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...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.




Ayant eu le bonheur d'assister le 1er octobre à la "conférence" marseillaise de Jean Artero sur le mystère Fulcanelli, j'ai pu aussi, en cette ville éternelle où la mer se mêle au soleil, et où vers 1915 Eugène Canseliet rencontra Fulcanelli et Julien Champagne, arpenter cette belle crypte de l'abbaye de Saint Victor que nous avons déjà évoqué plusieurs fois sur ce blog et dont la célèbre vierge noire fut dessinée par "Hubert":

http://www.archerjulienchampagne.com/article-2181595.html
http://www.archerjulienchampagne.com/article-2628203.html


Si cette vierge est reproduite dans le premier livre de Fulcanelli (Le Mystère des Cathédrales), c'est dans le second (Les Demeures Philosophales) que le Maître alchimiste dévolu au  XXème siècle résume de la façon suivante la légende qui s'y rapporte, légende dite des cierges verts:

"Voici cette naïve et précieuse tradition hermétique:

Une jeune fille de l'antique Massilia, nommée Marthe, simple petite ouvrière, et depuis longtemps orpheline, avait voué à la Vierge noire des Cryptes un culte particulier. Elle lui offrait toutes les fleurs qu'elle allait cueillir sur les coteaux, - thym, sauge, lavande, romarin, - et ne manquait jamais, quelque temps qu'il fît, d'assister à la messe quotidienne.

La veille de la Chandeleur, fête de la Purification, Marthe fut éveillée, au milieu de la nuit, par une voix secrète qui l'invitait à se rendre au cloître pour y entendre l'office matinal. Craignant d'avoir dormi plus qu'à l'ordinaire, elle se vêtit en hâte, sortit, et comme la neige, étendant son manteau sur le sol, réfléchissait une certaine clarté, crut l'aube prochaine.

Elle atteignit vite le seuil du monastère, dont la porte se trouvait ouverte. Là, rencontrant un clerc, elle le pria de bien vouloir dire une messe en son nom; mais, dépourvue d'argent, elle fit glisser de son doigt un modeste anneau d'or, - sa seule fortune, - et le plaça, en guise d'offrande, sous un chandelier d'autel.

Aussitôt la messe commencée, quelle ne fut pas la surprise de la jeune fille en voyant la cire blanche des cierges devenir verte, d'un vert céleste, inconnu, vert diaphane et plus éclatant que les plus belles émeraudes ou les plus rares malachites! Elle n'en pouvait croire ni détacher ses yeux...

Quand l'Ite missa est vint enfin l'arracher à l'extase du prodige, quand elle retrouva au dehors le sens des réalités familières, elle s'aperçut que la nuit n'était point achevée: la première heure du jour sonnait seulement au beffroi de Saint-Victor.

Ne sachant que penser de l'aventure, elle regagna sa demeure, mais revint de bon matin à l'abbaye; il y avait déjà, dans le saint lieu, un grand concours de peuple. Anxieuse et troublée, elle s'informa; on lui apprit qu'aucune messe n'avait été dite depuis la veille.

Marthe, au risque de passer pour visionnaire, raconta alors par le menu le miracle auquel elle venait d'assister quelques heures plus tôt et les fidèles, en foule, la suivirent jusqu'à la grotte. L'orpheline avait dit vrai; la bague se trouvait encore au même endroit, sous le chandelier, et les cierges brillaient toujours sur l'autel, de leur incomparable éclat vert."


Et Fulcanelli de se référer explicitement à propos de ce charmant conte ésotérique à "la petite pièce versifiée intitulée La Légende des Cierges verts, par Hippolyte Matabon. Marseille, J.Cayer, 1889."

De s'y référer, certes, mais sans le citer...Artero l'ayant lue en entier pendant son laius, je m'autorise à vous en infliger à mon tour les dernières strophes:

"Pour Marthe ainsi, -jour mémorable! -
La Vierge avait, dans sa bonté,
Fait luire le signe admirable,
Symbole d'immortalité!

Depuis lors, quand la Crypte sainte
Solennise la Chandeleur,
On voit brûler dans cette enceinte
Des cierges de verte couleur.

Et Marseille emporte, fidèle,
L'un de ces cierges merveilleux,
Bénits dans l'antique Chapelle,
Palladium de nos aïeux!"



Une anonyme Notice sur les cryptes de Saint Victor, publiée en 1864 et que Fulcanelli a par conséquent pu consulter sans en faire état, qualifie d'"immémorial" l'usage de ne distribuer et brûler dans la chapelle que des bougies vertes, pendant l'octave de la chandeleur.

On y trouve d'ailleurs une belle gravure de Notre Dame de confession, vulgairement appelée Vierge noire de Saint Victor.


L'érudit et pieux auteur de cet opuscule particulièrement documenté y fournit de plus une curieuse variante de la "légende des bougies vertes", qu'il tire d' une livraison de 1849 du périodique Le Spectateur du Midi, non sans ajouter à son propos:

"Nous la reproduisons d'autant plus volontiers que nous avons entendu nous même bien des fois raconter à nos grands parents cette vieille histoire qui faisait le charme de nos jeune années."

J'en trouve le début tout simplement spectaculaire:

"En ce temps là donc vivait une bonne jeune fille nommée Marie, bien dévote à la benoite Vierge."

Quant à la fin, et bien la voici:

"Mais Dieu voulut couronner Marie de la couronne de gloire et peu de temps après elle alla recevoir dans les cieux la récompense de sa constante piété.

Et depuis lors, pendant l'octave de la Chandeleur, on ne brûle dans ce sanctuaire que des bougies vertes et chaque fidèle emporte chez soi le cierge béni de la même couleur; car chacun est persuadé que c'est un préservatif contre bien des dangers, et Dieu qui voulut récompenser Marie de sa piété se plaît à protéger ceux qui conservent avec foi ce cierge béni."

L'article est signé des initiales A.C.



Dans sa riche plaquette sur La chandeleur à Saint Victor (Paroisse Saint Victor, Marseille, 1994, quatrième édition en 1998), le Père Jean-Pierre Ellul ne semble pas connaître la Notice citée plus haut, mais se réfère pour sa part au livre du prêtre marseillais François Marchetti, Explications des usages et Coutumes des Marseillais (1680).

Cet ouvrage réédité en 1980 par Jeanne Laffitte, à Marseille comme il se doit, lui permet d'attester de l'existence dès le XVIIème siècle de la coutume qui nous occupe en ce dimanche:

"Jugez quel était le zèle de nos ancêtres, qui nous ont appris par leur exemple à révéler le jour de cette fête par la splendeur de la lumière et par la mystérieuse couleur des cierges qu'on y distribue, la merveille d'une divine Maternité, avec le privilège d'une parfaite virginité."


Au cours de sa causerie marseillaise sur Fulcanelli, Artero a insisté sur le tout et le rien où gît ce dernier, bref sur Omne et Nemo, en mentionant certain alchimiste de sa connaissance.

Et bien figurez vous qu'un certain Captain Nemo vient de nous gratifier d'une nouvelle version italienne du classique "livre secret " d'Artephius, où il est forcément question de Fulcanelli, d'Eugène Canseliet et donc je suppose et j'espère de Julien Champagne:

http://www.lulu.com/browse/preview.php?fCID=4255348


Mais on ne quitte pas Marseille...Ou alors on la quitte sans la quitter vraiment. En voulez-vous une preuve d'évidence?

Dans sa belle brochure sur Saint-Victor, Ellul termine son incitation au pélerinage par un florilège bien senti sur la Vierge Marie.

Je ne résiste pas à la tentation de vous proposer ces lignes inspirées de Joseph Delteil, bien faites pour plaire à son admiratrice d'un temps Maryse Choisy, qui à mon sens figurent à juste titre parmi les poèmes finaux, non sans relever avec toute l'humilité et toute l'indulgence qui conviennent le fait qu'ici on a vraisemblablement confondu ou en tout cas voulu rapprocher Marseille et...Marceille:

"Pour moi ce qui compte ce sont les puissances du coeur. Quand j'étais très jeune, à côté de mon village de Pieusse (Aude), il y avait une vieille chapelle qui s'appelle Notre-Dame de Marseille.

Là, dans une niche, était une Vierge noire taillée dans un vieux bois et toute enguirlandée de richesse. Cette Vierge a la réputation de sourire à ceux et à toutes celles qui s'approchent d'elle avec le coeur pur. Eh bien! moi, j'ai l'impression qu'elle m'a toujours souri."


Dans le numéro 26 de la revue Liber Mirabilis (2002-2003) Myriam Philibert revient elle aussi sur la signification symbolique, hermétique et alchimique de la verdeur des cierges de "Marseille la mystérieuse":

"Il faut se rappeler qu'il s'agit de naissance, sur le plan végétal donc de printemps. En matière d'alchimie, deux interprétations sont possibles: les trois couleurs de l'OEuvre, le noir qui devient vert, le blanc et le rouge. Mais on peut aussi envisager les trois principes: soufre (rouge ou jaune), mercure (blanc), sel (vert)."

Enfin, à propos de fenou ou de feu nouveau, je vous propose, entre mistral et tramontane,  d'aller faire une jolie ballade dans les jardins bloggeurs de Denise, et ce n'est certes pas de ma part une quelconque galéjade:

http://roukyben.over-blog.com/article-20523790.html
http://roukyben.over-blog.com/article-20613168.html
http://roukyben.over-blog.com/article-20539029.html


"Opere finito sit laus et gloria Christo."

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Goutted'or, tu me manques. Claro que si! Matthieu n'étant pas Thomas, voici en public hommage à notre platonique amitié, désormais entre parenthèses, un petit compliment de ma rustre façon, et un cygne de connivence, que je te dédie, ainsi qu'à cette chère Renée de Brimont, baronne ou baronnesse de son état.


Tiens, je réalise brusquement qu'elle porte le même prénom que la soeur de Julien, alias Hubert, curieux tout de même.

Mais me direz-vous, trêve de marivaudage, venons en au fait: Que diable cette spendide petite nièce d'Alphonse de Lamartine vient-elle donc faire dans notre jolie galée?


Il est bien vrai qu'elle ne figure pas à l'Index Fulcanelli d'Allieu, mais...à celui de Laplace sur Canseliet, voici que, brièvement, certes, Brimont la mystérieuse nous apparaît en pleine lumière.

T(15-16), 10 annonce Jean Laplace de façon lapidaire. Ce qu'il faut entendre, bien entendu, comme page 10 du numéro 15-16 de la revue La tourbe des philosophes (1981). 1981 hélas...Eugène Canseliet un an plus tard quittera ce monde.

Mais heureusement en 1981 il peut encore écrire cette superbe page d'alchimiques mémoires, qu'il scelle d'ailleurs de son titre si envié de F.C.H.:


"Milosz s'occupait beaucoup des oiseaux, avec une particulière tendresse, profonde et motivée. Il donnait l'impression d'une parfaite compréhension physique de leurs chants et de leurs cris.

Je conserve en mémoire la vision des instants où il vint avenue Montaigne, en compagnie de la baronne Renée de Brimont qui s'intéressait aux travaux ésotériques du poète. La beauté de cette personne, sa charmante féminité, étaient exceptionnelles, de sorte qu'il m'arriva d'entendre qu'elle était la femme qui offrait le plus d'attrait au sein du gotha parisien.

Si de Lubicz crut alors qu'il avait découvert, sur le plan de l'esprit, l'épouse qu'il avait tant recherchée, tout au moins avait-il trouvé celle qui s'appliqua à faire connaître son oeuvre poétique. Ainsi écrivit-il à l'intention de cette Dame du grand monde:

"Mais aujourd'hui une compagne de service chemine dans mon ombre, à moi fils du Cosmopolite errant." Oscar-Wadislas de Lubicz eut-il connaissance de la langue des oiseaux?

Ce qui est sûr, c'est qu'il aimait le monde naturellement ailé; tellement, qu'il l'allait alimenter à Fontainebleau, et qu'il y acquit même une modeste maisonnette, afin d'y installer un nourrissoir."

Tout ce bref passage de l'alchimiste de Savignies dégage comme une odeur de sainteté, me semble-t-il, et fleure bon l'invisible présence de Fulcanelli. Et donc à cette époque de Julien Champagne.




Après la mort du poète, René de Prat (Renée de Brimont) commentera sardoniquement dans les "Cahiers Milosz": "Une femme! s'écria le fonctionnaire; je savais bien qu'il y avait une femme dans cette affaire!"

Mais nous avions en fait déjà rencontré René(e) dans sa relation de complicité avec Milosz le mystique, Milosz l'hermétiste...l'alchimiste:

http://www.archerjulienchampagne.com/article-14321731.html

"Pour son amie Renée de Brimont, il est incontestable que Milosz croyait à l'alchimie. "Il croyait à sa nécessité, à sa réalité sur le plan spirituel. S'il pressentit l'alchimie comme un retour à l'unité sur le pan physique, il ne s'en est ouvert à personne."

Or, selon Alexandra Charbonnier, Prat est un, voire le  "confident privilégié" de Milosz.


Charbonnier qui au demeurant s'explique parfaitement que notre baronnet(te) fut reçue chez les Lesseps: "Une partie de la carrière diplomatique de Ferdinand se déroula à Madrid sous les auspices de Lamartine. Ce qui explique que la petite nièce du poète, la baronne Renée de Brimont, eut ses entrées dans ce milieu, tant pour ses origines que pour ses talents littéraires."

Alexandra affirme même, s'agissant de la pensée de Milosz, que son égérie l'a pénétrée au point de la faire sienne dans son essai sur Milosz et le mystère de l'Etoile du Matin (Fontaine, 1942). Elle "le commente au moyen de la linguistique comparée. En cela elle suit les méthodes de son ami."

Mais écoutons Renée: "Tout ici bas n'est que métamorphose. La Création, pour Milosz, n'avait qu'un but: sensibiliser et affiner la conscience humaine; changer, transmuer l'homme terrestre, le rendre à "la première Nature", à l'Etoile du Matin, à la Terre édénique."


Née de Beaumont, ajoute Alexandra Charbonnier, la baronne écrivit un roman, le Roman de la Rose, où elle met en scène le théosophe Louis Claude de Saint Martin, "père fondateur" du martinisme.

Elle précise un peu plus loin que ce roman, qui s'appellerait en fait Belle Rose (Cahiers libres, 1931), a pour héros le thaumaturge et mystagogue Martines de Pasqually (1727-1774) et son secrétaire Saint Martin (1743-1803).

Brimont écrivit d'ailleurs en 1930 dans la revue ésotérique Le voile d'Isis un article sur le mariage de Pasqually.

A son actif, on trouve également pour Charbonnier trois ouvrages de poésie: L'Essor (Plon, 1908), Tablettes de cire (Calmann-Lévy, 1913, couronné par l'Académie), et, sous le nom de Antoine (!) de Brimont, Mirages (Emile-Paul, 1919).

Renée aurait connu Milosz dans les salons du peintre Eyre de Lanux en 1915. Eyre devait faire plus tard le portrait de madame de Brimont, qui conclut finalement l'auteure de Milosz, l'étoile au front (Dervy, 1993) fut également "amie de miss Barney", autre grande admiratrice de l'écrivain franco-lithuanien.
Renée de Brimont resta d'autre part toujours fidèle au souvenir de son ancêtre Alphonse de Lamartine et lui consacra plusieurs publications: Lamartine fantaisiste (Plon, 1923), Autour de Graziella (Champion, 1931).

Citons d'elle également Les oiseaux (Portiques, 1932, au titre si miloszien), et Les fileuses (Corréa, 1937). Brimont fut elle donc une parque?

Psyché (Plon, 1924) la fait comme miss Barney passer pour "lesbienne":

http://romanslesbiens.canalblog.com/archives/brimont_renee_de___psyche___1924/index.html
http://storage.canalblog.com/27/81/296109/20113136.pdf

Mais alors, comment qualifier L'Arche (Emile Paul, 1927)?


Heureusement pour elle (et pour nous), Brimont inspira le compositeur Gabriel Fauré (1845-1924), qui mit en musique plusieurs de ses poèmes, ceux de Mirages, ceux de Psyché...Comme l'écrit un quidam -ou une quidame, - "quand c'est du Fauré, c'est forcément sublime"!

http://www.recmusic.org/lieder/f/faure.html
http://www.fnacmusic.com/album/a3a3cdab-db3c-46f3-a428-7a6c796a2bb1.aspx
http://www.recmusic.org/lieder/b/brimont/

Dans un enregistrement récent, Fauré et Brimont avoisinent d'ailleurs Poulenc et Eluard, le hasard, si hasard il y a, fait décidément fort bien les choses. Quand donc a-t-il fait prendre à Renée son essor? Je ne sais à ce jour. D'après Alexandra, il l'a ravie à notre affection "après 1942."


Et avant de presque nous quitter sur une Pentecôte néerlandaise du XVIème siècle qui j'espère tombe à pic sans pour autant couler de même, pourquoi ne pas découvrir ensemble tel automnal Cygne sur l'eau, de Brimont, et toujours ensemble écouter ce merveilleux chant du cygne de Fauré:

http://lecygne.free.fr/Art44.html

Ma pensée est un cygne harmonieux et sage
Qui glisse lentement aux rivages d'ennui
Sur les ondes sans fond du rêve, du mirage,
De l'écho, du brouillard, de l'ombre, de la nuit.

Il glisse, roi hautain fendant un libre espace,
Poursuit un reflet vain, précieux et changeant,
Et les roseaux nombreux s'inclinent lorsqu'il passe,
Sombre et muet, au seuil d'une lune d'argent;

Et des blancs nénuphars chaque corolle ronde
Tour à tour a fleuri de désir ou d'espoir...
Mais plus avant toujours, sur la brume et sur l'onde,
Vers l'inconnue fuyant glisse le cygne noir.

Or j'ai dit: "Renoncez, beau cygne chimérique,
A ce voyage lent vers de troubles destins;
Nul miracle chinois, nulle étrange Amérique
Ne vous accueilleront en des havres certains;

Les golfes embaumés, les îles immortelles
Ont pour vous, cygne noir, des récifs périlleux;
Demeurez sur les lacs où se mirent, fidèles,
Ces nuages, ces fleurs, ces astres et ces yeux.

Enfin, voici pour les amateurs du "mystère Fulcanelli" l'annonce d'une prochaine conférence de Jean Artero à Marseille ("bien sûr" à la société théosophique):

http://librairieletoiledumage.blogspot.com/2008/08/confrence-la-societ-thosophique-de.html



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