Concours

Recommander

Images Aléatoires

  • colloque.champagne.jpg
  • portewb.champagne.jpg
  • MANTEGNAPRUDENCE.champagne.jpg
  • bonardel.champagne.jpg

Bienvenue sur ce blog...


...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.
Samedi 4 février 2006 6 04 /02 /2006 14:57

 



Avec peut-être le couple Schwaller, et sans compter la "protection puissante", Eugène Canseliet dixit, du mystérieux Fulcanelli,  la famille de Ferdinand de Lesseps  fut le bailleur de fonds de l'impécunieux Julien Champagne, aux origines modestes, et dont Eveleyne Segaud affirme d'ailleurs que le père était cocher.

Ferdinand de Lesseps (1805-1894) restera dans l'histoire comme le promoteur du percement du canal de Suez (1859), puis de l'isthme de Panama, dont il ne verra pas la réalisation, achevée vingt ans après sa mort.

Il est ici peint par Foureau, en 1853. Le peintre Foureau dont il s'agit est vraisemblablement Hugues Foureau
(1803-1873). Ce tableau serait visible au musée de Chateauroux.

Le dossier des relations de Julien Champagne avec la famille de Lesseps met en scène la descendance de Ferdinand, qui fut nombreuse. Ce dossier est donc complexe, et pour l'initier, si je puis dire, j'ai pensé que mon premier document de référence pourrait être cette fois le "dossier Fulcanelli" de la livraison IX des Cahiers de la Tour Saint-Jacques, un numéro spécial de cette revue qui est paru à Paris en 1962.

Ce dossier oppose l'ésotériste Robert Ambelain, auteur d'un livre inspiré par Fulcanelli, Dans l'ombre des cathédrales (1939), qui tient comme Evelyne Segaud, que Fulcanelli est Julien Champagne, et Eugène Canseliet, qui défend l'assertion inverse. Je propose donc simplement, pour cette fois, une synthèse de ces points de vue contradictoires, centrée sur Champagne et la famille Lesseps.

Dès 1907, selon son élève Max Roset, Julien entra en rapport  avec la famille de Lesseps, par le truchement de leur chauffeur.

Cette assertion est reprise par Richard Khaitzine, pour qui "Julien Champagne aurait été en relation avec le chauffeur de cette grande famille."

Selon MM. Paul et Bertand de Lesseps, Champagne a, depuis 1910, travaillé avec leur père, Ferdinand de Lesseps, le fils ou plutôt le petit-fils du créateur du canal de Suez et du concepteur de celui de Panama: "Ouvrons la Terre aux gens."


exlibrisFDL.champagne


Ferdinand de Lesseps paya de ses deniers l'installation d'un laboratoire d'alchimie destiné à Julien Champagne, rue Vernier, près de la porte Champerret. Ce n'était d'ailleurs pas le premier
laboratoire de Julien.

Cette association perdura, puisqu'en 1921 Ferdinand de Lesseps fit construire au château de Leroi, ou Léré , près de Bourges, un laboratoire d'alchimie destiné à son propre fils qui commença à y travailler avec Champagne pour maître. Julien Champagne était alors officiellement "professeur de dessin" du jeune de Lesseps.

Champagne aurait définitivement quitté ce chateau en 1922, pour revenir s'installer à Paris. Toutes ces informations sont données par Robert Ambelain, et Eugène Canseliet n'y revient pas, sauf pour mentionner que Julien Champagne serait revenu de "Loroy, dans le printemps 1925."

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-29969529.html
suez.champagne.jpg


ARCHER
Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Voir les 0 commentaires Partager    
Samedi 4 février 2006 6 04 /02 /2006 12:20

De la même période (Le Mas de Cocagne,  ca 1930)  ce tableau représente "Champagne âgé"; il s'agit très probablement d'un auto-portrait, en tout cas il est réalisé sans aucune complaisance.

Il est également reproduit en noir et blanc dans le livre déjà cité de Geneviève Dubois (Fulcanelli dévoilé, voir ci-dessous). Quant à elle, la  reproduction couleur a été réalisée il y a plusieurs décennies au domicile des Schwaller.

D'après Ibrahim:

http://hermetism.free.fr/personne%20Fulcanelli.htm

Julien Champagne se faisait appeler "Fulcanelli" par les Schwaller (témoignages de leur fille et belle-fille Lucie Lamy, et de la servante Nanette).

ARCHER


http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-30154647.html

Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /2006 22:24






C'est pendant le deuxième séjour de Julien Champagne chez René Schwaller, au "Mas
de Cocagne", que l'égyptologue "croqua" le peintre.

Ce dessin à l'encre rouge est reproduit dans son livre déjà cité par Geneviève Dubois, mais
comme ci-dessus en noir et blanc. On aimerait pouvoir en disposer d'un cliché couleur.

Depuis longtemps, Champagne, qui portait lorgnons, affectionnait les cheveux longs. Il est
ici âgé de cinquante trois ans; la mort l'emportera deux ans plus tard.

Schwaller, comme on peut le voir ci-dessus, a daté son croquis de février 1930. Geneviève
Dubois ajoute qu'au dos de cette esquisse on pouvait - et donc on peut peut-être toujours - voir écrite l'annotation suivante: "Fulcanelli".


http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-29918674.html

ARCHER
Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /2006 21:43

 

 









































































































Le dessin de Julien Champagne reproduit ci-dessus est extrait des Demeures Philosophales de Fulcanelli (1930), dont il constitue la planche XIV.

Il représente un vieillard symbolique (XIIème siècle ) du portail occidental de la cathédrale de Chartres.

Fulcanelli commente ainsi cette sculpture, au chapitre de son ouvrage consacré à l'initié Louis d'Estissac (1507-1565 ou 1566), protecteur d'un autre initié plus célèbre, François Rabelais (1494-1553):

"C'est un grand vieillard de pierre, couronné et auréolé - ce qui signe déjà sa personnalité hermétique - drapé dans l'ample manteau du philosophe. De la main droite il tient une cithare (en note, Fulcanelli relève qu'il n'est pas rare de trouver, dans les textes médiévaux, l'alchimie qualifiée d'art de musique) et élève de la gauche une fiole à panse renflée comme la calebasse des pélerins.

Debout entre les montants d'un trône, il foule aux pieds deux monstres à tête humaine, enlacés, dont l'un est pourvu d'ailes et de pattes d'oiseau.

Ces monstres représentent les corps bruts dont la décomposition et l'assemblage sous une autre forme, de qualité volatile, fournissent cette substance secrète que nous appelons mercure, et qui suffit à elle seule pour accomplir l'ouvrage entier.

La calebasse, qui renferme le breuvage du pérégrinant, est l'image des vertus dissolvantes de ce mercure, dénommé pélerin ou voyageur."

Ce pélerin, c'est aussi l'alchimiste en quête de sa Dame, et ND de Chartres, également célèbre pour ses vitraux, son labyrinthe et ne l'oublions pas son pélerinage prend ainsi grâce à Julien Champagne et Fulcanelli toute la place qui lui revient dans la célébration entreprise et justifiée du "mystère des cathédrales."

 

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-29531264.html



ARCHER

Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /2006 15:28

Parmi les relations proches de Julien Champagne figure l'égyptologue non orthodoxe et ésotériste
René Schwaller (1887-1961), également connu sous le pseudonyme de Aor. Sa photo en compagnie de sa seconde épouse Jeanne Germain  (  pseudonyme:  Isha  ),  prise en 1927,  année de leur mariage, figure  ci-dessus.

Chimiste de formation, Schwaller fut aussi l'élève du peintre Henri Matisse (1869-1954). En 1919, son ami le poète lithuanien Oscar Vladislas de Lubicz Milosz (1877-1939) lui permit d'utiliser son nom, d'où son patronyme définitif: Schwaller de Lubicz.

Ses oeuvres principales ont été publiées après le second conflit mondial et concernent surtout la symbologie (Du symbole et de la symbolique, 1951) et la spiritualité égyptienne (Le temple de l'homme, 1958, Le miracle égyptien, 1963).

En 1913, Julien Champagne fit la connaissance de René Schwaller, probablement à la Société
Théosophique que Schwaller venait de rejoindre et qu'il ne quittera, nous explique Erik Sablé dans le livre qu'il lui a consacré (Dervy, 2003), qu'en 1916.

Cette rencontre, qui eut peut-être pour cadre La Closerie des Lilas, marqua le début d'une amitié qui ne se démentit pratiquement jamais, même si Schwaller aurait plus tard déclaré en parlant peut-être de Champagne: Fulcanelli "m'a eu pour mes idées."

Champagne se présentait en efet auprès des Schwaller comme Fulcanelli. Il dédicaça Le Mystère des Cathédrales (1926) à René Schwaller.

La correspondance de Schwaller à Champagne, destinée à "Hubert", le prénom usuel de Champagne au sein de sa famille, transitait par le beau-frère de Champagne, Gaston Devaux.

D'après Evelyne Segaud ( Pourquoi Julien Champagne était bien Fulcanelli, Evelyne Segaud,
2001), Champagne a fréquenté le groupe initiatique de Schwaller, les "Veilleurs" (1920-1921 au moins).

En 1927, Schwaller publia Adam, l'homme rouge, parfois considéré comme un livre d'alchimie. Ce livre dédié à Jeanne Lamy (Isha) fut en fait écrit en 1926 et devint l'un des ouvrages de référence des membres du Grand Lunaire, groupe auquel a appartenu Julien Champagne.

adamhommerouge1926.champagne.jpg

En 1929, Champagne se rendit à l'invitation de Schwaller dans sa résidence Lou Mas de Coucagno, au Plan de Grasse (Alpes maritimes). Les deux hommes y auraient discuté de et pratiqué l'alchimie dans le laboratoire qu'y avait installé Schwaller.

En 1930, pendant un deuxième séjour de son ami, Schwaller fit un portrait de Champagne. Pendant ce séjour, d'après Geneviève Dubois (Fulcanelli dévoilé, Dervy, 1996), il fut en particulier
à nouveau question de la reproduction, réputée impossible de nos jours, des bleus et des rouges des vitraux de la cathédrale de Chartres, que Champagne et Schwaller recherchaient depuis
des années.

Schwaller, à la mort de Champagne, voulut payer les frais de l'enterrement de son ami, ce que refusa la soeur de ce dernier, mais elle lui accorda la faveur de faire poser une plaque commémorative sur sa tombe.


http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-29529894.html

ARCHER
Par ARCHER - Publié dans : archer - Communauté : les ateliers du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Recherche

Profil

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés