Concours

Recommander

Images Aléatoires

  • livr-ltk.champagne.jpg
  • hr5.champagne
  • d-c-sbertrand.champagne.jpg
  • RK2008.champagne.jpg

Syndication

  • Flux RSS des articles

Présentation

archer

gabriel.champagne (2)

 

Atchoum en soit chaleureusement remercié, en cette fin d'été, nous allons pouvoir grâce à lui rendre hommage à un  scientifique qui était aussi un humaniste, et dont l'intérêt pour l'alchimie a été précoce, profond et  durable.

 

Gabriel Edmond Monod, dit Monod-Herzen (1899-1983) était pratiquement un contemporain d'Eugène Canseliet, puisqu'il est né la même année que lui et nous a quittés un an après lui.

 

Comme je voudrais concentrer mon propos sur son apport à l'hermétisme,  aussi substantiel que méconnu, je vous invite si vous voulez découvrir une personnalité aussi riche dans toutes ses facettes, à consulter certains sites qui l'évoquent, et où vous pourrez notamment vous rendre compte que cet homme de réflexion fut également un homme d'action:

 

http://www.monod-herzengabriel.fr/accueil/accueil.html 

http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=86219 

http://yoga-associationmosaique.blogs.letelegramme.com/archive/2010/11/30/gabriel-monod-herzen.html

 

Comme d'autres alchimistes de son époque, à commencer par Julien Champagne, il fut proche dans sa jeunesse, ou plutôt dès son jeune âge, de la Société Théosophique.

 

lotus1932.champagne

 

C'est donc dans la revue de la ST française, Le Lotus Bleu, qu'un tout jeune homme publia un des premiers compte-rendus parus sur l'édition originale des Fulcanelli.

 

Nous avons déjà relevé celui de Paul Le Cour dans le périodique médical AEsculape (cf. notre article  AEsculape de Champagne), sur le Mystère des Cathédrales de 1926, celui de Monod a trait aux Demeures Philosophales (1930).

 

Il est précoce, puisque je pense qu'il est paru en mai 1931.

 

Comme l'article de Gabriel Edmond est assez bref, ouvrant en fait la rubrique bibliographique de la fin de la livraison ad hoc du Lotus Bleu, j'ai pensé que le mieux était sans doute, avant de le commenter un tantinet, de vous le livrer dans son intégralité.

 

GMHDP1.champagne

 

Comme on voit, Monod-Herzen se réfère d'emblée à la première oeuvre de Fulcanelli, dont il connaît donc l'existence, sans que nous puissions être sûrs qu'il l'ait lue, car il ne semble pas faire de distinction particulière, sur le fond, entre Mystère et Demeures.

 

On se réjouira, je pense sur ce blog, qu'il ait été sensible à l'esthétique du livre qu'il a eu entre les mains, et en particulier à ses splendides  illustrations. Voici donc apparaître d'emblée Julien Champagne.

 

Monod s'interroge ensuite rapidement sur le fait que cet ouvrage ait pu être écrit par un ou plusieurs auteurs...Pas mal, en 1931. Et voilà donc aussitôt devant nous Fulcanelli et Eugène Canseliet.

 

Et puis, Gabriel Edmond n'est manifestement pas un novice. Il est  déjà conscient des particularités du symbolisme alchimique, de ses pièges, qu'on ne peut déjouer sans une étude approfondie, de sa cabale...Pour lui, Fulcanelli est certes très instruit, mais ni plus charitable ni plus envieux que ses prédécesseurs. Nous n'y contredirons pas.

 

GMHDP2.champagne

 

 

A l'inverse, nous devenons un peu plus sceptiques quand notre théosophe affirme que Fulcanelli ne donnerait aucune directive (ou presque) sur la façon d'extraire la vérité alchimique dont il se fait un héraut.

 

Je me demande même, à sa lecture, s'il a bien compris que l'alchimie a exigé, exige, non seulement l'étude et la prière de l'oratoire, mais aussi la confirmation, ou une confirmation, par le laboratoire, dont récemment encore Patrick Lebar et Roger Bourguignon, viennent, chacun à sa manière, de nous entretenir publiquement:

http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?rubrique53

 

Enfin Gabriel Edmond Monod nous prouve qu'on peut  avoir trente ans, et faire montre d'un esprit critique acéré, allant jusqu'à découvrir quelques anomalies, qu'il prend peut-être un peu hâtivement  pour des erreurs, dans le texte et les illustrations des Demeures.

 

Peut-être aurait-il été mieux inspiré, à mon humble avis, d'y relever comme des sortes d'indications, dans certains cas au moins.

 

gabriel.champagne (1)

 

Prenons rapidement quelques exemples. Factuellement, on verra qu'il a raison (cf. notre article Constance de Champagne) sur le "prudentia linitur dolor."

 

Il serait aisé de plaider la faute de typographie, mais surtout, en quoi ceci grève-t-il la leçon de Fulcanelli? De même (cf. encore notre article ci-dessus) sur le "luz in tenebris lucet", son point de vue nous semble un peu réducteur.

 

Pourquoi évoquer, certes négativement, une erreur inexpliquable du graveur, bien invraisemblable, alors que ce mot de luz, considéré comme espagnol par  Fulcanelli, l'est bien en effet, et que l'auteur des Demeures, loin d'ignorer l'hébreu, y fait précisément référence à propos de ce motif?

 

Cela n'enlève rien, cependant, au mérite de l'analyse sur ce point de Monod-Herzen, ni à sa...lucidité générale, puisqu'il conclut, malgré de "petites imperfections", à la valeur considérable de l'ouvrage dans son ensemble.

 

gmhtabula.champagne

 

Ensuite, Gabriel Edmond a eu le mérite de poursuivre assidûment son étude de l'alchimie, puisqu'on lui doit au moins deux ouvrages significatifs sur ce sujet:

 

De mon point de vue, son étude sur L'alchimie méditerranéenne, centrée en fait sur la Table d'Emeraude, et publiée elle aussi sous les auspices de la  S.T. (Adyar, 1963), reste une des approches modernes les plus intéressantes sur le Credo des alchimistes, avec d'ailleurs des références à Julius Ruska et Paul Chevallier qui prouvent le sérieux et l'honnêteté de Monod.

 

Un Chevallier que n'ignora pas non plus, d'ailleurs, un Eugène Canseliet, dont le petit essai sur la Tabula Smaragdina, récemment publié par Arqa, mérite lui aussi pour l'occasion d'être à nouveau salué...

 

Enfin, Monod-Herzen a aussi approfondi son interprétation du symbolisme alchimique, et bien qu'édité après son décès, son Alchimie et son code symbolique (Rocher, 2000), reste un outil de travail des plus utiles, avec d'autres, comme (notamment) ceux de Suzanne Colnort-Bodet et Léon Gineste.

 

MHC2.champagne

 

 

Et puisque nous sommes en train de rejoindre progressivement l'actualité, relevons avec plaisir le fait que la dernière livraison de la revue Atlantis, au second trimestre de 2011, vient de consacrer l'essentiel de son propos (et sa couverture) à l'alchimie, au travers d'un dossier spécial sur Rouen, cathédrale alchimique.

 

Dû à Jean-Pierre Bollen, ce dossier d'une grande érudition vient après d'autres travaux récents, tel celui sur Chartres de Patrick Burensteinas, conforter encore les vues de Fulcanelli sur le mystère de  nos cathédrales.

 

Bollen y avance au demeurant avec plus ou moins de justesse l'idée que la basilique n'ait pas été évoquée par Fulcanelli ou Eugène Canseliet, ce qui ne nous semble pas absolument incontestable.

 

Si on ouvre l'Index Canseliet de Jean Laplace, il est vrai, certes, que Rouen n'y figure pas; mais dans celui de Bernard Allieu et Bernard Lonzième sur Fulcanelli, c'est le contraire qu'on pourra vérifier, y compris pour sa cathédrale.

 

atlantisrouen3.champagne

 

 

Ceci dit, reconnaissons volontiers que ce monument n'avait pas été jusqu'alors traité comme il convenait dans sa dimension alchimique, et donc sachons gré à Jean-Pierre, fin connaisseur et de l'alchimie et de notre belle Normandie, d'y avoir consacré l'étude générale qu'effectivement il méritait, à l'instar de ceux de Paris, d'Amiens, et d'autres sans doute.

 

"Parmi les édifices qui nous offrent des roses étoilées à six pétales, reproduction du traditionnel sceau de Salomon, citons la cathédrale Saint-Jean de Lyon...le portail de la Calende à la cathédrale de Rouen..."  (Fulcanelli, Mystère).

 

Un des intérêts de l'étude de Bollen est d'ailleurs de chercher à retrouver une parenté d'inspiration entre les divers édifices, et de dégager ainsi certaines similitudes, déjà évidentes à Paris et Amiens, puis à Chartres, et désormais aussi à Rouen.

 

Il en fournit en particulier une démonstration illustrée à propos du "combat des deux natures", que je ne reproduis pas  ici, car malheureusement certains clichés ne sont pas, à la reproduction atlantéenne, d'une qualité suffisante.

 

 

 

atlantisrouen2.champagne

 

Espérons donc que cet article pourra être repris, éventuellement en livret ou en livre, et dans l'attente contentons-nous de savourer comme il le mérite ce "bel ouvraige", au travers en particulier de deux des médaillons rouennais:

 

L'un a trait selon l'auteur, que nous suivons volontiers, à la création du monde (et ajouterons-nous pour notre part aux conditions de l'OEuvre).

 

L'autre est ainsi commenté par Jean-Pierre Bollen, à qui bien sûr nous entendons laisser ici le dernier mot:

 

"L'alchimiste de la cathédrale de Rouen a reçu le Lion Vert et il nous le montre en transmutation...Il se trouve, ici, en plein  travail de l'union du fixe et du volatil."

 

atlantisrouen1.champagne

ARCHER


Voir les commentaires - Ecrire un commentaire

arsonneau1.champagne

 

Dans les mélanges offerts à Antoine Faivre (Esotérisme, gnoses et imaginaire symbolique, Peeters, Louvain, Belgique, 2001), Didier Kahn s'interroge gravement sur la présence et surtout, dit-il, sur l'absence, de l'alchimie dans l'architecture civile et religieuse.

 

S'agissant du château de Dampierre-sur-Boutonne, il a eu un prédécesseur, apparemment méconnu au surplus de Fulcanelli, qui ne le cite pas (le prédécesseur, bien sûr).

 

Avec ce livret d'André Arsonneau intitulé Chronique dressée sur le Chateau-Gaillard et Dampierre (Lafond-Debenay, Niort, 1875), nous tenons là d'ailleurs une des plus anciennes descriptions des célèbres caissons hermétiques sinon alchimiques.

 

On ne sait trop qui était cet André Arsonneau, dirait à ce stade un Robert Halleux, qu'il ait ou non comme nous la tentation de relever le double A (ou AA) de son nom, mais on connaît de ce patronyme un André Arsonneau, qui était laboureur à Dampierre de surcroît.

 

 

arsonneauDP01.champagne

S'il s'agit bien de notre homme, comme c'est possible, voire probable, on lui doit également un Almanach du bon laboureur (Saint-Maixent, Reversé, et Niort, Clouzot, 1879).

 

Las, pour AA nos fameux caissons, qu'il étudie en détail pour tâcher de justifier sa thèse, racontent en fait "l'histoire mise sous emblêmes d'un château plus ancien, lequel a existé à cent pas de là": le Château-Gaillard.

 

Son fascicule est malheureusement peu illustré, et en outre la lithographie annoncée du château de Dampierre manque à notre exemplaire, mais deux reproductions idoines nous permettront de constater qu'il est bien rare qu'on ait totalement tort, ou au contraire absolument raison.

 

Comme Fulcanelli, Arsonneau doute que les trois croissants mêlés et le double D enlaçant un H se rapportent forcément à Henri II et Diane de Poitiers (cf. notre article De Diane de Poitiers à Champagne).

 

ArsonneauDP02.champagne

A l'inverse, sa méconnaissance de l'ancienne notation "chymique" conduit André à une interprétation peu canonique et alambiquée de ces autres hiéroglyphes, respectivement du Soufre et du Feu, eux aussi  commentés dans Les Demeures Philosophales (article Champagne au colloque Canseliet), qui le fait finalement conlure à son leit-motiv intangible: l'arbre qui les porte est celui de Chateau-Gaillard.

 

Fallait-il pourtant assassiner proprement Arsonneau André comme l'a fait dans le Bulletin de 1883 de la Société des Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis (Mortreuil, Saintes, et Picard, Paris) un Louis  Audiat, il est vrai professeur de réthorique, au collège de Saintes, justement?

 

Pour lui, cette Chronique est "une grossière mystification, dont les idées et le style révèlent le faux à plein." Il est vrai qu'Audiat est lui même le distingué auteur d'une Epigraphie santone et Aunisienne (Orliaguet, Saintes, 1870), où il avait préalablement traité du même sujet.

 

Il est de fait, également, que dans son article ci-dessus mentionné il réserve l'essentiel de ses foudres à  un confrère (comme un certain docteur Arsonneau, à vrai dire), l'abbé Jules Noguès, curé de Dampierre, et à sa monographie historique et archéologique précisément intitulée Dampierre-sur-Boutonne (Hus, Saintes, 1883). Mais comme les travaux de Louis et Jules sont, eux, relevés par Fulcanelli, je vous propose d'en rester pour l'instant à l'ouvrage d'André Arsonneau.

audiatbib.champagne

 

A la décharge d'Audiat, rendons au demeurant hommage à sa consciencieuse objectivité, puisque et Noguès et Arsonneau figurent à son catalogue de 1885 de la bibliothèque de la ville de Saintes.

 

En fait, le fascicule d'Arsonneau est bien loin d'être inintéressant, et on y trouve entre autres une foultitude de notations des plus parlantes, comme cette appréciation sur les origines du nom de Dampierre. Il viendrait selon lui de Dominus Petrus, Monseigneur Pierre. "On tire encore ce mot de Dama-Petra, Pierre Dame".

 

Il rapporte également certaines des inscriptions du château, comme ces deux, dont l'une écrite en lettres dorées sur une planche détachée de l'une des deux poutres (la plus au midi) du lambris peint dans la salle des gardes, au premier étage. Là se trouve une grande et superbe cheminée à colonnes, dorée et peinte, qui porte  aussi ses inscriptions. Voici l'inscription de cette planche (André en donne le latin, puis sa traduction française, qui est la suivante):

 

"Des exploits glorieux, une âme courageuse, une bonne renommée qui ne faillit pas, des richesses médiocres, bien acquises, honnêtement accrues, ont toujours  passé pour un don de Dieu, posé au-delà des atteintes de l'envie, et devant être à toujours un titre de gloire et un exemple devant la postérité."

 

audiatarticle.champagne

 

L'autre inscription, poursuit-il, se lit sur chacun des côtés de la grande cheminée. La main de justice y porte une balance, et tient enchaînée les passions (cette fois, donnons-en le latin): DAT IVSTVS. FRENA SVPERBIS.

 

J'ai voulu ensuite collationner les légendes des caissons proprement dits, pour comparer les leçons de Louis  à celles de Fulcanelli. Au-delà de différences somme toute mineures apparemment, seules deux des notations, qui il faut le noter sont données dans le même ordre par les deux auteurs, m'ont paru nettement dissemblables.

 

Là où Fulcanelli ne lit plus que CO.PIA, Arsonneau discerne SCO.PIACA.NON et suppose vindictam po CO.PLACA.NON.  ultos manes: je demande raison; apaise les manes de celui qui n'est point vengé (article Constance de Champagne).

 

Au même article, on pourra vérifier que Fulcanelli  ne distingue pas, contrairement à Arsonneau, les lettres du phylactère acompagnant "une fleur épanouie sous un soleil ardent." Pour ce dernier, de l'inscription rongée on ne distingue que ORAS. Et il s'interroge: Faudrait-il la restaurer par flori noxoe HORAS astro ducente fervido. Un soleil ardent apporte à cette fleur des heures funestes? "Un soleil qui fait jeter à la fleur toute sa force de végétation, puis qui la brûle."

 

saintes.champagne

 

Il est curieux de relever, pour en terminer avec ce mensuel devoir de vacance, que dans ses Demeures Fulcanelli rapporte pourtant:

 

"D'après M. le docteur Texier, à l'obligeance de qui nous devons ce renseignement, les figures de Dampierre n'auraient jamais été publiées en totalité. Toutefois, il en existe une reproduction dessinée d'apès l'original et conservée au musée de Saintes.C'est à ce dessin que, pour certains motifs imprécis, nous avons eu recours afin de rendre notre description aussi complète que possible."

 

Cette reproduction est peut-être (ou non) la même que celle signalée page 130 dans le Recueil des Actes de la Commission des arts et monuments de la Charente-Inférieure - et Société d'archéologie de Saintes (1908-1912):

 

En 1909, "M. l'abbé E. Clénet signale dans le volume des Mémoires de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres l'hommage offert au musée de Niort par M. A. Bouneault d'un album contenant les relevés faits sur place des caissons du château de Dampierre-sur-Boutonne."

 

Ne méprisons pas, par conséquent, des contributions à la recherche comme celle d'Arsonneau, qui à propos de notre "dragon qui veille" (article Frustration de Champagne) réussit en outre à trouver des accents quasiment fulcanelliens:

 

"A diverses époques, il a été fait mention de dragons ou serpents monstrueux, vus en différents lieux, par exemple ceux de Régulus, de Saint-Georges, de Mons, de Rouen, de l'île de Rhodes, etc.

 

A ces récits de la bonne Légende, la Science, son adversaire instruit, secoue d'habitude la tête avec prétention et répond: "fable". 

 

Mais a-t-elle tout vu, cette dame la Science, non exempte aussi de se tromper, elle dont les disciples titrés donnèrent si peu de nos inventions, persécuteurs souvent du génie qui découvre?

 

Où a-t-elle pris le droit de crier "impossible!" sur telle oeuvre non réapparue de la création? Elle, éclose d'hier, envieuse et voyant si court, incapable de pénétrer seulement les mystères d'un brin d'herbe, veut-elle avoir sondé les forces premières de la Nature, et oser dire à cette épouse éternelle de l'Univers: "Tu n'as jamais eu la puissance de produire cela."

 

stolcius.champagne

Daniel Stolcius

pcc ARCHER


Voir les commentaires - Ecrire un commentaire

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Profil

  • ARCHER
  • JULIEN CHAMPAGNE
  • Homme
  • 12/11/1949
  • alchimie hermétisme Fulcanelli Julien Champagne Canseliet
  • hermétiste

Derniers Commentaires

Images Aléatoires

  • livr-ltk.champagne.jpg
  • hr5.champagne
  • d-c-sbertrand.champagne.jpg
  • RK2008.champagne.jpg
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés