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  • : Site consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.
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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 21:56


Dans son livre Fulcanelli dévoilé, Geneviève Dubois attribue l'initiation alchimique de Julien Champagne à Félix Gaboriau, né en 1861 et mort en 1911.

Elle ajoute que Gaboriau consacra sa vie et le petit héritage dont il disposait à une revue théosophique, Le Lotus.

Elle reproduit également deux lettres de Félix adressées en 1887 et 1888 à un correspondant qui ne semble pas être Champagne, mais plutôt un journaliste de l'entourage de Papus, voire Papus lui-même. Ces lettres sont conservées à la bibliothèque municipale de Lyon.

Ce Gaboriau n'est donc pas l'auteur de romans policiers Emile Gaboriau (1832-1873), auteur en particulier de L'affaire Lerouge (1866), chère à André Gide, et précurseur de Maurice Leblanc et de son Arsène Lupin. Mais qui était Félix Gaboriau?

Force est de constater que nous disposons à ce stade de peu d'éléments à son sujet, et que sur ce point comme sur tant d'autres toutes précisions seront les bienvenues.

Il semble que dans le cadre du mouvement martiniste,  Papus, autrement dit Gérard Encausse (1865-1916)  -nos photos - soit en 1887-1888 précisément, entré en relation avec Félix "Krishna" Gaboriau (FKG), Breton, intransigeant et ardent de conviction, directeur de la revue Le Lotus rouge.

Nous retrouvons ici la mouvance martiniste (se réclamant de Louis-Claude de Saint-Martin) que nous avons déjà rencontrée à propos de Jules Boucher.

Papus est notamment l'auteur d'un Traité de science occulte (1888), et aussi de La pierre philosophale (1889).



Mais quid du Lotus, qui se situe lui clairement dans une perspective théosophique? Voici ce que j'en sais pour l'instant. Il parut au moins de 1887 à 1889. Baptisé "revue des hautes études théosophiques", il aurait été fondé par le spirite René Caillié (1831-1986), bien en cours à l'époque dans les cercles papusiens et qui serait également à l'origine d'une Fraternité de l'Etoile...

Je relève dans ce Lotus,dès 1887, un article de Papus intitulé La pierre philosophale prouvée par les faits. Puis la même année un De l'alchimie. Et un La table d'émeraude d'Hermès. Dans le même temps, aucun article signé Gaboriau n'a de titre à connotation alchimique.

Le Lotus fait parallèlement une place significative à la théosophe Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891), auteur bien connue des livres Isis dévoilée (1877) et  la Doctrine secrète (1888), mais aussi d'un article sur l'alchimie au XIXème siècle.

Nous retrouvons donc sans trop de surprise Gaboriau dans une revue théosophique londonienne
d'obédience "blavatskienne", Lucifer, parue de 1887 à 1897. Gaboriau y paraît de nouveau, brièvement,  en 1888, associé à un certain A. Froment. Mais toujours pas d'alchimie dans son propos, apparemment.

En fait, il semble bien que dès 1888 Gaboriau et Froment aient quitté la société théosophique.  On trouvera un écho des relations tendues de Félix avec Blavatsky dans le livre de Charles Blech, Histoire de la ST en France (Adyar, 1933).

Il aurait ensuite traduit l'ouvrage de Franz Hartmann: Une aventure chez les Rose-Croix (1893) que Chacornac publia en 1913 (réédition par L'Or du Temps, Grenoble, en 1981). Et Julien Champagne dans tout çà? Mystère.

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-gaboriau-e-champagne-gaboriau-et-champagne--35786808.html

 

FKG.champagne




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Walter Grosse 20/04/2010 19:58



Cher ami,


D'après Eugène Canseliet, Anatole France obéit, assurément, à la colective consigne du silence, implicitement acceptée, au sein du cercle que formaient les logis de
la rue Saint-Benoît et de l'avenue Montaigne " ( La Tourbe des
Philosophes, « Alchimiques Mémoires », 15-16, p.10).


La rue Saint-Benoît était l'adresse de M. Jules Adolphe Edouard (Tallien de) Cabarrus :



http://www.google.pt/#hl=pt-PT&tbo=p&tbs=bks%3A1&q=Jules+Adolphe+Edouard+Cabarrus%2C+10%2C+rue+Saint-Beno%C3%AEt&meta=&aq=f&aqi=&aql=&oq=Cabarrus%2C+10+rue+Saint-Beno%C3%AEt&gs_rfai=&fp=ffe8ec605de92785


Jules Adolphe Edouard Cabarrus, 10, rue Saint-Benoît


L'avenue Montaigne était l'adresse de la famille De Lesseps...


Ainsi, « Fulcanelli » était un secret maintenu entre les deux familles, Cabarrus et De Lesseps.


Cordialement, W.GROSSE



ARCHER 20/04/2010 23:37


Cher ami, Ceci est très intéressant et génère à mon avis plusieurs questions: D'abord comment établir que le logis mentionné par Eugène Canseliet dans la rue Saint-Benoit est bien celui-là? Celà
dit il faut reconnaître que la coïncidence, si coïncidence il y a, est impressionnante. Ensuite pourquoi Eugène Canseliet, qui savait sans doute qu'il serait bien lu, tôt ou tard, a-t-il
délibérément pris le risque de cette confidence, alors qu'il affirme ne pas vouloir qu'on identifie Fulcanelli? Enfin, peut-on ou pas imaginer que Fulcanelli, qui qu'il soit, se rendait rue Saint
Benoit comme il se rendait avenue Montaigne, c'est-à-dire en visiteur, certes familier, mais en visiteur tout de même? Votre affirmation selon laquelle "Fulcanelli était un secret maintenu entre
les deux familles (parentes, je le précise) Lesseps et Cabarrus" mériterait finalement d'être encore mieux étayée, de mon point de vue. Cordialement


Walter Grosse 30/09/2009 23:27



Cher ami,

Voir également :

http://books.google.pt/books?lr=&id=zY4VAAAAYAAJ&dq=Vincent-de-Paul+Gaboriau&q=FK+

http://books.google.pt/books?id=_5957iqPqA8C&pg=PA638&dq=Vincent-de-Paul+Gaboriau&lr=#v=onepage&q=Vincent-de-Paul%20Gaboriau&f=false

Je pense que Félix GABORIAU était frère d'Auguste GABORIAU,  pharmacien et docteur en médecine, domicilié au 61, boulevard Haussmann, à Paris VIIIème...



ARCHER 04/10/2009 17:42



Cher Fulgrosse,

Voici encore une fois quelque chose de très intéressant. Nous sommes naturellement bien au-delà (ou bien en-deçà, dirons certains) de l'évidente...sympathie entre alchimie et homéopathie.

Outre la fratrie de Félix Gaboriau, initiateur supposé de Julien Champagne en alchimie, il me semble que ses ascendants, contemporains eux de Fulcanelli, méritent tout naturellement une attention
sereine.

A ma connaissance, c'est Filostène qui dans son blog en a traité le mieux, et qui plus est tout récemment:

http://filostene-alchimia.over-blog.com/article-30391676.html

"A propos d'homéopathie, application du principe "similia similibus curantur" il est curieux de ne jamais trouver d'allusion à Samuel Hahnemann
qui présent en France dès 1835, fut l'initiateur du père de Fulcanelli dans cette pratique".

http://filostene-alchimia.over-blog.com/article-31651884.html

"Edouard Jules CABARRUS (1801-1870) devient un médecin renommé, ayant comme clientèle prestigieuse, Alexandre DUMAS, Emile de GIRARDIN, Charles GOUNOD et l'Empereur
NAPOLEON III lui-même !

