Concours

Recommander

Images Aléatoires

  • colloque.champagne.jpg
  • portewb.champagne.jpg
  • MANTEGNAPRUDENCE.champagne.jpg
  • bonardel.champagne.jpg

archer

Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /2006 15:51





















































Julien Champagne est surtout connu actuellement pour avoir été l'illustrateur
des livres de l'alchimiste français du XXème siècle Fulcanelli, qui écrivait sous
un pseudonyme.

Ce dessin constitue le frontispice du Mystère des Cathédrales (E.O. Jean
Schemit, 1926), de cet auteur.

Son titre ici traduit en anglais est: Le Sphinx protège et domine la Science.

Le frontispice porte la date de 1910, en bas à gauche, et en bas à droite la
signature de J.Champagne, avec la mention inv. del.

http://www.duepassinelmistero.com/_borders/Fulcanelli-_Julien_Champagne.jpg

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/23/43/31/FRONTMDCEO.gif
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/23/43/31/FRONTMDCEOTIFF.tif

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-28170097.html

ARCHER


Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /2006 17:21

Voici sur Fulcanelli un article de l'Encyclopedia Universalis:

"On  ne sait rien de l'auteur qui signait Fulcanelli, mais Le Mystère des Cathédrales (Paris,1926) et
Les Demeures Philosophales et le symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'art sacré et l'ésotérisme du grand oeuvre (Paris, 1930), parus entre les deux guerres mondiales, s'imposèrent
d'emblée à l'attention des curieux d'alchimie ainsi que des historiens de l'art. Son nom hermétique, qui semble une combinaison de Vulcain et d'Elie, ne permet pas de l'identifier. Le secret est resté
bien gardé.

Dans Le matin des magiciens, Jacques Bergier prétend l'avoir connu, il aurait été ingénieur à la Compagnie du gaz. On l'identifie souvent à Jean Julien Champagne, mort en 1939
(sic) et illustrateur de l'édition originale; parfois à Rosny aîné ou au libraire Dujols. D'autres identifications plus fantaisistes, et redonnant corps au mythe de Nicolas Flamel, regardent Fulcanelli comme un adepte immortel et plusieurs fois centenaire.

Son principal disciple, Eugène Canseliet  (1899-1982), alchimiste connu du grand public et auteur de plusieurs ouvrages, affirme avoir fréquenté longtemps Fulcanelli qui aurait trouvé la pierre philosophale et l'immortalité, mais il se refuse à toute information précise. Tous deux se réclament d'une mystérieuse société secrète, la Fraternité d'Héliopolis, dont les origines remonteraient à l'Egypte du début de l'ère chrétienne. Autre grand hermétiste français, Claude d'Ygé (1912-1964), fut disciple de Canseliet, et partant de Fulcanelli.

Les affirmations de ce mystérieux personnage sont intéressantes. Il a voulu montrer d'abord que les chefs-d'oeuvre de l'art gothique doivent être interprétés essentiellement comme l'expression d'une pensée alchimique, et que des adeptes supervisèrent directement ces travaux. S'il semble difficile d'admettre toutes les propositions de l'auteur, celui-ci a eu au moins le mérite d'attirer l'attention de nos contemporains sur un aspect trop négligé de l'art médiéval."



Voici le référencement des oeuvres de Fulcanelli à la Bibliothèque Nationale:

Auteur(s) Fulcanelli (pseud. de Jean Julien Champagne). Titre(s) Fulcanelli Le Mystère des Cathédrales et l'interprétation ésotérique des symboles hermétiques du Grand OEuvre. Préface de
E. Canseliet F.C.H. Ouvrage illustré de 36 planches d'après les dessins de Julien Champagne
(texte imprimé). Publication: Nogent-le-Rotrou, impr. P. Daupeley-Gouverneur; Paris, Jean Schemit,
libraire, 52 rue Laffitte, 1926 (25 septembre). In-8, 150 pages (9444). Autre(s) auteur(s): Canseliet
Eugène (1899-1982), préfacier.

Auteur(s) Fulcanelli (pseud. de Jean Julien Champagne). Titre(s) Fulcanelli Les Demeures Philosophales et le symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'art sacré et l'ésotérisme du
Grand OEuvre. Préface de Eugène Canseliet F.C.H. Ouvrage illustré de 40 planches d'après les dessins de Julien Champagne (texte imprimé). Publication: Nogent-le-Rotrou, impr. de P. Daupeley-Gouverneur; Paris, Jean Schemit, libr. 1930 (22 novembre). In-8, XI-351 p. (1823).

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-28498724.html


ARCHER
Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Voir les 0 commentaires Partager    
Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /2006 18:57


Pour donner une idée du talent de dessinateur de Champagne, je pense que ce qu'il a réalisé pour illustrer le chapitre des Demeures Philosophales de Fulcanelli qui est consacré  au tombeau
des ducs de Bretagne, dit de François II ou encore tombeau des Carmes, actuellement visible en la cathédrale de Nantes, est suffisamment éloquent.

Ce tombeau est l'oeuvre du sculpteur français Michel Colombe (1430-1515), et vraisemblablement, pour la conception, de l'alchimiste Jean Perréal de Paris.

Les quatre statues d'angle qui en constituent  l'ornementation majeure représentent quatre des
vertus : la justice, la force, la tempérance et la prudence.

justicecouleur.champagne.jpg


















































Le travail de Champagne rend magnifiquement...justice à l'oeuvre de ses devanciers, et a inspiré à Fulcanelli des commentaires éclairants et toujours actuels dans l'interprétation qu'il propose à ses lecteurs, et dont voici un bref échantillon:

"Comme l'essence même de la justice et sa raison d'être exigent qu'elle n'ait rien de caché, que la recherche et la manifestation de la vérité l'obligent de se montrer à tous dans la pleine lumière de l'équité, le voile, retiré à demi, doit nécessairement révéler l'individualité secrète d'une seconde figure, adroitement dissimulée sous la forme et les attributs de la première. Cette seconde figure n'est autre que la Philosophie."

On sait que pour les alchimistes traditionnels Philosophie est synonyme d'Alchimie. Quoi qu'il en soit, voici, à nouveau, une oeuvre splendide signée J.Champagne, qui constitue la planche  XXXV des Demeures, et est intitulée: CATHEDRALE DE NANTES Tombeau de François II - La Justice (XVIe siècle).

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-28699912.html

ARCHER
Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /2006 14:43

 

 


















































A seize ans selon Geneviève Dubois (Fulcanelli dévoilé, Dervy, 1996), Julien
Champagne s'inscrivit à l'Ecole des Beaux Arts de Paris. Vers 1983, donc, il
y fut enregistré, sous le numéro 5996.

Il devint alors l'élève du peintre académique Léon Gérôme (1824-1904), dont
un buste (1872-1873) par le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), qui
en était un ami proche, est reproduit ci-dessus.

Léon Gérôme est en particulier resté célèbre pour s'être opposé aux impressionnistes,
ce qui lui valut les foudres d'Emile Zola.

Geneviève Dubois affirme que de cette période de l'oeuvre de Champage un excellent
tableau a survécu, qui représente l'évêque de Bordeaux.

Elle y ajoute trois aquarelles de 1895, dont elle reproduit une, en noir & blanc
(Beauvoir-Rivière, Soleil Couchant, 9 août 1895), et deux dessins de tête de femme
à la plume, également reproduits en noir & blanc, dont un daté du 31 mai 1898 porte
la signature de J.Champagne .

Enfin dans son ouvrage est photogaphiée une sculpture de Julien Champagne, une
pendule en forme d'église gothique, avec des cartouches dessinés de rosaces,
peut-être  associés à ce travail.

En 1900, à trente-trois ans, J. Champagne termina avec succès son cursus à l'Ecole
des Beaux Arts de Paris.


Quant à Gérôme, parfois généreusement qualifié de pompier, ou étroitement cantonné
dans la catégorie des orientalistes, il fut aussi maltraité que Julien Champagne.

La meilleure monographie qui lui est consacrée à ce jour est peut-être celle de Gerald
Ackerman (ACR editions, 1997).

A mon sens il est surtout un artiste classique, et fut aussi sculpteur, comme en témoigne son
bronze signé sur Bonaparte à cheval entrant au Caire, statuette exposée au Salon de 1897.


Et encore cette impressionnante et énigmatique Corinthe, mise en vente par Sotheby's en mai 2008:



http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-29129883.html




ARCHER

Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /2006 15:28

Parmi les relations proches de Julien Champagne figure l'égyptologue non orthodoxe et ésotériste
René Schwaller (1887-1961), également connu sous le pseudonyme de Aor. Sa photo en compagnie de sa seconde épouse Jeanne Germain  (  pseudonyme:  Isha  ),  prise en 1927,  année de leur mariage, figure  ci-dessus.

Chimiste de formation, Schwaller fut aussi l'élève du peintre Henri Matisse (1869-1954). En 1919, son ami le poète lithuanien Oscar Vladislas de Lubicz Milosz (1877-1939) lui permit d'utiliser son nom, d'où son patronyme définitif: Schwaller de Lubicz.

Ses oeuvres principales ont été publiées après le second conflit mondial et concernent surtout la symbologie (Du symbole et de la symbolique, 1951) et la spiritualité égyptienne (Le temple de l'homme, 1958, Le miracle égyptien, 1963).

En 1913, Julien Champagne fit la connaissance de René Schwaller, probablement à la Société
Théosophique que Schwaller venait de rejoindre et qu'il ne quittera, nous explique Erik Sablé dans le livre qu'il lui a consacré (Dervy, 2003), qu'en 1916.

Cette rencontre, qui eut peut-être pour cadre La Closerie des Lilas, marqua le début d'une amitié qui ne se démentit pratiquement jamais, même si Schwaller aurait plus tard déclaré en parlant peut-être de Champagne: Fulcanelli "m'a eu pour mes idées."

Champagne se présentait en efet auprès des Schwaller comme Fulcanelli. Il dédicaça Le Mystère des Cathédrales (1926) à René Schwaller.

La correspondance de Schwaller à Champagne, destinée à "Hubert", le prénom usuel de Champagne au sein de sa famille, transitait par le beau-frère de Champagne, Gaston Devaux.

D'après Evelyne Segaud ( Pourquoi Julien Champagne était bien Fulcanelli, Evelyne Segaud,
2001), Champagne a fréquenté le groupe initiatique de Schwaller, les "Veilleurs" (1920-1921 au moins).

En 1927, Schwaller publia Adam, l'homme rouge, parfois considéré comme un livre d'alchimie. Ce livre dédié à Jeanne Lamy (Isha) fut en fait écrit en 1926 et devint l'un des ouvrages de référence des membres du Grand Lunaire, groupe auquel a appartenu Julien Champagne.

adamhommerouge1926.champagne.jpg

En 1929, Champagne se rendit à l'invitation de Schwaller dans sa résidence Lou Mas de Coucagno, au Plan de Grasse (Alpes maritimes). Les deux hommes y auraient discuté de et pratiqué l'alchimie dans le laboratoire qu'y avait installé Schwaller.

En 1930, pendant un deuxième séjour de son ami, Schwaller fit un portrait de Champagne. Pendant ce séjour, d'après Geneviève Dubois (Fulcanelli dévoilé, Dervy, 1996), il fut en particulier
à nouveau question de la reproduction, réputée impossible de nos jours, des bleus et des rouges des vitraux de la cathédrale de Chartres, que Champagne et Schwaller recherchaient depuis
des années.

Schwaller, à la mort de Champagne, voulut payer les frais de l'enterrement de son ami, ce que refusa la soeur de ce dernier, mais elle lui accorda la faveur de faire poser une plaque commémorative sur sa tombe.


http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-29529894.html

ARCHER
Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Recherche

Profil

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés