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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.
Dimanche 2 mars 2008

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Albert Poisson (1868-1893) est un de ces alchimistes mal connus du grand public, comme d'autres décédé prématurément, et dont pourtant l'oeuvre reste considérable.

Non seulement il me semble avoir marqué l'alchimie française et européenne du XIXème siècle, mais son influence me paraît devoir encore perdurer de nos jours:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Poisson

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Dans son ouvrage sur Fulcanelli, Geneviève Dubois en fait un familier parmi d'autres du cordonnier-concierge parisien Rémi Pierret, voire son disciple

Pour elle il fut un intime de Stanislas de Guaïta. Très tôt passionné d'alchimie, il gagnait sa vie comme laborantin à la faculté de médecine de Paris. 

En 1889, il rejoint ainsi le groupe indépendant d'études ésotériques de Papus et consorts, Papus qui venait de créer la revue L'Initiation, dont est extraite la photo ci-dessus, et revue qui rendit à Poisson en 1894 un hommage appuyé.

Notons également que Victor-Emile Michelet le rangera au nombre de ses Compagnons de la Hiérophanie (Dorbon, 1937 et Bélisane, 1977), confrérie sans doute informelle dont les initiales rappellent fort celles de l'assemblée des frères Chevaliers d'Héliopolis.

Dès 1890, Albert Poisson publie chez Chacornac ses Cinq traités d'alchimie, sur lesquels nous allons revenir.

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L'année suivante, toujours chez Chacornac, il fait paraître le livre qui reste sans doute sa contribution majeure à l'alchimie, et qu'après Canseliet on peut de nos jours encore conseiller à tout étudiant ès-hermétisme: Théories et symboles des alchimistes.

Ce livre a d'ailleurs fait l'objet de nombreuses rééditions, tant en France qu'à l'étranger (par exemple en Italie).

Enfin paraît son oeuvre la plus célèbre, consacrée à Nicolas Flamel, dont il prend la défense en tant qu'alchimiste, et qui sera citée favorablement, quoique avec réserves, aussi bien par Fulcanelli que par Eugène Canseliet, disciple de ce dernier.


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D'après Dubois, il serait décédé prématurément d'une tuberculose contractée à l'armée. Pour d'autres, il se serait tout bonnement épuisé à la tâche:

http://www.alchymie.net/alchimistes/albert_poisson.htm

En tout cas, Geneviève Dubois nous livre une information utile dans le cadre de cet article: "Il légua sa bibliothèque à Papus et à Marc Haven."

Canseliet précise d'ailleurs dans son édition du Mutus Liber que Marc Haven (Emmanuel Lalande) tenait son exemplaire de ce livre d'Albert Poisson.

Notons également le fait que Jollivet-Castelot le considérait visiblement comme un maître, ce qui n'est pas rien,
et qu'il affirme qu'il fut un ami de Paul Sédir, relation évidente de Julien Champagne. Eugène Canseliet pour sa part décerne à Albert Poisson un qualificatif finalement assez rare sous sa plume: Pour lui, Poisson est tout simplement "admirable."

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Poisson et Champagne se connurent-ils? La réponse me semble incertaine, et dans l'état actuel des choses il peut paraître raisonnable de conclure à l'improbabilité.

La vraie vérité est sans doute dans cette sacrée  "dive bouteille" chère à Rabelais, que cerne le triangle mercure-sel-soufre, au centre même de la pierre cubique.

Elle figure sur bien des ouvrages de Poisson, et a d'ailleurs justement attiré l'attention de l'hermétiste écossais 
Adam McLean, qui l'a agréablement colorisée:

http://www.alchemywebsite.com/images/amcl256.jpg


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Dubois nous explique également que Poisson, sous le pseudonyme de Philophotes, que je suis tenté de traduire par "l'ami de la lumière", rédigea plusieurs articles pour la revue Le Voile d'Isis.

C'est en tout cas celle de L'Initiation qui fit en 1900 paraître d'Albert un émouvant échange de correspondances avec un alchimiste anonyme de Saint-Dizier, laquelle apparemment ne fut interrompue que par la mort de Poisson.

Mais Champagne dans tout ça, allez-vous me rétorquer? Et bien mais nous y voici, grâce à Vérax.


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Grâce à Vérax, à qui je dois la plupart des clichés ci-dessous, il devient évident que Julien Champagne posséda et lut, dans leurs éditions originales, certains des ouvrages de Poisson.

Ce fut le cas du Flamel, qu'il n'aurait pas annoté, mais aussi des Cinq traités, dont son exemplaire porte diverses
mentions manuscrites et imprimées, comme ce premier ex-libris.

Il est analogue à celui décrit par Dubois, à la couleur près, verte chez elle, ici violette.

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Une explication possible de cette différence, raison triviale quoique ne pouvant être exclue, tiendrait ici à la qualité du tempon encreur.

Notons également qu'à ce stade Champagne se considère lui-même plus comme spagyriste que comme alchimiste, et que par conséquent sa première lecture de ce Poisson là a pu être passablement précoce.

Nous sommes ici vraisemblablement avant 1900, et Julien n'a sans doute pas encore rencontré Fulcanelli.

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Ce livre a-t-il été lu et relu par Julien? Ou a-t-il eu tout bonnement plusieurs détenteurs? Ou les deux?

En tout cas le commentaire joint, porté à l'encre rouge, me rappelle fortement l'écriture de Champagne. Il est d'orientation nettement bibliographique:

"Le même traité théorique, avec les mêmes tournures de style et la même division en chapitres, est traduit sous le titre: Le Miroir d'Alquimie de Jean de Mehun, Philosophe très excellent, Paris, Claude Sevestre, rue St Jacques,1613.

Auquel de ces auteurs en revient la paternité?"

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Un peu plus avant, "Hubert" insiste:

"Reproduction quasi textuelle de La quintessence des métaux de Jean de Mehun (Meung) en son Miroir d'alchimie."

Mais cette fois, il ajoute une notation sur le fond: "Il est à remarquer que dans ces deux ouvrages d'auteurs différents il n'est pas fait mention de mercure."

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Après avoir relevé le fait que par bonheur certains textes de Poisson sont désormais disponibles en ligne, dont celui des Cinq traités:

http://www.viamenta.com/textesesoteriques/cinqtraitesalchimie.htm

remarquons qu'en réalité, et ceci a déjà été relevé par d'autres, les cinq traités en question en comportent bien un sixième, et non des moindres, puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de la Table d'émeraude d'Hermès, patron des alchimistes.

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Mais, illusion ou pas, non seulement l'encre utilisée pour le commentaire est cette fois différente, mais l'écriture pourrait bien l'être aussi, et incline à considérer que ce livre a eu au moins deux, voire trois lecteurs:

Il est d'abord écrit, à l'encre noire: "Figure symbolique des Douze clefs de Philosophie de Basile Valentin." Puis, comme au crayon et peut-être d'un autre scripteur, cette remarque importante: "Inversée."

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Quoiqu'il en soit, Jean-Julien Champagne tenait tellement à ce volume qu'il l'a fait précéder d'un autre de ses ex-libris, cette fois bien plus solennel, et dont je vous laisse apprécier le détail de la symbolique:

"Ex libris hermeticis".

Ce motif n'est d'ailleurs pas sans nous rappeler celui du frontispice du Mystère des cathédrales de Fulcanelli, frontispice qui, souvenons-nous en, fut dès 1912 publié par Chacornac.


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Et pour couronner le tout, jouxtant le motif précédent, le même chef-d'oeuvre d'Albert Poisson permet à son heureux propriétaire actuel de contempler un cliché jusqu'alors inédit d'un Julien Champagne à la fleur de son âge.

Sans doute sommes-nous ici quelque part entre 1895 et 1905, au moment même où Champagne s'apprête à rencontrer Fulcanelli.

Merci Vérax, et merci aussi à Philophotes...

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...ou Albert Poisson, à qui il me semble juste de laisser finalement la parole:

"Voici en peu de mots ce que c'est que l'Alchimie: "C'est, dit Pernety, l'art de travailler avec la nature sur les corps pour les perfectionner."

Le but principal de cette science est la préparation d'un composé: la Pierre philosophale, ayant la propriété de transmuer les métaux fondus en or ou en argent. 

La matière première de la Pierre philosophale est le Mercure des philosophes. On lui donne la propriété de transmuer en lui faisant subir diverses opérations, pendant lesquelles il change trois fois de couleur.

De noir il devient blanc, puis rouge. Blanc, il constitue l'Elixir blanc ou petite Pierre, qui change les métaux en argent. 

Rouge, il constitue la médecine ou Elixir rouge ou grande Pierre, qui change les métaux en or."

Philophotes
pcc ARCHER

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Dimanche 3 février 2008

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Comment dignement souffler les deux bougies de ce blog? Peut-être d'abord en retournant à Julien Champagne
cet affectueux souvenir par lui adressé à son "vieil" ami et disciple Max Roset.

Ensuite, naturellement, en le représentant posant sur certain véhicule automobile dont il fut un des artisans avec 
Bertrand de Lesseps.

Voici donc "Hubert" en 1913 avenue Montaigne à Paris au volant de cette curieuse automobile que nous avons déjà rencontrée et rencontrerons encore espérons-le.

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1880253.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2052614.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2199402.html

Au fait amies et amis de Julien, je me suis laissé dire que ce traîneau à hélice se serait appelé Ailonive. Qui pourra nous en dire plus sur cette curieuse dénomination?

Si je fais ainsi appel à vous, c'est que je sais que vous ne me décevrez pas. M'avez vous assez encouragé en deux ans de modestes efforts pour faire revivre Champagne!

Un, deux, trois chiffres pour nous en convaincre: près de cent mille lecteurs et lectrices, plus de deux cents articles, et bien plus de trois cent mille pages lues.

Et puis il y a votre apport, inestimable. Nous disposons désormais de plus de commentaires que d'articles, ce qui en est un indice sûr. En cette veille de sainte Véronique, la verte icône et vraie victoire, je tiens à vous rendre cet hommage.

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Car tout autant que de vos commentaires, ce blog s'enrichit très régulièrement des informations que  vous
voulez bien lui apporter.

Et c'est grâce à l'un ou l'une de vous que j'ai pu enfin découvrir la thèse hélas encore non publiée dont est extraite notre photo introductive.

Le mémoire de maîtrise de Cédric Mannu, soutenu en 1996, est en effet une véritable mine, à sel ouvert si j'ose dire, et sans doute le premier travail sérieux qu'on ait réalisé sur Eugène Canseliet. 

J'espère donc beaucoup que cet essai fouillé et très agréablement écrit pourra prochainement rencontrer les faveurs d'un éditeur à la fois courageux et averti.

Il fourmille littéralement de faits, de documents, d'idées jusqu'alors perdus de vue ou oubliés, comme la photo
de Champagne sur son cher traîneau.

Car si nous ne l'avions pas encore contemplée,nous en connaissions l'existence...Rappelez-vous de ces mots de Robert Ambelain en 1962 dans le dossier Fulcanelli publié par la revue La tour Saint Jacques:

"Revenons à la vie de Champagne. Dès 1907 nous le trouvons avec son collaborateur direct et unique alors, Max Roset, installé dans le laboratoire de la rue Vernier, payé par Ferdinand de Lesseps...

Champagne inventa un traîneau à propulsion aérienne (une hélice mue par un moteur), véhicule susceptible également de rouler sur routes, qui fut présenté au tsar Nicolas II.

Nous possédons, entre autre clichés, une photographie de Champagne, installé au volant de ce curieux véhicule, avenue Montaigne, photographie dédicacée à Max Roset."

http://www.archerjulienchampagne.com/article-2171804.html


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Naturellement il est hors de question de prétendre restituer en quelques lignes la remarquable synthèse qui nous est proposée par Mannu sur Canseliet, et donc indirectement sur Fulcanelli et bien sûr Champagne. Nous n'en donnerons donc ici que quelques exemples choisis.

C'est ainsi notamment que Cédric revient lui aussi sur les différences existant entre les diverses éditions des Fulcanelli, comme c'est le cas en particulier du fameux "écu final" du Mystère des Cathédrales, dessiné par Julien.

Il commence par souligner d'une certaine manière son importance, en rappelant la description d'Eugène Canseliet:

"Canseliet a décrit avec précision le blason : "Le tirage princeps de 1926, dans son illustration, ne possédait que trois images en couleurs; celle du blason, en cul-de-lame final, y comprise. Ceci, en effet, n'est pas sans relever du langage des oiseaux, que sur champ de gueules cette céréale surmontant l'hippocampe, tous deux d'or et issant en champagne de même."

Puis Mannu remarque avec une louable lucidité, à propos de l'édition plus tardive de Jean-Jacques Pauvert: "Seule différence de taille, le blason a été réduit, rendant l'épi naissant beaucoup plus difficile à percevoir." Ce qui nous a conduit a vous en proposer ici une version conforme aux voeux de Cédric Mannu.

De même il souligne preuves à l'appui la nature exacte des démêlés d'Eugène Canseliet avec Jean Lavritch, autre éditeur des Fulcanelli. Mais comme ils n'ont pas de rapport direct avec l'oeuvre de Julien Champagne, je préfère les passer sous silence, sauf à reproduire cette jolie vignette publicitaire réalisée par Lavritch pour son édition des Demeures Philosophales, et tout entière composée de dessins de notre "Hubert."
undefinedhttp://www.archerjulienchampagne.com/article-2110302.html

De façon un peu plus anecdotique en apparence, Cédric Mannu nous fournit également une reproduction de la meilleure qualité d'un ex-libris de Jules Boucher, que Champagne dessina, et que nous avions déjà rencontré. Il en rappelle la description par Julien lui-même:

"Une voûte surbaissée de style flamboyant, que supportent deux piliers gothiques, découvre et encadre une partie du vaste désert de Libye. Au fond apparaissent les trois Pyramides de Chéops, de Chéphren et Mykérinos, ainsi que la grande route des caravanes, reliant la haute et la basse Egypte.

Elles s'éclairent sous le rayonnement du soleil levant, tandis qu'au ciel la lune achève de décliner sur l'horizon. Ainsi se trouvent marqués, dans le temps, l'origine égyptienne des sciences et leur apogée au moyen âge, puis, dans l'espace, l'opposition équivalente du soleil et de la lune, prototypes du symbolisme universel.

Au premier plan, un livre ouvert, que regarde curieusement un petit caméléon, emblème des manifestations colorées qu'une même substance emprunte dans ses réactions multiples, porte la devise biblique du créateur des choses."   

http://www.archerjulienchampagne.com/article-5977594.html         


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Enfin Cédric Mannu nous fournit une belle occasion de nous rappeler qu'Eugène Canseliet fut comme Julien Champagne à la fois un alchimiste et un peintre et dessinateur de talent:

"Canseliet a laissé quelques aquarelles, dont des reproductions ornent certaines de ses oeuvres. Mais ce qui restera visible pour tous, est situé au 49 boulevard de Grenelle, à la boulangerie parisienne de Poilâne. Le propriétaire écrivit à Canseliet qui accepta d'illustrer sa boutique, par huit médaillons et un gand motif d'angle, insérés dans un mur de briques rouges.

Enfin, son blason, donné dans les dernières pages d'Alchimie, complète cette modeste présentation de l'oeuvre picturale de Canseliet, dont une partie a été volée et l'autre égarée."

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1916012.html

C'est ce grand motif d'angle illustrant parfaitement à mon sens la pénible montée de l'âne-timon vers les hauteurs escarpées du moulin de la galette que j'ai voulu vous offrir ce soir.

Comme ils peuvent paraître longs et difficultueux, ces trois tours de la voie dite brève autour du mont de la joie! 

Mais aussi comme elle sera de qualité, pour l'heureux élu, la grande cire couleur de brique qu'il pourra contempler, seul, émerveillé, après avoir franchi le mur du réel...

 
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L'écureuil caméléon de service,


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ARCHER
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Mardi 1 janvier 2008

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Bonne année à chacune et chacun, de la part de Julien Champagne et de la mienne.Un an se meurt, un autre
naît, c'est la vie qui va. Et revient.

Pour l'hermétiste en général,et l'alchimiste tout spécialement, la mort n'est qu'un prélude indispensable à une nouvelle naissance. Elle est donc perpétuellement vaincue, et cette loi mère s'applique notamment au cycle annuel. Le solstice d'hiver que nous venons de passer ensemble est donc l'annonciateur pur et simple d'un renouveau, celui de l'équinoxe de printemps.

Voici en substance selon moi le message de ces superbes stalles de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens, auxquelles Kristiane Lemé-Hébuterne vient de consacrer tout un volume, paru fin 2007 aux éditions Picard, et adorné de splendides clichés de Christophe Petit.
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C'est en tout cas dans cet esprit que je vous présente les deux pendentifs en question, retenus par Fulcanelli pour figurer comme culs-de-lampe dans son oeuvre, après avoir été selon toute vraisemblance dessinés par Julien Champagne, et dont le premier est photographié sous deux coutures.

Je les reproduis donc dans l'ordre inverse de celui choisi par Kristiane, l'interprétation que j'en fais me semblant être à l'opposé de la sienne. Je la rejoins cependant quand elle les range dans la catégorie de la vie morale, que pour ma part j'appellerai tout simplement Philosophie.

Mais pour elle nous passons ici d'une "femme nue" (pendentif du bas) à une allégorie de "la jeune femme et la mort", côté jeune femme, puis côté mort. L'alchimie prend le pari contraire, et débute par le solve.

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Mais donnons la parole à Lemé-Hébuterne. Dans les deux cas, son discours est principalement descriptif:

"Une jeune et jolie femme nue est agenouillée entre deux hommes âgés. Tous trois portent une guirlande de feuillage traités dans le style de la Renaissance. Les chanoines Jourdain et Duval ont baptisé ce pendentif "culte de la volupté", mais on peut y voir une sculpture ornementale comme la Renaissance les aimait, sans y mettre une intention morale."

"Une jeune femme vêtue d'une robe au décolleté carré, aux manches bouillonnantes, coiffée d'un bonnet ajusté sous un voile orné aux oreilles de grosses volutes, demande à un miroir rond sur pied de lui renvoyer son image.
Sur l'autre côté du pendentif, un jeune homme lui tend une tête de mort."

En fait les chanoines Duval et Jourdain ont dès 1844 publié une monographie sur les stalles d'Amiens, et celle plus générale de Georges Durand sur l'église Notre-Dame,qui inclut une étude du mobilier,  est citée par Fulcanelli dans le Mystère des Cathédrales. Elle est parue en 1901-1903...aux éditions Picard.

Witkowski, grâce à qui nous avions initialement identifié l'origine de ces motifs, et qui a aussi inspiré Fulcanelli s'agissant entre autres de la cathédrale de Nantes, n'est donc pas forcément la source unique des dessins jusqu'alors non référencés de Julien Champagne:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-4822749.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-3982459.html

D'autant qu'un certain Eugène Viollet-le-Duc, bien connu de notre Adepte de prédilection, ne s'est pas fait faute lui non plus de les mentionner dans son monumental Dictionnaire raisonné d'architecture (1856):

http://chateau.rochefort.free.fr/viollet-le-duc/Stalle.php

"On ne saurait trop étudier,écrit-il, les assemblages de ces grands ouvrages de menuiserie du XVe siècle et du commencement du XVIe, alors que les traditions gothiques n'étaient pas encore perdues. Sous une apparence très compliquée, la structure est toujours simple et conçue en raison de la qualité de la matière. 

Les stalles du choeur de la cathédrale d'Amiens, par exemple, qui sont chargées d'une quantité prodigieuse de détails, présentent une structure de bois très bien combinée et très simple. Ces stalles sont aujourd'hui au nombre de cent seize; elles furent commencées en 1508 et achevées en 1522 par deux maîtres menuisiers, Alexandre Huet et Arnoult Boullin, sous la direction de Jean Turpin, et par le tailleur d'ymages Antoine Avernier."

Pourquoi finalement Fulcanelli n'a-t-il pas commenté ces emblèmes qu'il a pourtant sans aucun doute sélectionnés? L'hypothèse selon laquelle ils lui sont trop proches personnellement et auraient ainsi pu nuire à son  anonymat ne me séduit guère.

Je pencherais plutôt pour un choix délibéré qu'il a fait de les présenter comme une partie muette du livre, de façon à mieux souligner leur importance. En iconographie alchimique, aucun détail n'est secondaire. Dans un post précédent, j'évoquais ainsi à propos du miroir de la vie et de la mort qui nous est présenté en permanence à tous et à toutes l'expression de miroir de la nature.

Miroir de Vérité, Speculum Veritatis...Peut-être deux têtes sous le même bonnet.

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Eugène Canseliet, disciple de Fulcanelli comme Julien Champagne  en est l'illustrateur,  n'aborde pas non plus d'ailleurs le sujet des stalles dans ses écrits totalement ou partiellement consacrés à Amiens, comme par exemple dans son bel article paru en 1963 dans le numéro de la revue Atlantis qui est consacré au symbolisme de cette Notre-Dame, et dont est extrait le dessin ci-dessous.

En attendant de retourner comme moi en terre picarde visiter cette demeure philosophale "où souffle l'esprit", lisez, lisez le bel essai de K.L. (pardon, Kristiane Lemé), et si le c(h)oeur vous en dit, pourquoi ne pas nous laisser tenter aussi par un premier petit parcours virtuel?

http://www.stalles-dg.info/

Encore bonne année 2008. A bientôt j'espère...au joli pays de Julien Champagne. Où à la fin des fins, si du moins il y en a une, c'est toujours la vraie vie qui emporte la victoire.

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Lundi 3 décembre 2007

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Pour terminer l'année en beauté, si possible, j'espère bien avoir l'occasion de rendre à qui de droit le beau livre qu'Alexandra Charbonnier a consacré au poète franco-lituanien Oscar Vladislas Milosz, qui appartint à un vieux clan de la noblesse polonaise de Lusace, celui des Lubicz.

En fait Alexandra a écrit deux ouvrages sur lui: L'étoile au front (Dervy, 1993) et Le poète (L'Age d'Homme, 1996). Je vous recommande chaleureusement et particulièrement la lecture du premier, qui nous plonge d'emblée dans une atmosphère ô combien julienchampagnesque.

C'est que le pastel ci-dessus d'Henri de Groux nous montre en 1918 un Milosz qui fréquentait alors assidûment certains salons parisiens comme celui des Lesseps...

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1781038.html

initiation.champagne.jpgComme Eugène Canseliet qui l'y rencontra, et donc probablement comme Julien Champagne, et sûrement comme Fulcanelli.

"Au sein du cercle que formaient les logis de la rue Saint-Benoît et de l'avenue Montaigne, écrit ainsi Canseliet dans ses Alchimiques mémoires, j'ajoute maintenant le poète Oscar-Wadislas de Lubicz-Milosz, que nos hôtes tenaient en grande estime."

Champagne l'appelait-il "la classe" comme il le fit pour Raymond Roussel, né comme lui et comme Milosz en 1877? C'est fort plausible. 

rousselot.champagne.jpg
Canseliet semble également indiquer que Milosz, qui partage avec "Hubert" une certaine prédilection pour les prénoms interchangeables, de Vladislas à Venceslas, voire pour les noms, de Lubicz à Lusace, fit partie de l'entourage d'un autre écrivain fulcanellien, Anatole France.

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1968775.html

Il est vrai que tous deux furent des habitués d'un autre salon de la Belle Epoque, celui de l'Amazone Nathalie Clifford Barney.

http://www.archerjulienchampagne.com/article-4849361.html

C'est d'ailleurs à la collection de cette dernière, qui à la mort du poète en 1939 fonda une société de ses amis, qu'appartint la statue ci-dessous de Milosz qui fut réalisée par Léon Vogt.

miguel.champagne.jpg
Mais plus proches encore de Champagne si c'est possible, deux amis de Milosz et de Julien suffiraient au besoin à justifier ce post.

Milosz était comme tant d'autres en ce temps là un familier de La closerie des lilas. Peut-être comme notre artiste favori y rencontra-t-il un certain René Schwaller, auquel un lien très fort l'attacha jusque vers 1924, au point qu'il autorisa René à porter le nom des Lubicz. Oscar fit d'ailleurs un temps partie du réseau schwallerien des Veilleurs (sous le nomen de Pierre d'Elie).

http://www.archerjulienchampagne.com/article-1762862.html

Il en était de même de Louis Allainguillaume, que nous voyons ci-après en compagnie de Milosz, et qui resta jusqu'à la fin de ce dernier un ami de Julien Champagne.

http://www.archerjulienchampagne.com/article-2047948.html

barney.champagne.jpg
Vous vous doutez bien qu'il m'est impossible dans le cadre d'un seul article de rendre justice à l'oeuvre considérable de Milosz. Je vais donc me borner à donner une petite idée de sa dimension ésotérique, hermétique 
et bien sûr alchimique, non sans préciser qu'on la retrouve aussi dans sa vie même.

Cette dimension transparaît dès son roman de L'Amoureuse Initiation (1910), et sera bientôt confortée par un
Miguel Manara (1912), "mystère" bien proche en vérité de l'auteur du Finis Gloriae Mundi. Suivront en 1924 les poèmes philosophiques de l'Ars Magna, un des noms de l'alchimie, puis en 1927 les Arcanes....

Même les Contes lituaniens de ma mère l'Oye (1933), illustrés comme ici par Adomas Galdikas, fleurent bon leur Perrault, si cher à Fulcanelli. Et donc la cabale de la loi mère.

arcanes.champagne.jpg
D'ailleurs Milosz ne parlait-il pas aux oiseaux, dans sa résidence bellifontaine? "Il avait, témoigne Paul Léautaud, installé pour les oiseaux des mangeoires dans la forêt de Fontainebleau et il allait voir régulièrement ses frères ailés.

Dès que ceux-ci l'entendaient siffler le grand air wagnérien au moyen duquel Siegfried déloge de sa tanière l'épouvantable Fafner, ils arrivaient en nuée, l'entourant et lui répondant par des louanges formulées en divers langages."

Cela fait image, prononce le d'ordinaire si caustique Léautaud, une image merveilleuse, comme celle d'un enchanteur.

allainguillaume.champagne.jpg
Milosz s'affirmait d'ailleurs comme un alchimiste, "par hérédité", précisait-il. S'il n'oeuvra pas au fourneau comme
Champagne, la dimension spirituelle de l'alchimie lui était donc des plus familières.

On peut s'en douter quand on examine les armes de son clan, et les siennes propres, dont l'ordonnancement général évoque dans les deux cas certain écu final qui nous rapproche encore d'"uber campa agna."

De même Oscar avait comme d'autres pris l'abitude en certaines occasions, comme on peut le voir ci-dessous, de signer d'un paraphe rappelant les dites armes, d'une part, et d'autre part nettement ésotérique et au cas particulier, selon Charbonnier, rosicrucien.

contes.champagne.jpg
Son inspiration alchimique transparaît des plus clairement dans sa Nuit de Noël de l'Adepte (1922), poème
méconnu qu'il ponctue d'un significatif: "C'est la vie délivrée."

Cette nuit comme relevé sobrement par Alexandra est bien celle d'une renaissance. L'Adepte renaît à une dimension différente de la vie.

Pour son amie Renée de Brimont, sur qui il nous faudra peut-être revenir, il est incontestable que Milosz croyait à l'alchimie. "Il croyait à sa nécessité, à sa réalité....sur le plan spirituel. S'il pressentit l'alchimie comme un retour à l'unité sur le plan physique, il ne s'en est ouvert à personne."

blason.champagne.jpg

armes.champagne.jpg
Il paraît cependant évident que Vladislas ait fréquenté des alchimistes. Fulcanelli, Canseliet, Champagne, Schwaller ont ou ont dû connaître Milosz.

C'est au cours de certaines des conversations que le poète eut avec eux ou quelqu'un d'autre que Venceslas a
pu trouver matière à conforter sa foi première en la réalité de l'alchimie.

Une foi qui éclate - certes discrètement - dans une lettre écrite trois années avant son décès: "Une substance physique m'a été mise pour ainsi dire dans les mains, qui explique la longévité des personnages compris dans la généalogie d'Adam."

signure.champagne.jpg
Enfin comment ne pas revenir sur cette saisissante coïncidence de l'attrait commun de Fulcanelli et Milosz pour Juan de Valdes Leal, ce peintre espagnol du XVIIème siècle dont voici un saisissant portrait de Miguel Manara
(1681).

Il est ici représenté en train d'édicter la règle de la Fraternité sévillanne de la Charité. Pour Jean Laplace comme pour H. Elie, ce tableau est à l'évidence initiatique.

Et il est de fait que si l'allure de Miguel est fort didactique, celle de son petit acolyte et loyal serviteur incite manifestement à la pratique du tacere zoroastrien.

manara.champagne.jpg
Mais laissons pour terminer la parole à Milosz lui-même:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Venceslas_de_Lubicz-Milosz
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Oscar_Vladislav_de_Lubicz_Milosz

"Il n'est pas de désir si pur, si élevé, si ardent que cette terre, dont la réalisation inespérée puisse engendrer une joie comparable à celle de la régénération simultanée et de l'esprit, et du minéral, ce dernier figurant, en l'occurence, la "perfection de la restitution" de la Nature tout entière."

ARCHER DE LUBICZ
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Vendredi 9 novembre 2007

Mlle-Lenormand.champagne.jpg
Grâce à Jim Ketchum (J.K., of course), que je remercie encore,  il est sans doute temps de revenir sur l'identification proposée par les experts de la "réunion des musées nationaux" français entre notre Julien Champagne et un certain J.Champagne, auteur de la série des Soirées parisiennes:  

http://www.archerjulienchampagne.com/article-6323545.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-6581060.html

et de certaines gravures romantiques déjà commentées comme cette Mademoiselle Lenormand qui ne peut
que nous inciter à abattre certaines de nos cartes.

Pas plus que les autres, cette gravure consacrée à la célèbre cartomancienne, qui fleure bon son début du XIXème siècle, ne me semble être l'oeuvre de notre artiste, né en 1877 et décédé en 1932.

Pour moi c'est Jim qui a raison, jusqu'à preuve du contraire, contre l'avis émis par les experts, auxquels je voudrais ici lancer un défi.

worldfamouswomen.champagne.jpg
Ketchum a en effet eu raison selon moi d'attirer mon attention sur un livre publié en 1881 par un ancien consul des
Etats-Unis à Paris, et qui est consacré comme vous le voyez à toutes ces "femmes d'influence" qui ont au cours des siècles marqué l'histoire internationale, de l'antiquité aux temps modernes.

Frank Goodrich, puisque tel est le nom de l'auteur, y traite notamment de certaines de nos héroïnes nationales, comme Jeanne d'Arc ou Diane de Poitiers.

Diane qui est bien reconnaissable à mon avis sur cette splendide gravure extraite de son livre, et qui est l'oeuvre d'un certain...J.Champagne.

Il vous sera d'ailleurs loisible de comparer ce portrait à celui que j'ai déjà publié dans ce blog, puisque nous avons déjà rencontré la duchesse à propos du chateau de Dampierre-sur-Boutonne:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-3647621.html

dianadepoitiers.jchampagne.jpg
Mais venons-en, voulez-vous, au point selon moi capital. Voici donc une gravure de J. Champagne, figurant dans un livre publié en 1881. Ceci au moins est incontestable.

Et bien, rappelons-nous maintenant  de l'année de naissance de Julien Champagne: 1877. Quelle qu'ait pu être la précocité de son talent, Julien n'est pas l'auteur de ces dessins, le bon sens désormais nous commande de le penser - et de le dire.

J'observe d'ailleurs que le J. Champagne en question, comme vous pourrez vous en rendre compte ci-après, est l'auteur de la majorité des illustrations du livre de Goodrich.

Cet ouvrage est d'ailleurs rare, mais pas impossible à trouver, en plus il vient d'être réimprimé. Pour celles et ceux qu'il intéresse, voyez:

http://auctions.overstock.com/WORLD-FAMOUS-WOMEN-GORGEOUS-BINDING-ENGRAVINGS-1881/Books/item/43121075
http://www.amazon.fr/World-Famous-Women-Influence-Earliest/dp/1430461756/ref=sr_1_12/403-7199443-2189225?ie=UTF8&s=english-books&qid=1194629578&sr=1-12
http://www.bibliopoly-search.com/servlets/server?_config_=bibliopoly&_action_=MainFrameFromStaticPages&_display_action_=DisplayBook&_book_id_=
7787106&_price_=45.00&_currency_=USD

http://www.polybiblio.com/secondli/23100.html
http://digital.lib.lehigh.edu/trial/pocahontas/images.php?id=20

listofportraits.champagne.jpg
La question suivante, sur laquelle j'aimerais bien avoir des avis aussi autorisés que ceux des experts de nos
musées, est naturellement qui peut bien être ce J. Champagne, apparemment inconnu au bataillon...pardon, au 
Bénézit.

Compte tenu de la connotation plutôt anglo-saxonne du livre de Goodrich, serait-ce finalement et tout simplement un de nos cousins d'outre-Manche ou d'outre-Atlantique?

Pourrait-il au contraire être de la famille de Julien Champagne? D'après Walter Grosse, un oncle de ce dernier
était lui-même dessinateur.

Mais voilà, Louis Emile Champagne (1842-1908) a-t-il pu vraiment signer ses oeuvres J. Champagne? Avons-nous affaire ici à un "prénom d'artiste"? Peut-être pourrons-nous en savoir plus dans quelque temps, après tout
l'espoir fait vivre.

alasdelsur.champagne.jpg 
Dans l'attente, je voudrais pour terminer mon épistole désormais mensuelle ou quasiment vous
donner certaines nouvelles de l'actualité immédiate de Julien.

D'abord d'Argentine, sans trop de surprise j'espère depuis mon article au tango de Champagne:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-12259594.html

Comme en fait presque foi ce cliché de couverture, la revue Alas del Sur de Victoria Asis réserve dans sa livraison
de septembre-octobre 2007 une place de choix à notre artiste et au blog d'Archer.

Qu'elles (Vic et Alas) en soient chaleureusement remerciées ici, et souffrez que j'en indique aussitôt
les coordonnées courriel:

alasdelsur2000@hotmail.com

fortuna1.champagne.jpg
fortuna2.champagne.jpg
Ensuite et enfin...du Vanuatu, puisqu'un céleste agriculteur de là-bas, répondant au doux sobriquet
de Pseudo-Démocrite, aussi hispanophone que francophone et érudit, vient de consacrer un article
à certains dessins de Champagne sur le chateau de Dampierre (again):

http://quaestiones.blogspot.com/
http://quaestiones.blogspot.com/2007/10/castillo-de-dampierre-fulcanelli-y.html


fortuna3.champagne.jpg
Mais vous aurez bien sûr reconnu mon article sur la constance de Julien Champagne:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-4121689.html

Quelle bonne fortune! Assez critique envers Fulcanelli, plutôt indulgent avec son prédécesseur
Louis Audiat, notre Démocrite m'intéresse surtout en ceci qu'il rapproche certains emblèmes
de la demeure philosophale en question des écrits d'Alciat (1531, 1536) et des Devises héroïques 
de Claude Paravin (1551,1557).

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