Surnommé " le Docteur miracle" il possède outre la formation médicale classique, le privilège d'avoir été parmi les premiers praticiens à accueillir favorablement Samuel HAHNEMANN (1755-1843)
médecin et pharmacien créateur de l'homéopathie, recueillant de lui la méthode de confection des remèdes et les principes de l'action "similia similibus curantur" base fondamentale des
dilutions, dont la racine est dans l'iatrochimie de PARACELSE (1493-1541)."



Walter GROSSE 28/09/2009 03:40


Cher ami,

Félix Marie Adolphe GABORIAU (né Félix GABORIAUD - son nom a été remplacé par le tribunal civil de Nantes, en date du 29 août 1867, pour GABORIAU), dit Félix-Krishna GABORIAU, est né en Nantes,
Bretagne, le 23 juillet 1861 et est décédé à Paris XVème, le 8 août 1911.

http://www.archinoe.fr/am44/visu_affiche.php?PHPSID=f437c83c497636ea792f60a6d0d083b2¶m=visu&page=1#

Son père était Vincent de Paul GABORIAUD, médecin homeopathe, fortement lié aux sciences hermétiques, auteur de "Epitre sur l'homeopathie", Nantes, Petitpas, 1853, "Propagande de l'art de guérir en
France selon Hanhemann", Nantes, impr. de Bourgeois, 1863.

Félix, son fils, était géomètre dessinateur de 1ère classe, un maître assez exceptionnel, ce qu'a capté l'attention de Julien Champagne.

Fulgrosse


ARCHER 30/09/2009 21:37


Cher ami,

Les sympathies du père de Félix Gaboriau (Vincent de Paul Gaboriaud) pour l'homéopathie ne peuvent que nous intéresser, car l'époque à laquelle nous nous situons est précisément celle où nous
pourrions avoir à rechercher les traces éventuelles du maître de Fulcanelli.

Ce dernier (le maître) a-t-il comme on le prétend ici ou là contribué à la diffusion en France du courant de pensée et de l'école scientifique chers à Samuel Hahnemann?

Nous serions bien curieux de savoir, également, dans quelle mesure les talents de Félix ont pu attirer l'attention de Julien Champagne.

http://www.archerjulienchampagne.com/article-5695800.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-6522901.html


Mulciber 10/08/2006 17:14

A noter toutefois l'omniprésence de l'ombre de la société théosophique - et d'organisations qui en furent issues (les Veilleurs, les Frères d'Elie) -dans l'orbe de Champagne : Gaboriau, Schwaller de Lubicz, Dujols...

ARCHER 10/08/2006 22:28


Ce serait intéressant notamment si quelqu'un pourrait confirmer et préciser les liens entre Pierre Dujols, la théosophie et les Frères d'Elie des Veilleurs.

Personnellement, pour l'instant, et sauf erreur, je n'en ai pratiquement pas vu, donc merci à Mulciber pour cette nouvelle et précieuse indication, que je lui propose de préciser en commentant mon
post du 19 avril 2006: Champagne et le libraire du merveilleux.


Mulciber 10/08/2006 17:07

Votre remarque est judicieuse, Archer, et je me suis toujours interrogé sur l'absence d'éléments démontrant les contacts qu'aurait pu avoir Fulcanelli ou Champagne avec les sociétés ou les personnages marquants de l'occultisme de la Belle Epoque.
Comment sont "nés" à l'alchimie Fulcanelli et Champagne ? La genèse de leur histoire dans ce domaine est difficile à reconstituer...

ARCHER 10/08/2006 22:18

Ce qui est stupéfiant en particulier à propos de Gaboriau, c'est qu'on n'arrive pas pour l'instant à faire un lien entre l'alchimie et lui, alors que selon Dubois il a été le maître en alchimie de Julien Champagne.Son ami Papus est mieux placé, paradoxalement, comme j'ai essayé de l'expliquer, et ce même sur le plan des clichés. Qu'est devenu le Breton Félix Krishna, fondateur du Lotus?