est donc selon moi probablement né entre décembre 1838 et janvier 1840, si vous voulez bien.

Walter Grosse 25/04/2006 00:17

    Cher ami,
   Je vois que déjà a réussi le livre de Philéas Lebesgue de mon ami François Beauvy, selon ma indicatio :
http://www.fulgrosse.com/article-2478536.html
    Julien Champagne se fait passer pour Fulcanelli, c'est par cela que s'il pense que la vraie identité du Maître est la du peintre.
    Ah! et la lettre de Madrid, de Canseliet à Philéas Lebesgue, que date de 16 mai 1953, preuve que Gérard Heym a menti sur le passeport de Canseliet de la voyage à Espagne en 1954.La déduction de Patrick Rivière dont Fulcanelli né en 1841, parce que 1954 - 113 = 1841, est totalement faux.
    Avec égard, W.GROSSE.

ARCHER 25/04/2006 07:30

Ce que je ne sais pas c'est si Le Cour connaissait Champagne en 1927.Je ne sais pas non plus si Heym a menti, il a pu se tromper comme nous tous, la datation par Canseliet de son voyage en Espagne a elle aussi pu fluctuer.Vous avez raison, si Fulcanelli a 113 ans en 1953, sa date de naissance doit être proche de 1840.