Concours

Recommander

Images Aléatoires

  • livr-ltk.champagne.jpg
  • hr5.champagne
  • d-c-sbertrand.champagne.jpg
  • RK2008.champagne.jpg

Syndication

  • Flux RSS des articles

Présentation

Bienvenue sur ce blog...


...consacré à l'artiste français Julien Champagne (1877-1932), à sa vie et à ses oeuvres.


Peintre et dessinateur, Julien Champagne est surtout connu de nos jours pour avoir illustré les ouvrages de Fulcanelli, un mystérieux alchimiste contemporain.

Et pourtant, il figure au Bénézit, la "Bible" internationale des créateurs. Et suivant son ami Eugène Canseliet, il fut bien un maître du pinceau et du crayon.

C'est à la découverte de cet artiste méconnu, mais profondément attachant, que je voudrais vous inviter. Je voudrais aussi vous demander de ne pas hésiter à enrichir mes articles de vos propres commentaires et de vos découvertes personnelles.

Bon voyage donc au pays légendaire de Julien Champagne.


L'obélisque de Dammartin-sous-Tigeaux (Seine et Marne), en forêt de Crécy, dont il constitue le point culminant, à 134 mètres, est situé aux limites des communes de Mortcerf et Villeneuve-le-Comte. Il est d'ailleurs parfois appelé obélisque de Villeneuve-le-Comte, et cet ouvrage remonte au XVIIIème siècle.

Villeneuve-le-Comte abrite un parc de l'obélisque (XIXème siècle). Le dessin reproduit ci-dessus
de Julien Champagne constitue la planche XLII des Demeures Philosophales de Fulcanelli.

Cette planche figure au chapitre Paradoxe du progrès illimité des sciences (L'embrasement),  un des chapitres ne figurant pas dans l'édition originale de 1930, et ajouté à l'édition ultérieure de 1960, vraisemblablement augmentée de notes destinées au Finis Gloriae Mundi, notes pour la plupart retirées en 1929 par Fulcanelli à son élève Eugène Canseliet.

Pour Fulcanelli, cet obélisque est "l'image sensible, expressive, absolument conforme à la tradition, de la double calamité terrestre, de l'embrasement et du déluge, au jour terrible du dernier
Jugement."

Il occupe le centre d'un carrefour géométriquement régulier, formé par l'insersection de trois routes qui lui donnent l'aspect rayonnant d'une étoile à six branches.

"L'ouvrage, de belle allure, se compose de trois parties distinctes: un socle robuste, oblong, à section carrée et angles arrondis; un fût constitué par une pyramide quadrangualaire aux arêtes chanfreinées; enfin un amortissement dans lequel se trouve concentré tout l'intérêt de la construction.



Il montre, en effet, le globe terrestre livré aux forces réunies de l'eau et du feu. Reposant sur les vagues de la mer en furie, la sphère du monde, frappée au pôle supérieur, par le soleil dans son retournement hélicoïdal, s'embrase et projette des éclairs et des foudres. C'est là, nous l'avons dit,
la figuration saisissante de l'incendie et de l'inondation immenses, également purificateurs et justiciers..."

Dans le numéro 31, déjà cité, de la revue La tourbe des philosophes (1988, article Aperçu vitriolique), Jean Laplace dresse une liste des documents du Finis Gloriae Mundi restés en la possession d'Eugène Canseliet. Il cite en particulier "un plan de l'obélisque de Dammartin vu de dessus" et "une page et demie et une languette attachées, intitulées Feu."

Voici selon le site de Prismes Hebdo (http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=512), auquel on pourra se reporter pour en disposer de l'intégralité, un extrait du texte appelé Feu:

"On sait que le feu a toujours été figuré, depuis la plus haute antiquité, par un triangle à sommet supérieur, c'est-à-dire ayant sa pointe dirigée en haut et sa base reposant sur le sol.

Or, cette forme géométrique qui synthétise la forme de la flamme ou du feu en action, appartient à toutes les pyramides. Ce qui nous conduirait à voir, dans la pyramide de Dammartin sous Tigeaux,
de même que dans celles de Memphis, etc..., des monuments élevés en prévision de la catastrophe par le feu."

Tout ceci est donc, ajouterons-nous pour conclure sur un autre plan, un indice supplémentaire du fait que Julien Champagne a bien travaillé sur le Finis Gloriae Mundi de Fulcanelli.

D'après Jean Laplace, qui a pu en 1982 consulter comme déjà dit les archives d'Eugène Canseliet se rapportant au projet de livre de Fulcanelli intitulé Finis Gloriae Mundi, il appert que parmi les notes restantes figurait un plan que voici de l'obélisque de Dammartin:

"Ainsi, commente Fulcanelli, ce monument apparaît-il édifié sur le plan de l'hexagramme antique; figure composée du triangle de l'eau et de celui du feu, laquelle sert de signature au Grand OEuvre physique et à son résultat, la Pierre Philosophale."

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-obelisco-di-champagne-
obelisque-de-champagne--35787013.html

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=77154_1


ARCHER


Voir les commentaires - Ecrire un commentaire


On a parfois fait à Julien Champagne une réputation de faussaire patenté, sans doute largement injustifiée. Cette réputation usurpée vient peut-être en partie de son travail de copiste de manuscrits anciens, dont voici un exemple, emprunté à nouveau à l'édition italienne du livre de Geneviève Dubois, Fulcanelli dévoilé.

Il existe en alchimie toute une tradition de recopiage des traités, qui sans doute remonte au Moyen
Age, et donc aux temps précédant ceux de l'imprimerie. N'oublions pas, par exemple, qu'un Nicolas Flamel a ainsi exercé le métier d'"écrivain juré", donc de copiste.

Jusqu'au XVIIème, voire jusqu'au XVIIIème siècle, de nombreux ouvrages ésotériques, d'alchimie en particulier,  ont ainsi circulé "sous le manteau", à l'état de manuscrits, dans des versions suivant les cas plus ou moins fidèles.

Au XXème siècle encore, un Eugène Canseliet pratiquera l'art de la calligraphie, réécrivant lui-même  à la main d'anciens textes classiques de l'alchimie, et justifiant cette pratique non seulement par la maxime bien connue : qui écrit lit deux fois, mais aussi comme une sorte de devoir traditionnel.

Je n'accorde donc pour ma part guère de crédit à l'hypothèse avancée par Robert Ambelain dans la revue La tour Saint Jacques ("dossier Fulcanelli", 1962), selon laquelle Julien Champagne aurait copié des "manuscrits anciens" pour des raisons pécunières.

Pour en venir à la page présentée ici, il s'agit du début d'un traité du XVIIème siècle, dû à l'alchimiste Esprit Gobineau de Montluisant (le mont luisant): Explication très curieuse des énigmes et figures qui sont au grand portail de l'église cathédrale et métropolitaine de Notre Dame de Paris (1640).

Cette oeuvre fut plus tard intégrée par Jean Mangin de Richebourg  à sa Bibliothèque des philosophes chimiques (1741) heureusement rééditée en 2003 par les éditions belges Beya.

En 1954, Claude d'Ygé la republia de son côté dans sa Nouvelle assemblée des philosophes chimiques, parue chez  Dervy, avec une préface d'Eugène Canseliet.

On pourra trouver le texte français du traité sur le remarquable site britannique d'Adam McLean, consacré à l'alchimie et à l'hermétisme:

http://www.levity.com/alchemy/notredame/html

Deux points au moins me semblent devoir être relevés à propos de cette oeuvre et de sa copie moderne par Julien Champagne.

Le premier est que l'illustrateur du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli a choisi de copier une
oeuvre qui préfigure le dit Mystère, puisqu'avec celle d'Amiens c'est la cathédrale de Paris qui tient la vedette de ce livre.

Je note d'ailleurs que Gobineau a eu lui même un prédécesseur sur ce thème de l'hermétisme
de Notre Dame, prédécesseur qui est mentionné dans son ouvrage par Fulcanelli; dès 1636, le "sagace de Laborde" rédigea ses Explications de l'énigme trouvée à un pilier de l'église Notre Dame de Paris.

Il aura aussi un successeur, avant Fulcanelli; sans appeler Victor Hugo à la rescousse, et son magnifique roman Notre Dame de Paris, "tout entier écrit sous le charme de l'alchimie", François Cambriel en 1843 inclura les sculptures hermétiques de la cathédrale dans son Cours de philosophie hermétique.

Le second point frappant est à mon sens que l'élève de Fulcanelli et ami de Julien Champagne, Eugène Canseliet, se livrera au même exercice que notre artiste, exercice dont on peut admirer le résultat dans ses Trois anciens traités d'alchimie (Pauvert, 1975).



Dans ses "prolégomènes", il y précise: "Nous exécutâmes cette copie sur un recueil qui fut écrit dans le deuxième quart du dix-septième siècle, et qui se trouvait dans la très riche bibliothèque de
Fulcanelli."

Et il ajoute curieusement ces mots,  écrits en 1974: "Le manuscrit ancien doit toujours se trouver auprès du Maître." Le Maître dont il s'agit est Fulcanelli.

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/
article-julien-champagne-come-copista-julien-champagne-en-copiste--35786983.html




ARCHER


Voir les commentaires - Ecrire un commentaire

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Profil

  • ARCHER
  • JULIEN CHAMPAGNE
  • Homme
  • 12/11/1949
  • alchimie hermétisme Fulcanelli Julien Champagne Canseliet
  • hermétiste

Derniers Commentaires

Images Aléatoires

  • livr-ltk.champagne.jpg
  • hr5.champagne
  • d-c-sbertrand.champagne.jpg
  • RK2008.champagne.jpg
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés