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Dimanche 3 février 2008

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Comment dignement souffler les deux bougies de ce blog? Peut-être d'abord en retournant à Julien Champagne
cet affectueux souvenir par lui adressé à son "vieil" ami et disciple Max Roset.

Ensuite, naturellement, en le représentant posant sur certain véhicule automobile dont il fut un des artisans avec 
Bertrand de Lesseps.

Voici donc "Hubert" en 1913 avenue Montaigne à Paris au volant de cette curieuse automobile que nous avons déjà rencontrée et rencontrerons encore espérons-le.

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1880253.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2052614.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2199402.html

Au fait amies et amis de Julien, je me suis laissé dire que ce traîneau à hélice se serait appelé Ailonive. Qui pourra nous en dire plus sur cette curieuse dénomination?

Si je fais ainsi appel à vous, c'est que je sais que vous ne me décevrez pas. M'avez vous assez encouragé en deux ans de modestes efforts pour faire revivre Champagne!

Un, deux, trois chiffres pour nous en convaincre: près de cent mille lecteurs et lectrices, plus de deux cents articles, et bien plus de trois cent mille pages lues.

Et puis il y a votre apport, inestimable. Nous disposons désormais de plus de commentaires que d'articles, ce qui en est un indice sûr. En cette veille de sainte Véronique, la verte icône et vraie victoire, je tiens à vous rendre cet hommage.

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Car tout autant que de vos commentaires, ce blog s'enrichit très régulièrement des informations que  vous
voulez bien lui apporter.

Et c'est grâce à l'un ou l'une de vous que j'ai pu enfin découvrir la thèse hélas encore non publiée dont est extraite notre photo introductive.

Le mémoire de maîtrise de Cédric Mannu, soutenu en 1996, est en effet une véritable mine, à sel ouvert si j'ose dire, et sans doute le premier travail sérieux qu'on ait réalisé sur Eugène Canseliet. 

J'espère donc beaucoup que cet essai fouillé et très agréablement écrit pourra prochainement rencontrer les faveurs d'un éditeur à la fois courageux et averti.

Il fourmille littéralement de faits, de documents, d'idées jusqu'alors perdus de vue ou oubliés, comme la photo
de Champagne sur son cher traîneau.

Car si nous ne l'avions pas encore contemplée,nous en connaissions l'existence...Rappelez-vous de ces mots de Robert Ambelain en 1962 dans le dossier Fulcanelli publié par la revue La tour Saint Jacques:

"Revenons à la vie de Champagne. Dès 1907 nous le trouvons avec son collaborateur direct et unique alors, Max Roset, installé dans le laboratoire de la rue Vernier, payé par Ferdinand de Lesseps...

Champagne inventa un traîneau à propulsion aérienne (une hélice mue par un moteur), véhicule susceptible également de rouler sur routes, qui fut présenté au tsar Nicolas II.

Nous possédons, entre autre clichés, une photographie de Champagne, installé au volant de ce curieux véhicule, avenue Montaigne, photographie dédicacée à Max Roset."

http://www.archerjulienchampagne.com/article-2171804.html


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Naturellement il est hors de question de prétendre restituer en quelques lignes la remarquable synthèse qui nous est proposée par Mannu sur Canseliet, et donc indirectement sur Fulcanelli et bien sûr Champagne. Nous n'en donnerons donc ici que quelques exemples choisis.

C'est ainsi notamment que Cédric revient lui aussi sur les différences existant entre les diverses éditions des Fulcanelli, comme c'est le cas en particulier du fameux "écu final" du Mystère des Cathédrales, dessiné par Julien.

Il commence par souligner d'une certaine manière son importance, en rappelant la description d'Eugène Canseliet:

"Canseliet a décrit avec précision le blason : "Le tirage princeps de 1926, dans son illustration, ne possédait que trois images en couleurs; celle du blason, en cul-de-lame final, y comprise. Ceci, en effet, n'est pas sans relever du langage des oiseaux, que sur champ de gueules cette céréale surmontant l'hippocampe, tous deux d'or et issant en champagne de même."

Puis Mannu remarque avec une louable lucidité, à propos de l'édition plus tardive de Jean-Jacques Pauvert: "Seule différence de taille, le blason a été réduit, rendant l'épi naissant beaucoup plus difficile à percevoir." Ce qui nous a conduit a vous en proposer ici une version conforme aux voeux de Cédric Mannu.

De même il souligne preuves à l'appui la nature exacte des démêlés d'Eugène Canseliet avec Jean Lavritch, autre éditeur des Fulcanelli. Mais comme ils n'ont pas de rapport direct avec l'oeuvre de Julien Champagne, je préfère les passer sous silence, sauf à reproduire cette jolie vignette publicitaire réalisée par Lavritch pour son édition des Demeures Philosophales, et tout entière composée de dessins de notre "Hubert."
undefinedhttp://www.archerjulienchampagne.com/article-2110302.html

De façon un peu plus anecdotique en apparence, Cédric Mannu nous fournit également une reproduction de la meilleure qualité d'un ex-libris de Jules Boucher, que Champagne dessina, et que nous avions déjà rencontré. Il en rappelle la description par Julien lui-même:

"Une voûte surbaissée de style flamboyant, que supportent deux piliers gothiques, découvre et encadre une partie du vaste désert de Libye. Au fond apparaissent les trois Pyramides de Chéops, de Chéphren et Mykérinos, ainsi que la grande route des caravanes, reliant la haute et la basse Egypte.

Elles s'éclairent sous le rayonnement du soleil levant, tandis qu'au ciel la lune achève de décliner sur l'horizon. Ainsi se trouvent marqués, dans le temps, l'origine égyptienne des sciences et leur apogée au moyen âge, puis, dans l'espace, l'opposition équivalente du soleil et de la lune, prototypes du symbolisme universel.

Au premier plan, un livre ouvert, que regarde curieusement un petit caméléon, emblème des manifestations colorées qu'une même substance emprunte dans ses réactions multiples, porte la devise biblique du créateur des choses."   

http://www.archerjulienchampagne.com/article-5977594.html         


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Enfin Cédric Mannu nous fournit une belle occasion de nous rappeler qu'Eugène Canseliet fut comme Julien Champagne à la fois un alchimiste et un peintre et dessinateur de talent:

"Canseliet a laissé quelques aquarelles, dont des reproductions ornent certaines de ses oeuvres. Mais ce qui restera visible pour tous, est situé au 49 boulevard de Grenelle, à la boulangerie parisienne de Poilâne. Le propriétaire écrivit à Canseliet qui accepta d'illustrer sa boutique, par huit médaillons et un gand motif d'angle, insérés dans un mur de briques rouges.

Enfin, son blason, donné dans les dernières pages d'Alchimie, complète cette modeste présentation de l'oeuvre picturale de Canseliet, dont une partie a été volée et l'autre égarée."

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1916012.html

C'est ce grand motif d'angle illustrant parfaitement à mon sens la pénible montée de l'âne-timon vers les hauteurs escarpées du moulin de la galette que j'ai voulu vous offrir ce soir.

Comme ils peuvent paraître longs et difficultueux, ces trois tours de la voie dite brève autour du mont de la joie! 

Mais aussi comme elle sera de qualité, pour l'heureux élu, la grande cire couleur de brique qu'il pourra contempler, seul, émerveillé, après avoir franchi le mur du réel...

 
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L'écureuil caméléon de service,


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ARCHER
publié dans : archer
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Commentaires

Bonsoir ARCHER,

et bon anniversaire à ton blog sur Julien Champagne !

Bises,
Sylvie
commentaire n° : 1 posté par : Sylvie le: 03/02/2008 23:40:19

Bonsoir Sylvie, merci d'avoir soufflé la deuxième bougie. Bises également. Après tout, il n'y a qu'un grand pas de l'état de souffleur à celui d'alchimiste.

Et les grands pas, ça n'effraie pas les petits poucets aux bottes de sept lieues.

réponse de : ARCHER (site web) le: 04/02/2008 22:40:55

Formidable cette photo. Celles de Lartigue m’avaient déjà fortement étonné, mais là, quel engin ! Je comprends l’enthousiasme et l’admiration de Roussel.

 Champagne y apparaît bien  plus sympathique que sur la photo du livre de Kowalski. Il a un petit air gauche comme s’il était intimidé et fier à la fois d’être au volant de son traîneau.

 Je découvre aussi avec surprise l’écu  « grandeur nature » avec son épi bien lisible …

 J’espère, comme beaucoup de vos lecteurs je pense, pouvoir lire un jour la thèse de Cédric Mannu, en tous les cas, félicitations.

 Comme la monstrueuse divinité tutélaire des Andouilles de l’île Farouche, je vous souhaite pour demain un très joyeux  « mardi-gras ! mardi-gras !mardi-gras ! ».

J’allais oublier, bon anniversaire à votre blog.  

Amicalement.  

C R

 

commentaire n° : 2 posté par : cosy ray le: 04/02/2008 19:57:20
Oui, il paraît qu'il y a un big Tuesday demain ailleurs, nous nous contenterons ici-même de notre mardi-gras rabelaisien.

Avec pour vous Cosy Ray, une première et grosse et même hénaurme part du gâteau d'anniversaire, la table étant mise et les bougies soufflées.

Pour ce qui est de la photo de Kowalski à laquelle vous faites allusion, j'avoue que j'ai toujours un doute quand je la rapproche en particulier du croquis de Schwaller réalisé vers la même époque du même Champagne, ou de l'autoportait supposé dit "Champagne âgé":

http://www.archerjulienchampagne.com/article-6060781.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-1767186.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-1779641.html

Dans le meilleur des cas, nous avons là un Champagne avant et après le début de la maladie qui devait l'emporter en 1932 (alors qu'il se rendit au moins par deux fois dans le midi de la France chez les Schwaller vers 1929-1931).

Heureusement nous disposons et disposerons d'autres clichés d'"Hubert" pour nous permettre de nous faire une opinion encore plus fondée, mais...chut! Chaque chose en son temps.

A ce propos j'ai un petit regret à exprimer, Cédric Mannu mentionne dans sa thèse l'existence d'une photo de Champagne avec sa nièce, mais elle n'y est pas reproduite. Bah, l'espoir fait vivre. Alchamitiés.
réponse de : ARCHER (site web) le: 04/02/2008 23:01:04

Pourtant sur la photo de Kowalski, Champagne a bien cette sorte de verrue sur la pommette prés du nez que l’on retrouve sur le tableau de la couverture du livre de Geneviève Dubois.

Il me semble aussi la distinguer sur l’autoportrait âgé (celui avec une cigarette) et curieusement elle est décalée sur celui où il est jeune.

Par contre, impossible de la voir sur la photo avec l’hélice et sur le portrait peint par Canseliet.

Observez bien les clichés en votre possession.

Cela va être dur d’attendre de les voir. Vous me mettez l’eau à la bouche alors que demain débute le carême. Aïe aïe aïe !

Amicalement

C R

commentaire n° : 3 posté par : cosy ray le: 05/02/2008 21:42:19
Cher Cosy Ray,

Vous avez déjà tellement fait pour ce blog et pouvez sûrement encore en faire tant que je m'en voudrais de ne pas vous recommander de bien considérer également dès à présent d'autres portraits de JC qui s'y trouvent déjà:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-6248490.html

Ceci dit, je partage votre point de vue. Rien n'interdit de penser pour l'instant que le cliché Kowalski puisse être authentique.

Mais je le verrais plutôt dans ce cas pour ma part antérieur à 1931.

Amitiés.
réponse de : (site web) le: 05/02/2008 23:47:30
Bonsoir Archer,

Et le "souffleur" ne manque pas d'air !

Bon vent !
:-)

Sylvie
commentaire n° : 4 posté par : Sylvie (site web) le: 07/02/2008 22:49:38
Bonsoir Sylvie,

En deux lettres: RG. Et merci encore.

http://www.archerjulienchampagne.com/article-3278825.html
réponse de : ARCHER (site web) le: 09/02/2008 21:44:55
Fabuleux. Julien Champagne au volant du traîneau, Ailonive ou Ailon - Ive ou Ailon IVe, Ailon 4e?

Robert Ambelain, après tout, a dit la vérité, la photographie de Julien Champagne au volant du traîneau et dédicacée à Max Roset existe réellement...

Je pense que, maintenant, l'intéressant à développer est découvrir qui a été ce Max Roset, collaborateur de Julien Champagne...

Gracias Artero.
commentaire n° : 5 posté par : Walter GROSSE (site web) le: 09/02/2008 11:39:26

Cher Grosse,

Vous avez raison. Max Roset existe, et a sûrement été un ami, un disciple, ou au moins un collaborateur de Julien Champagne.

Merci de nous proposer des interprétations possibles de l'expression Ailonive qui est parfois ici ou là appliquée à ce traîneau.

Au sens littéral, je suis tenté de voir en "Ail" une contraction d'ail(e). "On" pourrait passer pour de l'anglais (sur). Et "nive" pour une allusion à la neige, comme dans l'adjectif nivéen (de neige) qui d'ailleurs a été je crois utilisé par Eugène Canseliet.

Je remarque également qu'Ailonive est une anagramme partielle de Volaneli (sans le "c" et avec un seul "l"): donc (au moins) c volaneli.

Mais bien sûr tout cela reste à ce stade très...ailéatoire.

 

 

réponse de : ARCHER (site web) le: 09/02/2008 21:59:18

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