Avant de retourner en Afrique, et si Dieu veut de revenir "out of Africa" dans une semaine, voici maintenant comme annoncé un cliché de l'acte de naissance de Jean Julien Champagne.
Il est reproduit dans le Fulcanelli dévoilé de Geneviève Dubois, mais cette fois ma copie est dûe à l'obligeance d'Evelyne Segaud, l'auteur du seul livre consacré à Champagne, déjà cité et sur
lequel d'ailleurs il nous faudra sans doute revenir.
Je précise au passage que cet acte n'est pas dans son livre, mais que la photo ci-dessus m'a paru de meilleure qualité que celles publiées jusqu'alors; je me trompe peut-être sur ce point.
Quoiqu'il en soit, le résultat d'ensemble reste le même: à sa naissance, Champagne a été déclaré sous le prénom de Jean Julien, qui est donc son prénom officiel; l'usage du prénom d'Hubert, quant
à lui, est par conséquent postérieur.
Ses parents sont ici identifiés comme étant Alphonse Hubert Champagne, cocher, et Pascaline Julienne Antonine Quinot, sans profession, "tous deux âgés de vingt-tois ans" en 1877.
Ceci met un point provisoire sinon final à la controverse sur ce thème entre Eugène Canseliet et Robert Ambelain, le premier ayant davantage raison que le second; davantage, mais "ni plus ni
moins" que celà, puisque Champagne s'est plus tard régulièrement fait appeler Hubert (d'où peut-être la teneur de son acte de décès, examinée antérieurement).
Champagne pour nous rejoint sur ce plan d'autres hermétistes, dont le nom reste inconnu du public, tel Fulcanelli, ou méconnu quant à son orthographe exacte, comme Vincent Depaul ou Savinien de
Cyrano Bergerac.

http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-nascita-di-julien-champagne-naissance-de-julien-champagne--35787295.html
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Moins connu que le palais Jacques Coeur, auquel nous avons déjà rendu une première visite, l'hotel Lallemant de Bourges est cependant lui aussi une des demeures philosophales de cette cité qui,
de même que Laon, fut une capitale du royaume de France.
Héritier d'une vieille famille issue d'outre-Rhin, dont la présence auprès des Berruyers est attestée dès le XIIIème siècle, Jean Lallemant, dont le père Guillaume était chargé d'approvisionner
en livres la bibliothèque de Charles VI, devient au milieu du XVème siècle receveur général de Normandie.
Il s'enrichit par le commerce de la cour et est annobli, mais en 1487 sa maison part en fumée dans le grand incendie de Bourges. Il entreprend aussitôt la construction de l'hotel actuel, dont il
ne verra que les fondations: il décède en 1494.
Ses deux fils Jean ("l'aîné" et "le jeune") mèneront le chantier à bonne fin en 1514. Tous deux appartenaient à l'ordre de Notre Dame de La Table Ronde, fondé en 1492. En 1500, "Jean l'aîné"
deviendra maire de Bourges, et son fils lui succèdera.
En 1510, "Jean le jeune" s'entretiendra à Vierzon avec Léonard de Vinci et un "ingénieux de Milan" qui pourrait être Benvenuto Cellini.
L'édifice en tout cas restera dans la famille Lallemant jusqu'au XVIIème siècle. Il fut acquis par la ville en 1826. En 1951, il devint l'actuel musée des arts décoratifs de la cité, et fut
restauré en 1995-1996.
Pour Fulcanelli, dans le Mystère des Cathédrales, Jean Lallemant, chevalier de la Table Ronde, fut aussi un alchimiste.
Suivons le dans sa visite de l'hotel:
"Nous voici mainenant sur le pavé de la cour. Quelques pas nous amènent à l'entrée d'une loggia largement éclairée par un portique formé de trois baies cintrées. C'est une grande salle, au
plafond rayé d'épaisses solives. Des monolithes, stèles et autres débris antiques y trouvent place et lui donnent l'aspect d'un musée d'archéologie locale.
Pour nous, l'intérêt n'est pas là, mais dans la muraille du fond où se trouve enclavé un magnifique bas-relief de pierre peinte. Il représente saint Christophe déposant le petit Jésus sur la
berge rocheuse du torrent légendaire qu'il vient de lui faire traverser. Au second plan, un ermite, la lanterne au poing, - car la scène se passe la nuit, - sort de sa cabane et marche vers
l'Enfant-Roi."
Voici donc le sujet de la planche XXXI du Mystère, intitulée "la légende de saint Christophe", et dont nous pouvons apprécier la finesse, à la fois dans le travail de Julien Champagne et sur un
cliché coloré de la pièce originale.
Le sculpteur, d'après Fulcanelli, a suivi lui aussi scrupuleusement la légende; mais il a fait mieux encore:
"Sous l'inspiration du savant hermétiste qui lui avait commandé l'oeuvre, il a placé le géant, les pieds dans l'eau, le vêtant d'une étoffe légère nouée sur l'épaule et serrée par une large
ceinture au niveau de l'abdomen. C'est cette ceinture qui donne à saint Christophe son véritable caractère ésotérique...
La ceinture d'Offerus est piquée de lignes entre-croisées semblables à celles que présente la surface du dissolvant lorsqu'il a été canoniquement préparé. Tel est le Signe, que tous les
Philosophes reconnaissent pour marquer, extérieurement, la vertu, la perfection, l'extrême pureté intrinsèques de leur substance mercurielle."
http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-champagne-all-hotel-lallemant-champagne-a-l-hotel-lallemant--35787277.html
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